Langue française

  • Cosmos

    Michel Onfray

    Qu'est-ce qui runit la mort d'un pre sous un ciel sans toiles, un jardin d'enfance, l'enfouissement d'un splologue, les fragrances d'un champagne de 1921, le hrisson des tziganes, la coquille d'un mollusque, l'anguille des Sargasses, un ver parasite, le vin biodynamique, la posie des peuples sans criture, un masque africain, des haricots sauteurs, des acacias qui communiquent, un philosophe zoophile, des vgtariens exploiteurs de poules, des porcs en batterie, des toradors habills en femmes, un cur athe, un matrialiste mort d'une indigestion de pt de faisan, une peinture paritale, un alignement de pierres, une fte du soleil indienne, une glise catholique, les anges et les comtes, les trous noirs, un haku, une toile d'Arcimboldo, le Land Art, la musique rptitive, entre autres fragments d'une Brve encyclopdie du monde ? Le cosmos. Cet ouvrage, dont Michel Onfray crit qu'il est son premier livre , propose une philosophie personnelle de la nature. Contempler le monde, comprendre ses mystres et les leons qu'il nous livre, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, telle est l'ambition de Cosmos, qui renoue avec l'idal paen d'une sagesse humaine en harmonie avec le monde.

  • La vie simple

    Ismaël Khelifa

    • First
    • 3 Octobre 2019

    " La vie simple, c'est une approche de l'existence où l'enthousiasme, l'émerveillement et l'entraide remplacent le paraître, la réussite à tout prix et la concurrence. Une invitation à des joies authentiques, à découvrir notre belle planète et ceux qui y vivent. " Ismaël KhelifaDepuis 2018, Ismaël Khelifa est l'un des animateurs de l'émission
    Échappées belles diffusée sur France 5. Avant cela, il a été guide naturaliste dans les régions polaires. Au cours de ses voyages, il a eu l'occasion de rencontrer des êtres humains magnifiques. De la France à l'Antarctique, en passant par le Sinaï, la Mauritanie ou la Polynésie, il vous propose de partir à la rencontre de ces hommes et de ces femmes. Ce ne sont ni des sages ni des gourous, simplement des êtres inspirants, généreux, combattifs. Des anonymes dont les parcours de vie l'ont poussé à repenser sa place dans le monde et qui, sans aucun doute, seront pour vous aussi une source d'inspiration. Vous découvrirez dans ce livre une vision de la vie où les rêves sont accessibles, où l'on essaie de respecter au mieux la nature et où l'on se consacre à la réalisation de soi, en harmonie avec les autres.

  • À l'issue d'une rupture amoureuse, le narrateur de Mon temps libre quitte Paris pour s'installer à Berlin,
    une ville qu'il connaît déjà pour y avoir passé un hiver fantomatique. Ainsi s'ouvrent les quatre saisons d'une vacance, d'un temps libéré des contraintes mondaines et qui aiguise la perception du monde. Le jeune homme fait l'expérience d'une étrangeté et d'une solitude radicales, qui sont aussi celles d'un entre-deux-langues. Berlin nous apparaît ainsi sous un jour inédit. Loin des clichés contemporains d'une ville créative et frénétique -?qui surgissent parfois en négatif et à distance?-, cette odyssée en mineur nous confronte à sa météorologie, sa flore et sa faune, à ses lieux périphériques, à ses rebuts et ses personnages secondaires. Mais au retour de ce voyage presque immobile, grâce auquel le narrateur interroge les preuves de son existence, quelque chose semble s'être déplacé.

  • Vivre le confinement comme un voyage, c'est apprécier le temps qui est offert pour revenir à l'essentiel : faire une promenade, ce petit voyage autour de chez soi, porter un regard nouveau et sensible sur un paysage de tous les jours, écrire pour réfléchir sur soi, pour témoigner de sa vie confinée, entrer dans un livre pour s'oublier et s'envoler vers un nouveau monde. Quand il est vécu comme un voyage, le confinement nourrit l'âme et fait glisser les heures dans la sérénité...

