• Les liaisons dangereuses de l'artiste, du financier et du fonctionnaire

    Tout commence avec l'effondrement financier de 2008 et le sauvetage des cotes par les acteurs du marché de l'art. L'Art Contemporain vole de record en record ! Simultanément, l'illusion d'art disparaît. Une prise de conscience a lieu : où est passé l'art ? Apparaissent alors idées dissidentes et pratiques non conformistes.

    Face aux métamorphoses récentes de l'art contemporain, Aude de Kerros tente de répondre à la question que tout le monde se pose : combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? A quand le krach de l'AC ? Comment cela peut-il avoir lieu ?

    Après le succès de L'art caché, elle nous propose une analyse documentée de l'Art Contemporain, dans sa compromission avec la finance et le pouvoir. Son ton vif et son propos nourri apportent un éclairage unique sur les relations perverses de l'AC avec les marchés et les institutions. En Art Contemporain, artiste, financier et fonctionnaire forment un trio infernal.

  • Nous nous garons, nous voilà soulagés. Mais si nous nous avisions de repartir ? Nous risquerions de nous é-garer. La séquence est brutale : ... se garer... s'égarer. Sortis du stationnement, serions-nous irrémédiablement perdus ? La langue française affirme qu'il n'y a rien entre le garage et l'égarement, rien sinon la vague étendue qui supporte l'aventure. Se mettre en mouvement serait donc se fourvoyer à coup sûr, errer au pied de moulins à vent, devant des géants, allez savoir.
    Les égarements auraient de quoi nous effrayer.
    À juste titre ? Et si, au contraire, ils nous aidaient à redevenir naïfs, un rien donquichottesques ? Un atlas des égarements ne serait pas de trop. Il existe. Des écrivains et des artistes du monde entier nous en livrent l'ébauche.

  • Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les commissaires de l'événement ont adressé une invitation pour une intervention inattendue : se présenter chaque matin dans un restaurant chinois afin d'écrire en public. La perplexité et la timidité l'incitent d'abord à décliner cette proposition. Mais une jeune émissaire tactiquement envoyée à sa rencontre achève de le convaincre. Oscillant entre optimisme et pessimisme, marqué par une ironie permanente, Impressions de Kassel aborde ainsi, au coeur de la fiction littéraire, la question de la représentation contemporaine et propose un bel éloge de l'art. « Le livre parle de mon voyage et de ma participation à la Documenta de Kassel. C'est une promenade, comme Locus Solus de Raymond Roussel, à travers des lieux très étranges, mais tous imprégnés d'une grande créativité. C'est aussi la découverte d'un art contemporain plus vivant présent à Kassel, un art qui se confond avec la vie, et qui passe comme la vie. » Enrique Vila-Matas, La Razón

  • Le XXIe siècle a fait de l'Art contemporain un acteur incontournable des relations internationales. Véhicule privilégié du soft power, il constitue un moyen d'influence au service du rayonnement des grandes puissances. Aude de Kerros analyse les liens entre création artistique et géopolitique, de 1945 à nos jours. Elle décrit notamment avec précision les événements marquants de la dernière décennie et leurs conséquences : la mondialisation des transactions, la transparence du marché de l'art - dévoilé par les nouvelles technologies de l'information -, l'entrée sur le marché du monde non occidental, toutes choses troublant l'ordre établi et défiant les prédictions d'une uniformisation pacifique et rentable de l'art par le monde occidental.

    Cet ouvrage très documenté produit une réflexion vivante : il souligne l'évolution des méthodes d'influence des différentes puissances tout en décrivant la construction du système international de l'art, parvenu au contrôle complet du marché, mais aussi le processus de son dépérissement, dû à l'enfermement. Comment résister à la permanence des civilisations et à leur capacité d'adaptation, en même temps qu'à la révolution technologique qui permet l'émergence d'autres connections ? C'est d'un nouveau monde de l'art dont il est question, aux contours inédits.

