• Moisson

    Charles Juliet

    Ce livre, s'il contient quelques poèmes inédits, est une anthologie, composée par Charles Juliet lui-même, de ses poèmes au long de plus de cinquante années de recherche, de tâtonnements, de découvertes. On y retrouve donc cette écriture si simple, si évidente mais aussi âpre, dure comme le silex et dense comme une terre nourricière, qui redonne leur sens immédiat aux mots, et leur valeur, et leur sonorité. Les titres des parties qui composent ce recueil révèlent bien l'itinéraire de l'auteur : 'Enfance', 'Effondrement', mais aussi 'Ouverture', 'Avancée', 'Lueurs'...

  • Figure littéraire méconnue, pionnière des lettres et du journalisme en Alberta, Magali Michelet a passé une décennie à observer et à décrire la vie des colons. Au fil de ses chroniques, elle a démontré un engagement soutenu à l'égard de la francophonie albertaine et de la survivance du fait français, tout en s'intéressant à des questions encore d'actualité comme l'immigration, l'éducation et le féminisme. Son souci du détail, la finesse de sa plume et son humour font de ses textes des témoignages appréciables de la condition de la femme francophone albertaine au début du XXe siècle.

    La présente anthologie rassemble près d'une centaine des chroniques écrites entre 1906 et 1916. Les textes prennent une multitude de formes qui démontrent l'étendue du talent de Magali Michelet, de la saynète à la correspondance en passant par la chronique mode et le texte d'opinion. Accompagné d'une introduction critique de Sathya Rao, professeur agrégé au département de langues modernes et d'études culturelles de l'Université de l'Alberta, qui situe l'oeuvre dans son époque, cet ouvrage est, à ce jour, la seule publication d'envergure sur la vie et l'oeuvre de l'autrice.

  • Parmi les réformes entreprises pendant la Révolution tranquille, la plus importante est sans doute celle qui a transformé de fond en comble le système d'éducation québécois, depuis le cours primaire jusqu'à l'université. Ce grand chantier n'aurait toutefois pu être mené aussi rondement si les années qui l'avaient précédé n'avaient donné lieu à un débat passionné sur l'éducation. Devant l'immobilisme du gouvernement Duplessis, de nombreuses voix se sont alors élevées pour proclamer la nécessité et l'urgence des réformes, et pour débattre de leur teneur. Cette anthologie témoigne de ce fécond bouillonnement d'idées, qui allait aboutir au Rapport Parent en 1965. Ces textes permettent, bien sûr, de juger du chemin parcouru, en rappelant une époque pas si lointaine où à peine 4 % des Québécois francophones obtenaient un diplôme universitaire, mais ils montrent également la profondeur historique de questions toujours actuelles : quelle formation donner aux enseignants ? comment démocratiser les structures scolaires ? et doit-on maintenir leur caractère confessionnel ? comment coordonner secteur privé et secteur public ? comment faire face aux défis de cette économie de plus en plus concentrée dans le secteur tertiaire, qu'on n'appelait pas encore l' « économie du savoir » ? etc.
    Presque tous les intellectuels importants du Québec d'alors ont participé à ces débats. De nombreuses organisations ont tenu de même à faire valoir leur point de vue. Bref, c'est toute la société québécoise - de ses secteurs les plus réactionnaires jusqu'à ses plus progressistes - qui s'est sentie concernée, quand il s'est agi de repenser l'école.
    Claude Corbo est professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, dont il a été recteur de 1986 à 1996. Il enseigne notamment l'histoire de la pensée politique.
    Jean-Pierre Couture est étudiant au doctorat en science politique à l'UQAM.

  • L'écriture de Charles Leblanc dérange. Tant de dérision, tant de provocation, tant de dépense ludique jurent avec l'idée que beaucoup, en ce début de XXIe siècle, se font encore de la poésie. Ceux pour qui le poème, souple dépositaire d'une parole sublime, capte ou signale une essence voilée de mystère ne peuvent que recevoir comme un cinglant affront à la Muse le réalisme irrévérencieux de Leblanc. Cependant, ceux pour qui le poétique déborde le poème et qui attendent d'une oeuvre - poétique ou autre - l'occasion d'une rencontre avec une voix singulière, novatrice, percutante, reconnaissable entre toutes trouveront dans les pages parfois fielleuses de briques pour un vitrail une altérité qui s'assume entièrement, n'en déplaise aux forces morbides de la société qui tirent profit du silence des hommes. Ainsi, cet enfant terrible des lettres manitobaines, voire des lettres francophones en situation minoritaire, qu'est Charles Leblanc fait preuve d'une redoutable exigence de lucidité et insiste sur l'importance de ne jamais trahir son rêve : justice sociale ou amour. Pour lui, il sera toujours vital à l'humain d'avoir « tout [un] ciel à remplir » et de trouver l'audace de construire « des pans d'avenir / à habiter comme une maison ». C'est pourquoi les briques dont il est question dans briques pour un vitrail sont non seulement des instruments de révolte pour briser diverses formes d'un sacré aliénant, mais l'essentielle et modeste composante avec laquelle - advenant la participation d'un nombre suffisant de personnes - peut se construire une maison finalement vivable pour chacun.

