• 11 novembre 1918. L'armée française est sans nul doute la plus puissante et la plus moderne du monde. La réputation qu'elle s'est acquise n'a rien d'usurpé (elle ne la perdra d'ailleurs qu'en 1940) : forte de 800 000 hommes au début de l'année et de plus de 2,5 millions le 2 août 1914, elle a continué tout au long du conflit à connaître des bouleversements considérables tant en termes politiques que technologiques, de recrutement comme de matériels.
    Qu'il s'agisse de son organisation ou du style de commandement, de ses équipements et de leur doctrine d'emploi, de la formation du personnel ou de la technicité croissante de ses matériels, de l'importance du soutien logistique, des relations entre soldats et offi ciers ou des généraux entre eux, les évolutions dans l'armée s'accélèrent dès l'automne 1914 et trouvent leur aboutissement dans la victoire.
    Conjuguant l'histoire militaire, sociale, culturelle et des techniques, cette vaste fresque dressée par deux historiens spécialisés montre comme on ne l'avait jamais fait comment a été édifié la première armée du monde.

  • René Ravaud

    Félix Torres

    • First
    • 11 Juin 2020

    La première biographie d'un ingénieur général de l'Armement qui joua un rôle de premier plan dans la modernisation de l'industrie française d'après-guerre.
    Hors du groupe Safran et du monde aéronautique, le nom de René Ravaud (1920-1986) ne dit pas grand-chose. Il a cependant été l'un des grands industriels français de la deuxième moitié du XXe siècle. A la tête de Snecma de 1971 à 1982, il a contribué de manière décisive à la percée du CFM56, le moteur d'avion le plus vendu de l'histoire de l'aviation civile. Aujourd'hui encore chez Safran - le groupe issu de la fusion entre Snecma et Sagem -, René Ravaud reste une figure tutélaire sinon mythique, à laquelle le groupe doit sa place parmi les quatre premiers motoristes mondiaux.
    Le parcours de René Ravaud est exceptionnel. Après avoir perdu son bras droit dans les bombardements de Brest en 1944 - ce qui lui vaut la Croix de Guerre et la Légion d'honneur -, il travaille dans l'Aéronavale à Toulon et sur le porte-avion Arromanches, révolutionne dans les années 1950 la mission d'Achats d'armement de l'ambassade de France à Washington, une " catapulte américaine " qui attire l'attention des nouveaux responsables de la Ve République et lui permet de devenir l'un des directeurs de la nouvelle Délégation ministérielle pour l'Armement. A ce poste, ses idées et son action originales préparent la réussite des années Snecma : renaissance d'une industrie française des moteurs d'avion - souhaitée par le général de Gaulle -, modernité des méthodes de gestion, alliance à contre-courant avec un partenaire américain dans le but d'acquérir une dimension mondiale...
    Cette biographie extrêmement documentée nous éclaire également sur l'ensemble des acteurs de la modernisation de l'industrie française d'après-guerre et nous donne les clés pour mieux comprendre les enjeux actuels. A tous égards, la vie et l'action de René Ravaud gagnent à être mieux connus !

  • Les nanotechnologies sont des technologies de pointe très récentes qui pourtant nous accompagnent déjà au quotidien (cosmétiques, vêtements, automobile, médecine, etc.). En quelques décennies, elles sont devenues un enjeu mondial dans lequel sont impliqués non seulement chercheurs, industriels et états, mais aussi les citoyens que nous sommes. Les nanotechnologies ne sont en effet pas uniquement une affaire de physique ou de chimie, elles sont un défi posé à la société quant à la manière de réussir leur inscription sociétale.
    C'est l'objet de cet ouvrage que d'essayer de comprendre ceux qui font des nanotechnologies, pourquoi ils le font, quelles sont celles qui sont déjà commercialisées et celles qui font débat.
    Cette connaissance est essentielle car, en fonction de ce que nous ferons de ces nanotechnologies, l'humanité prendra des tours bien différents.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • THRILLER Âgé d'à peine trois ans, Anthony Rosen, égaré, se retrouve par le plus grand des hasards à Dallas parmi la foule qui assistera à l'assassinat du président John Kennedy dans de nébuleuses circonstances. Dans la cohue, une jeune inconnue le prend par la main et l'éloigne des lieux de la tragédie. Devenu journaliste à Montréal, Anthony tente 45 ans plus tard de retrouver cette femme qui, selon les informations qu'il détient, s'appelle Alice. Ses recherches portent fruit. Cette dernière, qui habite incognito une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, lui promet de partager avec lui ses souvenirs de ce fameux 22 novembre 1963 en échange d'un simple service: retrouver sa fille Gabrielle, qu'elle a abandonné un quart de siècle plus tôt.

