• Pour son numéro d'hiver, ­Cap-aux-Diamants­ nous présente les textes des trois lauréates de son 2e concours de rédaction destiné aux jeunes historiens de 35 ans et moins. « Des histoires étonnantes », titre la revue d'histoire du Québec qui en profite pour souligner le talent d'Andréanne LeBrun, gagnante du premier prix grâce à son texte sur l'arrivée du chemin de fer à Rouyn-Noranda. Un sujet méconnu qui, malgré le titre qui le situe, transcende l'histoire régionale. Cinq autres textes de qualité viennent compléter ce numéro, dont celui de Stéphan Garneau sur la symbolique des animaux dans les armoiries municipales du Québec et celui de Vicky Lapointe sur un cas de déportation antérieur à celui des patriotes, pour ne nommer que ceux-ci.

  • Mis à part le hockey, rares sont les livres publiés ayant pour sujet l'histoire du sport au Québec. Il sera donc fascinant de découvrir réunis dans ce numéro de printemps de ­Cap-aux-Diamants­ les « aspects inédits » de ce phénomène social et culturel incontournable. Parmi ces histoires d'exception : le patron québécois de Babe Ruth, les coureurs québécois au marathon de Boston et le rendez-vous manqué avec la gloire d'Omer Perreault, nageur de Montréal ayant presque complété la traversée de la Manche en 1923. Hors dossier, le destin tragique du couple Seybold d'Ottawa sur l'­Empress of Ireland­ et la naissance du mouvement des Plasticiens en peinture dans les années cinquante au Québec.

  • Séquences sait toujours nous réjouir avec un sommaire bien garni et varié. D'abord, un incontournable de l'automne : Le démantèlement (en couverture) de Sébastien Pilote. La revue nous offre sa critique du film ainsi qu'un entretien avec le réalisateur. Des entrevues avec Abdellatif Kechiche (La vie d'Adèle - Chapitres 1 & 2), Marion Vernoux et Fanny Ardant (respectivement la réalisatrice et l'actrice principale des Beaux jours) retiennent notre attention. Dans la section « Panoramique », les festivals de films d'Angoulême, de San Sebastián et Fantasia font l'objet de comptes-rendus tandis que la programmation est FFM est analysée durant neuf pages détaillées.

  • Une entrevue avec Odile Tremblay, critique cinéma au Devoir, fait office d'introduction à une réflexion sur le métier de critique, puis ouvre la voie vers un bilan du cinéma québécois que la revue nous offre juste à temps pour le gala des Jutra. C'est le film La danse de la réalité, nouvelle réalisation d'Alejandro Jodorowski après plus d'une décennie d'abstinence, qui fait la couverture de ce numéro. Une analyse d'Élie Castel est suivie d'une entrevue avec le légendaire iconoclaste. À découvrir aussi dans ces pages, les critiques du dernier opus des frères Cohen (Inside Llewyn Davis), du nouveau film de Podz (Miraculum) et du provocant long métrage de Lars Von Trier (Nymphomaniac).

  • Séquences inaugure, à l'orée de sa 60e année, une édition désormais tout en couleurs. Élégante et digne façon de célébrer l'oeuvre de Federico Fellini, dont la vie et les films sont analysés et commentés dans un riche dossier de dix-huit pages. Un hommage à Michel Brault, disparu en septembre 2013, trouve aussi une place dans ce numéro. Plusieurs entrevues essaiment la section « Gros plan », dont celle avec Atom Egoyan pour son plus récent film Devil's Knot, un drame labyrinthique puissant présenté lors du dernier FNC. Puis, la jeune réalisatrice Rebecca Zlotowski nous parle de son deuxième opus Grand Central, tandis que Tahar Rahim, tête d'affiche du film avec Léa Seydoux, expose sa vision des personnages qu'il a incarné depuis sa révélation dans Un prophète (J. Audiard) en 2009.

  • En plus d'offrir un panorama des événements cinématographiques d'ici et d'ailleurs (retour sur les festivals de Cannes, d'Istanbul et du cinéma latino-américain de Montréal), Séquences nous propose les critiques de plusieurs films ayant su se démarquer en 2013 : Like Someone in Love (Kiarostami), Before Midnight (Linklater), The Great Gatsby (Luhrmann), To the Wonder (Malick) et Sarah préfère la course (Robichaud), entre autres. Le dernier opus du cinéaste chinois Wong Kar-Wai, The Grandmaster, figurant en couverture, est l'occasion de consacrer quelques pages à ce grand maître de la sensualité visuelle. Délaissant l'actualité, la section « Arrêt sur images » s'intéresse à Van Gogh (Pialat), Dark Blood (Sluizer), dernier film dans lequel apparaît River Pheonix, et le « Laboratoire expérimental » analyse Zoo Zéro d'Alain Fleisher.

  • Cette nouvelle parution de Voix et images nous propose un réexamen de « La révolution littéraire des années 1940 au Québec ». Voulant éclairer autrement le récit officiel, ce dossier cherche à déterminer les interactions qui existent entre le centre et la marge, entre les oeuvres reconnues et les discours trop souvent délaissés par la critique. En tenant compte des productions populaires et médiatiques, les articles réunis ici proposent une saisie inédite des bouleversements de la décennie 1940, marquée par la Seconde Guerre mondiale, le déploiement des grands journaux et de la presse spécialisée, l'essor de la radio, etc. En somme, ce dossier souhaite faire voir la complexité du choc qui provoque l'exceptionnelle ébullition des années 1940 et qui offre l'occasion de saisir la façon dont le littéraire fait sens de l'ensemble de la société de l'époque, où à la fois le pôle littéraire, le pôle médiatique, le marché, la critique savante et les institutions acquièrent d'un coup une maturité sans précédent.

