Langue française

  • Abandon

    Joanna Pocock

    Traduit de l'anglais par Véronique Lessard et Marc Charron

    Résumé
    Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages. À l'aube de la cinquantaine, Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre. En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandonaide à respirer.

    Extrait
    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, à l'essence qui est au centre de notre être.

    Échos de presse
    Il a fallu une femme pour écrire ce livre. Une écriture qui dit : Je suis ici, à l'intérieur d'un corps, un corps qui change, en interaction avec le monde qui change.
    Irish Times

    Envoûtant et profondément émouvant, Abandon nous oblige à considérer notre place dans un monde qui a plus de passé que d'avenir.
    The Spectator

    Abandon est une contribution importante à la bibliothèque de la nature
    Chloe Aridjis

    L'auteure
    Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création littéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Gerda Cadostin, femme d'origine paysanne, raconte grandeurs et malheurs d'Haïti, avec un premier roman percutant, qui relate avec force et dans une langue flamboyante, la vie de trois générations de femmes au village de Guérot.

    Résumé
    Écriture du corps. Humour corrosif. Narration nouvelle. Mémoire ancrée dans l'imaginaire créole. Gerda Cadostin campe avec brio une galerie de personnages hauts en couleur : la vieille Sang Cochon, le clan des Estimé, les Esprits du vaudou, les pères invisibles, et les soeurs jumelles, Joséphine et Aline, qui prennent pour époux le même homme. Laisse folie courir fait entendre les crépitements et odeurs du pays d'enfance. Ces visages et univers singuliers sont servis par une langue belle et audacieuse.

    Extrait
    Ses yeux épiant l'entourage et les clôtures. Bien en chair dans sa vieille dodine sur la galerie, tante Mézine admet sans surprise l'impossibilité des jumelles à dormir séparées et la possibilité de se placer toutes les deux ensemble avec le même homme.
    - Oui, le même homme ! s'enflamment les jumelles habillées en nuances de rose dedans dehors de la tête aux pieds du devant-jour à l'angélus.
    - En 60 ans de vie religieuse dans le département de l'Artibonite, chuchote-t-elle, tant de vies s'échinent entre impossible et surnaturel.
    Les deux soeurs réconfortées par tante Mézine se hasardent. De bébés en gestation à ceux dans les bras des femmes. Célibat avancé. La trentaine devant leur porte. Joséphine et Aline ont envie d'accoucher elles aussi. Sans rien changer dans leurs habitudes. Sans autre souffle dans leur souffle. Un accroc aux usages. Un seul mari pour deux soeurs. Un mari chez elles. Dans leur maison à elles. Héritée de leurs parents Sidieu et Mirasia.

    L'auteure
    Née en Haïti en 1958, Gerda Cadostin vit en France. Laisse folie courir est son premier roman.

  • Tisser Nouv.

    Tisser

    Raharimanana

    L'art de tisser l'humanité

    Résumé
    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur revisite les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole.

    Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité.

    Extrait
    Je vous viens d'un récit violent, de nombre de pays, d'un récit traversé et clivé par l'esclavage, la colonisation et la mondialisation. Vous qui vivez maintenant, vous qui me devinez là, en vous, semblant déjà familier car chuchotant en vos veines le tumulte des époques, celles passées, et celle dite actuelle - l'époque n'a aucun sens pour moi, l'actualité, le présent, moi qui serpente à travers les cours de la vie comme on serpente à travers les ruisseaux, la source est la finalité, la mer retourne dans les entrailles de la montagne, je confirme, une époque des idéaux mis à terre au profit des armes et de l'argent, sous le cynisme du monde qui se proclame développé, dans le rire des accapareurs de pouvoir qui se drapent de morgue et se proclament maîtres de la cité, maîtres de la Bourse, maîtres du culte ou de tout autre maillage collectif.

    Point de vue de l'auteur
    Tisser, c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser.

    L'auteur
    Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu'à l'âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s'engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

  • Centré sur la vie d'une famille de colons dont la plantation est frappée par une malédiction naturelle, Balai de sorcière est un roman foisonnant où la réalité tragique est travaillée par la magie du carnaval.

    Traduit de l'anglais par Christine Pagnoulle

    Résumé
    Balai de sorcière Balai de sorcière retrace l'histoire de la malédiction coloniale d'une île des Caraïbes. Le roman raconte les traversées, dévoile mémoires et archives, chemine entre grandeurs, misères et mythes. Puisant dans la tradition du carnaval, Lawrence Scott brouille les pistes, renverse perspectives et hiérarchies. Le dernier représentant de la dynastie des Monagas de los Macajuelos, Lavren, merveilleux conteur, « lévite entre les siècles, les races, les genres, dans les interstices du temps, à l'écoute du désir des femmes et du silence des hommes ».

