Sciences humaines & sociales

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • En sortie de conflit armé, faut-il poursuivre ceux qui ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, voire un génocide, ou les intégrer au processus de transition au nom de la paix ? Les poursuivre risque de déstabiliser la société ; mais ne pas le faire peut mener au même résultat, une paix achetée par l'impunité risquant d'être provisoire.
    L'auteur examine ce dilemme à la lumière de l''histoire du droit pénal international, de Nuremberg à nos jours, et à l''aide de nombreux exemples, des Balkans à la Libye en passant par le Rwanda et le Darfour. Il s''interroge sur le rôle des tribunaux internationaux : sont-ils une condition de la paix (pas de paix sans justice) ou au contraire un obstacle (pas de justice sans paix) ? Ont-ils un effet dissuasif ? Peut-on dépasser le dilemme ? Se pose aussi la question des relations qu'entretiennent deux acteurs majeurs de la scène internationale : le Conseil de sécurité, organe politique chargé du maintien de la paix et de la sécurité, et la Cour pénale internationale, organe judiciaire chargé de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves. La Cour pénale internationale est-elle vraiment indépendante du Conseil de sécurité et, surtout, doit-elle l''être ?
    Une réflexion essentielle, en ce début de siècle, face au retour des guerres.

  • 1853. Par le caprice du destin et le coup de foudre de l'empereur François-Joseph, le souverain le plus puissant de son temps, Élisabeth, princesse de Bavière, devient, à l'âge de seize ans, impératrice d'Autriche.
    Accablée d'une exceptionnelle beauté et

  • Les cours constitutionnelles se sont affirmées comme les garantes des valeurs fondamentales de nos démocraties modernes, même en France où, malgré une tradition peu favorable à la justice constitutionnelle, le Conseil constitutionnel est parvenu à s'imposer comme un acteur politique central. L'un des protagonistes de cette montée en puissance, le constitutionnaliste lui-même, passe en général inaperçu. Cet ouvrage retrace l'invention du constitutionnaliste, ce professeur de droit spécialiste des constitutions politiques qui apparaît en France à la fin du XIXe siècle en même temps que la République naissante. Il démontre combien ces professeurs ont joué un rôle crucial dans l'avènement du nouveau régime, dans sa consolidation et ses remises en cause, et analyse les tensions permanentes entre droit et politique émaillant la création du corpus constitutionnel au fondement juridique de notre système politique actuel. Ce faisant, Guillaume Sacriste révèle un pan essentiel, et pourtant oublié, de l'histoire juridique et constitutionnelle de la France.

  • Au lendemain de la mort de Louis XIV, la fureur du jeu, la passion du théâtre, les parties de plaisir, le luxe de la débauche, la nouvelle philosophie, l´art du maquillage participent à l´affirmation d´une culture du plaisir, dont le libertinage des moeurs est le moteur. La loi morale, les comportements, les cadres de pensée imposés par l´Eglise s´effondrent... S´installe au Palais-Royal puis à Versailles « le grand air de la débauche », où les"roués"mêlent orgies, ordures et impiétés. Le cynisme, la cruauté, la perversion que montrent les grands seigneurs font de l´amour un jeu, où la recherche du plaisir se mêle à la vanité, à la fureur des conquêtes.
    Quelles sont les conséquences de ce libertinage aristocratique sur l´ensemble de la société ? Quelle part la société bourgeoise prend-elle dans ce désir de jouissance ? Quelles autres images de l´amour la vertu oppose-t-elle à l´infidélité généralisée ?
    Ce livre dressera l´état du libertinage au Siècle des lumières. Il mettra en évidence son importance dans l´évolution demoeurs de la société française. Il permettra de s´interroger sur les images que le libertinage a laissées dans notre culture, en confrontant la recherche du plaisir sous l´Ancien régime à la quête actuelle du plaisir.

  • Louis XIV

    Berce Y -M

    « Louis XIV fut le premier monarque absolu », « Le chantier de Versailles a ruiné le pays », « La cour était un milieu ridicule », « Louis XIV n'a rien compris à Molière », « Il avait un frère jumeau qu'on cacha sous un masque de fer », « Louis XIV a appauvri les paysans français » ... L'auteur s'attache ici à dépasser les clichés les plus couramment répandus sur le « Roi Soleil » pour dresser un portrait vivant de Louis XIV et de son siècle.

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