Sciences humaines & sociales

  • Issus d'une quinzaine d'ouvrages majeurs de Charles Virmaître, les textes réunis dans cette édition forment une saisissante anthologie du Paris du vice et du crime au XIXe siècle. Dans une capitale en pleine métamorphose, vice, délits et crimes s'organisent sur les trottoirs, dans les demeures cossues ou les tripots. Observateur de la pègre et de ses combines comme des salons feutrés, Charles Virmaître porte un regard quasi documentaire sur les moeurs de son époque. On côtoie dans ce tableau pittoresque toute une galerie de personnages insolites : "cocottes", tireuses de cartes, indicateurs, "truqueurs"... Et c'est aussi toute la richesse de l'argot parisien que l'on retrouve dans ce recueil truculent.
     
    Charles Virmaître (1835-1903) était historien, journaliste et lexicographe. L'un des auteurs les plus productifs et les plus doués de sa génération, il a notamment publié Paris police, Paris escarpe, Paris galant et Trottoirs et lupanars. Laurent Portes est conservateur en chef du département Philosophie, histoire, sciences de l'homme de la Bibliothèque nationale de France.
     

  • La France, dit-on, est la « patrie des droits de l´homme ». Et la déclaration de 1789 le texte fondateur de la pensée politique moderne. Mais qu´est-ce que cet acte révolutionnaire a réellement changé au cours de l´histoire et des pratiques politiques ? La liberté, l´égalité, le bonheur peuvent-ils être promulgués ? Et n´a-t-on pas parfois intérêt à clamer haut et fort les droits de l´homme pour mieux bafouer les droits de la personne ?

    C´est afin de répondre à ces questions que Frédéric Rouvillois nous donne à lire les textes réunis dans cette anthologie.

    Du Bill of Rights à la Charte de l´environnement en passant par la constitution de la République de Haïti, ou encore la Charte des droits fondamentaux de l´Union européenne, l´on assiste ainsi à la préhistoire des droits de l´homme, à leur affirmation dans la France révolutionnaire puis à leur développement tous azimuts, tendant à l´universalisation. Oscillant sans cesse entre idéalisme et pragmatisme, l´histoire des droits de l´homme connaît aujourd´hui de nouveaux avatars (déclarations des droits de la femme, de l´enfant, des personnes handicapées, etc.), dont la surenchère n´est peut-être pas sans menacer leur principe fondamental...

  • Les gilets jaunes révèlent la fracture et les écarts de la société française - neuf millions de pauvres contre cinquante-sept milliards de dividendes -, les vies invisibles sur les écrans de nos représentations collectives, les existences à moins de mille euros par mois dans l'absence ou la difficulté de tout...

    Dans des formes très diverses, analyses, nouvelles, poèmes, tribunes, micro-fictions... les écrivains réunis ici, qu'ils décrivent avec empathie des gilets jaunes, leur donnent parole, racontent, s'insurgent ou s'enthousiasment, témoignent de leur solidarité ou de leur proximité avec la France populaire.

  • L'intérêt et la pertinence de la littérature inuite se trouvent non pas dans le nombre de ses productions, mais bien dans le fait qu'elle s'est constituée - de l'extérieur pour l'essentiel - en une institution symbolique qui a valeur d'expérience universelle pour l'être humain. Pour les Inuits, cet engagement témoigne à quel point il est aujourd'hui nécessaire de prendre la parole par l'écriture, pour transmettre et faire connaître leur vision des choses.

    L'essai que nous offre Nelly Duvicq a un caractère pionnier, documentaire et synthétique, à la manière des grands ouvrages publiés par Maurizio Gatti pour les littératures des Premières Nations du Québec au début des années 2000, qui avaient enfin éveillé l'intérêt des lecteurs.

    La plupart d'entre nous connaissent peu le contexte culturel inuit contemporain : ce remarquable ouvrage de Nelly Duvicq doit donc être vu comme une chance, pour nous, lecteurs, de comprendre l'émergence d'une littérature jusqu'ici peu connue, une occasion de partir à la découverte d'auteurs qui dévoilent une vision du monde inédite sur le Nunavik, le Québec, le monde inuit et l'Arctique.

    Avec une présentation de Daniel Chartier.

  • Aventuriers, hommes politiques, enseignants, entrepreneurs ou meneurs d'hommes, ils s'adressent aux jeunes, souvent à des moments de crise. De conseils bienveillants en anecdotes, ils se remémorent leur propre jeunesse pour en tirer des exhortations à « jouer le jeu », « chercher la joie la plus haute », « subordonner l'intelligence au coeur », « être fidèle à ses rêves », et rester exigeant.

