• Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, 20 ans, brillante étudiante de troisième année,

  • En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro souhaite interroger la question de la légitimité politique : la dimension affective, et même charnelle, du champ politique et la légitimité de chacun à occuper ce champ, l'expérience sensible pouvant contribuer à une requalification politique de ce qui était jusque-là conçu comme échappant au politique.
    Peur, haine, indignation, passion, enthousiasme, confiance : loin d'être extérieurs au domaine du politique, les affects y prennent pleinement leur part - mais laquelle et comment ?
    En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro fait singulièrement écho à l'actualité la plus récente, française et mondiale. Des places et des ronds-points aux marches collectives puis au confinement, c'est tout notre présent qui invite à repenser les intensités du politique, comme les logiques émotionnelles et les affects communs qui le structurent. Ce volume s'efforce par conséquent d'appréhender la fabrique du politique à l'endroit même, parfois le plus quotidien, où les rapports de pouvoir s'élaborent, s'exaspèrent ou offrent prise aussi à la contestation radicale. Et s'il met en exergue les élans du présent, les soulèvements, clivages et slogans de notre époque, il vise également à les réinscrire dans leurs ancrages historiques, à arrimer les luttes sociales et les solidarités de groupe à la longue chaîne des générations. Ainsi révèle-t-il les infinies vibrations et incandescences qui font toute la chair du politique.
    Avec : Ludivine Bantigny, Déborah Cohen, Stéphanie Dechézelles, Serge D'Ignazio, Emmanuel Fureix, Boris Gobille, Alban Jacquemart, Antoine Lilti, Piroska Nagy, Julie Pagis, Nathalie Quintane, Federico Tarragoni et Sophie Wahnich.

  • La gauche aussi à ses jeunes théoriciens iconoclastes. Depuis 2016, Le Vent Se Lève rassemble dans un même combat contre la domination hégémonique de l'idéologie néolibérale. Voici leur manifeste. Urgent ! À lire et à relire.
    Une époque s'achève, une autre s'annonce.
    Réveiller l'Histoire, renouer avec l'idéal de la République sociale, rétablir le souverain qui est le peuple, conjurer le désenchantement et, finalement, réenchanter la politique et le monde : voilà le programme de la génération nouvelle qui s'élève.
    Depuis sa création fin 2016, Le Vent Se Lève est un média d'opinion qui tente d'apporter sa contribution au débat public en conciliant sur Internet les exigences du travail journalistique avec un engagement clair et assumé.
    Cette formule a réuni plusieurs centaines de bénévoles, désireux de contribuer à l'émergence d'un projet culturel global, notamment au travers d'entretiens avec Judith Butler, Rafael Correa, Alessandro Di Battista, Íñigo Errejón, Gaël Giraud, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Chantal Mouffe, Clara Serra et Nathan Sperber.
    Leur devise est follement ambitieuse : "Tout reconstruire, tout réinventer", et c'est pourquoi il méritent d'être entendus.

  • Tout commence quand Arthur, dix ans, trouve de la crème glacée au fudge dans la neige, et que trois petits voyous, les RJ, lui cassent la gueule. Arthur se sauve et se réfugie dans une école désaffectée, où il tombe sur Choukri, alias Barbe bleue, dandy schizophrène et premier citoyen de la commune d'Hochelaga. Là vivent du monde qui veulent changer le monde. Avec Styve Taillefer, Arthur se met à revendre ses médicaments dans la cour d'école; ensemble, ils se lancent dans le trafic de pilules pour financer la révolution. La vie se transforme: le mois de mars rallonge, des barricades de neige hautes comme des maisons apparaissent dans les rues du quartier, on creuse un tunnel sous la commune et on joue au golf sur les glaces du fleuve. La police va finir par s'en mêler, c'est sûr, mais rien ne peut plus les arrêter.

    L'évasion d'Arthur ou La commune d'Hochelaga, c'est des enfants, des poqués, des anars, des malades, qui prennent leur vie en main et exigent l'impossible; c'est le roman comique d'un écrivain à l'esprit contestataire et à l'optimisme radical.

