• Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n'être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu'une déesse et plus qu'une femme, désormais vivante, aux temps des origines". Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l'incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité.

    Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d'une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour. Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?    

  • De belles mortes ressuscitent par amour : des portraits, des tapisseries, des momies s'animent soudain pour venir perturber - ou égayer - l'existence d'innocents jeunes gens ; les époques, les morts et les vivants communiquent mystérieusement... Rêve ou réalité ?

  • Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, dicte les choix économiques et culturels, en somme elle fabrique le désir. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde-robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques, sociaux ou culturels. Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.

  • Une monnaie, une page de rhétorique, un graffiti, une humble dédicace, rien n'est insignifiant pour l'historien. Puisant de façon très subjective dans les matériaux épars laissés par les Grecs et leurs émules de la Sicile au Soudan, de l'Attique à l'Asie

  • Après de longs mois de siège, la cité de Syracuse vient de tomber aux mains des armées romaines commandées par le consul Marcellus. Alors qu'il a donné l'ordre absolu d'épargner Archimède, physicien, mathématicien et inventeur de génie, Marcellus apprend qu'un légionnaire a assassiné le grand homme. Fou de rage, il suspecte immédiatement un complot organisé par un personnage haut placé. Il charge son fils Publius de mener l'enquête et autorise Myrrha, l'élève préférée d'Archimède, à le seconder. En échange, elle devra expliquer à Publius la science et les découvertes du savant assassiné.
    Ce que Publius et Myrrha ne savent pas, c'est qu'Archimède les observe avec attention, impatient de les voir résoudre l'énigme de sa mort...

  • Si les cendres de l'incendie de Rome ont noirci ma toge, si mes orgies ont marqué les foules, personne ne me connait réellement. Personne ne sait vraiment ce que moi, Néron, empereur de Rome, j'ai pensé, fait et dit. Personne n'a compris que je ne suis pas et que je n'ai jamais été le fanfaron fantoche que l'on présente, l'histrion fou que les délateurs et comploteurs ont poussé aux pires extrémités. Fasciné par les arts, obsédé par les femmes, moi, le petit-fils de Marc-Antoine, j'ai osé les actes les plus excessifs par goût de la provocation. Car surprendre, choquer, brusquer, étonner relève de l'art. Celui des souverains qui impriment leur marque à leur époque.

    Qui a révolutionné les moeurs de l'austère Rome, émancipé les matrones soumises, vanté les vertus des délices cachés, sinon moi ? Qui a subi la tyrannie de sa mère, Agrippine, celle qui empoisonna ses maris et ennemis à l'aide de potions concoctées par la terrible Locuste pour lui offrir le trône, sinon moi ? Qui est parvenu à s'émanciper de cette reine incestueuse lors d'un ultime crime libérateur, sinon moi, empereur matricide torturé par la peur ? Qui, jouisseur invétéré, osant braver les dieux, a préféré les charmes d'une ancienne esclave chrétienne, prénommée Actée, à la fadeur au teint de complot de son épouse Octavie, sinon moi ? Qui aurait voulu être acteur ou cocher et joua jusqu'à la démesure son rôle de souverain voué à Apollon, Dionysos et Mithra, sinon moi, Néron ?

    Poussé jusqu'aux portes de la mort - à trente ans - par des traîtres que j'avais aidé tout au long de mon règne d'or et de sang, de luxe et de plaisir, par des nobles qui ne supportaient pas que je préfère la plèbe, je n'ai eu qu'un mot pour saluer mon dernier voyage : "Quel artiste le monde va perdre ! ".

    Un artiste dont ce roman-mémoire passionné livre un visage nouveau. Au-delà des larmes et du temps, un visage qui mérite d'être regardé autrement.

    Illustration Axel Buret, studio de création Flammarion.

  • Petit vademecum d'histoire de l'Art couvrant toute la préhistoire et l'antiquité. Aussi utile aux étudiants qu'aux personnes plus confirmées.

  • Histoire antique, histoire ancienne ? Nouv.

    L'Antiquité reste-elle d'actualité ? C'est la question à laquelle un de ses plus éminents spécialistes répond dans ce livre. En une succession de courts chapitres, il montre la proximité entre les civilisations grecque et romaine et la nôtre. À bien des égards, nos problèmes les plus contemporains furent également les leurs. Brexit, enseignants mal payés, déserts médicaux, sport business, technocratie, manifestations de rue : ce qui nous apparaît comme « l'enfer » de la modernité n'est qu'une forme de répétition de l'Antiquité classique. Ainsi découvrira-t-on que Donald Trump n'est pas l'inventeur des fake news, mais que l'Athénien Thémistocle ou Philippe II de Macédoine y ont eu recours bien avant lui, en dignes héritiers d'Ulysse ; qu'avant Notre-Dame, un autre lieu de culte illustre, le temple d'Apollon à Delphes, périt dans les flammes et provoqua un émoi international ; Delphes où bien avant l'ONU, une instance supranationale siégeait, l'Amphictionie. À travers ces exemples riches en anecdotes, curiosités et révélations, François Lefèvre fait revivre d'une plume alerte le monde antique et nous invite à réfléchir sur le nôtre, tant il est vrai que le passé, fût-il aussi reculé, éclaire le présent.

  • Rome, 331 avant J.-C.
    Dans la Ville éternelle, on suffoque. Sous la chaleur écrasante, les tensions s'exacerbent, tandis que les morts mystérieuses se multiplient. Qui est coupable ? Innocent ? Les magistrats ? Les vestales ? Au coeur du tumulte, une famille romaine se déchire. La matrone, Cornelia Major, face à son mari, Aulus Cornelius, patricien orgueilleux et implacable ; leurs enfants, Paula et Titus, bien fragiles face à la dureté du monde romain ; et enfin Tarpeia, leur énigmatique esclave...
    « Année funeste pour l'insalubrité de l'air ou par la perversité humaine », voilà comment Tite Live décrira trois siècles plus tard cette période obscure de Rome. Une chose est sûre : la vérité plongera le peuple et le Sénat dans la plus grande des terreurs.
    © Flammarion, 2008 Studio de création Flammarion, d'après Jeune romaine © Whitford & Hugues, London, UK / The Bridgeman Art Library ; Fresque au serpent © The Bridgeman Art Library ; Calligraphie de Nathalie Tousnakhoff © Flammarion

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