  • Angèle rencontre Ueno Takami. Comme prédestinés, ils se remarquent d'abord dans une galerie d'art, puis se retrouvent au parc ou à l'imprimerie, chez Rinella, où Ueno confectionne un livre d'art. Leur relation prend très vite une profondeur saisissante, libérant « un sentiment de blancheur transparente », et se déploie à la cabane de Ueno, surplombant Setting Lake, « le lac qui se couche ». Le soleil du lac qui se couche invite à la découverte d'un Manitoba inattendu, au contraste des identités, à la contemplation de beautés totémiques - la beauté de l'incomplet, de l'imparfait, de l'impermanent. L'histoire d'Angèle et de Ueno - jeune métisse et vieux Japonais - tinte « aussi clairement qu'une cloche dans le ciel vide ».

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  •  À une époque où le message chrétien s'est affadi sous le prétexte de devenir audible et crédible pour l'homme « moderne »  et où le relativisme culturel et religieux induit par la mondialisation brouille les pistes qui nous permettaient auparavant de distinguer un chemin sûr pour aller à Dieu, les chrétiens, du moins ceux qui n'ont pas encore cédé à l'apostasie massive à laquelle est confrontée l'Église depuis quelques décennies, se retrouvent dans la situation paradoxale, 2000 ans après la venue du Christ, de se poser la même question que Pilate : qu'est-ce que la Vérité ?
    Ce petit ouvrage n'a pas la prétention de répondre à cette question, mais de proposer aux « croyants incertains » d'essayer d'y répondre eux-mêmes par un « retour au centre », à savoir la Parole de Dieu, envisagée non sous l'angle d'un enseignement ou d'une morale, mais sous celui de sa force créatrice intrinsèque, semence spirituelle seule capable de nous faire renaître comme enfants de Dieu, renaissance qui nous donne le véritable sens de notre vie. Il s'agit de donner ou de redonner à la Parole, par la prière contemplative, et ceci pour tous les chrétiens sans exception, la primauté qui lui est due et dont le Christ souligne la nécessité dans le passage évangélique de Marthe et Marie.

  • Philtre Nouv.

    Écrire est une possession est une dépossession. On vit on meurt traversés d'orbes, soumis à des gravités prodigieuses aussi bien qu'insensées. Où on voudrait en maîtriser les forces, ce qu'on saisit ou écarte échappe, ravit encore.
    Dans son âpre lucidité, le poème rougeoie des influences qui déportent, recomposent et détruisent, il tend au merveilleux.
    Tout commence dans la violence : une gravitation impérieuse d'avoir été active dans l'inconnu affleure. Alors le philtre est déjà bu ; le sort opère, comme de tout temps.
    Ces poèmes aspirent dans une succession de fenêtres qui réfléchissent, tremblant encore de sa présence, les visages sombres d'une aimée : voix initiante, foyer de la course, douceur des gerbes. Dans la buée d'un crime ancien. Est-ce d'écrire ?
    Où les mots scellent la profondeur de l'union, - du sacrifice -, de la fraîcheur émane l'entame : un couple se décuple, les horizons se multiplient.
    Dans leur sillage, un amant nage dans le verre, tendu dans l'attraction, sans trêve, et revient, pénétrant d'autres feux, d'autres seuils.

  • Poésie du paysage et du regard ponctuée de silences qui invitent à la contemplation, Charpente matinale est empreint d'une voix délicate aux accents de terre, de ciel et de mer. Pauline Dugas franchit le cap du second recueil de poèmes d'un pas léger, comme on saute au-dessus d'une source jaillie au pied d'un arbre.

  • Remarquée pour sa musicalité, son lyrisme ample et expansif, la poésie de Serge Patrice Thibodeau prend dans ce recueil un tout autre tournant. Loin des fresques symphoniques auxquelles le poète nous avait habitués dans ses recueils antérieurs, Que repose se rapproche davantage des suites pour violoncelle seul ou des petits ensembles de musique de chambre propres au langage intimiste et contemplatif. Le vers est ici à peine murmuré, au bord du chuchotement, la strophe courtise l'ellipse. Le ton colérique, mélancolique ou tourmenté, que l'on connaissait au poète depuis des années, laisse la place au désir d'articuler une parole poétique délivrée de la révolte, de la tristesse et de l'indignation. Il en résulte une tension adoucie visant à la joie, sereine plutôt qu'exaltée, émanant du repos du corps, de l'esprit, de l'âme et surtout, du coeur.

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