• Les aveux

    Saint Augustin

    'Ne laisse pas ma part obscure me parler. Je me suis dispersé là-bas. Je suis obscur. Mais là, même là, je t'ai aimé à la folie. Je me suis perdu et je me suis souvenu de toi...
    Maintenant je reviens vers ta source. En feu. Le souffle coupé. Personne pour m'en empêcher. Je vais la boire. Je vais en vivre. Je ne suis pas ma vie. Je vis mal de moi. J'ai été ma mort.' Livre XII, 10 'Interpellations, confidences, exhortations, aveux, micro narrations, souvenirs, hymnes, fictions, louanges, analyses exploratoires, déplorations, cris, anathèmes, psaumes, discours, chants...
    J'ai voulu, par une nouvelle traduction intégrale du texte d'Augustin, rendre justrice à cette véritable odyssée personnelle, à ce voyage intime dans le temps, la mémoire de soi et l'écriture. Augustin révolutionne ainsi la confession antique, détourne la littérature classique, et fait exploser les cadres anciens à l'intérieur desquels nous avons l'habitude de nous réfugier et de penser notre vie.' Frédéric Boyer.

  • Le jeune capitaine britannique Tom Barnes est envoyé en mission dans une zone de conflit. Au retour d'une patrouille nocturne, il marche sur un engin explosif improvisé et est immédiatement rapatrié en Angleterre. Débute alors un autre combat tant psychologique que physique durant lequel le héros va parvenir à surmonter « ce à quoi l'on ne pouvait survivre » grâce à l'aide non seulement des médecins, mais aussi de sa famille ainsi que de l'être aimé.
    Raconté tour à tour par quarante-cinq objets - garrot, sac à main, gilet pare-balles, verre de bière, prothèse, miroir, sac d'engrais, vélo, pile électrique, basket blanche... - conçus pour assister, observer ou nuire, ce récit est un tour de force qui nous fait découvrir de manière inédite le destin et les pensées profondes des acteurs du conflit et de leurs proches, qu'ils soient patriotes ou fanatiques, cyniques ou manipulés, bienveillants ou éblouis par l'idéalisme de la jeunesse. Chronique singulière et néanmoins réaliste, Anatomie d'un soldat est en outre un témoignage saisissant et chargé d'émotion : celui de la reconquête de soi-même, de cette dignité et de cette force qui sont le propre de l'Humain.

  • L´Apocalypse n´est pas un événement visible, parce qu´elle frappe individuellement. Ainsi, la narratrice se plie à l´ordre de l´Ange annonciateur : Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite. Elle s´attelle au récit d´une certaine Fin des Temps, celle des valeurs patriarcales et normées, incarnées par le couple hétérosexuel. Modifier le réel est l´unique solution, mais l´usage de la fiction se complique lorsqu´il engendre le suicide au sein de son propre lectorat.
    Par-delà son exercice de déconstruction, ce livre est un roman d´amour. Chloé, Igor, la Clef, une femme un homme une femme, quelques possibilités. Tenter des formes de vie alternatives, c´est toujours se heurter à une remise en cause de son identité. Au lecteur de choisir, et peut-être d´inventer ce qui doit arriver ensuite. À l´héroïne, comme à lui-même. Le hasard n´existe pas, alors autant s´organiser.

  • « J'étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J'ai trouvé un ultime sursaut d'énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j'ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n'était plus amoureuse de moi. »

    Si l'amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l'impossible désintoxication, le roman du chagrin d'amour.

