• L'ancien privé Milo Milodragovitch s'est assagi. Son job paisible d'agent de sécurité à Meriwether, Montana, lui permet d'attendre patiemment l'héritage parental prévu pour le jour de ses cinquante-deux ans. Mais une riche vieille dame, autrefois maîtresse de son père, vient remuer de vieux souvenirs et lui confier une enquête à la fois facile et lucrative. Milo saute sur l'occasion. Bien sûr, la prétendue mission de routine se met à exploser en tous sens et se transforme sans tarder en une course frénétique entre voitures en feu, lancers de grenades, tirs de mitrailleuses et rails de cocaïne.

  • « Un matin, j'eus une curieuse révélation sur moi-même : Moktir, le seul des protégés de ma femme qui ne m'irritât point, était seul avec moi dans ma chambre. Je me tenais debout auprès du feu, les deux coudes sur la cheminée, devant un livre, et je paraissais absorbé, mais pouvais voir se refléter dans la glace les mouvements de l'enfant à qui je tournais le dos. Une curiosité que je ne m'expliquais pas bien me faisait surveiller ses gestes. Moktir ne se savait pas observé et me croyait plongé dans la lecture. Je le vis s'approcher sans bruit d'une table où Marceline avait posé, près d'un ouvrage, une paire de petits ciseaux, s'en emparer furtivement, et d'un coup les engouffrer dans son burnous. » André Gide (1869-1951), Prix Nobel, est notamment l'auteur de : Les Nourritures terrestres, La Symphonie pastorale, Les Caves du Vatican, Les Faux-Monnayeurs, Si le grain ne meurt, La Porte étroite, Feuillets d'automne, d'essais critiques sous le titre de Prétextes et Nouveaux prétextes et du célèbre Journal.

  • Pourquoi sommes-nous plus déprimés et anxieux que jamais ?

    Nous vivons une époque intrigante. Nous sommes plus riches et en meilleure santé que tout autre peuple de l'histoire de l'humanité. Nous avons accès à la technologie, à l'éducation. Et pourtant, un sentiment général de désespoir nous envahit : tout semble foutu.

    Si quelqu'un peut mettre un nom sur notre malaise et nous aider à le résoudre, c'est bien Mark Manson. Dans son nouveau livre, s'appuyant sur la psychologie et sur la sagesse philosophique, Manson dissèque la religion et la politique, examine nos relations avec l'argent, les divertissements et Internet, et constate qu'une trop bonne chose peut psychologiquement nous dévorer vivant. Il défie ouvertement nos définitions de la foi, du bonheur, de la liberté - et même de l'espoir.

    Avec son mélange habituel d'érudition et d'humour, Manson nous met au défi d'être plus honnêtes avec nous-mêmes, et connectés avec le monde d'une manière que nous n'avons probablement même pas envisagée avant.

    Voici un nouveau guide à contre-courant de tout ce que vous avez lu auparavant, pour mieux apprivoiser la douleur dans nos coeurs et le stress de notre âme.

  • En lieu et place d'un divan, le corps de Nuno, jeune toxicomane l'agonie sur son lit d'hpital. La sance se prolonge tel un tango diabolique. Infirmires, parents et proches dfilent. Nuno coute, depuis son coma, le frntique dbit de ses visiteurs : ressentiments, amertume et dceptions se dversent l'envi. Pour fuir cette chorale dsespre, il se souvient des instants heureux... Qu'on se rassure : La Mort de Carlos Gardel n'est pas un livre triste. Au contraire, c'est un roman dsespr, mais trs drle, souvent mme bouffon, lyrique, arien. Christophe Mercier, Le Point

