• Qui, en dehors d'Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d'aboutissement de la guerre d'indépendance haïtienne? Qui sait que cet affrontement s'est soldé, en 1803, par l'une des pires défaites napoléoniennes? Que les Noirs s'y réclamaient des idéaux de la Révolution? Pourtant, cette bataille aurait dû faire date: son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l'esclavage.

    Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Le Glaunec décrit la violence inouïe de cette guerre entre maîtres et anciens esclaves, entre les forces des généraux Leclerc et Rochambeau et l'armée, dite «indigène», de Jean-Jacques Dessalines. Il interroge le sens de son occultation par l'historiographie française, mais aussi le rapport trouble que l'élite du pouvoir haïtienne entretient avec sa mémoire, symbole d'émancipation parfois encombrant pour qui désire maintenir les populations asservies.

  • Cet essai en quatre actes s'ouvre sur un dialogue entre Achille (la force) et Ulysse (la ruse) en présence d'un Hector (l'humilité) venu en observateur les voir s'invectiver sur les ambivalences de la victoire du Néolithique à nos jours. Que signifie « gagner une guerre » dans l'histoire ? A quand remonte justement la dernière guerre victorieuse ? Les Vietnamiens contre la France et les Etats-Unis entre 1946 et 1975 ? La guerre de l'OTAN contre le Kosovo en 1999 ou encore l'intervention de la France au Mali en 2013 ? En second lieu, Hector et Achille écoutent le stratège Ulysse leur expliquer où se situe la notion de victoire sur la matrice guerre-paix et négociations-conflictualités. Dans un troisième temps, Hector et Ulysse se tournent vers le guerrier Achille, qui revisite nos trois dernières décennies d'hubris et s'explique sur ces impossibles victoires lors des guerres onusiennes ou des interventions humanitaires souvent ratées. Enfin, dernier acte de cet échange, Hector s'adresse pour la première fois à Achille et à Ulysse pour leur démontrer que la plus efficace des manières de « gagner une guerre aujourd'hui » consiste d'abord à renoncer à la puissance et à la ruse ; ensuite à endosser l'éthique d'humilité. Un livre ambitieux au propos fondamentalement original, extrêmement fécond, et appelé à devenir un incontournable des études sur la guerre et la paix. 

  • En 1806, à vingt-six ans, Clausewitz, officier prussien, assista à la défaite dIéna. Il tira de cette expérience lidée maîtresse de son traité De la guerre (1832), dont il nacheva que le livre I : « La guerre est un acte de violence à lemploi de laquelle

  • Que peut la littérature ? Quelle est la portée politique de l'écriture dite « expérimentale » ? De ses débuts avec Tombeau pour cinq cent mille soldats et Éden, Éden, Éden, véritables réquisitoires contre la violence colonialiste française, jusqu'à sa récente trilogie autobiographique qui témoigne d'une sensibilité à toutes les formes de domination sociale, l'ensemble du travail de Pierre Guyotat est caractérisé par une préoccupation constante pour le politique.

    Plus que de proposer une simple monographie sur un auteur qualifié aussi bien d'hermétique que de scandaleux, Julien Lefort-Favreau met ici en évidence la cohérence politique et esthétique de l'oeuvre de Guyotat. Il démontre ainsi l'importance de cette littérature française contemporaine qui pense et remet en question la place de l'art dans l'espace social en alliant contestation et recherche formelle, reconnaissance des défaites historiques et espérance, affirmation de soi et désir d'anonymat, autobiographie et écriture de l'histoire. En empruntant aux pensées de Jacques Rancière et de Judith Butler, cet essai trouve dans l'oeuvre de Guyotat une matière pour repenser les mots du politique à l'aide de la littérature.

  • Le premier amour, paraît-il, n'est jamais que le prélude de la première défaite. On aime, puis on souffre. On essaie de se souvenir pour ne pas vivre, puis on essaie d'oublier ? pour ne pas mourir. Mais il n'y a rien de tel qu'essayer d'oublier pour se souvenir, et rien de mieux qu'essayer de se souvenir pour réellement oublier.
    Ces quelques pages racontent l'histoire d'un jeune homme qui comprend, lentement, qu'après avoir aimé une première fois, après avoir une première fois souffert de n'être plus aimé, pour être heureux, il doit réussir à savourer la douleur et le bonheur en même temps, à chaque pas.
    Son chemin est long, plein de détours. Comment en serait-il autrement ? si l'on sait de quoi les premiers amours sont le prélude, on ignore toujours de quoi les premières défaites, à leur tour, peuvent être le commencement.