  • Ouvrir son coeur

    Alexie Morin

    Ce livre s'appelle Ouvrir son coeur. Le sujet de ce livre, c'est la honte. Ce livre raconte ma vie, des morceaux de ma vie. Il raconte la solitude d'une enfant, l'école peuplée de camarades qui savaient, eux, comment être des enfants, comment être un groupe, alors que je ne savais pas. Il raconte l'histoire de mon oeil. Il raconte les chirurgies, la peur, et l'amitié fusionnelle et jalouse avec une petite fille lumineuse, que la mort guettait. Il raconte une adolescence atrabilaire et secrète. Il raconte une petite ville industrielle, son usine immense et inhumaine, aux allures de vaisseau générationnel, et l'été de terreur et d'hébétude que j'y ai vécu, avant ma fuite à Montréal, qui n'arrangera rien. En racontant, j'essaie de comprendre comment les souvenirs deviennent des souvenirs, les personnes des personnes, les livres des livres. L'instant présent est inconnaissable et le passé est perdu. Les souvenirs, les livres, les personnes se construisent en se racontant. En se racontant, ils se transforment. Rien n'est jamais fixé. Au bout de cette histoire se trouve la mort. Ce livre s'appelle Ouvrir son coeur. Le sujet de ce livre, c'est la mort. - Alexie Morin

  • La vérité

    Neil Strauss

    Est-il naturel d'être fidèle à la même personne toute sa vie ? Les alternatives à la monogamie mènent-elles à davantage de bonheur ? Peut-on empêcher la passion de s'user avec le temps ?
    D'orgies sous Viagra en cliniques pour dépendants sexuels, de laboratoires de pointe en harems des temps modernes, Neil Strauss va chercher des réponses...
    Ce qu'il croyait savoir sur l'amour, le sexe et lui-même en sera changé à jamais.

  • «En 2007, nous avions fait paraître aux Éditions Gallimard un ouvrage collectif intitulé Pour une littérature-monde, où nous rappelions que la littérature n'était pas compressible à l'intérieur de frontières. Ce livre, par son écho, a contribué à faire évoluer notre perception d'une littérature de langue française outrepassant les limites de l'Hexagone.
    Le débat continue, sous des déguisements parfois inattendus. En cette année où l'on veut célébrer le cinquantième anniversaire des indépendances africaines, voilà que le débat, en France, se replie frileusement sur les contours d'une "indentité nationale".
    Chaque être est un millefeuille, autrement dit un livre composite, qui ne peut se réduire à cette fiction identitaire nationale. "Je est un autre", lançait il y a longtemps un poète fameux. Et cela est encore plus vrai aujourd'hui, en une époque de fantastiques télescopages culturels, tandis que naît un monde nouveau où chacun, au carrefour d'identités multiples, se trouve mis en demeure d'inventer pour lui-même une "identité-monde". Les romanciers qui ont appris à composer avec toutes ces voix de l'intérieur, discordantes, foisonnantes, paralysantes, entraînantes, qui se moquent des langues et des frontières, ont évidemment leur mot - poétique - à dire.» Michel Le Bris et Jean Rouaud.

  • Après

    Nikki Gemmell

    LE CHOIX D'UNE MÈRE, LA DOULEUR D'UNE FILLE.

    « C'est votre mère. » Dès que la porte s'est refermée. J'ai su à ce moment-là qu'Elayn était morte. Comment elle s'y était prise et pourquoi.

  • Biographie de l'amoralité trace le parcours d'une sculptrice cloîtrée dans un atelier en compagnie de deux modèles. Animée par un désir d'absolu, elle puise dans des forces insoupçonnées pour façonner des statues qui parlent une langue d'éboulement. Au fil des poèmes, la performance devient une obsession. Pire, une condamnation à créer, coûte que coûte. À travers une incursion dans le monde de l'art, l'auteur propose une réflexion sur les conséquences d'une dévotion complète à la création. Ce livre joue avec les genres et se présente à la fois comme un traité de sculpture, une ode au hip-hop, un magazine de mode et un essai sur la morale.

  • Prague

    Maude Veilleux

    « Le livre avait beau parler du couple ouvert au début, ce n'était plus tout à fait le sujet. Le sujet, c'était je-ne-sais-plus-trop-quoi. Le sujet, c'était mon angoisse à ne plus aimer quelqu'un qui m'avait sauvé, qui avait tout pour me plaire, qui m'aimait, que j'aimais. Ne plus aimer quelqu'un que j'aimais et aimer un autre, un imparfait, un inconnu. Ne plus aimer l'homme que je voulais aimer pour toujours. J'hésite à l'écrire : ne plus aimer l'homme que j'avais voulu aimer pour toujours. »
    Maude Veilleux est née en Beauce en 1987. Elle a publié plusieurs fanzines ainsi que deux recueils de poésie : Les choses de l'amour à marde et Last call les murènes aux Éditions de l'Écrou. Le vertige des insectes, publié chez Hamac, est son premier roman et a fait partie de la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec. Elle vit et travaille à Montréal.