  • Mai 68 a été une immense prise de parole dans toute la société française, entre étudiants et ouvriers, entre jeunes et vieux, entre femmes et hommes. On a parlé de tout, de tout, de tout, de la politique comme de la sexualité, des revendications comme des désirs, et ce mouvement culturel qui contestait la société capitaliste marchande dans son ensemble et dans ses détails nous a légué des outils pour penser aujourd'hui, et d'abord, pour continuer d'explorer la parole : pourquoi parler, comment parler, un dialogue, c'est quoi.

  • « Peut-être ne le savez-vous pas, mais les anarchistes sont très actifs au Québec », soutenait un chroniqueur du Journal de Montréal, au cours de la grande grève étudiante de 2012. Au-delà d'un phénomène spectaculaire associé au chaos, quelle est la véritable nature des activités de la nébuleuse anarchiste ? Et surtout, qui de mieux que des anarchistes pour l'expliquer ? Nous sommes ingouvernables constitue une réponse à plusieurs voix par des anarchistes qui militent dans divers réseaux. Cette mosaïque forme un portrait ouvert de ce qui fait le coeur et le corps du mouvement ­anarchiste aujourd'hui au Québec.

  • Les mouvements sociaux occupent aujourd'hui une place décisive dans la vie politique française. Ce livre en dresse un panorama, des grves de décembre 1995 aux manifestations contre la réforme des retraites de 2010, en passant par l'altermondialisme, le Réseau éducation sans frontire ou Jeudi noir.
    Comment saisir leur rôle et leur poids dans la vie démocratique ? Quelles relations entretiennent-ils avec les partis politiques et les gouvernements ? Qu'est-ce qui fonde leur légitimité ? La protestation publique contre les politiques menées en leur nom est, de fait, le moyen pour les citoyens de se réapproprier la voix qu'ils ont déléguée leurs gouvernants. Les mouvements sociaux ne sont ds lors ni une composante marginale du paysage politique, ni une menace pour la démocratie : ils en ravivent les principes fondateurs.

  • La grève de la faim du député Jean Lassale en 2006, le jeûne mortel de dix prisonniers de l'Armée républicaine irlandaise en 1981, ou encore les grèves de la faim collectives de sans-papiers et réfugiés, montrent la place de la grève de la faim comme forme contemporaine de la protestation.
    Cet ouvrage en propose la première synthèse claire et complète : l'histoire du recours à ce mode d'action mais aussi la diversité de ses formes - grèves individuelles ou collectives, en prison ou hors milieu carcéral, jeûne limité ou jusqu''à la mort, etc. Pourquoi les protestataires sont-ils parfois contraints à ce mode d'action ? Quel sens donner aux grèves de la faim ?
    Quel rôle jouent l''État et l'environnement des protestataires ? Quel est celui des médias ?
    Au-delà, l'ouvrage dresse une étude minutieuse des dimensions concrètes de la grève de la faim : organisation, questions médicales, intervention des forces de l'ordre ou réalimentation de force dans les prisons.

  • Hymnes nationalistes ou révolutionnaires, musiques folks irlandaises, basques ou kabyles, mouvement pour les droits civiques des Noirs rythmé par le gospel, chants pacifistes, aucune révolte, aucune mobilisation sociale ne semble avoir pu se passer de pratiques musicales.
    Cet ouvrage analyse les propriétés qui font de la musique un puissant auxiliaire des mobilisations collectives. Au fil des chapitres, des leaders politiques utilisant des armes musicales croisent des artistes qui embrassent des causes militantes, à l'image de Béranger, Joan Baez, les Zebda, Bob Geldof ou des groupes britanniques de la Red Wedge ou de Rock Against Racism.
    Pour finir, l'auteur rend compte des divers usages sociaux de la musique, et de sa capacité à osciller entre protestation subversive et résignation plus ou moins conformiste.

