• Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de « journées » au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force. De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale. Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, à travers une narration remarquablement incarnée, Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

  • Les Jango

    Abdelaziz Baraka Sakin

    • Zulma
    • 5 Mars 2020

    Les Jango sont décidément impayables. On les reconnaît à leur élégance tape-à-l'oeil et à leur sens de la fête. Et ce sont les femmes qui mènent la danse, dans la Maison de la Mère, au coeur de toutes les rumeurs.


    Les histoires les plus folles courent d'ailleurs sur Safia, élevée au lait de hyène, Alam Gishi l'Éthiopienne experte en amour, ou l'inénarrable Wad Amouna. Lorsque soudain souffle le vent de la révolte...

    Dans les effluves de café grillé, de chicha parfumée et de gomme arabique, se joue une comédie humaine dont les Jango, « sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies » sont les héros.

  • ET SI VOUS AVIEZ VOUS AUSSI UN PETIT QUELQUE CHOSE À APPORTER AU MONDE ?


    Vous trouvez que le monde ne va pas très bien et que, à votre échelle, vous ne parviendrez jamais à faire changer les choses ? Et si vous vous trompiez ? Et si, vous aussi, vous pouviez contribuer à rendre le monde d'aujourd'hui et de demain plus juste, plus sain, plus solidaire ?
    Environnement, engagement citoyen, enfance, égalité hommes-femmes, famille, logement, spiritualité, droits de l'homme, défense des animaux... Quelle que soit la cause que vous aimeriez défendre, ce livre accessible, bienveillant et rempli d'espoir vous permettra de réveiller ou de développer le meilleur de vous-même à travers des pistes concrètes.
    Quelle cause souhaitez-vous particulièrement défendre ? Comment vous y prendre ? Comment aller plus loin dans votre démarche ? Émaillé d'anecdotes des auteurs et de témoignages de dix-sept personnalités inspirantes - Samuel Albert, Yann Arthus-Bertrand, Mathieu Baudin, Catherine Chabaud, Marie Cochard, Michel Cymes, Louise Ekland, Cyrielle Hariel, Rob Hopkins, Béa Johnson, Manon Lanza, @jenesuispasjolie (Léa), Christine Lewicki, Alexandre Mars, Joël de Rosnay, Laury Thilleman et Valérie Tribes -, ce livre sera une véritable source d'inspiration pour vous aider à changer le monde.

     

    EMMANUELLE JAPPERT se consacre à l'écriture. Elle est l'auteure d'essais sur le sport et du roman Le scarabée bleu (éditions Eyrolles).
    JULIAN JAPPERT, lobbyiste citoyen, est très engagé dans le monde associatif sur toutes les questions liées au bien-être des populations et à l'égalité des chances.
    Ils sont tous les deux cofondateurs du think tank Sport et Citoyenneté et enseignent dans des universités et des écoles de management.
     

  • Nous avons cru que les droits de l'homme valaient partout et pour tous. Ils sont désormais dénoncés à l'extérieur par les autres civilisations et à l'intérieur même de nos démocraties. Comment penser cette crise ? Comment y répondre ? Comment maintenir l'idée de l'Universel ? Par l'une des grandes philosophes d'aujourd'hui.
    Après la Seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin, nous avons cru à la victoire définitive de notre vision du monde, caractérisée par l'individualisme libéral, le cosmopolitisme et la démocratie des droits de l'homme. Mais depuis le tournant du siècle, plusieurs cultures mondiales s'opposent clairement et fermement aux principes occidentaux considérés jusque-là comme universels. La démocratie est décriée ou dégradée, et l'autocratie nommément défendue, en Chine et à Singapour, dans certains pays musulmans, en Russie. En outre, apparaissent au sein même de l'Occident des gouvernements dits populistes ou illibéraux, opposés au libéralisme et à l'individualisme postmodernes. Ce débat conflictuel déployé tant sur le plan occidental que sur le plan mondial traduit un nouvel assaut de la vision du monde traditionnelle, holiste, face à la vision progressiste et individualiste.
    Des deux côtés fleurissent les excès. En Occident, l'humanisme classique transformé en humanitarisme. En face, des cultures parfois devenues des idéologisations de leurs traditions. C'est un énième épisode, mondialisé, de la discorde entre les modernes et les anti-modernes : ce qu'on a appelé au xxe siècle la " guerre des dieux ".

  • Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés -pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël.

    De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.