  • Ce livre raconte une histoire oubliée. Celle d'une étonnante modernité qui s'est propagée à Montréal au début du xxe siècle. Des spectacles amalgamant revues d'actualité, épisodes de films d'aventures américains, sketchs, chansons, parodies et monologues faisaient le bonheur du public venu se distraire, même le dimanche ! Sur scène et à côté de l'écran, c'est la langue de la rue et des manufactures qui se faisait entendre.
    Auteurs, comédiens, chanteurs et bonimenteurs contribuaient, soir après soir, à construire une culture canadienne-française moderne et audacieuse, voire irrévérencieuse, fortement éloignée du nationalisme catholique associé au terroir. Sous le couvert de la comédie, on se permettait d'aborder des sujets comme l'adultère, la vie amoureuse et la transformation des modes de vie, on critiquait la censure et la prohibition, on riait de l'incompétence et de la corruption des élus.
    Un homme en particulier est associé au développement de cette culture populaire urbaine et moderne, réprouvée par le clergé et l'élite conservatrice : Alexandre Silvio. Cet énergique personnage, qui s'est d'abord fait connaître comme bonimenteur de vues animées, est devenu l'un des principaux directeurs de théâtre à Montréal dans les années 1920. De nombreux dialogues et paroles de chansons de l'époque illustrent chacune des parties de ce livre.
    Ces textes savoureux et ces personnages extravagants, oubliés pendant près d'un siècle et ayant miraculeusement survécu au passage du temps, retrouvent ici une nouvelle vie. Pour notre plus grand plaisir !

    Germain Lacasse est historien et professeur de cinéma québécois à l'Université de Montréal. Ses recherches et ses publications s'intéressent aux rapports entre le cinéma, la tradition orale et la culture populaire. Johanne Massé a fait ses études de maîtrise sur l'apport des immigrants dans la littérature et le cinéma québécois. Bethsabée Poirier a fait ses études de maîtrise sur la réception du cinéma des premiers temps au Québec. Elles enseignent aujourd'hui le cinéma au niveau collégial.

  • Artéfacts Lieux d'origine contient 33 récits illustrés d'aquarelles de lieux, de moments et de personnages du Québec représentés par Virginie Tanguay, une artiste accomplie qui vit sur les rives du lac Saint-Jean au Québec. L'ensemble de la création émerge de l'eau tels des artéfacts, suggère un passé et invite à regarder au loin. Amoureuse des grands espaces, de tout ce qui est vivant, c'est là que l'auteure puise son inspiration. Elle se laisse bercer par le folklore québécois. L'aquarelle lui permet d'exprimer la douceur et la transparence, tout en demeurant énergique. Rendre l'ambiance d'un lieu ou d'un moment dans toute sa pureté est son objectif. Amoureuse des grands espaces, de tout ce qui est vivant, c'est là que Virginie Tanguay puise son inspiration. Elle se laisse bercer par le folklore québécois. L'aquarelle lui permet d'exprimer la douceur et la transparence alors que l'écriture fait vivre les émotions d'un lieu, d'un moment, d'un personnage dans toute sa beauté.

  • « Parce qu'il y a des gens qui m'inspirent des aquarelles et des récits... Artéfacts - Tome III, Gens du Pays est le fruit d'une moisson à saveur du terroir québécois. Une culture d'arts, de lettres, d'histoires et de traditions pour rendre hommage à des hommes et des femmes enracinés. Ils ont aimé, rêvé, défriché, labouré, bâti, semé pour un avenir meilleur. Que dans leurs traces laissées au passage persiste le vert tendre de l'espoir ! » Extrait de: Virginie Tanguay. « Artéfacts Tome III - Gens du pays. » iBooks.

  • « J'ai conçu ce pamphlet humoristique comme une catapulte à marde. J'y plonge vingt mille lieues sous les merdes pour faire remonter à la surface les monstres qui hantent nos vies. Je suis un Claude Poirier en habit d'homme-grenouille qui s'est donné pour objectif de faire chier tout le monde et, pourquoi pas, d'être invité à une émission de radio littéraire pour répondre à la question : "Fred, si vous étiez un smoothie, de quelle couleur seriez-vous ?" Au Québec, on est pas un vrai écrivain tant qu'on a pas fait la splitte à la radio d'État sous les rires de la Staline de la culture. »

  • Le rythme effréné de sa vie de publicitaire à la mode est en train d'avoir la peau de Théo. L'insignifiante agitation de tous les instants lui bouche l'horizon. Il est temps pour lui de changer d'air. Sur un coup de tête, Théo, qui n'a encore jamais dépassé Québec, va louer une petite maison près de Trois-Pistoles, à 500 km de Montréal. Trouvera-t-il là-bas l'oxygène dont il a besoin ?

    Roman d'apprentissage, mais aussi roman d'atmosphère, Sur la 132 raconte l'univers dans lequel Théo tentera de se réinventer. Un livre rythmé, tendre et cruel à la fois, où Gabriel Anctil nous fait rencontrer une galerie de personnages, dont il sait rendre avec force toute la truculence.

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