• Avec
    Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l'histoire : Napoléon III et Victor Hugo.
    Un récit écrit à hauteur d'homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.
    Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s'empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu'on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l'a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s'oppose à lui farouchement. C'est Victor Hugo, député de l'Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
    Dans ce combat, l'empereur se révèle bien plus stratège et subtil que la caricature qu'on en a faite. Quant au second, il apparaît tel qu'il est vraiment : génial, égocentrique, autoritaire avec ses proches.
    Ce duel passionné entre le voleur et son ombre durera vingt ans. Jusqu'à la chute honteuse de l'aventurier politique et l'apothéose du prophète du retour de la République...
    " Victor Hugo, le héros du romantisme, contre Napoléon III, le héros romanesque. Leur duel domine l'histoire du XIXe siècle, mais il se prolonge jusqu'à aujourd'hui, car c'est celui de la pensée et du pouvoir. " Frédéric Mitterrand

  • Une uchronie redoutablement efficace, par l'auteur du Dernier Templier.

    Istanbul, 1682 : Mehmed IV, sultan de l'Empire ottoman, s'apprête à lancer le second siège de Vienne, alors capitale du Saint-Empire romain, quand un mystérieux visiteur s'introduit dans sa chambre. L'homme, couvert d'étranges tatouages, déclare au souverain pouvoir l'aider à mener à bien ses rêves de conquête...
    Paris, 2017 : Un drapeau rouge et blanc flotte sur la ville depuis qu'elle est tombée sous le joug des Ottomans pendant le règne de Louis XIV. Le vendredi est un jour de repos et la langue officielle, le turc. La dynastie au pouvoir, qui a régné avec sérénité pendant des siècles, vit cependant des moments difficiles. L'islamisme radical est devenu une menace.
    /> Kamal en sait quelque chose, lui qui traque les dissidents au sein de la police du sultan. Nisrine, sa belle-soeur, dont il est amoureux dans l'ombre, est quant à elle une avocate opposée au régime. Sa mission met bientôt Kamal sur la piste d'un patient soigné par son frère et qui prétend venir du passé. Mais lorsque les autorités veulent l'interroger, les choses tournent mal. S'ensuit une course-poursuite effrénée dont l'enjeu est un secret enfoui dans la nuit des temps. Un secret qui pourrait, une fois de plus, modifier le cours de l'Histoire...

  • Pour les historiens arabes les plus lucides, ce que nous appelons les croisades entre dans le récit plus vaste de l'effondrement de l'Empire islamique, la grande offensive des «?Francs?» en Méditerranée constituant l'une des deux mâchoires de la tenaille qui prend en étau l'Islam aux XIIe-XIIIe siècles. L'autre mâchoire, de loin la plus redoutée, se resserre à l'est avec les invasions mongoles.

    L'Empire islamique est ainsi le lieu où se confrontent trois constructions impériales?; à l'est l'histoire chinoise domine pour un petit siècle, le coeur de l'Empire mongol se trouvant à Pékin. À l'ouest, Saint Louis s'impose comme le fondateur de l'Empire franc, dont le centre est à Rome, après la vague des guerriers fondateurs que sont Godefroy de Bouillon, Baudouin, Amaury ou Roger de Sicile.

    C'est donc à un décentrement du monde que nous invite Gabriel Martinez-Gros. À travers une réflexion profondément originale, nourrie de ses précé-dents travaux sur la question impériale, l'histoire de l'Islam et la pensée historique arabe, l'auteur propose une fascinante nouvelle lecture des croisades, de l'Empire islamique et de la puissance mongole.