  • On recommence de s'interroger sur la révolution. Le vocable vient du passé, mais il est temps de le ressaisir à la lumière du présent. Impossible de ne pas commencer par la Révolution française. Impossible de ne pas continuer par la révolution soviétique et la révolution chinoise. Sauf qu'il faut bien réveiller les somnambules?: si elles sont des révolutions, alors la Révolution française n'en est pas une. Si la Révolution française est une révolution, alors elles n'en sont pas. Car les droits de l'homme existent?; ce sont les droits du corps parlant. La Terreur aussi a eu lieu. Pour opposées que soient ces deux mémoires, chacune permet d'interpréter l'autre. La Révolution française se situe à leur intersection. De ce fait, elle a approché le réel de la politique. À quoi les autres ont substitué la grise réalité de la prise de pouvoir. Ce que nous voyons du xxie?siècle permet de redéfinir les droits du corps?; la révolution, relue, permet de comprendre ce qu'il nous est permis d'espérer.

  • La France, dit-on, est la « patrie des droits de l´homme ». Et la déclaration de 1789 le texte fondateur de la pensée politique moderne. Mais qu´est-ce que cet acte révolutionnaire a réellement changé au cours de l´histoire et des pratiques politiques ? La liberté, l´égalité, le bonheur peuvent-ils être promulgués ? Et n´a-t-on pas parfois intérêt à clamer haut et fort les droits de l´homme pour mieux bafouer les droits de la personne ?

    C´est afin de répondre à ces questions que Frédéric Rouvillois nous donne à lire les textes réunis dans cette anthologie.

    Du Bill of Rights à la Charte de l´environnement en passant par la constitution de la République de Haïti, ou encore la Charte des droits fondamentaux de l´Union européenne, l´on assiste ainsi à la préhistoire des droits de l´homme, à leur affirmation dans la France révolutionnaire puis à leur développement tous azimuts, tendant à l´universalisation. Oscillant sans cesse entre idéalisme et pragmatisme, l´histoire des droits de l´homme connaît aujourd´hui de nouveaux avatars (déclarations des droits de la femme, de l´enfant, des personnes handicapées, etc.), dont la surenchère n´est peut-être pas sans menacer leur principe fondamental...

  • Droit à l'alimentation, droit au logement, droit à l'eau. Dans les dernières décennies, la défense de droits collectifs semble s'être imposée dans le cadre des luttes sociales. Or, nous dit Brewster Kneen, le paradigme des droits est devenu si dominant dans le débat social et politique occidental qu'il s'apparente à une tyrannie. L'hégémonie du discours des droits est telle qu'il menace jusqu'à la capacité de nos sociétés à concevoir des interventions publiques efficaces en faveur de la justice sociale et du bien commun. La reconnaissance de droits sociaux dispense généralement les décideurs d'intervenir pour remédier à l'injustice et prend davantage une valeur incantatoire. La cause de cette impuissance réside en partie dans le mariage de la philosophie des droits avec l'individualisme et le libéralisme économique. Ériger un objectif en un droit, c'est le réduire à une revendication individuelle. Passant en revue toute une série de droits, l'auteur démontre que cela a pour effet de miner la solidarité sociale dans la poursuite de cet objectif. Remettant en question le prétendu universalisme des droits de la personne, Kneen cite plusieurs exemples de sociétés « non occidentales » où la notion même de droit individuel est absente, au profit d'un langage de la responsabilité à l'égard d'autrui. S'y élaborent des solutions collectives locales qui ont des chances d'apporter des remèdes concrets aux maux sociaux, ce qu'une société d'individus retranchés derrière leurs droits individuels et de propriété se révèle de plus en plus impuissante à accomplir. TdM : 1. La genèse des droits 2. L'individualisme des droits 3. L'avènement des droits comme discours dominant 4. L'imposture universaliste 5. Droits : le naturel et le divin 6. Les droits et l'Etat 7. Le droit de propriété : droits humains et droits des sociétés 8. Les droits relatifs à la propriété et le droit de propriété 9. Le droit à l'alimentation et l'assiette vide 10. Les droits des agriculteurs et les droits des sélectionneurs 11. Les droits fonciers 12. Les droits et les ressources : de la création à la commercialisation 13. Le droit à l'eau 14. Les droits de la nature : plantes, animaux, poissons 15. Chacun pour soi : les droits de l'intellect 16. Le droit de mourir comme on veut 17. Le droit d'ingérence 18. Où est-ce que ça va finir ?