    « Balai de sorcière » désigne une malédiction naturelle frappant les planteurs. En effet, ce balai de sorcière est le nom du foisonnement bleu-vert provoqué par un parasite qui donne aux rameaux des arbres attaqués, en l'occurrence les cacaoyers, l'aspect hirsute d'un balai et dont les conséquences pour le planteur (la stérilité de l'arbre) sont suffisamment sinistres pour évoquer la sorcière.

    Extrait
    Lavren Monagas de los Macajuelos, le dernier des Monagas, qui lévite entre les siècles, les races, les genres, dans les interstices du temps, à l'écoute du désir des femmes et du silence des hommes

    Point de vue de la traductrice
    Dans ce récit échevelé, la réalité tragique est travaillée par la magie du carnaval. Le résultat est un texte croustillant comme du bon pain, un texte léger qui appelle la gelée de goyaves, mais aussi un texte qui continuera longtemps, bien mieux que n'importe quelle enquête, n'importe quel traité historique, à nous faire vivre les failles et déchirures sur l'île de Trinidad / Kairi, et l'espoir indomptable de mains qui se tendent.

    L'auteur
    Fils d'un père allemand et d'une mère française appartenant à l'aristocratie terrienne de Trinidad, Lawrence Scott est un auteur incontournable de la Caraïbe anglophone.

  • Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • Traduit de l'anglais par Arianne Des Rochers et Natasha Kanapé Fontaine

    Résumé
    Dans ce deuxième recueil visionnaire, qui constitue la suite de Cartographie de l'amour décolonial (2018), Simpson déploie de nouveau le fragment littéraire comme outil d'intervention décoloniale. Son écriture à la fois poétique et provocante génère une réalité décolonisée qui résiste aux discours dominants et échappe aux catégorisations consacrées. Une corneille qui observe un chevreuil accro au sel de voirie ; le lac Ontario qui inonde Toronto pour refaire le monde à zéro ; des amants qui séjournent dans le dernier recoin de la forêt boréale ; trois camarades qui recueillent de l'eau d'érable dans un quartier cossu ; et Kwe qui obtient son permis d'arme à feu en campagne ontarienne...

    Des fragments afin de piéger le grand récit. Un regard neuf, puissant et tranchant pour raconter autrement le monde. Leanne Betasamosake Simpson associe - dans des formes brèves et inédites - contes autochtones, musique, science-fiction, réalisme contemporain et voix poétique.

    Extrait
    « du moment où tu as réussi à t'enfuir de ceux qui t'emprisonnaient, personne n'allait plus jamais se mettre dans ton chemin. va chercher ton propre fusil. fabrique-toi ton propre filet. tue ton propre orignal. prends-toi deux maris et une épouse et rends-les fous en leur vouant un amour pur. donne naissance à une nation de façon indigne, en rampant dans l'urine et les excréments et la saleté et les entrailles fumantes de la trahison. »

    Écho de presse
    « Ludique, fougueuse et farouchement drôle, Leanne Betasamosake Simpson écrit des histoires d'amour irrésistibles dans la gueule du génocide. Génie de la forme et inventrice de genres non conventionnels, il n'y a tout simplement personne comme elle. »
    Naomi Klein

    L'auteure
    Écrivaine, musicienne, membre de la communauté Michi Saagiig Nishnaaberg, Leanne Betasamosake Simpson est l'une des figures de proue du mouvement de la résurgence autochtone au Canada. Est paru également chez Mémoire d'encrier Cartographie de l'amour décolonial (Islands of Decolonial Love: Stories & Songs, 2018)

  • Jonny Appleseed, l'un des 100 meilleurs titres de 2018 selon le Globe and Mail

    Traduit de l'anglais par Arianne Des Rochers

    Résumé
    Vivant hors réserve et cherchant tant bien que mal à s'acclimater à la vie urbaine, Jonny devient travailleur du cybersexe pour gagner sa vie. Il a devant lui très exactement une semaine avant de devoir rentrer à la réserve pour assister aux funérailles de son beau-père. Les sept jours qui suivent se déclinent comme un rêve enfiévré : histoires d'amour, traumatismes, sexe, liens familiaux, désirs et ambitions, souvenirs déchirants de sa kokum (grand-mère) si chère, etc. La vie de Jonny consiste en une série de ruptures, mais aussi de liens inextricables. Tout en se préparant au retour à la maison, Jonny tente de rassembler les divers morceaux de sa vie.