  • Le 22 septembre 1822, quatre sergents sont guillotinés à Paris. Trois d'entre eux avaient appartenu à la Grande Armée de Napoléon. Déçus par la monarchie restaurée de Louis XVIII, ils s'étaient laissé séduire par un projet d'insurrection fomentée par la Charbonnerie, société secrète où on retrouve des libéraux, et à la tête de laquelle est le célèbre général La Fayette. Découverte à La Rochelle en mars 1822, la conspiration donne lieu à un procès auquel échappent les chefs de file. Seuls sont condamnés des seconds couteaux. Les royalistes ultras désormais à la tête du pays ont voulu faire un exemple. L'indignation est générale. Pendant un siècle et demi, du jour de l'exécution à la Seconde Guerre mondiale, le martyr des quatre sergents de La Rochelle sera répété, raconté, révéré, employé comme un argument définitif contre une monarchie abusive, par les bonapartistes, bien sûr, mais aussi par les républicains de toutes les sortes. Jacques-Olivier Boudon dévoile non seulement les coulisses d'un des plus fameux complots du XIXe siècle, mais aussi celui d'un mythe fédérateur des oppositions au roi, au pouvoir arbitraire, à l'oppression, trente ans à peine après la Révolution française et la prise de la Bastille.

  • " Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. "
    Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.
    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour. Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?    

  • Lorsque Klorathy se rend dans l'Empire volyen pour s'enquérir d'Incent, un émissaire de Canopus victime d'une attaque de Rhétorique, il y constate les ravages causés par la langue. En effet, dans ce coin d'univers où gronde la rébellion, les paroles attisent les foules et bouleversent les destins. Incent en subit les affres depuis qu'il s'est lancé sur les traces d'un Agent d'une civilisation malveillante, et lutte depuis contre ces accès de sentiments qu'il avait pourtant appris à combattre.
    C'est sur la voie de la guérison que Klorathy accompagne l'émissaire?: un chemin nécessaire, périlleux et semé d'écueils, afin de recouvrer l'Harmonie égarée. Mais la situation est si explosive sur les trois planètes volyennes que les actes d'un seul individu sont susceptibles de faire basculer un monde.
    Pour ce dernier roman de sa constellation «?Canopus dans Argo?: Archives?», Doris Lessing, prix Nobel de littérature en 2007, explore avec esprit la nature politique de toute société.

  • Contre les berges de Lisbonne, l'histoire jette ses héros en vrac. Poètes, navigateurs ou colons déchus de l'Angola indépendant, ils apportent, venus de plusieurs siècles, l'image du déclin qu'ils ont vécu : celui de l'empire par deux fois brisé - en 1578 avec la domination espagnole et en 1975 avec la fin des colonies d'Afrique. Rien de plus furieusement baroque que cette traversée de l'histoire portugaise où Vasco de Gama, Luis de Camoëns, ressuscités de Lusiades ou d'ailleurs, se perdent, arbitrairement défigurés, dans le Lisbonne d'aujourd'hui qu'ils ne reconnaissent plus. Et Luis sillonne l'histoire et la ville sans lâcher le cercueil où pourrit le corps de son père, signe d'un présent toujours en mal de ses racines. Car dans cette civilisation occidentale en pleine déchéance, on espère encore le retour des caravelles.

  • Le grand historien Guglielmo Ferrero livre la somme de toute une vie de réfl exions et de recherches sur l'un des plus illustres sujets qui soit : l'Antiquité romaine, considérée de ses débuts jusqu'à la fin de l'empire d'Occident.
    Sur des questions majeures, comme les conséquences à long terme de la conquête de la Gaule, les facteurs
    de fragilité du pouvoir impérial, ou encore les causes profondes, autres que la seule force militaire, de la longue durée atteinte par l'Empire romain, les analyses de Ferrero gardent toute leur portée. Parce qu'il raconte, avec une sobre efficacité, la formation, l'épanouissement et le déclin de l'empire-monde qui fut celui de la Rome antique, ce livre donne l'accès à une histoire globale, bonne à penser en ce début du XXIe siècle où se déploie une autre mondialisation. Et c'est en cela que Guglielmo Ferrero reste notre contemporain. Un classique enfin réédité.

  • Enfants de rois, de paysans ou de bourgeois, les personnages de ces quatre récits ont ouvert sur le monde des yeux de premier homme?: l'ordre des choses, ils entendent l'éprouver en restant sourds aux « vérités éternelles ». Ce sont alors des assauts et des ruses, des solidarités intempestives et de soudains dégagements. Liberté, égalité, fraternité?: les vieilles lunes sont décrochées avec tout le décor, et les voici qui se rallument, fragiles, toutes neuves, à hauteur de regard, sur le visage de n'importe qui.