  • C'est en 1968 à Londres que Jonathan Cott, pour le magazine Rolling Stone, rencontre la première fois John Lennon et Yoko Ono. Cet entretien marque le début d'une amitié durable dont témoigne ce volume qui dévoile nombre de leurs conversations - pour certaines inédites - dont l'une ayant eu lieu trois jours avant l'assassinat de John Lennon.

  • Les artistes contemporains délaissent les grandes luttes communes, les partis politiques, et acceptent les subventions de l'État. Ils refusent les étiquettes et se moquent du mythe de l'artiste guidant le peuple. Quand l'oeuvre d'art devient fragments, mouvement, quand son sens est ouvert et dépend de l'expérience du spectateur, quelle est son action sur le monde? Peut-on encore croire à sa portée politique?

    Les nostalgiques pleurent la disparition de l'art engagé. Pour Ève Lamoureux, l'art engagé n'a jamais cédé; il résiste d'une autre manière, à un autre pouvoir, sur d'autres terrains. Exit la division entre l'art pour l'art et l'art au service d'une idée. Exit la conception avant-gardiste militante de l'art engagé. L'engagement actuel passe par une action micropolitique multiforme, une création soucieuse de l'Autre, à la fois autonome et collective, misant sur le processus et la participation. Ainsi, l'auteure nous montre de quelle façon l'art apporte une nouvelle définition de l'engagement politique.

    Cet essai analyse la démarche d'artistes québécois comme l'ATSA, BGL, Doyon/Demers, Danyèle Alain, Sylvie Cotton, Nicole Jolicoeur, Devora Neumark, Alain-Martin Richard, Jean-Claude St-Hilaire et Raphaëlle de Groot. En prolongeant, sur le plan théorique, des créations souvent performatives et éphémères (décors, manifestations, dialogues, oeuvres à compléter soi-même, etc.), ce livre les situe dans l'histoire récente de l'art et met en lumière leur dimension politique.

  • Les collaborateurs du numéro printemps-été d'esse, se sont penchés sur la pratique de l'esquisse. Les formes multiples réunies sous le terme d'esquisse ont en commun une fonction préparatoire et, par conséquent, un statut d'inachèvement. Ainsi l'esquisse ouvre sur un large éventail de stratégies et suscite de nouvelles recherches sur la matérialité, la temporalité et la spatialité de l'oeuvre. Pour ce faire, elle emprunte encore la voie traditionnelle du dessin, de la peinture et de la sculpture, mais aussi, parfois, celle des nouvelles technologies, autant qu'elle fait référence à l'ébauche d'un mouvement ou à l'attitude brève. À l'image du foisonnement des possibilités, ce dossier se détourne volontairement d'une approche essentiellement disciplinaire du dessin pour s'attarder plutôt à l'intention créatrice logée dans l'esquisse et aux fluctuations de ses aboutissements.

  • L'action se déroule au coeur de Tokyo, entre une galerie d'art contemporain, le fleuve Sumida et le marché aux poissons de Tsukiji.
    Un Montréalais retourne au Japon, où son amoureuse a disparu dans des circonstances tout à fait singulières. Ainsi commence cette
    histoire d'amour et de deuil, un récit sur la présence des absents.
    Dans ce roman sensuel et déroutant se croisent une femme aux paupières incandescentes, un peintre serbe, une taxidermiste, des flamants roses et des corbeaux, une renarde et des chats sans queue.

  • Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • «Avec une voix unique, Bouthillette bâtit des mondes d'une richesse infinie. Ne manquez pas le grand retour de son enquêteur Benjamin Sioui.» MARTIN MICHAUD, auteur

