• Une saga familiale ambitieuse et ludique sous la forme de poupées russes.1999 : Bienvenue à Laurelfield, vaste demeure du Midwest et partez à la rencontre de ses propriétaires ancestraux, les Devohr. Il y a Zee, une marxiste qui méprise la richesse de ses parents, tout en vivant dans leur maison avec son mari Doug ; sa mère Grace, qui prétend pouvoir tout savoir d'une personne en regardant ses dents ; et son beau-père Bruce, occupé à faire des réserves pour l'arrivée imminente de l'an 2000. Et puis il y a Violet, son arrière-grand-mère, qui se serait suicidée quelque part dans cette grande maison et dont le portrait est toujours accroché dans la salle à manger.
    1955 : Grace et son mari violent George emménagent à Laurelfield. Rapidement, elle remarque des détails étranges qu'elle considère comme des présages d'événements à venir. Sa vie commence alors à changer...
    1929 : Laurelfield est une colonie d'artistes hétéroclite et bohèmes où se retrouve la fine fleur de la création artistique de l'époque. Le petit groupe passe son temps entre poursuites artistiques et débauche sous les yeux du portrait de Violet Devhor, qui hanterait les lieux.
    "Une saga familiale [...] ainsi que le quotidien de ses habitants excentriques." (LH Spécial, 11/12/20)

  • Saga

    Tonino Benacquista

    Nous étions quatre : Louis avait usé sa vie à Cinecittá, Jérôme voulait conquérir Hollywood, Mathilde avait écrit en vain trente-deux romans d'amour, et moi, Marco, j'aurais fait n'importe quoi - mais n'importe quoi ! - pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. 'Saga', c'était le titre.

  • Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les commissaires de l'événement ont adressé une invitation pour une intervention inattendue : se présenter chaque matin dans un restaurant chinois afin d'écrire en public. La perplexité et la timidité l'incitent d'abord à décliner cette proposition. Mais une jeune émissaire tactiquement envoyée à sa rencontre achève de le convaincre. Oscillant entre optimisme et pessimisme, marqué par une ironie permanente, Impressions de Kassel aborde ainsi, au coeur de la fiction littéraire, la question de la représentation contemporaine et propose un bel éloge de l'art. « Le livre parle de mon voyage et de ma participation à la Documenta de Kassel. C'est une promenade, comme Locus Solus de Raymond Roussel, à travers des lieux très étranges, mais tous imprégnés d'une grande créativité. C'est aussi la découverte d'un art contemporain plus vivant présent à Kassel, un art qui se confond avec la vie, et qui passe comme la vie. » Enrique Vila-Matas, La Razón

  • Présentatrice de télévision reconnue et appréciée, Gillian mène une existence harmonieuse jusqu'à cette soirée où elle se dispute avec Matthias, son compagnon depuis des années. Sur la route du retour, ils ont un grave accident de voiture qui va bouleverser sa vie.Un temps retirée du monde, Gillian revisite son passé, la relation qu'elle a entretenue avec Hubert - artiste peintre auprès de qui elle a insisté pour servir de modèle - et s'efforce de se reconstruire.
    Par petites touches distanciées et précises, Peter Stamm compose une histoire à la fois ordinaire et hors du commun qui nous laisse une impression d'inquiétante étrangeté...
    « Tout est toujours dans la nuance chez Peter Stamm, styliste remarquable qui enveloppe ses récits d'un halo de brume et d'une tristesse feutrée, en égrenant une petite musique obsédante. » André Clavel, Lire « Il y a une obsession de la singularité et beaucoup de générosité dans l'écriture de l'auteur. De même qu'après avoir vu les tableaux de Modigliani les cous des passants peuvent paraître exagérément allongés, la vie, à la sortie des livres de Peter Stamm, semble grouiller d'histoires. » Frédérique Fanchette, Libération

  • Dans ce troisième volet de La Physique amusante, l'auteur part d'une question naïve en apparence, "Est-ce que l'univers invente ou bien rabâche?", pour se l'appliquer à lui-même : "Est-ce que j'invente ou rabâche ?". Il emprunte, pour y répondre, La nébuleuse du songe. Comme s'il avait été là au commencement de l'univers, il parcourt l'histoire des découvertes qui, de Ptolémée, Copernic, Kepler, mènent à Bach ou Mozart, et s'aperçoit à la fin que "le corps et sa mémoire en savent plus long que nous." Ce que l'amour, dans son éternel recommencement, nous apprend aussi.
    Empruntant, dans une deuxième partie des Voies de contournement, il revient sur un mode plus détaché et contemplatif aux questions sans fin que la création nous pose.

    Les lecteurs non-scientifiques s'enchanteront de cette explication rêveuse et intime des mécanismes obscurs de l'univers. Les amateurs de poésie suivront avec bonheur le rythme de ces vers ajustés à la pertinente équation de l'espace et du temps.