  • Histoire générale de l'Empire romain1. Le Haut-EmpireCette synthèse magistrale sur l'Empire romain est devenue un classique des études antiques, intégralement reprise en 3 volumes en « Points Histoire ».1. Le Haut-Empire (27 av. J.-C.-161 apr. J.-C.)2. La Crise de l'Empire (des derniers Antonins à Dioclétiens, 161-284)3. Le Bas-Empire (284-395)Paul Petit (1914-1981)Il a été professeur d'histoire ancienne à l'université des sciences sociales de Grenoble.

  • Avec l'arrivée de Marc-Aurèle sur le trône s'ouvre un siècle de crise dans tous les domaines. Secoué par des guerres intestines, des invasions barbares, des troubles politiques, le monde romain est durablement affaibli. Les populations paient le prix des destructions dues aux guerres, de la disette et des épidémies qui sévissent et l'unité de l'Empire se défait progressivement. Un à un, tous les fondements du pouvoir s'effritent, contraignant les quelque 70 empereurs qui se succèdent en un siècle à accentuer un pouvoir toujours plus autoritaire et absolu, tandis que dans l'ombre s'affirme la grande religion des siècles suivants : le christianisme.Cette synthèse magistrale sur l'Empire romain est devenue un classique des études antiques, intégralement reprise en 3 volumes en « Points Histoire ».

  • Histoire générale de l'Empire romain3. Le Bas-EmpireThéodose réunit en ses mains pour la dernière fois le gouvernement de l'Empire tout entier. Bien que les contemporains ne semblent pas en avoir senti l'importance, la date de 395 est l'une de celles qui marquent la fin de l'Empire romain. Quelles sont les "causes de la chute de l'Empire romain" ? Le destin des grandes civilisations est-il de disparaître ?Depuis le XVIIIe siècle ont été élaborées des explications "unitaristes" qui attribuent cette ruine à une cause unique, ou tenue pour essentielle. Paul Petit propose, au contraire, de multiplier les causes et de souligner la survie des formes romaines de civilisation. Il est en tout cas un fait à ne jamais perdre de vue : entre 395 et 410, ce n'est pas la chute de l'Empire romain qui se produit, mais la définitive séparation entre l'Orient et l'Occident.Paul Petit (1914-1981)A été professeur d'histoire ancienne à l'université des sciences sociales de Grenoble-II.

  • À partir du début du XIXe siècle, la France s'engage dans la construction du deuxième empire colonial du monde, après celui de la Grande-Bretagne : un empire possédant des caractéristiques spécifiques tant du fait de sa longévité, puisque celui-ci perdure encore aujourd'hui dans les DOM-TOM, que de la diversité des régimes politiques qui lui ont permis de se perpétuer.
    Élément central de l'histoire contemporaine, la colonisation a, en effet, très lourdement impactée la France d'hier tout en continuant de jouer un rôle essentiel dans celle d'aujourd'hui. Ainsi, comprendre l'héritage colonial, c'est bien tenter de saisir en quoi ce dernier continue de travailler, en profondeur, la société française mais aussi celles des anciens pays colonisés.
    Longtemps parent pauvre de l'histoire, la colonisation a donné lieu, depuis trois décennies, à de nombreux écrits, provoquant très souvent la polémique. Mais comment pourrait-il en être autrement alors que cette période est encore si proche et qu'elle a marqué et influencé tant d'États, de sociétés, de groupes et d'individus ?