  • Profitant d'une année sabbatique à Paris, Anne Grimm se consacre tout entière à l'écriture de ses mémoires. Mère, soeur, amante, professeure, femme, elle livre sans pudeur mais toujours en nuances un parcours singulier qui se déploie sur trois continents et trois mariages. Femme de tête et de coeur, elle raconte avec lucidité ses passions amoureuses - qu'elle poursuit jusqu'à en perdre la tête - et sa naissance à l'écriture.

    OEuvre protéiforme, ce premier roman de Marguerite Andersen annonce, dès sa parution en 1982, la trajectoire exceptionnelle d'une grande écrivaine.

  • La Fin est l'histoire de William, un homme de 38 ans qui souffre.
    Un professeur.
    Alors il écrit.

    La fin est un premier roman dérangeant, vertigineux, un roman malade, un roman en deux faces qui, brouillant nos perceptions et nos certitudes, mise sur le ressenti du lecteur. Dans un style très assuré, le cocktail détonnant - et follement original - que l'auteur a préparé mélange le récit hilarant et dérangeant d'une sexualité crue, la novlangue d'un capitalisme managérial éco-socio-responsable, les références d'une adolescence nineties et d'une jeunesse qui résiste à se dissoudre ; l'itinéraire passera par la série Game Of Thrones, l'Islande, la Croatie, le groupe Oasis, Stanley Kubrick, David Bowie - entre autres - le tout hanté par une Éducation nationale aussi névrosée que les personnages qui peuplent cette quête d'un amour perdu ou (re) trouvé.

    L'auteur aurait pu en rester à la fin de la face A.
    Oui mais voilà.
    Il fallait écrire, encore et toujours.
    Sur la société, bien sûr.
    Sur la musique, le cinéma, comme autant de miroirs, le sien, les siens.
    Sur la série de son coeur, aussi.
    À la femme de notre coeur et qui, peut-être, serait celle qui nous sauverait.
    Sur la folie.
    Jusqu'à la fin.

  • La marge d'erreur Nouv.

    « Savoir finir en beaute? ? C'est tout un art. »

    Entre de?sinvolture et gra?ce de?chue, de?bandade et e?rotisme de?bride?, autofiction et fantaisie romanesque, La Marge d'erreur fait le portrait hilarant d'un de?pressif chronique plein de rage de vivre, pour les dernie?res semaines qu'il lui reste.

  • Depuis le village Osborne au centre-ville de Winnipeg, Jean Chicoine s'enfonce une fois de plus dans la forêt du langage. Comme dans son premier roman, les galaxies nos voisines, l'écriture constitue le véritable éros de ce roman qui puise son sujet dans la matière même de la langue. Dans cette nouvelle autofiction (« qu'écrire d'ôtre, en effet, sinon des visions définitives? »), le village Osborne devient le point névralgique d'une écriture qui explore la langue et le monde dans toutes ses dimensions, par laquelle l'auteur, grand voyageur du temps, accompagné de son Ange et béni du Grand Wazou, traverse sa jeunesse québécoise pour conjurer et retrouver Mistral, Uguay, Boisvert, Miron, Montaigne, Baudelaire, Rutebeuf, Villon, Gainsbourg et d'autres. Finaliste au Prix des lecteurs Radio-Canada pour son roman les galaxies nos voisines, Jean Chicoine, né à Montréal, vit dans le village Osborne à Winnipeg depuis 1990. L'Ange s'est envolée, les trois flos ont grandi et volent de leurs propres ailes. Il lui reste dans la réalité une quatrième flo, sa toute belle fashionista.

