• Recueil de poésie traduit en dix langues. Mémoire d'encrier détient les droits en langue française. Ciel de nuit blessé par balles est résolument un chef-d'oeuvre qui peint la vie humaine dans toutes ses facettes : l'exil, l'amour, l'enfance, le sexe, la violence. La poésie américaine retrouve ses grandes obsessions avec ce poète vietnamien de 28 ans.

  • La poésie ne se vend pas, elle ne s'achète pas non plus.
    Mais elle n'est pas gratuite vous savez, le poète la paye au prix fort, de sa vie, sa
    voix, sa solitude et son encre de sang.
    J'ai toujours entendu l'appel d'air/ère libre des poèmes qui m'ancrent en moi-même,
    me fondent et font de moi ce que je suis, un marcheur et un chercheur d'art.
    La poésie est une fièvre salutaire, ma chance, mon bonheur et mon risque.
    Ma poésie est née là-bas à Douala, pas si loin.
    Là-bas, au Sud.
    Au Sud, de mon coeur.

  • Je suis la fille du baobab brûlé. Ceci n'est pas un poème. C'est l'arbre qui cherche son visage. Je suis à la fois l'arbre, la fille et la route. J'accompagne celle qui offre à la nuit sa fable et sa voix. Je voudrais aller jusqu'au bout sans connaître le chemin. Je trébuche, dérive et délire. Qu'importe. Un oiseau bat le tambour dans ma tête, une sorcière parle par ma bouche, ou un amour chagrin me tourmente. Tempête je m'appelle tourbillon. J'ai rendez-vous avec les ombres. J'ai rendez-vous avec la première étoile qui tombe. Poussent dans mon ventre des histoires qui recommencent à l'infini. Il y a toujours une vie à faire ou à refaire. On ne sait rien de ce qui ronge ou exalte. Je scelle mon alliance avec l'exil et la folie. Je suis la fille du baobab brûlé. Pour recouvrer mon visage, je dois confier mes secrets aux vents, abandonner à l'arbre mes promesses. Je ne connais ni l'appétit ni la prison de ce qu'on appelle vivre. Je ne songe qu'à marcher dans mes songes. Si je pleure c'est pour me rappeler que j'existe et que j'aime. Je ris trop fort, parle jusqu'à épuisement afin d'aller plus loin, avec la patience de la bergère et l'angoisse des marins. Je suis belle, flamboyante et insolente. J'ai dans une main le soleil et dans l'autre la terre. C'est ma manière de guetter l'éternité. J'ai des seins qui hument poésie et mort. Je suis la fille du baobab brûlé. Je quête terre d'accueil à parole d'aube. Je hurle. Je divague. Je swingue. N'écoutez pas ma voix. C'est mon âme qui craque. Le poème, ou ce qui reste de mon identité, demeure une vérité empêchée. Consumée. Je suis la fille du baobab brûlée.

  • Un cri s'élève en moi qui me transfigure. Le monde attend que la femme revienne au monde comme elle est née telle qu'elle est: femme naissance, femme droite, femme debout, femme puissante. Femme résurgence. Renaissance. Un appel s'élève en moi et j'ai décidé de lui dire oui. Dire oui à ma naissance. Assumer en mon esprit les mémoires qui émergent en même temps que la voix des femmes autochtones se dressent au-dessus de la noirceur ambiante. Les mémoires des blessures, les mémoires de la terre, les mémoires du peuple et de ses générations précédentes. Le choc de la dépossession. Prendre la parole chacune notre tour et soulager peu à peu le fardeau de l'oppression. Le poids de la douleur. Le poids du colonialisme. J'écris pour dire oui à mon être. Dire oui à moi femme. Forcer les portes du silence. Se nommer résilience. Pour la postérité. Pour assurer notre trace. Déraciner une fois pour toutes la Colonisation. - Natasha Kanapé Fontaine

  • « Ces quelques poèmes ne pèsent pas lourd sur le boisseau de l'être et du néant. Ils sont pourtant ce que j'ai écrit de plus honnête. Je ne parle pas de la probité de l'épicier qui rend la monnaie, plutôt de celle du pirate qui partage le butin. Il ne faut pas être trop sérieux avec le rose. En faire un étendard, une condition, une essence. C'est une couleur qui danse. J'autorise n'importe qui à me psychanalyser en verlan. La poésie m'a appris que j'étais une lesbienne transversale, un punk métaphysique, un bluesman aveugle, un partouzeur timide et un ascète à hélices. Et que sans doute, nous nous ressemblions. » - Julien Delmaire

  • Ishindenshin, de mon âme à ton âme rassemble à la fois poèmes, textes de chansons, une pièce de théâtre Sur la barrière, un court essai Pourquoi je suis poète! (La tentation d'être). Ce livre montre le côté multiple de Felwine Sarr, qui touche à tous les champs de savoir.
    Professeur à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis du Sénégal, l'économiste et écrivain Felwine Sarr aime tordre le cou à la pensée établie: l'Afrique n'a personne à rattraper. Explorer les mondes de Felwine Sarr, c'est faire une incursion dans de multiples domaines - l'économie, l'édition, la musique, la poésie, le théâtre -, c'est réfléchir à contre-courant, c'est toujours penser en avant. Libraire, éditeur et musicien aussi, il est l'une des plus brillantes voix que comptent les intellectuels africains aujourd'hui.

