Littérature générale

  • Édition enrichie de Nathalie Freidel comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    De même que deux vers de Racine suffisent à reconnaître la main du maître, deux lignes de Sévigné signalent immédiatement le style, le savoir-faire, la langue inimitables de l'épistolière. Encline au libertinage intellectuel, réfractaire à l'endoctrinement, Mme de Sévigné (1626-1696) est le pur produit de la société du loisir lettré. Ses lettres témoignent de ce besoin de tourner toute chose en dérision : ses contemporains, dont elle excelle à fournir des portraits satiriques, comme elle-même. Par le détour du pastiche, de l'ironie et de l'humour, elle dresse un portrait de soi parmi les plus vivants, les plus audacieux et les plus émouvants de son siècle. Mais les lettres consacrées aux opérations militaires, à la révolte de la Bretagne, à l'exil des rois d'Angleterre ainsi que l'intérêt porté à la politique familiale des Grignan en Provence dévoilent aussi un engagement sur un terrain où les femmes étaient loin d'être les bienvenues. Par son rayonnement - de la vie mondaine à la sphère politique en passant par l'intime - et son ton unique, Mme de Sévigné fait souffler un vent de liberté dans le classicisme français.

  • Le 17 août 1661, au château de Vaux-Le-Vicompte, le surintendant Fouquet offre une fête éblouissante. Louis XIV est furieux. Il décide la perte de l'insolent mais cette soirée lui donne l'idée de bâtir Versailles.
    Clémence, la "fontainière du Roy" est la

  • Louis Nicolas, baron de Breteuil (1648-1728) fut un homme comblé. Esprit libre et pénétrant, séduisantet séducteur, ce cadet d'une illustre lignée obtient en 1699 la charge d'introducteur des ambassadeurs et des princes étrangers qu'il conservera jusqu'en 1715. Pénétrer à Versailles avec lui c'est entrer dans le royaume des symboles. Au travers de ses descriptions, il démonte les mécanismes du système de cour, de cette vie de perpétuelle représentation, tout en mettant en scène le roi, les princes, les princesses et les courtisans. Pas un geste, pas une attitude, pas un mot qui ne soient dictés par l'étiquette dont le roi est le grand maître et Breteuil, le grand prêtre. Cependant ces fonctions auliques n'empêchent pas le baron de Breteuil de mener une existence passionnée : il est le héros de deux histoires d'amour immortalisées par un roman qui compte parmi les chefs d'oeuvre de la littérature du XVIIe siècle et reste un témoignage essentiel sur l'expression des sentiments amoureux à cette époque. Des textes aussi différents que ceux que nous réunissons ici (un roman et des mémoires) expriment la complexité d'un homme du grand siècle qui ne se laisse pas enfermer dans le carcan des idées de son temps.

  • Tome 2 Tome 3 (octobre 2013) Depuis plus de cinq ans, lIrlandais vit sur ses terres et tente, avec son fils Martin, de reconstituer une cellule familiale pour le moins boiteuse. Un jour, un grand voilier venu dIrlande, transportant dans ses flancs Joe Lonergan le frère aîné de Mary, arrive au port de Montréal. Une simple visite de courtoisie chez lIrlandais se transformera en une véritable pomme de discorde au cours de laquelle le sort du petit Lewis sera fixé. Ramené en Irlande aux côtés de ses parents adoptifs, lenfant découvrira une autre famille.



    Durant ce temps, afin de retrouver son équilibre et redonner à Martin une certaine stabilité, Elwin OReilly reprend femme. Mais la religion perturbera profondément Martin, lui volant les plus belles années de sa jeunesse. Une révolte sourde gronde dans son cur. Dans le but dabreuver sa soif de justice, le fils de lIrlandais deviendra un avocat renommé et un redoutable plaideur.



    Le hasard réunira les trois demi-frères et leur permettra de jeter les bases dune nouvelle famille.

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