  • La violence est une forme de contestation d'un ordre politique, économique ou culturel réputé légitime. Ses manifestations, rarement isolées, demandent tre contextualisées historiquement et géographiquement, qu'elles puisent une mme source d'inspiration (anarcho-syndicalisme, marxisme, islamisme radical, etc.) ou qu'elles empruntent des modalités proches (assassinat politique, complot, terreur, etc.).
    Fraction armée rouge, Action directe, Brigades rouges, Weather Underground Organization, Armée rouge japonaise : comment expliquer l'éclosion de groupes choisissant la voie armée au cours des années 1968 en Europe comme aux États-Unis et au Japon ? Quelles références et variables communes permettent alors cette diffusion ?
    Quarante ans aprs Mai 68, cet ouvrage interroge la résurgence et l'itinéraire de la violence révolutionnaire d'extrme gauche.

  • Le souvenir des grèves de Mai 68 reste vivace en France. Pourtant, ici comme ailleurs, le nombre et les jours de grève baissent depuis vingt ans. Ce recul marque-t-il l'avènement d'un monde du travail pacifié et assagi ou n''est-il que l'effet de la pression exercée par la menace du chômage et de la précarité sur les salariés ?
    Fort d'une approche historique, théorique et empirique de la grève, en France comme en Europe, cet ouvrage met en évidence l''ambivalence des évolutions actuelles : les mutations de l'emploi ont contribué à affaiblir l'usage de la grève comme recours pour les salariés, mais les métamorphoses de la grève n''impliquent pas pour autant l''extinction des mobilisations protestataires dans le monde du travail.
    La grève n''est plus aussi centrale au sein des conflictualités sociales. Elle s''inscrit plus souvent dans un halo de mobilisations qui relèvent d''autres registres contestataires (pétitions, manifestations, etc.) mais qui reprennent à leur manière l''esprit de coalition et de résistance qui la caractérise depuis sa naissance.

  • Il y a plus d'un siècle, bien avant la naissance du commerce équitable, des citoyens se font les apôtres d'une consommation engagée. Une association, la Ligue sociale d'acheteurs, incite en effet les consomateurs à tenir compte des conditions de travail des ouvriers et des employés. Elle conseille par exemple de ne pas faire ses courses le dimanche afin de promouvoir le repos hebdomadaire ou de choisir sa couturière sur une liste qu'elle a établie.Catholiques atypiques, ouverts à d'autres pays, à d'autres religions et à de nouveaux rapports de genre, ces militants choisissent le biais de la consommation pour traiter de questions politiques et sociales - une idée venue de Grande-Bretagne et des États-Unis - et trouver leur place dans la IIIe République.En retraçant les origines, l'histoire et la postérité de la Ligue, des années 1880 jusqu'aux années 1930, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l'histoire de la société française dans la première moitié du XXe siècle.

  • « Le poème, c'est l'acte d'être au monde à part entière, au plus intime de notre vie comme au sein de notre collectivité. Consciemment ou inconsciemment, le destin personnel participe du destin collectif. Ce sont des espaces inséparables. Toute poésie est résistance et maîtresse des lieux, car elle occupe la langue et le langage. Parole surgie de la mémoire et de tant d'inconnu, sa pensée part du coeur. Lucide, le poème cherche à dire l'histoire de nos histoires. »
    - Andrée Lacelle, Dire la lumière de notre colère, préface

    «Résister», «résistant», «résistante», «résistance» : c'est autour de ces mots nécessaires hier et aujourd'hui que trente-sept poètes de tous les horizons culturels de l'Ontario français créent un recueil qui ne cédera ni à la menace ni au temps.

    Cet acte de création s'inscrit dans un mouvement de mobilisation artistique et citoyen face aux attaques du gouvernement Ford à l'encontre de la collectivité franco­-ontarienne. Les poètes, par leurs vers, tiennent tête à l'autorité. Animés d'un sentiment vivace, et à l'instar des matériaux les plus nobles, ils résistent au temps, aux causes de la dissolution et aux limitations de leurs libertés.