  • Il n'y a probablement de pensée solide - comme d'ailleurs d'oeuvre solide quel qu'en soit le genre, s'agît-il de comédie ou d'opéra-bouffe - que dans le registre de l'impitoyable et du désespoir (désespoir par quoi je n'entends pas une disposition d'esprit portée à la mélancolie, tant s'en faut, mais une disposition réfractaire absolument à tout ce qui ressemble à de l'espoir ou de l'attente). Tout ce qui vise à atténuer la cruauté de la vérité, à atténuer les aspérités du réel, a pour conséquence immanquable de discréditer la plus géniale des entreprises comme la plus estimable des causes.
    Réfléchissant sur cette question, je me suis demandé si on pouvait mettre en évidence un certain nombre de principes régissant cette « éthique de la cruauté », - éthique dont le respect ou l'irrespect qualifie ou disqualifie à mes yeux toute oeuvre philosophique. Et il m'a semblé que ceux-ci pouvaient se résumer en deux principes simples, que j'appelle « principe de réalité suffisante » et « principe d'incertitude ».

    Le Principe de cruauté est paru en 1988.

  • L'enfer

    René Belletto

    Parfois, on se sent comme loin de sa vie. Si loin qu'on pense même à...

    Michel Soler, seul dans une ville déserte et terrassée par l'été, en est à ce point d'éloignement. Désespérément disponible, et prêt à tout...

    Et soudain TOUT lui arrive.

    Un destin mauvais fait apparaître sur sa route des hommes et des femmes également fatals - et un enfant, diabolique et adorable... Et ce destin mauvais le jette au coeur d'un mystère humain et inhumain, au coeur d'une machination de terreurs, de violences, de morts et d'amours qui sont de ce monde, et qui n'en sont pas.

    C'est pour Michel Soler l'occasion d'une renaissance, pense-t-on. L'énergie de son désespoir, sa force et sa fragilité redoutables, son indifférence et sa tendresse désarmantes, sa folie et son humour à périr dans les ricanements le font échapper aux pièges infernaux.

    À moins qu'ils ne l'y précipitent...

  • Crampe à l'hippocampe

    Karen Vinot

    Lydia, jeune journaliste pétillante, mène une vie bien remplie. Mais tout bascule lorsqu'elle perd étrangement la mémoire. Loin de ses repères, elle regarde le monde qui l'entoure d'un oeil nouveau. C'est alors qu'elle rencontre Paul, curieux SDF aux allures de matelot. Intriguée par le passé du vieil homme, elle va le pousser à retourner sur l'île où sa vie a basculé.

    Entre désespoir, rire, rencontres, non-dits, l'étonnante aventure qui les attend va bouleverser leur existence.

  • Quarantaine

    Maalouf Guille Nayla

    Une femme. Le continent africain. Les cultures et les personnes, les couples mariés et la langueur s'enchevêtrent jusqu'à se perdre dans le coeur du mystère Noir. Un récit intense, digne, parlant du désespoir avec un humour à la force de vie en chacun de nous.

  • Le roman du deuil. La mère accompagne son fils mourant - qu'advient-il quand une mère impuissante assiste à la mort de son enfant? Comment poursuivre la route après? Les paysages ont-ils le même goût? Pour réparer tout cela et pour traverser les routes du monde, Virginia Pésémapéo Bordeleau a décidé d'écrire ce roman avec l'aide du fils décédé, dont la douce voix habite la mère. Leurs conversations alternent entre souvenirs et histoires de vie. Les enfances se mêlent autant que les douleurs. La romancière, grâce à ce roman, rend présente et vive l'absence. Un livre puissant, tendre et lumineux.

  • Tout l'été

    Maud Basan

    Voilà que je me mets à parler toute seule, ce doit être inévitable à la longue, forcément, d'ailleurs cela fait peut-être un moment déjà, vous auriez pu m'avertir, me mettre en garde, m'éviter le pire, je vais finir par débloquer, perdre le nord, jusqu'ici personne pour me contredire, c'est l'avantage, et puis cela évite les dialogues, tous les tirets en début de ligne, les guillemets, vous saurez que c'est toujours moi, ce sera plus simple.

  • En décembre 1994, la vie du Québécois Stéphan G. Zbikowski tourne au drame. Pensant débuter avec sa famille une carrière prometteuse dans le concassage de quartz au Vénézuéla, il est vite arrêté pour avoir chargé des contenants qui, à son insu, avaient été remplis de cocaïne...