  • « Jusquau Têt, les Américains pensaient quils pouvaient gagner la guerre, mais à partir de là, ils savaient quils ne le pouvaient pas. » Le général Giap, ministre de la Défense nord-vietnamien, ne sy trompe pas : loffensive du Têt, lancée fin janvier 1968, constitue bel et bien le tournant de la guerre du Vietnam.

    Le 30 janvier 1968, à la veille du Nouvel An lunaire vietnamien, le Têt, les vietcongs lancent des assauts simultanés sur Saigon, les positions de larmée sud-vietnamienne (ARVN) et les installations américaines. Soutenus par larmée nord-vietnamienne, ils espèrent ainsi provoquer le soulèvement de la population, alors sous contrôle du régime de Saigon, et entraîner la chute de ce régime et le départ des troupes américaines. Passé leffet de surprise des premières attaques, Américains et Sud-Vietnamiens combattent vaillamment, notamment à Hué et lors du siège de Khe Sanh, et repoussent leurs ennemis lors de combats acharnés qui durent jusquà la fin mai 1968.

    Si les Nord-Vietnamiens et le Vietcong ont perdu une bataille (et la moitié des effectifs engagés), le gouvernement américain a perdu, lui, la confiance de sa population et in fine la guerre puisquest alors décidé larrêt des bombardements sur le Nord-Vietnam, louverture de négociations, ce qui jette les bases du succès final du Nord-Vietnam en 1975.

  • Le 16 octobre 1813, le canon tonne à Leipzig. L'artillerie ouvre ce combat titanesque passé à la postérité sous le nom de bataille des Nations, le plus grand affrontement des temps modernes jusqu'à la Première Guerre mondiale. Pendant quatre jours, la Grande Armée de Napoléon tient tête à la coalition des monarchies européennes. L'enjeu de cette gigantesque mêlée? L'équilibre européen. Les protagonistes ont conscience que le sort du Grand Empire se joue ici.

    Après la retraite de Russie, la lutte anti-française se poursuit autour du tsar Alexandre Ier, du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et de l'empereur d'Autriche François Ier. C'est toute l'Europe qui est en armes contre Napoléon.

    Quand les pourparlers de Prague échouent, les alliés évitent la confrontation directe avec l'Empereur.

    Durant l'automne 1813, ils se portent contre ses maréchaux pour les encercler. Napoléon voit à Leipzig l'occasion de livrer l'engagement décisif. Sur un champ de bataille très étendu, des combats furieux mettent aux prises 300 000 soldats coalisés contre 175 000 combattants français. Ces derniers affrontent avec panache les assauts frontaux d'un ennemi déterminé.

    Erreurs de Napoléon ? Fragilités de la Grande Armée ? Guerre de libération de la nation allemande ? Au soir du 19 octobre, on compte plus de 100 000 hommes hors de combat. La défaite de Leipzig anéantit les derniers espoirs de Napoléon.

  • Les Castors de Bâton-sur-Glace ont beaucoup de mal à performer contre le club des Vipères, malgré la venue de nouveaux joueurs. Il faut dire que Ti-Guy et ses amis ont eu leur lot de surprises ces derniers jours. Avec le départ d'un coéquipier, l'arrivée inattendue d'une autre équipe et le comportement étrange de Marc Aubut, le capitaine ne sait plus où donner de la tête.
    Les Castors sont les plus forts. Vraiment? C'est ce qu'on va voir!

  • Delphine et Simon, mariés depuis plus de 20 ans, partent en voyage en France pour faire le point sur leur couple, après le départ de la maison de leur seul enfant. Butinant d'un site touristique à l'autre, ils font la rencontre de Philippe, un guide touristique fort compétent que Delphine trouve immédiatement séduisant. Les Québécois en viennent à faire la connaissance de sa femme Sonia, une bombe d'énergie et de bonne humeur. Or, la franche amitié qui les réunira tous les quatre ne pourra pas empêcher l'éclosion d'une incontrôlable passion amoureuse entre Philippe et Delphine. Cette dernière est à la fois grisée et effrayée par ce qui lui arrive. Après avoir longtemps revêtu une apparence de bienséance rigide qui ne correspond plus aujourd'hui à ce qu'elle est, l'insouciance perdue de sa jeunesse la rattrapera-t-elle et lui fera-t-elle redécouvrir la passion d'un premier amour d'adolescent?