    Vigoureuses, leurs paroles sont un vibrant appel à vivre passionnément.

    Couverture : Thierry Fétiveau - Chapeau © Neyro - Fotolia.com © E.J.L., 2014 pour la présente anthologie

  • Quoi de commun entre Jean-Marie Messier, dit « Moi-Même Maître du Monde », fondateur d´un empire mondialisé de communication, et le directeur d´une fabrique de rubans de Saint-Étienne dans les années 1880 ? entre le dirigeant d´une société d´exportation basée en Indochine et Anne Lauvergeon ? entre la famille Rothschild et Jean Panzani ? Si leurs parcours et leurs vies n´ont rien en commun, ou presque, tous sont des patrons.
    Première somme consacrée à l´histoire du patronat français au XXe siècle, ce Dictionnaire en offre un tableau inédit. 300 biographies, individuelles ou collectives, mettent en évidence la variété des profils et des trajectoires ; 120 entrées thématiques explorent le monde des patrons, les saisissant dans leur vie privée comme dans leur vie professionnelle, retraçant leurs idées et leurs engagements, ainsi que leur constitution en force collective par le biais des organisations patronales, des années 1880 à nos jours.
    Réunissant les contributions de 168 historiens, sociologues, politistes et gestionnaires qui comptent parmi les plus grands spécialistes de la question, ce Dictionnaire passionnera quiconque s´intéresse à l´histoire économique de la France, mais aussi tous ceux qui, ayant mille fois croisé leurs patronymes dans les journaux, sur un panneau publicitaire ou au détour d´une allée de supermarché, sont curieux d´apprendre ce qui se cache derrière les noms de Bonduelle, de Citroën ou de Lacoste.

  • «Le défi de changer les choses»... C'est ainsi que Paul Gérin-Lajoie, figure phare de la Révolution tranquille, résume son engagement public. Mais si c'était plus...Jeune avocat brillant, il veut contribuer à l'éveil du Québec d'après-guerre. Lettré, formé dans les grandes universités, ce citadin milite, puis se met au service d'une population rurale pour articuler ce rêve de façon concrète. Élu, il disposera des ressources qui lui permettront d'être porteur du changement souhaité. Et toujours, la parole est présente, expression de la foi en des façons meilleures de faire et de la capacité de convaincre. Cet ouvrage regroupe quelques-uns des discours les plus significatifs de Paul Gérin-Lajoie, illustrant les grands jalons de son action, entre 1948 et 1969: dans le monde de l'éducation. Là sera son plus grand combat, son engagement continu; par rapport à la place du Québec dans le Canada au moment où les positions d'un gouvernement fédéral centralisateur et d'un Québec autonomiste s'affrontent; en lien avec la vie politique et partisane dans une formation émergente; à la base de la définition de l'action internationale autonome d'un État fédéré, le Québec, et d'institutions multilatérales, aujourd'hui la Francophonie.

    Plus qu'un florilège, cette anthologie est un fil d'Ariane permettant une meilleure compréhension de la Révolution tranquille - définie comme dans aucun autre ouvrage - et de l'un de ses acteurs les plus influents, véritable porteur d'innovation sociale.

  • Une histoire de l'allemagne au fil des textes Nouv.

    Une approche inédite de l'histoire de l'Allemagne grâce à la première anthologie française de grands textes allemands. La biographie d'une nation par les mots. Si les français ont beaucoup écrit sur l'histoire de l'Allemagne, l'absence de recueils en français de documents allemands authentiques est quasi totale. Pour la première fois, Sophie Lorrain réunit dans un même livre près de quatre-vingt-dix textes allemands (lettres, discours, souvenirs, documents officiels, tracts, etc.) qu'elle a elle-même traduits en français. Regroupés en cinq thèmes incontournables la question de l'identité allemande, les guerres, les régimes politiques, la puissance de l'Église, le citoyen allemand dans la résistance et l'opposition , tous sont analysés et replacés dans le contexte historique dans lequel ils ont été écrits.
    De la guerre de Trente Ans au XVIIe siècle à la chute du mur de Berlin en 1989, cet ouvrage remarquable, à la fois pédagogique et littéraire, nous permet enfin de comprendre l'histoire de notre "meilleur ennemi", par les propres mots de ses poètes, penseurs, militants, journalistes ou encore dirigeants (Luther, Goebbels, Schiller, Bismarck, Goethe...). À mettre entre toutes les mains !