    Malgré l'absence de preuves, Stéphan est incarcéré à La Maxima de Carabobo, prison surnommée Le Monstre, où les détenus sont confinés dans de minuscules cellules surpeuplées, infectes et insalubres. L'endroit lugubre est infesté de moustiques, de coquerelles et de rats. Les hommes sont sauvagement battus et vivent dans la noirceur quasi totale.

    Alors que sa mère tente l'impossible pour le libérer de ce calvaire, personne ne peut avoir la certitude qu'il en sortira vivant...

    L'espoir succède au désespoir dans ce témoignage poignant qui nous fait voir notre liberté d'un nouvel oeil et apprécier la proximité de ceux qui nous sont chers.

  • 20 mars 1986, nos deux vies basculent. Allongé sur les débris de verre, les yeux fixes grands ouverts, mon compagnon est dans le coma. Je me lève pour me rapprocher de lui, mais je tombe, mes jambes ne me portent plus. Je suis complètement perdue, j'ai peur. À plat ventre sur ce sol coupant, je rampe pour chercher de l'aide. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? Que s'est-il passé ? J'entends crier « une bombe... une bombe a explosé ! »
    11 septembre 2001, alors que les tours jumelles s'effondrent, je sens l'armure de ma carapace de survie se fendiller. Ce cataclysme me sort de mon insatiable torpeur. Je me promets de reprendre goût à la vie. Je découvre une spiritualité qui jusque-là ne m'avait jamais effleurée. Je m'extirpe de mon silence intérieur. Un pas après l'autre, je vais à ma rencontre, je me dévoile, je m'assume, je me transforme. Le papillon s'échappe de sa chrysalide. J'ose enfin m'exprimer, sortir du déni qui avait été jusque-là mon compagnon de survie.
    Ce nouveau paradigme m'incite à me rendre heureuse !

  • C'est le nom qu'on donne à la conscience malheureuse des lieux. Des paysages, des habitats, des villes, des quartiers : de tout ce qui se transforme, s'appauvrit, s'uniformise. On en fait l'expérience concrète, à petite échelle, lorsqu'un environnement aimé subit l'assaut d'un promoteur immobilier. On l'éprouve par procuration, en regardant son écran, quand le climat se dérègle un peu partout sur Terre, fait fondre les glaciers, bousille les écosystèmes, propage les feux. Au sens où elle a été définie par l'environnementaliste australien Glenn Albrecht, la solastalgie repose moins sur le désir de restituer un passé idéalisé, sur la nostalgie d'un âge d'or, que sur l'impression de ne plus pouvoir compter sur le réconfort ou le soulagement (solacium) procuré par le présent et l'avenir. Ce mal, cette douleur (algia), les poèmes de ce recueil s'en font l'écho. Ils luttent avec un mélange d'espoir et de consternation contre ce qui les dépasse.

  • May Harven n'a que dix-sept ans, et pourtant elle porte un lourd secret qu'elle cache depuis toujours aux yeux du monde : une maladie de l'enfance. Elle mène une existence loin des préoccupations des jeunes de son âge, couvée par sa mère et son meilleur ami. L'adolescente trouve à travers l'écriture le moyen d'échapper à son quotidien, tout en explorant les mystères de la vie. Jusqu'au jour où le coeur de May est bouleversé par une rencontre, celle qui, au premier regard, ne trompe pas. Ces deux êtres que tout oppose étaient faits pour se rencontrer. Il lui ouvrira les portes d'un monde qu'elle croyait à jamais détruit, alors qu'elle l'aimera comme le dernier rempart à la maladie. 

    /> Parviendra-t-elle à lui avouer son secret ? L'amour sera-t-il plus fort que l'adversité ?