  • "Le Mont Perdu ? Il n'y avait enfant qui ne le sût par coeur, sans qu'on fût pour cela plus d'accord sur les choses que sur les noms. L'un le plaçait en France, l'autre en Espagne. Tel l'avait vu en passant la brèche du Taillon, mais à son compte il y avait deux ou trois Monts-Perdus. Tel autre le traitait si familièrement que dans sa jeunesse il y avait mené paître des moutons ; tandis qu'on m'assurait ailleurs que le plus hardi chasseur du pays n'en avait atteint la cime qu'à l'aide du diable qui l'y avait conduit par dix-sept degrés. Il était clair que personne ne connaissait le Mont-Perdu et que jamais, depuis qu'on nomme des montagnes, il n'y en eût une aussi bien nommée." Louis-François Ramond, Voyages au Mont-Perdu et dans la partie adjacente des Hautes-Pyrénées, Belin, 1801.

  • Polaire

    Marc Pautrel

    'Le temps est splendide, encore estival, les grands arbres, les pelouses, tout est d'un vert éclatant, vif, lumineux, euphorisant. Je marche, je la cherche autour du bâtiment, je ne la vois pas. Je croise des patients qui ont un air vraiment bizarre, qui errent seuls et me regardent avec hébétude, curiosité, agressivité peut-être. Certains sont silencieux, d'autres marmonnent tout bas, ils tournent en rond, ils marchent sans but, ils me semblent terriblement malheureux, nos regards se croisent, ils devinent que je ne suis pas des leurs. Une ou deux fois j'ai peur en les voyant qui avancent lentement dans ma direction. Aucune trace d'elle.'

  • Jubilations

    Paul Audi

    "L'acte de création repose-t-il sur une nécessité ? Et si oui, laquelle ? Si « créer, c'est jouir », de quelle nature est le désir qui préside à la naissance comme à l'amour des oeuvres ? Telles sont les questions autour desquelles Paul Audi a choisi de rassembler dans ce livre, parfois léger et parfois grave, des essais composés par lui au cours des dix dernières années. En s'appuyant sur certains phénomènes (la pulsion, l'incarnation, le sexe, le désespoir, l'amour, l'esprit), l'auteur cherche ici à éclairer la façon dont l'alliance de l'éthique et de l'esthétique pourrait encore dresser des pôles de résistance à une époque, la nôtre, où le simulacre est devenu le seul mode de représentation agréé et où la pulsion de mort règne sur la culture dite dominante."

  • Au cours d'un séjour au Havre, un jeune journaliste découvre un livre d'un mystérieux écrivain nommé Antoine Sorel. La lecture de ce roman le bouleverse, il s'interroge sur son auteur, dont il sait seulement qu'il a vécu toute sa vie dans cette ville portuaire. Le lendemain de sa découverte, il apprend la mort, à quarante-cinq ans, de l'écrivain. Pour payer sa dette de lecteur, et parce que, pense-t-il, la mort ne doit pas avoir le dernier mot en littérature, il décide de ressusciter Antoine Sorel à travers un livre d'hommage. En rencontrant ses proches, en faisant sienne la forme d'une ville, en enquêtant auprès des femmes que Sorel a aimées, il ne cherche peut-être pas seulement à assurer le salut de l'écrivain, mais aussi le sien. Livre des solitudes et de la quête des origines, ce roman est d'abord celui de la ferveur et de son pouvoir de résurrection.

  • Qu'avons-nous fait de l'ambition ? Notre tabou. Selon la morale commune, elle suivrait en effet une logique nuisible, car égoïste. Pourtant, dire d'une personne qu'elle est dénuée d'ambition semble bien peu flatteur. L'ambition aurait-elle donc aussi une part lumineuse, liée à une dynamique de réalisation de soi et à un désir d'entreprendre ? Contiendrait-elle un optimisme qui permet d'aller de l'avant et qui en fait une « folie » nécessaire ? Cet essai nous offre la première analyse philosophique, historique, sociale et psychologique du concept d'ambition, en évaluant son puissant pouvoir d'invention. Vincent Cespedes propose une exploration sans concessions des faces sombres de cette « passion au carré », puis démontre l'existence d'une ambition inspirante et humaniste qu'il convient de reconnaître et de trans¬mettre. Par l'observation de nombreuses destinées - savants, artistes, chanteurs, sportifs, écrivains, navigateurs, philosophes, entrepreneurs, politiques -, l'auteur établit la distinction entre une ambition dévastatrice pour soi-même ou pour les autres, et une ambition créatrice, « expressive », qui porte un être et lui donne, par ses projets, une place d'exception.

  • Cadence

    Stéphane Velut

    "J'habite Betrachtungstrasse. Au 18 précisément. J'y suis depuis un an. Cette nuit est ma dernière ici, je vais quitter ce lieu et je suis affligé. Je suis affligé parce que tout ici me ressemblait - on me dit peu accueillant. C'était ma tanière, mon trou, mon chantier."" Munich, 1933. Un peintre, chargé d'exécuter le portrait d'une enfant louant l'avenir radieux de la nouvelle Allemagne, se cloître en compagnie de son modèle. Mais c'est tout autre chose qu'il fait de sa jeune pensionnaire et qu'il déploie comme un cérémonial au fil de son récit. Car ce sont ses carnets que l'on lit ; le narrateur y prend son lecteur à témoin.
    On hésitera à discerner dans cet étrange huis clos le jeu du rite ou de la soumission."

  • Des axes de réflexion pour vous lancer en toute sécurité dans une activité passion, source de revenus complémentaires. Des conseils techniques (informatique, prises de vue...) pour la promotion et la vente de vos créations cousues main. De

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