    Échos de presse
    « Voilà un exploit de perfection littéraire. Je suis ébloui, Jonny. Je te suis reconnaissant, Joshua. Je suis stupéfait de tout ce que tu nous offres ici à honorer, à chérir et à découvrir. Tu es mon nouveau héros. »
    Richard Van Camp, écrivain

    « Joshua Whitehead redéfinit les possibilités de l'écriture autochtone queer dans son puissant premier roman. Jonny Appleseed transcende les genres d'écriture et mélange le sacré et le sexuel pour forger une expression viscérale du désir et de l'amour décoloniaux. »
    Gwen Benaway, auteure

    « La langue de Whitehead est parfois concrète, très contemporaine, truffée de références à la culture populaire, du film Titanic à la télésérie Stranger Things en passant par le jeu vidéo Crash Bandicoot. Par endroits, le ton se fait onirique, adopte une envergure mythique [...] Les pages qui concernent l'enfance, souvenirs de première fois, tendres ou déchirants, traduisant le courage d'une communauté ou mettant en relief de révoltantes inégalités, sont particulièrement puissantes. »
    Christian Saint-Pierre, Le Devoir

    « Jonny Appleseed, ce premier roman, n'est rien de moins qu'un miracle. »
    Canadian Art


    L'auteur
    Joshua Whitehead est un poète et romancier bi-spirituel autochtone du Canada. Membre oji-cri/nehiyaw de la Première Nation manitobaine de Peguis, il est l'auteur du recueil de poésie Full-Metal Indigiqueer, publié en 2017. En 2016, Whitehead a reçu le Prix d'histoire du Gouverneur général en arts et récits autochtones. Son roman Jonny Appleseed, publié en anglais au printemps 2018 a retenu l'attention de la critique dès sa parution, il a reçu le prix Georges Bugnet et le Lambda Literary Award. Il a également été finaliste au Prix du Gouverneur General, au Amazon Canada First Novel Award, au Carol Shields Winnipeg Book Award, au Winnipeg Book Award, au Alberta Literary Award, sur la longue liste pour le Scotiabank Giller Price et il est considéré comme l'un des 100 meilleurs titres du Globe and Mail.

  • Méditer, revenir à soi, à la nécessité de la réflexion et à la rumination: accepter le voyage intérieur au plus profond de nous pour mieux ressurgir, libérés des peurs afin de regarder sereinement la vie. Écrit à la manière d'une longue promenade le long d'un fleuve, le livre se compose de formes brèves: journal, pensées, aphorismes, paraboles, fragments de récits. Felwine Sarr nous offre cet exercice salutaire de ces Méditations africaines pour trouver la lumière.

  • Naomi Fontaine raconte à Shuni l'histoire du peuple innu avec amour, passion et dignité.

    Prix des collégiens 2020
    Finaliste Prix Voix autochtones 2020
    Finaliste Prix Une ville un livre (Ville de Québec) 2020


    Résumé
    Naomi Fontaine écrit une longue lettre à Shuni, une Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Elle convoque l'histoire. Surgissent les visages de la mère, du père, de la grand-mère. Elle en profite pour s'adresser à Petit ours, son fils. Les paysages de Uashat défilent, fragmentés, radieux. Elle raconte le doute qui mine le coeur des colonisés, l'impossible combat d'être soi. Shuni, cette lettre fragile et tendre, dit la force d'inventer l'avenir, la lumière de la vérité. La vie est un cercle où tout recommence.

    Extrait
    « Elle avait l'écoute facile. Le jugement absent. J'avais la parole continue. Nos rêves de gamines en commun. Elle n'avait jamais peur dans la forêt, même en pleine nuit. J'avais la certitude qu'elle me protégerait des ours parce qu'elle était la fille du pasteur et que ses prières seraient exaucées, contrairement aux miennes, moi, fille de personne. Lorsqu'elle est partie, on s'est promis de s'envoyer des lettres. Mais on ne s'est jamais écrit. On avait peu à se dire, tout compte fait.
    Des années plus tard, après ses études en travail social, j'ai appris qu'elle reviendrait à Uashat en tant que missionnaire. Seule cette fois-ci.
    C'est aujourd'hui que je décide de lui écrire.

