• Football factory

    John King

    Un classique enfin réédité
    « Le meilleur livre jamais écrit sur le foot et la classe ouvrière anglaise. » IRVINE WELSH
    « Un récit aussi brutal qu'un shoot de Doc Martens en plein tronche. » Sud Ouest
    « Loin des caricatures, l'écrivain évoque des gens ordinaires, héritiers des cultures populaires anglaises imprégnées de foot, de musiques et de modes vestimentaires. » Le Monde
    « Un must pour tous ceux qui croient en l'existence, en la possibilité, d'une société sans
    classe. » Sunday Tribune
    « Un roman puissant, réaliste et brut qui saisit une culture rejetée mais indispensable. » Glasgow Herald
    « D'une précision rare, il n'y a sans doute pas de meilleures pages écrites sur les hooligans
    que ce récit d'un voyage en car à Newcastle. » Libération

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Dans l'histoire du travail, les femmes ont joué un rôle méconnu, voire ignoré, par la plupart des historiens et sociologues. Quelques historiennes, au cours des dernières décennies se sont employées à pallier ce manque. Se nourrissant de leurs travaux, Rolande Pinard propose ici une analyse sociohistorique de l'activisme des travailleuses ayant contribué, dans le mouvement ouvrier, à élaborer le sens social-politique du travail. Richement documentée, cette recherche soutient que, de leur solidarité initiale avec les travailleurs, les travailleuses ont progressivement été marginalisées dans les formes de syndicalisme qui ont suivi. En bout de ligne, l'émancipation par le travail a quasi exclusivement été le lot des hommes, qui ont bénéficié des institutions (comme le syndicalisme) construites par les luttes ouvrières, sociales et politiques des salarié.e.s.

    Soulignant l'aspect pluridimensionnel de la formation de la classe ouvrière, Rolande Pinard rappelle que comprendre le travail d'un point de vue critique implique de tenir compte de ses différents agents à travers les périodes historiques de transformation du capitalisme.

  • Cinquième génération d'agriculteurs des grandes plaines du Kansas côté paternel, et énième génération de mères-adolescentes côté maternel, la journaliste Sarah Smarsh fait le récit de son enfance passée, pendant les années 1980 et 1990, dans une ferme à des dizaines de kilomètres de la ville la plus proche, Wichita. Par la description méticuleuse de sa vie quotidienne, les portraits qu'elle brosse des membres de sa famille et la manière dont elle envisage plus généralement la situation de son pays, l'auteur livre un regard d'une lucidité rare sur la vie des travailleurs pauvres de cette Amérique, ce coeur du pays fait de plaines infinies que les Américains appellent Heartland.
    Avec clarté, précision, compassion, Sarah Smarsh nous emmène au plus près de la classe ouvrière pauvre, une classe constituée d'hommes et de femmes que l'Amérique a appris à considérer comme valant moins parce que gagnant moins, une classe à laquelle son pays a inculqué la honte d'elle-même.

  • En 1854, Victor Hugo est en guerre contre Napoléon III et dialogue avec l'esprit de Shakespeare. Pendant ce temps, dans le nord-est de l'Amérique, des millions d'ouvrières et d'ouvriers travaillent dans l'anonymat des usines. En 1914, à New York, Marcel Duchamp propose un urinoir en guise d'oeuvre d'art. À la même époque, au Monument national de Sherbrooke, on assiste à des conférences sur l'hygiène domestique.

    Pourquoi nos destins sont-ils si différents, qu'est-ce qui fait que nos vies sont si riches ou si pauvres ?

    Dans le Sherbrooke actuel, Paul est perdu. Sa mère décline, et ceux qui en ont la garde ne pensent qu'à l'attacher. Sa fille, Ophélie, est obsédée par Dying Lucy, un site internet qui montre une enfant malade maintenue dans des conditions sordides. Et puis il y a Sarah, son ex, qui lui reproche son manque d'envergure et rêve de changer de vie.

    Que doit-il faire de son temps, à quoi son existence peut-elle servir, à quoi devrait-il s'intéresser ?

    Le caprice d'un inconnu, venu d'Europe, semble la seule aventure possible.

  • Le 17 mars 1979, Radio Lorraine coeur d'acier, « radio de lutte » de la CGT, émet pour la première fois, au vu et au su de tous mais en totale illégalité, depuis l'ancien hôtel de ville de Longwy, à l'aide d'une antenne fixée sur le toit de l'église. Au plus fort des mobilisations contre le démantèlement de la sidérurgie, s'y retrouvent syndicalistes, ouvriers, femmes de sidérurgistes, commerçants, immigrés, enseignants, journalistes et artistes venus de Paris. Jusqu'à ce que la CGT mette un terme brutal à l'aventure, quinze mois plus tard.En s'ouvrant à la société locale, à ses valeurs, ses doutes, ses tensions et ses contradictions, la radio déborde largement du cadre de références cégétistes que le syndicat souhaite diffuser. Elle saisit sur le vif l'ordinaire des rapports sociaux et des modes de domination, qu'ils soient culturels, de genre ou de nationalité.Témoignage rarissime d'une parole chichement consignée par l'histoire, ce livre singulier puise au fonds volumineux, et inexploité à ce jour, des émissions de « LCA ». Il fait revivre un temps fort de ce territoire ouvrier, un temps où se jouent des formes d'émancipation individuelle et collective, alors que brûlent les derniers feux des années 68.