    À Cuba, l'inspecteur Benjamin Sioui, Amérindien d'origine et anticonformiste de son état, policier à la Sûreté du Québec et chaman malgré lui, assiste à une cérémonie de la Santería : Yemayá, divinité du panthéon afro-cubain, lui demande d'aider les forces de l'île à élucider les nombreuses disparitions d'enfants. Pour y parvenir, Benjamin fera appel à son ami major divisionnaire qui lui adjoindra les services d'un capitaine de la police nationale et d'une représentante du ministère de l'Intérieur, la (sublime) sergente Maeva Corrales, dont il ne pourra faire autrement que de s'enticher. À la fois récit d'aventures et roman initiatique, L'heure sans ombre est aussi une somptueuse histoire d'amour dont l'intrigue nous entraîne dans un Cuba rarement dépeint, celui des festivals de musique électronique et des bars heavy métal, où l'art contemporain et la culture populaire contribuent à faire de La Havane une Barcelone du 21e siècle.

  • Le numéro hivernal d'Espace art actuel a pour thème « Blessures ». Ses blessures, peut-on en guérir ? « Faut-il, dans ce cas, les rejeter dans l'oubli ou plutôt entretenir avec elles une forme de réconciliation libératrice ? [...] Dans le domaine de la représentation esthétique, qu'est-ce que le geste artistique est en mesure d'apporter pour soulager les esprits ? [..][ Et si] les représentations de la souffrance peuvent éveiller les consciences, peuvent-elles réparer ce que l'histoire a fait subir à des individus ? »(André-Louis Paré) Édith-Anne Pageot, Florian Gaité, Ray Cronin, Sydney Hart et Mirna Boyadjian explorent ces questions dans leur texte en s'intéressant au travail des artistes Nadia Myre, Rebecca Belmore, Jaime Black, Hannah Claus, Maria Hupfield, Sonia Robertson, Kader Attia, Emily Falencki, Eric Fischl et Teresa Margolles. Le dossier est suivi, comme d'habitude, des sections « Entretien », « Événement » et « Comptes rendus d'exposition » dont ceux de la documenta 14 de Kassel et de Skulptur Projekte de Münster.

  • Comment inscrire l'art public dans la ville autrement? Pour analyser la question, Jacques Doyon dirige un dossier réunissant trois artistes aux approches fort différentes : la sculpture-installation de Nicolas Baier créée pour le 50e de la Place Ville-Marie, les graffitis urbains de Dominique Auerbacher et les fresques photographiques de Patrick Dionne et Miki Gingras. La section « Focus » de la revue s'attarde sur ­Anticoste­ de Richard Baillargeon, une mosaïque de photos et d'objets hétéroclites rassemblés comme autant de fragments à recomposer pour « lire » l'histoire de l'île, et sur la récente exposition d'Omer Fast, ­Continuous Coverage­, à la galerie d'art contemporain The Power Plant. La revue clôt ses pages avec un entretien de Jacques Doyon avec Bonnie Rubenstein, directrice artistique du festival de photographie CONTACT de Toronto.

  • Ciel variable numéro 93 présente un dossier spécial, dirigé par Vincent Lavoie, portant sur la pratique et les enjeux de la preuve médico-légale dans le champ des arts visuels. Des oeuvres aux sujets parfois surprenants : traitement des prisonniers à la prison d'Abu Ghraib (Errol Morris), reconstitution de scènes de crimes (Corinne May Botz), archives judiciaires (Emmanuelle Léonard), recréation d'échantillons d'ADN (Paul Vanouse), scènes filmées par la police (William E. Jones), erreurs judiciaires (Taryn Simon) et analyses météorologiques (Phil Chadwick). Également dans ce numéro, un article de Jean-François Nadeau sur les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (2012) et un entretien avec Joan Fontcurberta sur les enjeux de l'image photographique à l'ère du Web 2.0.

  • Le dossier thématique de ce numéro présente les oeuvres récentes de trois artistes montréalaises (Jacynthe Carrier, Marisa Portolese et Kim Waldron) sous l'angle de la dimension performative de leurs images. Les corps y sont mis en scène de sorte à faire pleinement ressortir la part que les proches, l'étranger et l'animal occupent dans notre identité. Ce numéro publie également dans ses pages un entretien réalisé avec Luc Courchesne autour de l'oeuvre significative qu'il a produite pour madame Phyllis Lambert dans le cadre du projet Sitegeist. Quant à la section « Focus », elle réunit des commentaires sur les grandes expositions photographiques récentes, soit les éditions 2013 de CONTACT à Toronto, du Mois de la Photo à Montréal et des rencontre d'Arles.