    L'auteure
    Naomi Fontaine est innue de Uashat. Elle a publié Kuessipan en 2011 (Mémoire d'encrier). Adapté au cinéma par Max Films (sortie en salle le 4 octobre 2019), Kuessipan a connu un véritable succès. Son deuxième roman Manikanetish, publié en 2017 (Mémoire d'encrier), raconte son expérience d'enseignante à l'école Manikanetish et a été acclamé par la critique. Le roman est en développement chez ZONE3 pour une série télé à Radio-Canada. Shuni est son troisième récit.

  • DÉBUTANTS FINALISTE AU PRIX DES LIBRAIRES 2020 - FRANCE

    Une histoire de l'humanité qui rassemble et permet des rencontres improbables

    Résumé
    Juillet 2004. L'inauguration du musée national de Préhistoire réunit en Dordogne Nelson Ndlovu, archéologue sud-africain invité aux cérémonies, Peter Lloyd, traducteur anglais installé là depuis quinze ans, et Magda Kowalska, jeune femme polonaise qui tient une maison d'hôtes dans le village. L'été voit naître entre eux un grand rêve d'amour et d'amitié.
    La gaité de Magda, les silences de Peter et la flamboyance de Nelson recèlent pourtant bien des secrets. Lutte anti-apartheid et migrations forcées, violence des héritages et désirs de liberté, peur de l'enfantement et poids des attachements. Les récits s'entrecroisent et les vies se répondent dans cette fresque haletante où l'Histoire n'épargne personne.

    Le point de vue de l'auteure Catherine Blondeau
    « Débutants raconte l'histoire de personnages qui ont cru pouvoir échapper à tous les déterminismes en faisant un usage absolu de leur liberté. Ils sont celles et ceux qui n'ont que faire de toutes les voies tracées où le monde ambiant tente de les cantonner : classe, race, genre, origine, amour, sexualité, famille, bonheur. Ils veulent tout réinventer. Ils croient que c'est possible. Ils croient qu'ils peuvent vivre dans une bulle d'amour et d'amitié avec des lois à part, loin des regards. Ils ont oublié que la menace rôde partout, et qu'on ne peut guère se réinventer en dehors des codes qui régissent le jeu social. »

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige Le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique, depuis 2011. Auparavant, elle a occupé diverses fonctions : maître de conférences en littérature et arts du spectacle à l'Université de Rouen, directrice de l'Institut Français d'Afrique du Sud à Johannesburg, attachée culturelle à Varsovie, et conseillère artistique du festival Automne en Normandie. Débutants est son premier roman.

  • Que sont devenues les immortelles, ces prostituées de la Grand-Rue, qui font un métier d'amour, de chair et de désirs,
    après le séisme du 12 janvier ayant dévasté Haïti ?

    « Il est rare de rencontrer dans une première oeuvre une vigueur et un souffle qui annoncent la naissance d'un grand auteur. »
    Alain Mabanckou, Jeune Afrique

    « Il faut rendre grâce à Makenzy Orcel pour ce roman si dense, qui entrelace en peu de mots l'amour, la mort, le deuil, le désir, la misère, la maternité. »
    David Fontaine, Le Canard enchaîné

    « Ce roman est une véritable fulgurance. »
    Marianne Payot, L'Express

  • Résumé

    L'ancêtre parle, invoque terre, ciel, océan. De multiples voix résonnent; le poème se joue, tambour, espérance et acte de foi. Rien n'est trahison dans cette traversée. Tout porte vers l'incandescence, lumière de nos humanités.

    Extrait
    pour ma défense
    je dirai que je suis poète
    les mots m'ont précédé
    je n'ai pas tété ma mère
    je n'ai pas connu mon père
    j'habite loin de mon île
    mon ventre n'est pas mon ventre
    je n'étais pas convié à ma naissance

    L'auteur
    Poète, écrivain, essayiste, éditeur, né à Cavaillon (Haïti), Rodney Saint-Éloi est l'auteur d'une quinzaine de livres de poésie, dont Je suis la fille du baobab brûlé (2015, finaliste au prix des Libraires, finaliste au Prix du Gouverneur général), Jacques Roche, je t'écris cette lettre (2013, finaliste au Prix du Gouverneur général). Il est l'auteur de l'essai Passion Haïti (Septentrion, 2016). Le prestigieux prix Charles-Biddle lui a été décerné en 2012. Il a été reçu en 2015 à l'Académie des lettres du Québec et en 2019 à l'Ordre des arts et des lettres du Québec. Il dirige la maison d'édition Mémoire d'encrier qu'il a fondée en 2003 à Montréal.