  • Parmi les réformes entreprises pendant la Révolution tranquille, la plus importante est sans doute celle qui a transformé de fond en comble le système d'éducation québécois, depuis le cours primaire jusqu'à l'université. Ce grand chantier n'aurait toutefois pu être mené aussi rondement si les années qui l'avaient précédé n'avaient donné lieu à un débat passionné sur l'éducation. Devant l'immobilisme du gouvernement Duplessis, de nombreuses voix se sont alors élevées pour proclamer la nécessité et l'urgence des réformes, et pour débattre de leur teneur. Cette anthologie témoigne de ce fécond bouillonnement d'idées, qui allait aboutir au Rapport Parent en 1965. Ces textes permettent, bien sûr, de juger du chemin parcouru, en rappelant une époque pas si lointaine où à peine 4 % des Québécois francophones obtenaient un diplôme universitaire, mais ils montrent également la profondeur historique de questions toujours actuelles : quelle formation donner aux enseignants ? comment démocratiser les structures scolaires ? et doit-on maintenir leur caractère confessionnel ? comment coordonner secteur privé et secteur public ? comment faire face aux défis de cette économie de plus en plus concentrée dans le secteur tertiaire, qu'on n'appelait pas encore l' « économie du savoir » ? etc.
    Presque tous les intellectuels importants du Québec d'alors ont participé à ces débats. De nombreuses organisations ont tenu de même à faire valoir leur point de vue. Bref, c'est toute la société québécoise - de ses secteurs les plus réactionnaires jusqu'à ses plus progressistes - qui s'est sentie concernée, quand il s'est agi de repenser l'école.
    Claude Corbo est professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, dont il a été recteur de 1986 à 1996. Il enseigne notamment l'histoire de la pensée politique.
    Jean-Pierre Couture est étudiant au doctorat en science politique à l'UQAM.

  • Au Québec, le rouge et le bleu ont traditionnellement servi d'étendards aux partis qui se sont affrontés sur la scène politique - même si ces couleurs ont pu rallier, au fil du temps, des causes bien différentes. Les 79 textes de cette anthologie rendent compte des débats qui ont façonné la société québécoise depuis la Conquête jusqu'à la Révolution tranquille. On y rencontre les principaux acteurs de cette histoire et les représentants des divers courants de pensée qui l'ont agitée : Étienne Parent, lord Durham, Louis-Joseph Papineau, Robert Nelson, Mgr Lartigue, Louis-Hyppolite La Fontaine, George-Étienne Cartier, Arthur Buies, Wilfrid Laurier, Jules-Paul Tardivel, Henri Bourassa, Olivar Asselin, l'abbé Groulx, Idola Saint-Jean, André Laurendeau, Maurice Duplessis, Fernand Dumont, Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque.
    Étudiants et professeurs, journalistes et chercheurs trouveront ici les documents essentiels de l'histoire de la pensée politique au Québec.
    Yvan Lamonde, professeur à l'Université McGill, est un spécialiste reconnu de l'histoire culturelle et intellectuelle. Il a, entre autres, obtenu le Prix du Gouverneur général pour sa biographie, Louis-Antoine Dessaules, Un seigneur libéral, parue chez Fides.
    Claude Corbo a été recteur de l'Université du Québec à Montréal de 1986 à 1996. Il est professeur de science politique à l'UQÀM, où il enseigne notamment l'histoire de la pensée politique.

  • Le présent ne dure pas longtemps. Deux essais sur le printemps étudiant font effort de mémoire tout en évitant les dangers de la commémoration.

  • Ce florilège offre le visage d'un philosophe tour à tour moraliste, poète ou psychologue, inspiré et pénétrant, qui jette un regard aigu sur les profondeurs de l'âme humaine à travers de nombreux sujets : l'amour, l'amitié, la liberté, le corps, l'art, la solitude, la pensée, la vertu, etc.
    Mort en 1900, Nietzsche incarne plus que jamais le penseur majeur de notre temps, mettant en scène les motifs et les thèmes qui constitueront le grand opéra tragique du xxe siècle auquel nous participons encore.
    En ces temps de radicalisation de la décadence, si bien disséquée par lui, où tout se pense et se vit sous l'angle de l'image obscène et de la consommation brutale, pourquoi ne méditerait-on pas avec Nietzsche ?
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