  • Alain Mabanckou a écrit des poèmes qui accompagnaient des photos sur le Congo. Les droits de ces poèmes ont été repris par Mémoire d'encrier, qui va introduire une présentation du livre (par Alain Mabanckou) à laquelle s'ajoutera d'autres poèmes qui tiendront compte de la difficile réalité politique au Congo.

  • Les indiens, ça disparaît qu'ils disent à la famille des indiens disparaissent tous les jours les flics haussent les épaules ça n'a pas de sens de chercher qu'ils disent il va revenir quand il en aura assez ou sera sans le sou Dans plusieurs cultures autochtones, nous nous révélons en racontant d'où nous venons, alors c'est ce que j'ai fait. J'ai voulu brosser un tableau du lieu où j'ai grandi, de la façon dont j'ai grandi dans ce lieu que j'aime et que parfois je déteste : toutes ces choses compliquées qui font d'un endroit un chez-soi.

  • Esthétique de la prédation est un recueil d'une terrible puissance. Il est au coeur de la violence qu'il met en scène. L'ouvrage établit le lien entre les termes usuels de la technologie, de la guerre, de la libido et du quotidien. Ces poèmes nous plongent dans le spectacle d'une vision de la modernité qui dévore les rêves, les êtres et les objets.
    Éprouvant. Vrai. L'auteure Hyam Yared n'y va pas de main morte. La prédation est notre nature. Nous nous dévorons dans notre belle civilisation humaine jusqu'à devenir parfaits dans cet empire de la barbarie. Ne reste alors comme armes de combat que la lucidité et la révolte.

  • Entre pierraille et souverain soleil toute eau bue toute plainte tue depuis l'aube le temps demeure ce pays :
    Plaie ouverte sur l'Afrique La simplicité, la joie de vivre, le refus du superflu et du bavardage... Et partant la pleine acceptation de nos émo

  • À travers une poésie forte, brutale, Hyam Yared évoque la naissance, la mort, le corps dans toute sa trivialité, rejetant l'organisme lorsqu'il se fait uniquement reproducteur au profit d'une analyse du rapport aux orifices, à la chair. Une distanciation entre corps et âme qui teinte d'une froideur clinique l'évocation du vide. À travers ces cris de détresse, c'est la solitude qui se retrouve ici brandie pour exposer ce corps qui ne sert plus à rien ou qui, au contraire, est le repaire ultime d'une exploration sans bornes qui donne, peut-être, l'illusion d'exister. Les corps se cherchent sans forcément se trouver, ils s'affrontent dans une explosion des sens. Rien d'érotique ici, mais une avancée minutieuse dans les tréfonds du soi, des muscles, des os, du cerveau et donc de l'âme car, quoi que l'on fasse, tout reste indissociable.

  • Le poème, c'est cette réponse à l'âme meurtrie d'une humanité en déroute. Ici, un monde saccagé voudrait à la fois s'épancher et trouver consolation. Attentif à l'autre, à sa fragilité, le poème fait son nid à l'endroit même où chacun de nous se sait mortel, au lieu même où nous mourons, peut-être moins seuls grâce à lui.

  • "L'amour c'est pas ça L'amour c'est pas ça L'amour c'est pas ça C'est quoi l'amour?
    Je sais pas mais c'est pas ça" Suite de vignettes, poèmes-affiches, ready-made, donnés à lire tels des rites de passage. Ici le parti pris est la vitesse et le paradoxe.

  • Je suis l'Amérindienne
    Et ce fardeau
    Demeure en moi à jamais
    Poèmes narratifs, qui sont des repères sur la vie de l'auteure et sur sa condition de femme et d'amérindienne. On lit Nous sommes les rêveurs comme on lit un journal intime. On a l'impression d'entrer dans la tête de Rita Joe, de souffrir avec elle des injustices, de sentir son bébé grimper sur nous, de toucher la présence des êtres disparus. Et aussi de pouvoir changer les choses. Un livre vrai et émouvant. Rita Joe est une auteure amérindienne à découvrir pour mieux comprendre l'univers autochtone, l'histoire et la vie des Peuples des Premières Nations!

  • La poésie de Jidi Majia aborde les traditions du peuple nosu, évoquant les mythes, les paysages et les légendes de sa terre natale. L'oeuvre de ce poète humaniste, qui regarde le monde avec tendresse et lyrisme, vibre en nous tel un chant de beauté, de douceur et d'harmonie. Avec Jidi Majia, nous découvrons une voix singulière de la Chine.