  • Alexandre Manez est devenu fonctionnaire européen par désinvolture. Parce qu'il voulait vexer son père. Vite s'éloigner de la maison familiale. Vite gagner beaucoup d'argent. Sans s'exposer ni rien risquer. Il est arrivé à Bruxelles le 9 novembre 1989, le jour de la chute du mur de Berlin. Ce n'est pas la vie dont il rêvait. Mais toutes les autres vies qui s'offraient, il les jugeait pauvres et minables. Jusqu'à l'arrivée de ce qu'il nomme le néant. Quand il a pris conscience de sa servilité à son emploi, à la femme aimée. Il s'est dévoilé dans un carnet retrouvé par hasard. Un texte amer, violent. Cynique. C'est l'anti-héros par excellence. Sa lucidité est impitoyable, mais sa franchise émouvante. On ne connaît pas la part du vrai dans cette histoire. Peu importe. Alexandre Manez incarne toute la complexité d'un homme contemporain : englué corps et âme dans les naufrages de la passion et les mirages d'une société consumériste.

  • « Les livres ont donc constitué très tôt le territoire de mon imaginaire, de ma projection dans des histoires et des mondes que je ne connaissais pas. Plus tard, j'y ai trouvé le mode d'emploi de la vie, un mode d'emploi auquel j'accordais beaucoup plus de confiance qu'au discours scolaire ou au discours de mes parents. J'étais encline à penser que la réalité et la vérité se trouvaient dans les livres, dans la littérature. » A.E. (Retour à Yvetot, éditions du Mauconduit, 2013)

    Son enfance, sa mémoire, sont la matière même de ses livres. Pourtant, c'est seulement en 2012 qu'Annie Ernaux retourne à Yvetot sur invitation de la ville de Normandie qui l'a vue grandir. Elle vient y donner une conférence sur son travail qui y est intimement lié. Ce retour en tant qu'écrivaine est un véritable événement littéraire et c'est cet événement qui est retranscrit ici. À la suite de ce texte lu par Dominique Blanc, Annie Ernaux se remémore, dans un entretien inédit, des moments de son enfance et de sa jeunesse à Yvetot à travers des photographies qu'elle a choisi de commenter.

  • À partir du moment où Rose tombe dans l'anorexie, le petit monde d'Ellie s'effondre. Leur amour fusionnel, fragilisé par maintes épreuves successives, résistera coûte que coûte pour se révéler dans toute sa splendeur.

    La nuit s'éveille et tout s'éclaire retrace la relation sublime et tumultueuse de ces deux soeurs, au fil d'une longue nuit agitée. Une nuit où Ellie se raconte, à travers ses rêves et ses souvenirs, pour parvenir à faire la paix avec son passé et reprendre sa vie en main.

    L'histoire d'Ellie et Rose porte en elle un puissant message d'espoir. Il y est à la fois question de bonheurs et de drames, de courage et de peur, de compassion et de colère, de désirs et d'angoisses, de fleuves tranquilles et déchaînés, de rires en cascade et de torrents de larmes.

    Ce roman, écrit en hommage à ma soeur décédée, offre un témoignage singulier sur les ravages causés par la maladie au sein des fratries et les difficultés à se construire qui en découlent, tout en explorant les problématiques du deuil et de la résilience. Il est dédié à tous ces invisibles qui grandissent dans l'ombre d'une soeur ou d'un frère malade, et dont l'histoire est souvent reléguée au second plan.

  • Autoportrait ou autofiction, la mise en scène de soi touche tous les arts et en déjoue les frontières. Bien que ce genre à part, souvent reçu avec un soupçon de mépris, précède l'ère numérique, existe-t-il un lien inédit entre processus de création et culture web ? Les réseaux sociaux ont-ils fait basculer la fiction dans le réel ? Le dossier #selfies du numéro estival de la revue JEU propose de mettre à jour notre regard sur le phénomène en accueillant un échantillon de je, joueurs et joueuses qui taquinent la frontière du vrai et du faux. Des moi multiples aux voix dissonantes, car #selfies est pluriel, sans majuscules, rhizomatique. À l'époque de la connectivité, la subjectivité se veut virale, son éclairage se fait politique. (source : JEU, revue de théâtre)

  • Y avait-il des limites si oui je les ai franchies mais c'était par amour ok Nouv.