  • Les deux enquêtes policières sont prétexte à montrer que deux suspects ne se valent pas. L'action se déroule entre septembre 1991 et mars 1992, en Isère. La police scientifique est balbutiante. Arte s'appelle La Sept.
    Première moitié du roman : parce qu'il est au mauvais endroit au mauvais moment, Jacques Vaudou, agriculteur, veuf, la quarantaine, se retrouve accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis ; parce que l'inspecteur principal chargé de l'enquête ne brillera pas par son intelligence, il en découlera des invraisemblances, des erreurs de jugement préjudiciables à Jacques. Ce dernier découvrira alors la célébrité du suspect, le pouvoir de la presse qui n'enquête pas, le quant dira-t-on, l'opprobre qui le submerge.
    Béatrice, sa femme, ainsi que Lili, sa fille, sont mortes, fauchées un an plus tôt par un chauffard. Ils continuent pourtant de dialoguer avec la première tout au long du livre. On comprend qu'il ne s'est pas vraiment remis de ce drame. Malgré son athéisme et son pacifisme, il a deux amis : un ancien para d'Indo et le curé. Le hasard l'innocente.
    Seconde moitié : La vie semble reprendre son cours. Mais ce que le hasard nous, il peut le dénouer.
    Jacques rencontre fortuitement le journaliste qui avait couvert son affaire. Sa femme surtout aussi. L'attirance est réciproque. Il cocufie celui-là. Ça pourrait suffire à son bonheur. Mais lui ne peut plus vivre heureux dans ce monde.
    Mieux, une sombre affaire immobilière dans son village sur fond de corruption va lui fournir le prétexte ainsi que la victime de sa vendetta. Dans le déroulé de la machination que Jacques va monter contre ceux qui l'ont précédemment sali, on retrouvera les protagonistes de la première moitié. Avant la chute finale.
    Conclusion : la présomption d'innocence sera fonction du préjugé favorable ou non dont le suspect bénéficiera dans l'opinion. La lumière médiatique braquée sur deux actes similaires ne projettera pas la même ombre sur leurs auteurs. Certains auront le droit d'être coupables, d'autres pas. L'inégalité entre les hommes est là aussi.
    Le genre ? Disons polar sociétal.

  • « Je m'adresse à toi, qui te sens désemparé et dont la parole est insignifiante. C'est terrible comme parfois on peut se sentir seul tout en ayant du monde autour de soi. C'est comme si je me mettais à hurler à l'aide au milieu d'une pièce tellement remplie de personnes, que mon cri n'atteignait pas le niveau sonore suffisant pour surpasser le brouhaha qu'elle renferme. La plupart des gens ne m'entendent pas, et ceux qui sont tout près ne voient pas de raison apparente de s'inquiéter. Ils ne comprennent pas ma détresse, et donc pour eux, elle n'existe pas réellement. Ils n'ont pas de temps à perdre avec moi pour quelque chose qui n'est pas réel à leurs yeux ou sur lequel ils n'ont pas de pouvoir ; il est alors préférable de m'ignorer. »

    La maladie a souvent de multiples facettes ; elle nous ôte la santé, la joie de vivre, et parfois même tout ce que l'on croyait posséder. Elle nous laisse face au néant... mais heureusement une lumière brille...

  • Pourquoi sommes-nous plus déprimés et anxieux que jamais ?Nous vivons une époque intrigante. Nous sommes plus riches et en meilleure santé que tout autre peuple de l'histoire de l'humanité. Nous avons accès à la technologie, à l'éducation. Et pourtant, un sentiment général de désespoir nous envahit : tout semble foutu.
    Si quelqu'un peut mettre un nom sur notre malaise et nous aider à le résoudre, c'est bien Mark Manson. Dans son nouveau livre, s'appuyant sur la psychologie et sur la sagesse philosophique, Manson dissèque la religion et la politique, examine nos relations avec l'argent, les divertissements et Internet, et constate qu'une trop bonne chose peut psychologiquement nous dévorer vivant. Il défie ouvertement nos définitions de la foi, du bonheur, de la liberté - et même de l'espoir.
    Avec son mélange habituel d'érudition et d'humour, Manson nous met au défi d'être plus honnêtes avec nous-mêmes, et connectés avec le monde d'une manière que nous n'avons probablement même pas envisagée avant.
    Voici un nouveau guide à contre-courant de tout ce que vous avez lu auparavant, pour mieux apprivoiser la douleur dans nos coeurs et le stress de notre âme.