    Ce premier roman de Claude Coulombe, paru en 2014, est un véritable thriller basé sur des faits historiques. Grâce à J'ai vu mourir Kennedy, le lecteur voyagera dans le temps en plus d'être ballotté sans merci de la France aux États-Unis, en passant par le Québec.

  • Johann Kaufman, propriétaire terrien, est veuf et sans enfant. Il s'apprête à épouser sa secrétaire, Clémence, maman de la jeune Noëlle. Mais Martha, l'acariâtre mère de Johann, mènera dès lors une vie infernale à celles qu'elle considère comme des intruses. Quelques années plus tard, Noëlle, devenue une magnifique femme, rencontre un Allemand, Hans. Rapidement, ils se fiancent. Or, dès la déclaration de la guerre, le jeune homme doit rejoindre son pays, de l'autre côté du Rhin, frontière naturelle entre la France et l'Allemagne. Lorsque l'évacuation de l'Alsace est déclarée, Johann Kaufman conduit son épouse et leur fils de quatre ans dans le sud de la France. Quant à elle, Noëlle décide de suivre Hans et de vivre en Allemagne.

    /> Or, juste avant leur départ, Hans est roué de coups par des fervents patriotes avinés. Débute alors pour la jeune femme un enfer. Séquestrée et privée de nourriture par Martha, elle doit apprendre à lutter et à espérer, priant que Hans soit encore en vie. Délivrée par un des employés du domaine en flammes, Noëlle n'a plus qu'un but en tête : accoucher de l'enfant qu'elle porte et quitter ce lieu où elle a tant souffert. Elle se réfugie chez les parents de Clémence, les Weller, qui exploitent une fromagerie. Protégée, la jeune femme met au monde Anna, en mai 1940.

    Puis, lorsque l'armée allemande passe à l'offensive, Noëlle se retrouve à nouveau seule. La sage-femme qui l'a accouchée l'aidera alors à rejoindre Paris, où son frère les accueille. Noëlle peut enfin élever sa fille dans une certaine tranquillité. Mais un soir, dans une rue de Paris occupé, elle rencontre Hans, qui porte l'uniforme. Leur amour se montre plus fort que la guerre et le jeune Allemand décide de déserter. Lorsque la famille qui accueille Noëlle et Anna est arrêtée, car ils sont Juifs, la mère et la fille retournent en Alsace afin de reprendre la fromagerie familiale. Et quand Paris est libéré de l'occupation, le jeune homme rejoint enfin sa femme et sa fillette en Alsace. C'est le temps de tout reconstruire, de s'aimer sans crainte.

  • Personne ne connaît réellement ces hommes en noir qu'un hélico vient de déposer aux abords d'un petit village d'Afghanistan. Et ces autres qui sortent d'un marais pour abattre un criminel de guerre en Croatie; qui assurent la garde protégée d'un général canadien au Rwanda; qui sévissent contre des preneurs d'otages au Pérou ou qui font mentir le président Milosevic, en faisant la preuve, sur place, du non-désarmement de la Serbie.

    DENIS MORISSET a fait partie des seize premiers membres de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI2 ou JTF2) de 1993 à 2001. Sa formation et son parcours stupéfiant en secoueront plus d'un et il tient du miracle qu'il soit encore là pour tout raconter. Sept de ses compagnons ne peuvent en faire autant.

    Plus encore et pour cause, le Canada ne rendra jamais hommage à ces combattants anonymes dont les vraies médailles de bravoure se résument aux nombreuses marques encore visibles sur leur veste pare-balles.

  • Comme enfant du peuple allemand, Günter Gallisch a été un témoin privilégié de la progression politique d'Adolf Hitler et des conséquences de sa dictature pour son pays, le fameux IIIe Reich. Prétextant dès 1933 que le Traité de Versailles et ses conditions trop sévères interdisait à l'Allemagne toute renaissance, le Führer mettra en oeuvre des mesures qui promettaient au peuple un avenir meilleur.

    Or, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, le régime qui devait durer mille ans connaît des ratés. Discipline, obéissance et par la suite brutalité, peur et mouchardage deviennent la norme tant en campagne que dans les villes. La débâcle qui s'en suivra frappera les Allemands de plein fouet et causera leur défaite aux mains des Alliés.

    Tout ce temps, Günter Galisch était aux premières loges. Pour une des premières fois, un témoin privilégié de cette fascinante époque raconte ce qui se passait vraiment en Allemagne, non pas parmi les bonzes militaires ou les classes politiques dominantes, mais au niveau de la rue, chez une population qui a longtemps cru que l'avenir passait par le nazisme.

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