    La vie de Michelle s'amorce dès la jeune enfance par des abus inqualifiables qui la hanteront encore à l'âge adulte.

    La narratrice est atteinte d'un trouble de personnalité limite qui fausse la frontière entre ses comportements excessifs et une hypersensibilité qui révèle une femme furieusement attachée à l'envie d'aimer et d'être aimée. C'est là son seul souhait, et le plus grand défi de sa vie.

    Le premier livre de Michelle Lapierre dérange par sa franchise désarmante. Rare incursion dans la psyché borderline, Y avait-il des limites... est un kaléidoscope de scènes à la limite du supportable et de réflexions lumineuses sur la maladie mentale, la famille, les relations amoureuses, narrées par une écriture d'une beauté à couper le souffle.

  • Après le monstre

    Laurent Pinori

    Une oeuvre qui expose des difficultés existentielles sans entrer, à un moment donné, au coeur de la dépression de son auteur serait un peu comme une histoire d'amour sans les scènes de sexe : un objet littéraire désuet. Alors il fallait bien que tu le fasses, ce livre, un jour ou l'autre. Avant de l'écrire, tu as attendu d'avoir la certitude que le rapport au monde qui est devenu le tien quelques années après l'attaque du monstre était un état stable et durable. C'est l'état où tu es remonté après avoir touché le fond. Bien plus près du fond que de la surface mais vivant.

  • Ce livre témoigne des pratiques originales développées en sciences humaines et sociales autour des histoires de vie. Allant de la parole sur soi à celle sur le social, de l´écriture personnelle à celle de pratiques professionnelles, les textes colligés rendent compte des possibilités de la démarche autobiographique.

  • Lors d'un voyage à l'étranger, Alain Beaulieu reçoit un courriel d'une lectrice qui lui demande son aide pour raconter sa propre histoire. Une première pour l'auteur, qui, dans les mois qui suivront, plongera à pieds joints dans les méandres de cette vie qui n'est pas la sienne.

    ||| Résumé :
    Ce que vous lirez dans les pages de ce livre est le résultat d'une rencontre insolite. Celle d'une jeune femme, Nadine Pilon, et de l'auteur, à qui elle racontera la suite des évènements qui sont venus bouleverser sa vie. Cela nous vaut un roman surprenant, aux voix entrecroisées, une autofiction dans laquelle l'auteur jongle avec le réel pour rendre compte de la vie peu banale de cette femme à qui on n'avait jamais dit qu'on peut mourir deux fois. Cette improbable collaboration nous invite, en filigrane, à préciser le regard que nous posons sur l'essentiel : l'amour, la famille, la mort et la maladie, notre rapport aux autres et ce que nous leur léguerons avant de nous éclipser pour de bon.

    ||| L'auteur :
    Alain Beaulieu a remporté à deux reprises le prix de création littéraire Bibliothèque de Québec - Salon international du livre de Québec et son roman Le postier Passila (Actes Sud, 2010) a été sélectionné pour un Prix du Gouverneur général du Canada. Son dernier roman, intitulé L'interrogatoire de Salim Belfakir (Druide, 2016), lui a valu une nomination pour le prix France-Québec 2017.

  • Le grand livre, il y a 40 ans, c'était l'amitié partagée entre Gaston Tremblay et le regretté André Paiement, une amitié consignée dans un cahier personnel nourri par les deux. «Le grand livre», en 2012, c'est une autofiction qui raconte un moment déterminant dans la vie de deux jeunes adolescents, à une époque charnière - la fin des années soixante - dans l'histoire du Nouvel-Ontario. Albert et Paul-André ont grandi à un coin de rue l'un de l'autre, dans le petit village de Sturgeon Falls. Si leur première rencontre remonte à la tendre enfance, alors qu'ils jouaient dans le carré de sable, leur amitié s'est véritablement déployée à l'hiver 1967, alors qu'ils se sont accompagnés au moment du délicat passage à l'âge adulte.

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