  • Résumé
    Au bout du voyage, il y a l'Autre, quelques décalages à rattraper, des contraires à dénouer. Enivrée par une urgence tranquille, Mylène Bouchard fait l'éloge de la légèreté, de la solitude et de l'amour. La poésie mesure l'écart entre les êtres qui s'éloignent ou se rapprochent, se manquent ou se rencontrent.

    Extrait
    Comme des enfants
    Ils ont joué dans les rideaux
    Il n'y avait plus qu'eux
    Et leur théâtre muet

    Point de vue de l'auteure
    Pour l'auteure Mylène Bouchard
    Je suis une femme aujourd'hui, je me bats ; je suis écrivaine, éditrice et féministe. Il faut aimer les femmes, les aimer plus fort, toujours davantage. Le monde est violent pour les femmes. Encore.
    Je suis une intellectuelle. Écrire me demande énormément de réflexion. Je suis une créatrice d'aujourd'hui et de demain, je cherche les questions d'aujourd'hui et de demain. Je veux créer une profondeur de champ. Seules les questions importent.
    J'écris pour pacifier le monde, pour abolir la violence.
    J'écris parce que je ne peux tolérer la violence.


    L'auteure
    Née en 1978 au Lac-Saint-Jean, Mylène Bouchard est écrivaine et éditrice. Ses écrits se consacrent à une réflexion sur les amours bonnes, remettent en question les modèles de pensée dominante, proposent de voir plus loin, invitent à affronter le monde, réinventent le risque et l'aventure de la vie. Elle a publié à la Peuplade les romans Ma guerre sera avec toi (2006) et La garçonnière (2009 ; 2013), le recueil de fictions Ciel mon mari (2013), ainsi que l'essai Faire l'amour : Shakespeare, Tolstoï et Kundera (Nota Bene, 2014). Son plus récent roman L'imparfaite amitié (La Peuplade, 2017), présente une vision plurielle des relations humaines, sise entre le désir et la consommation, l'intimité et la résistance. Elle a été finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général et a reçu le prix Joseph-S.-Stauffer.

  • Felwine Sarr propose une nouvelle manière d'Habiter notre monde en le fondant sur la production de relations de qualité, c'est ça le vrai progrès, vers un progrès de notre humanisation. Ceci amènera à renouveler tous les imaginaires de la relation (politique, économique, épistémologique). Cela permettra de parler de l'imaginaire comme d'une catégorie centrale du renouveau de la culture. Ce livre évoque des catégories conceptuelles, des relations internationales, de la démocratie... Montrer comment nous devrions Habiter ce monde que nous avons en partage et comment travailler à une montée en humanité.

  • Le grand récit décolonial de la résurgence autochtone

    Résumé
    L'écrivaine et militante autochtone Leanne Betasamosake Simpson explore l'existence actuelle des peuples et collectivités autochtones, en particulier celle de sa propre nation nishnaabeg. Ses personnages s'efforcent de réconcilier leur désir de vivre une vie pleine de tendresse avec le combat qu'ils livrent quotidiennement pour survivre aux injustices passées et présentes causées par le racisme et le colonialisme.

    Note des traductrices
    « la cartographie est à la base un projet colonial visant à dominer et à gouverner un territoire en y traçant des divisions. le titre de cette traduction doit donc être compris comme une métaphore. nous voyons ce recueil comme une anticartographie, comme une contre-cartographie qui va à l'encontre des cartes officielles et dominantes et qui relie plutôt les expériences se produisant à
    l'extérieur de l'espace-temps colonial. dans cette mer coloniale qu'est le canada, l'auteure trouve refuge sur des îles, où l'amour et l'intimité ne sont pas dictées
    par le pouvoir colonial. elle trace ainsi un archipel de liens et de solidarités qui permettent de penser la vie et l'avenir à l'extérieur des structures opprimantes du colonialisme, du racisme et du sexisme. »
    Natasha Kanapé Fontaine et Arianne Des Rochers

    Échos de presse
    « Cartographie de l'amour décolonial est le livre que j'ai cherché toute ma vie - le genre de livre qui fait de nous de meilleurs écrivains, de meilleurs lecteurs, et de meilleurs citoyens. Ce livre va réveiller ce qu'il y a de brillant dans tous ceux et celles qui le liront. »
    Lee Maracle

    « Leanne Simpson est l'une des voix les plus articulées et les plus engagées de sa génération. »
    Thomas King

    « Combien de vies avez-vous vécues, Leanne Simpson, pour créer ce recueil incroyable ? Un véritable tour de force. Une prose stupéfiante. »
    Richard Van Camp

    L'auteure
    Écrivaine, professeure, et musicienne, membre de la communauté Michi Saagiig
    Nishnaabeg, Leanne Betasamosake Simpson est l'une des figures de proue du mouvement de la résurgence autochtone au Canada.

