Littérature générale

  • " Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. "
    À l'automne 1776, Rousseau, alors au crépuscule de sa vie, trouve refuge loin du " torrent du monde ", dans une bienheureuse solitude magnifiée par la beauté de la nature. Au gré de ses promenades, le philosophe marche à la rencontre de lui-même, dans une introspection lyrique, admirablement sensible : entre souvenirs et méditations, il y embrasse le plaisir de la mémoire et de l'écriture, dans la pure conscience d'exister.

  • À l'issue d'une rupture amoureuse, le narrateur de Mon temps libre quitte Paris pour s'installer à Berlin,
    une ville qu'il connaît déjà pour y avoir passé un hiver fantomatique. Ainsi s'ouvrent les quatre saisons d'une vacance, d'un temps libéré des contraintes mondaines et qui aiguise la perception du monde. Le jeune homme fait l'expérience d'une étrangeté et d'une solitude radicales, qui sont aussi celles d'un entre-deux-langues. Berlin nous apparaît ainsi sous un jour inédit. Loin des clichés contemporains d'une ville créative et frénétique -?qui surgissent parfois en négatif et à distance?-, cette odyssée en mineur nous confronte à sa météorologie, sa flore et sa faune, à ses lieux périphériques, à ses rebuts et ses personnages secondaires. Mais au retour de ce voyage presque immobile, grâce auquel le narrateur interroge les preuves de son existence, quelque chose semble s'être déplacé.

  • Angèle rencontre Ueno Takami. Comme prédestinés, ils se remarquent d'abord dans une galerie d'art, puis se retrouvent au parc ou à l'imprimerie, chez Rinella, où Ueno confectionne un livre d'art. Leur relation prend très vite une profondeur saisissante, libérant « un sentiment de blancheur transparente », et se déploie à la cabane de Ueno, surplombant Setting Lake, « le lac qui se couche ». Le soleil du lac qui se couche invite à la découverte d'un Manitoba inattendu, au contraste des identités, à la contemplation de beautés totémiques - la beauté de l'incomplet, de l'imparfait, de l'impermanent. L'histoire d'Angèle et de Ueno - jeune métisse et vieux Japonais - tinte « aussi clairement qu'une cloche dans le ciel vide ».

  • Vivre le confinement comme un voyage, c'est apprécier le temps qui est offert pour revenir à l'essentiel : faire une promenade, ce petit voyage autour de chez soi, porter un regard nouveau et sensible sur un paysage de tous les jours, écrire pour réfléchir sur soi, pour témoigner de sa vie confinée, entrer dans un livre pour s'oublier et s'envoler vers un nouveau monde. Quand il est vécu comme un voyage, le confinement nourrit l'âme et fait glisser les heures dans la sérénité...

  • Trente heures de la vie d'une femme. Peines et contemplations, joies, amour, art, mort. 

    Ce recueil a été écrit pendant le confinement.

  • Remarquée pour sa musicalité, son lyrisme ample et expansif, la poésie de Serge Patrice Thibodeau prend dans ce recueil un tout autre tournant. Loin des fresques symphoniques auxquelles le poète nous avait habitués dans ses recueils antérieurs, Que repose se rapproche davantage des suites pour violoncelle seul ou des petits ensembles de musique de chambre propres au langage intimiste et contemplatif. Le vers est ici à peine murmuré, au bord du chuchotement, la strophe courtise l'ellipse. Le ton colérique, mélancolique ou tourmenté, que l'on connaissait au poète depuis des années, laisse la place au désir d'articuler une parole poétique délivrée de la révolte, de la tristesse et de l'indignation. Il en résulte une tension adoucie visant à la joie, sereine plutôt qu'exaltée, émanant du repos du corps, de l'esprit, de l'âme et surtout, du coeur.

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

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