  • Novembre1869, dans le village de Messimy, au coeur des monts du Lyonnais. Aiglantine et sa mère, Amélie, travaillent à domicile comme tisserandes de velours de soie. Pour s'assurer un salaire convenable, les canuses doivent se tenir à la tâche pendant de longues journées. Quand Amélie est retrouvée étranglée devant son métier à tisser, la consternation est générale : pourquoi avoir tué cette femme qui ne quittait jamais sa maison-atelieret à laquelle on ne connaissait aucun
    ennemi ?
    Le passé de la victime recèle pourtant bien des mystères. Et plus encore celui d'Aiglantine, revenue d'un séjour à Lyon quelques années auparavant avec suffisamment d'argent pour acheter la maison familiale et faire fabriquer son propre métier à tisser. Une tentative de meurtre sur l'héritier d'un important soyeux de la Croix-Rousse permettra de dénouer les fils d'un incroyable secret...
    Avec Le Secret d'Aiglantine, son sixième roman, Nicole Provence nous entraîne dans le monde pittoresque de la soie lyonnaise, pour un suspense haletant, à la poursuite d'un assassin machiavélique...
     

  • Mammouth

    Antonio Pennacchi

    Bleu de travail et bleus à l'âme. Tels sont les signes distinctifs de Benassa, le coriace leader syndical de l'usine de câbles Supercavi. Depuis vingt ans, dans chaque manif, chaque grève, les ouvriers ont scandé avec lui : « Un pour tous, tous pour un ! » Mais en Italie comme ailleurs, la loi du marché torpille peu à peu l'unité syndicale et les idéaux révolutionnaires. Le drapeau rouge est en berne et Benassa broie du noir. Ça tombe bien : les patrons aussi en ont assez de cet énergumène et ont décidé de lui faire une offre qui ne se refuse pas...
    Entremêlant le récit des quelques jours qui précèdent sa décision, faits d'armes du syndicat et portraits savoureux des ouvriers de Supercavi, ce roman d'Antonio Pennacchi compose une peinture drôle et fraternelle de la classe ouvrière.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • Edgar et Lucy

    Victor Lodato

    Edgar a huit ans, et la peau si blanche qu'elle en est presque translucide. Ultra-sensible et délicat, il vit entre une jeune mère irresponsable, Lucy, et une grand-mère aimante mais rongée par la mort de son fils. C'est sur ce lien fragile qui unit les deux femmes que l'enfant avance comme un funambule dans une existence ponctuée par les rituels et les histoires qu'il s'invente. Mais un jour, le lien se rompt, c'est la chute, et la main secourable qui se tend n'est peut-être pas celle qu'il aurait fallu saisir... Une histoire d'amour et de deuil aux allures de thriller poétique et poignant.

  • Très affecté par le décès de sa femme survenu lors de la fameuse épidémie de grippe espagnole de 1918, Armand Boisvert reçoit un jour une lettre de son frère Edmond. Ce dernier lui propose de s'installer avec ses quatre enfants à Sainte-Anne-du-Nord, un village agroforestier naissant de l'Abitibi. La plus vieille, Éva, a quinze ans et tente tant bien que mal de remplacer sa défunte mère. Rapidement obligée par le curé de la paroisse de se marier au séduisant, mais taciturne Omer - elle qui voulait pourtant prendre le voile -, Éva devra se transformer peu à peu en une femme forte et fière pour survivre dans cet environnement difficile, voire hostile.

    Comme toutes les pionnières de cette époque, elle se révélera une femme de devoir, une mère courageuse et une épouse dévouée, et cela, peu importe les malheurs et les tragédies qui s'abattent sur elle ou son entourage. Et au seuil de sa vie, Éva ne regrettera rien, malgré les événements parfois douloureux qui ont pavé sa route. Elle a fait du mieux qu'elle le pouvait, tout ce que son créateur attendait d'elle.

  • Comme enfant du peuple allemand, Günter Gallisch a été un témoin privilégié de la progression politique d'Adolf Hitler et des conséquences de sa dictature pour son pays, le fameux IIIe Reich. Prétextant dès 1933 que le Traité de Versailles et ses conditions trop sévères interdisait à l'Allemagne toute renaissance, le Führer mettra en oeuvre des mesures qui promettaient au peuple un avenir meilleur.

    Or, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, le régime qui devait durer mille ans connaît des ratés. Discipline, obéissance et par la suite brutalité, peur et mouchardage deviennent la norme tant en campagne que dans les villes. La débâcle qui s'en suivra frappera les Allemands de plein fouet et causera leur défaite aux mains des Alliés.

    Tout ce temps, Günter Galisch était aux premières loges. Pour une des premières fois, un témoin privilégié de cette fascinante époque raconte ce qui se passait vraiment en Allemagne, non pas parmi les bonzes militaires ou les classes politiques dominantes, mais au niveau de la rue, chez une population qui a longtemps cru que l'avenir passait par le nazisme.

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