    Traduit de l'anglais par Arianne Des Rochers et Natasha Kanapé Fontaine.

  • Résumé
    Ben Aïcha, célèbre corsaire marocain du XVIIe siècle, parti de rien, devient amiral, puis ambassadeur. Le 13 février 1699, il rencontre Marie-Anne de Bourbon, Princesse de Conti, fille du roi Louis XIV, lors d'une somptueuse fête à Versailles. L'histoire n'a rien retenu de la passion qu'ils ont vécue. Fable d'amour et de liberté, le roman révèle les tumultes d'une relation scellée par l'impossible.

    Extrait
    Ben Aïcha s'inclina, lui baisa la main.
    - Parlez-moi de votre nation, je brûle de la connaître, le roi, mon père, le sait...
    Le coeur de Ben Aïcha se mit à battre comme s'il allait rompre. Il s'efforça de masquer son trouble et parla longuement de son pays. Elle était radieuse. Il sentait le velours bleu vert de ses yeux posé sur son âme. Elle sourit. Elle devait prendre congé.
    Il se pencha plus avant. Effleura, de ses lèvres, l'ineffable blancheur de sa main. Elle s'éloigna. Il n'était plus apte à fixer son esprit sur rien. Il était comme enveloppé dans l'immatériel satin d'un songe.

    Pour l'auteur Kebir Ammi
    « C'est un roman à la croisée des chemins, un roman métis, un roman sur la liberté d'être d'ici et d'ailleurs, une réécriture d'un passé non assumé souvent. Je voulais que la beauté et la fragilité de la poésie croisent la vérité du roman et s'en emparent. Je voulais que ce roman soit comme une ode à l'amour. »

    Ce que la presse en dit
    Par-delà le thème central de la passion amoureuse, le roman d'Ammi est une libre reconstitution du bouillonnement culturel de l'époque. Au détour des pages, on commente les pièces de Molière, de Corneille et de John Ford, on discute de la renommée de l'oeuvre de l'académicien Fontenelle, on croise Hélène Fourment, épouse et modèle de Rubens, on suit les pas de la danseuse de ballet Françoise Prévost, on écoute les compositions de François Couperin et de Jean-Baptiste Morin, on célèbre les écrits subversifs de Marie-Catherine d'Aulnoy et on entraperçoit même Boileau et Saint-Simon. [...] À vrai dire, Ben Aïcha est aussi bien une ode à l'amour impossible qu'un éloge du pouvoir des mots contre l'intolérance et l'obscurantisme. Par-delà le destin d'un homme ébranlé par une passion fougueuse, le roman interroge les frontières entre Orient et Occident, entre nord et sud de la Méditerranée, entre identité et altérité, entre le destin de ces personnages historiques oubliés ou négligés, et le tourbillon de la grande Histoire, écrasant de son ombre dominante leurs expériences, leurs passions et leurs frustrations. Il y a dans Ben Aïcha une tentative originale de sculpter le corps de la fiction, avec sa part d'incertitudes et d'ambivalences, dans le marbre dur de l'histoire.
    Khalid Lyamlahy, Zone critique

    L'auteur
    Kebir Ammi est né à Taza, au Maroc. Essayiste, dramaturge et romancier, il vit en France depuis plus de trente ans. Il est l'auteur d'une oeuvre ouverte sur l'altérité, la diversité et la beauté du monde. Ses romans sont parus chez Gallimard et Mercure de France. Ben Aïcha est son premier titre publié chez Mémoire d'encrier.

  • Avec Joséphine Bacon commence une nouvelle histoire de la poésie québécoise.

    Prix des libraires 2019
    Finaliste au Indigenous Voices Award 2019

    Uiesh - Quelque part est un recueil bilingue français-innu aimum.

    Quelque part, une aînée avance. Elle porte en elle Nutshimit, Terre des ancêtres. Une mémoire vive nomadise, épiant la ville, ce lieu indéfini. La parole agrandit le cercle de l'humanité. Joséphine Bacon fixe l'horizon, conte les silences et l'immensité du territoire.