  • Le dossier thématique intitulé "CYBER / ESPACE / PUBLIC" examine un certain nombre d'enjeux liés au régime numérique des images et à leur circulation sur les réseaux. Réalisé sous la direction de Suzanne Paquet, on y traite entre autres des possibilités de relecture et de recontextualisation des images contenues dans les immenses banques de données visuelles telles que YouTube (La trilogie du Web, Dominic Gagnon), Google Street View (9-eyes, Jon Rafman), ou le Web tout entier. À lire aussi dans ce numéro, une réflexion de Pierre Dessureault sur la photographie de guerre dans les oeuvres de Don McCullin (Collision) et Hélène Doyon (Dans un océan d'images), une critique de Philippe Guillaume sur la récente exposition de Lynn Cohen au MAC et un entretien avec Paul Wombell sur Drone : l'image automatisée, thème qu'il a choisi pour le Mois de la photo de Montréal 2013.

  • Avec ce numéro 107, la revue Espace inaugure un nouveau format, logo et design. Pour marquer le coup, le dossier « Re-penser la sculpture? » propose de se questionner sur ce que veut dire la pratique de ce medium aujourd'hui. Après un bref historique de la sculpture depuis les années 1960-1970, certaines propositions d'artistes (Tatiana Trouvé, Guillaume Leblon, Thea Djordjaze) sont interrogées dans leur rapport au concept de « champ élargi » avancé par Rosalind Krauss. La question de l'ombre projetée en sculpture (Tim Noble & Sue Webster, Mac Adams, mounir fatmi), trop peu souvent analysée, est aussi investiguée, ainsi que le travail d'artistes de la jeune génération (Francis Arguin, Chloé Desjardins, Dominic Papillon), caractérisé par une esthétique de la répétition.

  • Ce numéro présente le deuxième volet de la réflexion « Re-penser la sculpture? » en vue de découvrir d'autres façons de contribuer au passage pouvant avoir lieu entre la sculpture, reconnue comme médium, et celle exigeant d'autres usages de l'espace. Un essai de Maxime Coulombe, « La sculpture, vous dites? », une analyse de Marie-Hélène Leblanc, « L'homme et la machine dans la sculpture comme dans la guerre », et un entretien avec Guillaume Labrie sont notamment au menu. Hors dossier, Josianne Poirier étudie « Le paysage sonore comme matière », Rupert Nuttle s'entretient avec Derya Akay et les comptes-rendus de la dernière Manif d'art de Québec, de Chantier Libre 4 et le troisième acte de la trilogie de Sarah Pierce.

  • Cette nouvelle parution d'ESPACE présente un dossier sur le diorama tel qu'il s'expose en art contemporain. Vu l'importance du phénomène, son actualité et l'usage terminologique du diorama qui est maintenant courant, la revue nous propose d'interroger les liens qu'il entretient avec le diorama populaire et muséal, ce qui l'en distingue et quel est la portée de cette récupération. Les oeuvres de Xu Zhen, Dominique Gonzalez-Foerster, Kent Monkman et Vicky Sabourin sont notamment à l'étude. Hors dossier, les comptes-rendus de Generation - 25 Years of Contemporary Art in Scotland, de l'exposition 399 days de Rachel Kneebone, de la rétrospective Niki de Saint-Phalle et de la de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, entre autres.