  • J'ai lacé des raquettes Sur une terre de babiche Ouendake J'étais chez moi J'ai lu tant de livres D'une mission étrange J'étais perdu Derrière mes raquettes J'ai beaucoup ri Derrière mon pupitre On m'a appris le silence Voici un recueil ancré dans un territoire et dans une mémoire pour nous rappeler que nous sommes d'un lieu, d'une histoire. Avec Jean Sioui, nous frappons aux portes de la vérité, la nation wendat recouvre la parole.

  • Et moi, je rêve d'être le plus grand orateur La plume d'aigle est synonyme de paix De liberté, de courage, de force et de respect La plume n'est pas seulement un symbole autochtone Elle m'a permis de me découvrir, D'aller au fond de ma personne L'aigle a une vision, une histoire, une coutume Et moi, je suis en mission avec la force de ses plumes Samian a reçu quatre plumes d'aigle des aînés. Fort de cet héritage, il place l'écriture au coeur de la vie amérindienne. Il rend grâce aux Ancêtres. Guerrier alimentant le feu, il écrit et chante pour que leurs voix ne soient pas trahies.

  • Nous sommes fiers de ce coin de pays nommé Bras-du-Nord. Nous y respirons un air pur, à la fois dense et léger. Nous marchons sur les glaces du mont Gibraltar dominant la vallée, nous canotons sur les eaux frissonnantes de la Bras-du-Nord qui rejoint la rivière Sainte-Anne, juste après Saint-Raymond, et toujours les paysages touchent au merveilleux. Miracle qui nous fait pénétrer dans les zones inhabitées de nous-mêmes. Nous devenons tous des paysages d'eau tendre, de reflets profonds, d'oiseaux qui s'évadent au ciel.

  • Furies

    Laduchesse Chloe

    Parole en trois temps, Furies cherche à cerner la mince frontière entre l'histoire et le mythe, la surface et le fond, la vie et la mort. Les créatures que le recueil met en scène se déploient dans une langue tendre et corrosive, et incarnent la liberté d'être femme jusque dans ses plus cruels desseins. Un texte où amour et abject se confondent et s'arrachent au silence.

    j'ai des airs de lionne
    avec ma crinière d'algues tendres
    mes mains pointues
    mon cuir desséché
    je cherche le magicien
    qu'il me donne du courage

  • Le Chant de Moïse et autres poèmes révèlent la maîtrise du poète et traducteur primé Seymour Mayne, originaire de Montréal. Recueil bilingue constitué de petits textes et de monologues sur les thèmes bibliques, il a ce petit côté sacré-sacral qui célèbre cette relation
    à l'Autre plus grand que soi. Idéal pour les jeunes adultes et les amoureux de la poésie. Ces poèmes très accessibles offrent une lecture nouvelle des histoires bien connues du veau d'or, du sacrifice d'Isaac, du déluge et du jardin d'Éden.

  • Chorbacks

    Jean Desy

    Le chorback est une étendue d'eau libre, plus ou moins grande, ouverte dans le glaciel, champ de glaces flottantes. D'inspiration nordique, Jean Désy communique l'immensité et la grandeur de la terre. Transe poétique et traversée du paysage. Le souffle est modulé en plusieurs tons, tantôt cassant et abrupt, tantôt doux et tendre, comme la nature. Chorbacks est un livre qui nomme et exalte la nordicité, cartographie du territoire dans ses principaux éléments (flore et faune). Ouvrage lumineux qui donne à réfléchir sur la meilleure manière d'habiter la terre. Un rythme sauvage et fou.

  • Je viens du sud, le sud de l'Amérique du Sud. Je porte le sud dans le sang, dans la voix, dans la mémoire.
    Le sud immense dans ces plaines à perte de vue, le sud dans le parfum des jacarandas au printemps, dans le fleuve, dans la musique.

  • J'ai commencé ici cette fugue du ciel J'aurai appris la mort cette note parfaite que les oiseaux atteignent en mourant un seul grillon nous remet sa peine son chagrin est immense Éblouissant, ce chant est célébration de soi, de l'autre, dans le temps perdu et retrouvé. En revenant à ce rien et au silence qui ont précédé toute naissance afin d'entamer le dialogue avec l'espace, la vie et la mort, Violaine Forest nous apprend, dans une langue somptueuse, que le poème est plus sage que le poète.

  • Les thèmes récurrents des discours et essais de Jidi Majia portent sur la poésie et son rôle social et spirituel. Ils abordent l'appartenance à une tradition et une culture, et son inscription dans la modernité. On y retrouve aussi des essais sur les écrivains qui ont influencé son travail (Leopardi, Lu Xun, Pouchkine, Ai Qing). Jidi Majia fait l'éloge de la diversité culturelle et environnementale, tandis qu'il exprime son inquiétude quant aux conséquences du processus de destruction de notre ère. Au nom de la terre et de la vie a reçu la mention China Classics International, qui est une marque de distinction décernée par la State Administration of Press and Publication (SAPP), un organisme du gouvernement chinois. Celui-ci classe les ouvrages sélectionnés comme faisant partie des classiques qui font rayonner la culture et la littérature de la Chine à l'étranger.

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