    Avec les textes de : Angèle Bassolé, Sylvie Bérard, Jean Boisjoli, Hédi Bouraoui, Frédérique Champagne, Nicole V. Champeau, André Charlebois, Éric Charlebois, Tina Charlebois, Margaret Michèle Cook, Antoine Côté Legault, Sonia-Sophie Courdeau, Jean Marc Dalpé, Thierry Dimanche, Daniel Groleau Landry, Brigitte Haentjens, Andrée Lacelle, Gilles Lacombe, Chloé LaDuchesse, Clara Lagacé, Gilles Latour, Louis Patrick Leroux, David Ménard, Blaise Ndala, Gabriel Osson, Michel Ouellette, Catherine Parayre, François B. Pelletier, Pierre Raphaël Pelletier, Stefan Psenak, Pierrot Ross-Tremblay, Paul Ruban, Paul Savoie, Elsie Suréna, Véronique Sylvain, Michel Thérien et Lélia Young.


  • Rares sont les livres offrant une synthèse de l'histoire politique des cantons suisses au 20e siècle. Pour pallier cette méconnaissance d'un proche passé, la 'Collection Le savoir suisse' proposera plusieurs études dont la première, ici, traite du

  • « Peut-être ne le savez-vous pas, mais les anarchistes sont très actifs au Québec », soutenait un chroniqueur du Journal de Montréal, au cours de la grande grève étudiante de 2012. Au-delà d'un phénomène spectaculaire associé au chaos, quelle est la véritable nature des activités de la nébuleuse anarchiste ? Et surtout, qui de mieux que des anarchistes pour l'expliquer ? Nous sommes ingouvernables constitue une réponse à plusieurs voix par des anarchistes qui militent dans divers réseaux. Cette mosaïque forme un portrait ouvert de ce qui fait le coeur et le corps du mouvement ­anarchiste aujourd'hui au Québec.

  • "Depuis vingt ans sont apparus des mouvements contestataires agissant au nom de l'éthique : altermondialisme, écologie, défense des droits des animaux. S'ils s'expriment majoritairement à travers des actions légales, ils ont cependant donné naissance à des groupes radicaux partisans d'attaques violentes et à des groupus-cules terroristes n'hésitant pas à recourir à des actions « armées ». Ce phénomène porte un nom : écoterrorisme.

    Depuis le début des années 1990, les Black Blocs livrent une véritable guérilla urbaine aux forces de l'ordre et le Front de libération des animaux ou le Front de la libération de la terre multiplient les actes criminels - sabotages, attentats ou meurtres -, ciblant les entreprises et le « pouvoir de l'argent ». Ils figurent aujourd'hui, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, sur la liste noire des organisations terroristes au même titre que Daech et Al-Qaïda.

    La France est encore peu touchée mais tout laisse craindre que se développent dans un avenir proche des campagnes violentes dans l'Hexagone. Les événements de Sivens, Roybon et Notre-Dame-des-Landes en sont les signes annonciateurs.

    Cet ouvrage, le premier en France sur le sujet, présente les causes et idéologies contestataires, décrit les groupes violents, leurs modesd'organisation, leurs cibles, leurs opérations, et explique leur évolution du militantisme au terrorisme."

  • Dès 2002, la guerre qui s'annonce en Irak déclenche des mobilisations massives. De Michael Moore à Sean Penn ou Susan Sarandon, de nombreuses figures d'Hollywood comptent parmi les protestataires. En raison de leur extraordinaire médiatisation, ces initiatives se révèlent déterminantes pour le destin du mouvement.
    Ce livre décrypte les logiques de l'engagement des artistes, plasticiens ou célébrités des mondes de la musique et du cinéma. Grâce à une vaste enquête de terrain, il montre comment les modes de protestation actuels contrastent avec ceux des mobilisations passées, notamment contre la guerre du Vietnam.
    Pour l'auteur, de nouveaux rapports des artistes à la politique se créent. Prendre publiquement position contre la guerre en Irak, produire de l'"art militant", apparaît comme une entreprise risquée pour les créateurs. Pourquoi se lancent-ils malgré tout dans la bataille ? Qu''est-ce qui conduit des stars hollywoodiennes, parfois novices en politique, à s''ériger en figures publiques citoyennes ?
    Avec ce livre, c'est le personnage de "l''artiste engagé" qui se redessine sous nos yeux. Pour Violaine Roussel, l'occasion d''interroger les nouvelles modalités de l''implication citoyenne dans les sociétés démocratiques.

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