    Extrait de la préface:
    Pour l'auteure
    J'appartiens à la race des aînés. Je veux être poète de tradition orale, parler comme les Anciens, les vrais nomades. Je n'ai pas marché Nutshimit, la terre.
    Ils me l'ont racontée. J'ai écouté mes origines. Ils m'ont baptisée d'eau, de lac pur. [...] Je me sens héritière de leurs paroles, de leurs récits, de leur nomadisme. Comme eux, j'ai marché la toundra, j'ai honoré le caribou.

    Extrait:
    Je n'ai pas la démarche féline
    J'ai le dos des femmes ancêtres
    Les jambes arquées
    De celles qui ont portagé
    De celles qui accouchent
    En marchant

    Apu tapue utshimashkueupaniuian pemuteiani
    Anikashkau nishpishkun miam tshiashishkueu
    Nuatshikaten
    Miam ishkueu ka pakatat
    Miam ishkueu ka peshuat auassa pemuteti

    Notice bio:
    Née en 1947, Joséphine Bacon est amérindienne, innue de Betsiamites. Poète et réalisatrice, elle vit à Montréal. Elle est l'auteure d'une oeuvre poétique d'une grande puissance saluée dans le monde entier.

    Joséphine Bacon a publié chez Mémoire d'encrier son premier recueil Bâtons à message/Tshissinuatshitakana (2009) et a reçu le Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal en 2010 pour son poème « Dessine-moi l'arbre ». Toujours chez Mémoire d'encrier, elle a publié en collaboration avec José Acquelin Nous sommes tous des sauvages (2011) et Un thé dans la toundra/Nipishapui nete mushuat (2003), qui a été finaliste au Prix du Gouverneur général et au Grand Prix du livre de Montréal.

  • Résumé
    La ballade de Leïla Khane est un grand poème ou peut-être un étrange bateau. Leïla nomme l'absence. Cette légende fait de l'amour une île qui évite aux amants la mort et la folie. C'est encore Leïla qui dit l'exil, les ports, les déserts, les océans et les villes.

    Extrait
    Leïla dit que certains jours nos îles meurent
    l'après-midi au bord de l'océan
    Leïla dit que depuis qu'elle m'a aimé
    sa soif est une soif d'îles qui nagent vers les continents
    Leïla dit que longtemps elle a cru ne jamais mériter
    même la caresse d'un grain de sable
    cherchant du bout des doigts l'amour sur son visage

    Point de vue de l'auteur
    La ballade de Leïla Khane est une variation autour du mythe de Laylâ et Majnoun. Le personnage de Laylâ, comme figure de l'amour impossible, a inspiré des artistes aussi divers que les poètes Nizami, Djami, Aragon ou encore le musicien Eric Clapton. Ici, le mythe est réinterprété dans le cadre de l'imaginaire littéraire des îles d'Amérique, à travers l'écho qui relie Carthagène des Indes en Colombie à l'ancienne Carthage, l'antique ville où saint Augustin entrevit que la grâce est l'autre nom de l'amour.

    L'auteur
    Romancier, essayiste et dramaturge, Alfred Alexandre vit à Fort-de-France. La ballade de Leïla Khane est son premier recueil de poésie. Il a publié chez Mémoire d'encrier Aimé Césaire, La part intime (2014) et Le bar des Amériques (2016).

  • Finaliste Prix des libraires 2019

    Voix de femmes coulées debout dans les fleuves. La grand-mère, la mère et la fille reconquièrent leur corps, leur pouvoir et leur destin. Elles se racontent, se confient aux ancêtres. Elles naissent et renaissent, convoquent le soleil de la justice pour que commence une ère nouvelle. Le poème, souverain, refait l'Histoire, remplit les vides, frappe aux portes de la vérité.

  • La poésie ne se vend pas, elle ne s'achète pas non plus.
    Mais elle n'est pas gratuite vous savez, le poète la paye au prix fort, de sa vie, sa
    voix, sa solitude et son encre de sang.
    J'ai toujours entendu l'appel d'air/ère libre des poèmes qui m'ancrent en moi-même,
    me fondent et font de moi ce que je suis, un marcheur et un chercheur d'art.
    La poésie est une fièvre salutaire, ma chance, mon bonheur et mon risque.
    Ma poésie est née là-bas à Douala, pas si loin.
    Là-bas, au Sud.
    Au Sud, de mon coeur.

  • Prix de la diversité Métropolis Bleu / Conseil des Arts de Montréal

    Un roman palestinien

    Avec Je suis Ariel Sharon, troisième roman d'un triptyque, l'auteure poursuit l'exploration des vies intimes des hommes, femmes et enfants pris dans la toile sanglante du conflit israélo-palestinien.