    Ce cinquième roman de Chantale Côté chez JCL explore les problèmes de couple, les mensonges, les remords, l'abandon et surtout le véritable pardon, celui que l'on s'accorde soi-même.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • A l'heure du bicentenaire de Waterloo, Dimitri Casali décrypte cet épisode fondateur de l'histoire européenne pour mieux le mettre en résonance avec notre époque.Si la victoire décisive des armées anglo-prussiennes sur les troupes françaises est un fait, une majorité de personnes reste pourtant persuadée que c'est Napoléon qui a remporté la bataille. Dès lors, en étudiant le mythe napoléonien, l'auteur s'interroge : mais qui a vraiment gagné Waterloo ? Et si la défaite n'en avait pas été une ?
    Ce livre revient sur l'une des périodes les plus romanesques de la vie de l'Empereur et nous raconte comment Napoléon est devenu le Français le plus populaire au monde et pourquoi sa légende est maintenant plus forte que la réalité historique...
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  • Arianne et François sont mariés depuis cinq ans, quand un accident d'automobile rend ce dernier tétraplégique. Toute une épreuve pour cet homme à l'avenir brillant, fils d'un financier qui a bâti une immense fortune à force de bras et de travail. Assommée par les événements, Arianne perd le bébé qu'elle portait et tout espoir d'enfanter à nouveau. Mais avec courage, elle refoule sa détresse pour se consacrer aux soins de son mari, au point de s'oublier totalement. Or, il s'avère vite que la tâche est lourde, trop même... Au bout d'un an, Arianne se rend à l'évidence qu'elle ne peut plus y arriver seule et engage Ursule, une infirmière qu'elle a connue dans son enfance. Avec son aide, elle parvient à mener une existence normale et surtout, à reprendre goût à la vie. C'est là que survient l'impensable. Alors qu'elle gère un hôtel appartenant au trust qu'a fondé son beau-père, elle s'adjoint l'aide de William Rancourt, un comptable froid, réservé et taciturne. Or, au cours de leur étroite collaboration, elle se surprend peu à peu à l'apprécier, et même à ressentir des sentiments troubles en sa présence. William s'est introduit dans son coeur à son insu: mais est-ce de l'amour ou une simple attirance sexuelle? Tiraillée par mille sentiments contradictoires, la jeune femme devra se dépêtrer dans ce maelström émotif, alors que l'état de son mari se détériore inexorablement.

  • En Écosse, à la fin du XVIIe siècle, Caitlin Dunn, une jeune Irlandaise, a été confiée par son père au manoir Dunning où il espère qu'elle pourra honnêtement gagner sa vie. Or le maître des lieux, Lord Dunning, a fait de Caitlin sa propriété, sa chose. Un soir, n'en pouvant plus, Caitlin finit par le poignarder à mort pendant qu'il était une fois de plus en train de la violer.


    Dans la même journée, au manoir, Liam Mcdonald, un géant highlander dont le clan et une partie de la famille ont été massacrés quelques années plus tôt, avait été arrêté par les hommes de Lord Dunning pour trafic d'armes. Ce délit grave risque de le conduire tout droit à la potence.

    Caitlin abandonne son bourreau inanimé et baignant dans son sang. Elle fonce dans la nuit sans perdre un instant. Dans sa fuite éperdue, elle tombe face à face avec Liam qui vient tout juste de s'évader de sa cellule. Dès lors, leurs vies sont liées. Ensemble, ils regagnent le village natal de Liam dans les Highlands. Un amour brûlant naît entre eux. Cependant, Liam, qui a perdu sa femme adorée et son jeune fils lors de la terrible nuit qui a décimé une partie du clan Macdonald, refuse de laisser cette passion l'envahir. Caitlin n'est pas au bout de ses peines pour gagner le coeur de son géant. Car la plus belle femme du village, la magnifique et rusée Meghan, a décidé de faire de Liam son mari et ne se privera d'aucun plan retors pour arriver à ses fins. Et il y a aussi le beau Colin, frère de Liam, qui aime follement Caitlin, elle-même incapable d'être insensible à ses avances. Sans compter la vie remplie de dangers dans les Highlands, qui oblige Liam à partir souvent en mission...

  • Une vie pleine d'embûches...
    Au milieu du XVIIIe siècle, Alexander MacDonald, dit Alasdair, fils de Marion et Duncan, petit-fils de Caitlin et Liam, porte en lui un secret terrible concernant la mort de son grand-père.

    Comme il se sent rejeté par sa famille, il quitte sa lande natale et son village Glencoe. Errant et vivotant, il finit par être capturé par l'ennemi anglais qui le jette en prison. Alexander est encore tout juste un adolescent et ne doit qu'à sa jeunesse le fait qu'il soit encore vivant tellement sont atroces les conditions de vie au Tollbooth. Par bonheur, il réussit presque par miracle à s'en évader et poursuit son errance pendant quelques années. Son destin, fait de passions dévorantes et de terribles tragédies, le conduit à la fin de la vingtaine dans l'armée anglaise. C'est ainsi qu'en 1758, il débarque en sol nord-américain et participe à la conquête de la Nouvelle-France. Là il rencontre l'amour de sa vie, Isabelle. Mais Isabelle est une Canadienne française, elle personnifie l'ennemi!