  • Lorsqu'il est question de migrations humaines, spontanément nous pensons aux personnes qui, de par le monde, sont dans l'obligation de quitter leur pays pour un autre, considéré plus sécuritaire. Les raisons de ces migrations forcées sont multiples : politique, économique, ethnique, religieuse, voire de plus en plus climatique. Dans le domaine artistique, le phénomène migratoire se présente sous divers aspects. Contrairement aux données statistiques, celui-ci se montre sous forme de récits, mais aussi de productions d'objets symbolisant l'expérience exilique. Parmi les textes de ce dossier intitulé « Migrations_Frontières », notons la contribution personnelle de l'artiste Michael Blum sur le thème de la frontière comme construction humaine, le commentaire de Geneviève Chevalier, historienne de l'art, sur l'évolution de l'événement américano-mexicain inSite et l'analyse de Bernard Lamarche à propos de certaines actions transculturelles de l'artiste François Morelli, entre autres.

  • En géologie, le concept de stratification renvoie à l'idée d'un processus au cours duquel des sédiments s'accumulent en couches, pour éventuellement former des ensembles sédimentaires plus ou moins hétérogènes, mais qui n'en demeurent pas moins des unités de sens à part entière. Ainsi en va-t-il de certaines images, dont la compréhension suppose un effeuillage des différentes strates de signes qui les constituent. À ce titre, les séries Scarti d'Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Copperheads de Moyra Davey ainsi que les Études préparatoires de Marc-Antoine K. Phaneuf, auxquelles Ciel variable consacre la section thématique de ce numéro, ont ceci en commun qu'elles sont le fruit de processus de stratification. Ces oeuvres permettent d'apprécier comment l'ajout de signes peut modifier, enrichir ou court-circuiter la nature et le sens d'une image.

  • Qu'est-ce qui peut faire se croiser des univers aussi différents que ceux réunis ici, si ce n'est qu'ils abordent certains aspects de cette condition commune que façonne de plus en plus la mondialisation en cours? « Si loin, si proche » présente le travail de trois artistes qui témoignent de réalités de partout autour du monde mais desquelles se dégage une humanité commune qui transcende les distances et l'étrangeté. Parmi les oeuvres de ce numéro, Near You No Cold, la récente série photographique réalisée par Raymonde April lors de multiples séjours à Mumbai, en Inde; The Future is Ours, Classroom Portraits, de Julian Germain, qui s'est attachée à photographier des salles de classes sur tous les continents; et les Carpoolers d'Alejandro Cartagena qui présente la réalité du covoiturage journalier et illégal de travailleurs dans les banlieues mexicaines.

  • À partir des années 1960, plusieurs jeunes artistes ont été sensibles à l'idée de revoir la notion de commémoration. Aujourd'hui, c'est l'idée du contre-monument qui tente de répondre à certaines interrogations concernant la lourdeur monumentale et son manque de dynamisme mémoriel. Le dossier « Monuments / Contre-monuments » s'intéresse à deux différents types de contre-monuments et offre un portrait juste des nouvelles dimensions commémoratives au sein de l'histoire collective. Parmi les oeuvres analysées, nous retrouvons Gramsci Monument (Thomas Hirschhorn), Soft Power (Alexandra Pirici) et le Mémorial de l'abolition de l'esclavage à Nantes (Krzysztof Wodiczko et Julian Bonder). Pour compléter le dossier, un texte sur la genèse du désormais contesté projet Monument aux victimes du communisme à être érigé à Ottawa, entre autres.

  • En géologie, le concept de stratification renvoie à l'idée d'un processus au cours duquel des sédiments s'accumulent en couches, pour éventuellement former des ensembles sédimentaires plus ou moins hétérogènes, mais qui n'en demeurent pas moins des unités de sens à part entière. Ainsi en va-t-il de certaines images, dont la compréhension suppose un effeuillage des différentes strates de signes qui les constituent. À ce titre, les séries Scarti d'Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Copperheads de Moyra Davey ainsi que les Études préparatoires de Marc-Antoine K. Phaneuf, auxquelles Ciel variable consacre la section thématique de ce numéro, ont ceci en commun qu'elles sont le fruit de processus de stratification. Ces oeuvres permettent d'apprécier comment l'ajout de signes peut modifier, enrichir ou court-circuiter la nature et le sens d'une image.

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