    Résumé
    Tel Aviv, 4 janvier 2006. Le premier ministre Ariel Sharon sombre dans le coma. Il demeure inconscient huit ans jusqu'à sa mort en 2014. Que se passe-t-il dans la tête de Sharon ? Le roman donne corps et voix à un choeur de femmes, Véra, Gali, Lily, Rita, qui le mettent face à ses horreurs et à son humanité. Elles le guident vers la lumière quand les ombres de la mort l'assaillent.
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    Extrait
    « M'en voudraient-elles si j'enlevais à chaque lettre de ton nom sa noirceur ? À chaque date de ton histoire, sa violence ? Si je t'enlevais la mort et te prêtais la vie ? M'en voudraient-elles si je me glissais là où elles t'ont vu nu ? Si je te débarrassais de toutes ces couches. Ta peau de guerrier, ton masque de politicien ? Ne reste que toi face à moi ? Que tu sois personne ? Que je sois
    personne ? Soyons personne. Soyons ensemble sans visage. Perdons-nous dans ce long sommeil. Dévoilons tous nos visages. Pose-moi la question : quel est ton nom ? Je nommerai toutes les femmes.
    Pose-toi la question : qui suis-je ? Toutes les femmes te répondraient. Leur voix
    est ma voix. »

    Pour l'auteure Yara El-Ghadban
    Les principaux récits autour de Sharon sont des récits fondamentalement
    politiques, militaires, masculins... Moi personnellement, je voulais, sans
    justifier et sans pardonner, tout simplement écrire la part humaine, la part
    féminine. Les premières choses qu'on élimine dans les guerres et les situations
    d'oppression sont l'humanité, l'intimité, la féminité... Aussi, moi-même je
    voulais comprendre. J'ai écrit ce roman pour moi, pour la femme palestinienne
    que je suis et qui est toujours perplexe face à la violence dont sont capables les
    humains...

    L'auteure
    Romancière et anthropologue palestinienne, Yara El-Ghadban vit et écrit à Montréal. Elle a publié les romans L'ombre de l'olivier (Mémoire d'encrier, 2011) et Le parfum de Nour (Mémoire d'encrier, 2015). Je suis Ariel Sharon est son troisième roman.

  • Masi

    Gary Victor

    On chuchote que, grâce à La flûte enchantée de Mozart, le citoyen Dieuseul Lapénuri est nommé ministre aux Valeurs morales et citoyennes, avec le mandat d'arrêter la dégradation des moeurs et l'abomination qui gangrènent la République. L'île sombre dans la luxure. Le président se croise les bras et s'amuse à jouir, en criant Whitman, Rimbaud et Baudelaire. Entretemps, la première édition du festival gay et lesbien Festi Masi est annoncée. Les autorités s'y opposent de toutes leurs forces. Le festival, devenu affaire d'État, prend des proportions inimaginables. Cette ruée vers la vertu, on le sait bien, n'est que chimères et effronteries. Un roman qui nous propulse dans les bas-fonds de l'âme humaine.

  • Esclavage. Racisme. Ségrégation. Appauvrissement, peur et haine des NoirEs. Une histoire du Canada. Un livre à lire absolument.

    Présentation
    La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s'en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental si richement documenté est précieux, il nous tire de l'oubli
    et du silence. Que savons-nous de l'esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu... Parce que l'État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe.

    L'édition originale anglaise de NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d'État au Canada (Policing Black Lives : State Violence in Canada from Slavery to the Present, Fernwood 2017) a été nommée parmi l'un des « cent meilleurs titres de 2017 » par le Hill Times, et est en nomination pour le Atlantic Book Award.

    Échos de presse
    « Robyn Maynard remet en question les discours dominants sur le multiculturalisme et l'inclusion au Canada en exposant l'ancrage complexe des structures du racisme et des idéologies du genre dans l'histoire
    esclavagiste et coloniale. NoirEs sous surveillance ne devrait pas être lu seulement par celles et ceux qui s'intéressent aux histoires canadiennes et aux mouvements de justice sociale ; il s'adresse à toute personne interpellée par le potentiel abolitionniste et révolutionnaire du mouvement Black Lives Matter. »
    Angela Davis

    « Lecture franche et incisive du racisme au Canada qui profiterait à tous les Canadiens, qu'ils soient noirs, blancs, autochtones ou autres. » Winnipeg Free Press

    L'auteure
    Auteure, militante féministe, activiste noire, Robyn Maynard est l'une des voix les plus écoutées sur les enjeux de la race, du genre et de la discrimination au Canada.

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