    Depuis toujours, Alexander a trouvé le moyen de faire face à l'adversité la plus cruelle et de la surmonter. Mais cette fois, son coeur, prêt à éclater de désir pour cette femme, ne risque-t-il pas de le mener pour de bon à sa perte?

  • Personne ne connaît réellement ces hommes en noir qu'un hélico vient de déposer aux abords d'un petit village d'Afghanistan. Et ces autres qui sortent d'un marais pour abattre un criminel de guerre en Croatie; qui assurent la garde protégée d'un général canadien au Rwanda; qui sévissent contre des preneurs d'otages au Pérou ou qui font mentir le président Milosevic, en faisant la preuve, sur place, du non-désarmement de la Serbie.

    DENIS MORISSET a fait partie des seize premiers membres de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI2 ou JTF2) de 1993 à 2001. Sa formation et son parcours stupéfiant en secoueront plus d'un et il tient du miracle qu'il soit encore là pour tout raconter. Sept de ses compagnons ne peuvent en faire autant.

    Plus encore et pour cause, le Canada ne rendra jamais hommage à ces combattants anonymes dont les vraies médailles de bravoure se résument aux nombreuses marques encore visibles sur leur veste pare-balles.

  • Au milieu du XVIIIe siècle, Alexander Macdonald est soldat de l'armée anglaise en terre de Nouvelle France tout récemment conquise. Amoureux d'une Canadienne française de Québec, Isabelle, il ne peut en aucun cas unir sa destinée avec celle qu'il considère comme la femme de sa vie. Les chemins retors du destin ont fait en sorte que, malgré des sentiments réciproques brûlants, tout les sépare cruellement, inexorablement.

    C'est un amour impossible, qui condamne Alexander à devenir un «chien errant». À l'instar de Pierre-Esprit Radisson quelques années plus tôt, il se retrouve malgré lui chez les Iroquois où il développe une tendre relation avec Tsorihia, une magnifique jeune femme qui l'aime puissamment tout en sachant qu'une autre hante les jours et les nuits d'Alexander.

    Non, il n'a jamais oublié Isabelle, jamais, pas un seul instant depuis que les lois des hommes les ont séparés.

    Tourmenté, obsédé par le besoin de retourner vers celle dont l'absence le consume à petit feu, finira-t-il par quitter la tribu qui l'a adopté ? Cette passion qui le dévore aura-t-elle raison du regard bouleversant de la lumineuse Tsorihia?

  • L'aventure se poursuit.
    Pendant vingt ans, Liam et Caitlin Macdonald ont coulé des jours heureux dans la vallée de Glencoe avec leurs trois enfants, Duncan Coll, Ranald et Frances. Mais leur vie simple est bouleversée en 1715 par le deuxième soulèvement jacobite qui replonge l'Écosse et les Highlands dans le chaos. L'enjeu : remettre un Stuart sur le trône.

    Les clans sont appelés aux armes, et celui de Glencoe n'y échappe pas. Ironiquement, il se voit obligé de se battre aux côtés de son pire ennemi, le clan Campbell de Glenlyon.

    Les aléas de la guerre et ses conséquences frappent cruellement le foyer des Macdonald. Caitlin apprend la mort de son fils Ranald et surprend son mari dans son propre lit avec une autre. Par ailleurs, Duncan Coll tombe follement amoureux de Marion Campbell, petite-fille du laird de Glenlyon qui, jadis, a commandé le massacre du clan de Glencoe. Les souvenirs de cette période maudite sont encore vifs dans la mémoire des survivants, et la haine est tenace, même chez ceux qui n'étaient pas encore nés lors de cette épouvantable nuit.

    Mais la passion qui unit envers et contre tous le fils de Liam et la flamboyante Marion serait-elle un signe qu'il est peut-être enfin temps pour ces ennemis jurés d'enterrer la hache de guerre?

    Le destin n'a pas dit son dernier mot, bien entendu. Caitlin en est quitte pour l'apprendre douloureusement à ses dépens, obligée qu'elle est, impuissante, d'assister à l'accomplissement de la malédiction jetée plusieurs années auparavant par Meghan Henderson sur la tête de son fils aîné.

    Intrigues, déchirements, traîtrises. Les remous des dures et terribles réalités de la guerre et la résurgence de vieilles rancunes risquent d'engloutir chaque membre de la famille Macdonald. Jusqu'au dernier.

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