  • Du haïku au poème narratif, de la poésie religieuse à la posture politique désabusée, du désir intense de beauté au désir frénétique de mettre le feu au monde, du vécu quotidien à sa transmutation en parole poétique, du ludique, de l'ironique et du plaisir des mots à l'engagement sociopolitique et à la dénonciation violente des injustices - les poèmes rassemblés ici reflètent toute la gamme des préoccupations des poètes acadiennes des 20e et 21e siècles.

  • Au Québec, le rouge et le bleu ont traditionnellement servi d'étendards aux partis qui se sont affrontés sur la scène politique - même si ces couleurs ont pu rallier, au fil du temps, des causes bien différentes. Les 79 textes de cette anthologie rendent compte des débats qui ont façonné la société québécoise depuis la Conquête jusqu'à la Révolution tranquille. On y rencontre les principaux acteurs de cette histoire et les représentants des divers courants de pensée qui l'ont agitée : Étienne Parent, lord Durham, Louis-Joseph Papineau, Robert Nelson, Mgr Lartigue, Louis-Hyppolite La Fontaine, George-Étienne Cartier, Arthur Buies, Wilfrid Laurier, Jules-Paul Tardivel, Henri Bourassa, Olivar Asselin, l'abbé Groulx, Idola Saint-Jean, André Laurendeau, Maurice Duplessis, Fernand Dumont, Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque.
    Étudiants et professeurs, journalistes et chercheurs trouveront ici les documents essentiels de l'histoire de la pensée politique au Québec.
    Yvan Lamonde, professeur à l'Université McGill, est un spécialiste reconnu de l'histoire culturelle et intellectuelle. Il a, entre autres, obtenu le Prix du Gouverneur général pour sa biographie, Louis-Antoine Dessaules, Un seigneur libéral, parue chez Fides.
    Claude Corbo a été recteur de l'Université du Québec à Montréal de 1986 à 1996. Il est professeur de science politique à l'UQÀM, où il enseigne notamment l'histoire de la pensée politique.

  • Cette anthologie de morceaux choisis dans luvre poétique complète de Célyne Fortin célèbre les trente ans décriture de la poète. Le choix de poèmes et sa présentation de Jean Chapdelaine Gagnon permettent une saisie de la profonde exigence du parcours poétique de Célyne Fortin, où le corps fragmenté de la femme trouve à sunifier dans le langage. Comme lécrit son commentateur : « Bref, Célyne Fortin redit dans tous ses livres un seul combat : celui dune femme partagée entre ses rôles de fille, amoureuse, mère, poète, artiste visuelle, amante de la nature et jardinière, toujours indignée par le vieillissement, la maladie, le mal, la mort. »

  • Pour qu'une littérature existe, il faut des auteurs qui produisent des oeuvres de qualité et des critiques littéraires, des professeurs de littérature et des chercheurs qui en consacrent l'excellence. Dès les années 1960, René Dionne et Gabrielle Poulin font partie de ceux et de celles qui oeuvrent à la mise sur pied et à la reconnaissance des littératures québécoise et franco-ontarienne, lui en tant que chercheur et professeur, elle en tant qu'écrivaine et critique. Cet ouvrage explore l'étendue et l'importance de leur contribution aux littératures québécoise et franco-ontarienne et éclaire de ce fait une période importante de notre histoire littéraire.

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Ariane Brun del Re (Université d'Ottawa) Marie-Andrée Caron (Université du Québec à Chicoutimi) Anne Caumartin (Collège militaire royal de Saint-Jean) Estelle Dansereau (Université de Calgary) Kathleen Kellett (Ryerson University) Gilles Marcotte (Université de Montréal) Johanne Melançon (Université Laurentienne) François Paré (Université de Waterloo) Mathieu Simard (Université d'Ottawa) Robert Vigneault (Université d'Ottawa)

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