  • Il ne restera rien

    Eric Lemoine

    L'être humain se croit unique et cherche à tout prix une forme d'éternité lors de son passage sur Terre.
    Le besoin viscéral de laisser une trace, une empreinte par peur de disparaître à jamais et d'être oublié.
    Et ce, quoi que l'on fasse et qui que l'on soit... après quelques heures, semaines, années, siècles, il ne restera rien !

  • Un livre d'artiste, l'histoire d'une famille aimante, l'histoire de Solange, une enfant prisonnière de sa différence.

    L'étoile sur la dune, c'est le trésor que chacun porte en soi et qui doit éclore. C'est l'histoire de Solange, enfant prisonnière de sa différence : l'autisme, ce trouble envahissant du développement. Les pinceaux et les mots d'une mère, les aventures d'un frère et la confiance d'un père soutiennent la quête de la petite, enfermée dans un silence assourdissant d'images et de mots. Grâce à l'amour familial qui trace le chemin vers la dune, grâce à sa propre détermination et à son courage, l'enfant grandit, cueille et nomme enfin son tésow... un apprentissage à la fois.

  • Sur la réserve indienne mythique de Wasaychigan Hill, sept hommes tentent d´empêcher la création d´une équipe de hockey féminine. Ils voient d´un bien mauvais oeil la mise sur pied de cette équipe, qui à leur yeux est un «autre» empiètement sur leur identité.

    Dans un style qui lui est typique, Highway utilise légèreté de ton, humour débridé et vivacité des dialogues pour faire passer un commentaire social plus profond, pour explorer ce que ça veut dire aujourd´hui que d'être «amérindien».

  • Un jour, l'existence de Charles Désilet est totalement bouleversée lorsqu'il revoit par hasard, dans la rue, celui qui a lâchement assassiné sa soeur vingt ans plus tôt et qui, à ses yeux, a bénéficié de l'indulgence du tribunal. Une obsession de vengeance s'insinue alors en lui tel un mal incurable.
    À cinquante ans, c'est un homme déçu autant par la vie que par une carrière de professeur de littérature qui s'achève médiocrement, comme une défaite au bout d'un long combat inutile. Son enseignement est méprisé par ses élèves. Solitaire, il noie son amertume dans l'alcool.
    Depuis cette rencontre, il se transforme peu à peu en une bête sournoise guettant l'instant où il bondira sur sa proie. Ni la perspective de blesser des êtres chers, ni sa relation voluptueuse avec une certaine Catherine, au passé obscur, ne semblent le freiner dans sa quête infernale. Obnubilé par cette idée fixe, il ne saura mesurer la profondeur du mal de vivre d'une étudiante modèle. Le remords de cette faute s'ajoutera aux regrets que lui a laissés une séparation qu'il traîne comme une ancienne blessure. Glissera-t-il jusque dans l'abîme ou pourra-t-il s'accrocher à la dernière bouée?

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s´étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n´a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l´origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L´amour, l´espoir, la poésie n´y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d´une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l´inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L´ouvrage est précédé d´une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l´auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l´ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l´oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

    L'ouvrage paraît dans la collection Bibliothèque canadienne française.

  • Juillet 1759. Mathilde vit sur les bords du Saint-Laurent avec sa famille. Elle doit se marier avec Louis Tessier. mais le pays est secoué par les attaques continuelles des Anglais. Lors d'une fameuse bataille, ceux-ci sont repoussés. Mais qu'est devenu le fiancé de Mathilde?

  • Album trilingue : français, chinois, anglais. Un jeune Chinois assoiffé par une longue marche en montagne tombe sous le charme de la belle qui lui tend à boire. Revenant au même endroit un an plus tard, il désespère de jamais revoir léblouissante apparition. Lamour et la poésie seront-ils de son côté ?

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