  • « Le siècle des Lumières est le siècle de la raison », « Voltaire incarne l'esprit des Lumières », « Les Lumières ont préparé la Révolution française », « Les Lumières voulaient le progrès », « Le siècle était libertin », « Les Lumières ont inventé les droits de l'homme »... Siècle de toutes les remises en question, des avis péremptoires et d'un nouvel individualisme, les Lumières ont souvent été idéalisées. Qu'était vraiment ce mouvement censé « éclairer » le monde et apporter liberté et épanouissement à l'être humain ?

  • Nous savons tous ce que nous devons aux Lumières : une certaine idée de la tolérance, de la liberté, du progrès... Mais avons-nous lu les textes qui sont à la source du grand soleil de la raison ? Comment s'y retrouver dans un siècle d'une richesse à donner le tournis ? Romans, contes, récits de voyages, correspondance, poésie, épigrammes... tant d'hommes et de femmes, dans tous les genres, toutes les disciplines, ont allumé le feu ! Certains sont universellement célèbres, comme Voltaire ou Diderot, d'autres sont moins illustres mais tout aussi fondateurs, comme Marivaux ou Buffon, Mme du Châtelet ou Bougainville, d'autres encore sont oubliés, et pourtant essentiels, comme le curé Meslier ou Mme de Lambert.
    En 208 pages, voici l'essentiel de ce qu'il faut en avoir lu.

  • C'est peu dire, la guerre fait retour. Elle n'est plus une affaire d'États en faillite qui guerroient en périphérie de la démocratie et du droit, mais implique désormais les puissances occidentales.
    Et lorsque les États-Unis partent en guerre contre l'Irak, lorsque Israël frappe le Liban en 2006 puis Gaza en 2008, les armes donnent une nouvelle jeunesse à la vieille idée de la guerre préventive. Pourtant celle-ci demeure bien mystérieuse. Il est donc urgent d'accorder attention et réflexion à la guerre préventive pour reconsidérer la condamnation a priori et sans appel de l'action américaine fondée sur l'idée qu'elle ne serait que l'émanation de la volonté de puissance. Comprendre la guerre préventive, c'est avant tout faire l'analyse de sa justification.
    Pour des raisons évidentes, la guerre préventive se veut juste et pourtant elle n'est pas strictement défensive. Les États-Unis sont une grande puissance, un hegemon. Israël est une puissance régionale, pourtant ils ont tous deux besoin de convaincre et élaborent une doctrine de la prévention dont les termes se recoupent.
    Ce livre montre comment la guerre préventive est indissociable de sa justification en relevant de nombreuses occurrences historiques qui font mieux comprendre les problèmes contemporains posés par la politique de prévention. Il fait voir quel est le trajet de cette idée en suivant les méandres de la tradition de la guerre juste et les âpres querelles juridiques qui opposent les défenseurs des droits de l'homme aux juristes militaires. Dans les faits, il montre comment la tentation de justifier l'action préventive est plus forte aujourd'hui, alors même que les armes sont plus précises, ce qui rend le calcul des chances d'obtenir un succès militaire à moindres frais plus engageant.
    Cette tendance actuelle à saisir sa chance au jeu de la guerre laisse entrevoir une question aussi simple que forte : la guerre est envisagée comme un pari, dans sa réalisation comme dans sa justification. Mais peut-on vraiment faire le pari de justifier une guerre qui parmi les guerres est la plus hasardeuse qui soit?


  • La Suisse, enfin membre de l'ONU après un demi-siècle en retrait, s'est aussitôt donné un rôle de pointe dans la réforme d'une institution onusienne très critiquée: la Commission des droits de l'homme. Celle-ci - succès apparent - est restée à Gen

  • La place et la responsabilité de l'entreprise dans la société font aujourd'hui l'objet de vives discussions. Longtemps cantonnée à sa définition restrictive de simple lieu de production de biens et de services, l'entreprise ne se résume plus à ce seul rôle économique. En effet, les turbulences économico-financières à l'échelle mondiale au milieu des années 2000 et l'émergence des problèmes de responsabilité sociétale sont venues renouveler la réflexion sur l'entreprise et sa gouvernance. En parallèle, le droit de l'entreprise évolue et fait notamment une plus grande place aux parties prenantes. Ainsi, le modèle de régulation de l'entreprise est en cours de changement et le droit devient norme. Au travers d'une démarche pluridisciplinaire et comparative, cet ouvrage atteste de cette rupture et entend participer activement aux débats visant à dessiner l'entreprise du futur.

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