  • L'Église, lieu de salut ? L'Église, lieu de pouvoir ? De persécuté le christianisme serait-il devenu persécuteur avec la conversion de l'Empire ? Ou fallait-il qu'il habite l'histoire pour en limiter les abus ? Une enquête passionnante au croisement théologico-politique.
    La question du rapport de l'Église au monde est marquée par un double constat d'échec. D'un côté, la théologie politique a largement négligé le thème de l'Église ; de l'autre, la théologie récente l'a renvoyée aux domaines du droit et de l'éthique. Ainsi de nombreuses questions se posent : une théologie politique chrétienne est-elle réellement possible ? Les chrétiens sont-ils contraints à condamner le monde ou à le fuir ? Le religieux doit-il être inexorablement séparé de la sphère civile ? Comment l'Église participe-t-elle à l'avènement du Royaume de Dieu en ce monde ?
    C'est à ces questions capitales que répond l'essai de Sylvain Brison en analysant comment la notion d'imagination implique un rapport renouvelé de l'Église au monde. En s'inscrivant dans la lignée du théologien William T. Cavanaugh, il explore la manière dont l'imagination à l'oeuvre dans l'Église opère une double fonction de critique du monde et de transformation de celui-ci en vue du Royaume de Dieu.
    Cet essai passionnant constitue un traité exigeant sur la liberté, illustrant le devoir éthique et l'engagement moral des disciples de Jésus à réparer le monde.

  • Les images les plus belles et les plus significatives jamais réunies sur l'Empereur.Sur un texte clair et séduisant de Thierry Lentz, retraçant en chapitres thématiques les différents traits de la personne et de l'action de Napoléon, de sa naissance à sa mort, ont été réunies et mises en page de façon superbe une centaine d'illustrations, aussi bien les incontournables que d'autres plus rares. Une place particulière est réservée aux portraits permettant d'offrir en contrepoint du texte une biographie par l'image innovante et spectaculaire. Cette alliance réussie donne toute la mesure du destin le plus extraordinaire de notre histoire, et de celle de l'Europe. Cet ouvrage de prestige est, par sa qualité intellectuelle et artistique, sans équivalent.

  • Depuis le e siècle, juifs et musulmans vivent côte à côte en Tunisie, parfois en paix, parfois en confl it. Au e siècle, seules subsistent quelques traces de la présence juive en Tunisie. Pourquoi cette cohabitation entre les deux peuples a-t-elle duré si longtemps ? Pourquoi s'est-elle achevée brutalement ? Des débuts de la conquête musulmane à l'Empire ottoman, du protectorat français à la Seconde Guerre mondiale, la cohabitation entre juifs et musulmans en Tunisie alterne entre tolérance et exclusion, concorde et confl its. À cela s'ajoutent les dissensions internes entre juifs portugais et juifs tunisiens qui s'exacerbèrent à la fi n du e siècle. Spécialiste du judaïsme maghrébin, Abdelkrim Allagui retrace sans parti pris l'histoire des juifs de Tunisie. À travers l'étude des pratiques sociales, économiques et culturelles qui ont fondé les conditions d'une coexistence millénaire, il interroge les raisons du divorce qui a conduit les juifs à quitter peu à peu la Tunisie musulmane.

  • « Les Turcs ont été, tour à tour, des barbares et créateurs d'un grand empire », « L'islamisme menace la laïcité turque », « La Turquie n'a pas sa place dans l'Union européenne », « La République refuse d'assumer l'extermination des Arméniens ottomans », « La Turquie n'est pas une vraie démocratie » ... Candidate à rejoindre l'Union européenne, la Turquie n'en finit pas de diviser et de faire l'actualité. L'auteur fait le point sur ce pays riche en controverses et en idées reçues, loin du « turc barbare » que l'on se figure parfois.

  • Précepteur et éminence grise du régent Philippe d'Orléans, secrétaire d'État des Affaires étrangères, archevêque de Cambrai, Premier ministre de Louis XV, le cardinal Dubois (1656-1723) est le génie politique de la Régence. Pourtant, le personnage peine à être reconnu. Présenté comme un ambitieux machiavélique, raillé pour ses escapades amoureuses et vilipendé pour son impiété, Dubois apparaît comme un libertin sans vergogne. Machiavélique et ambitieux, Dubois le fut assurément, sinon comment aurait-il pu réussir le tour de force de devenir cardinal et Premier ministre de Louis XV, lui, le modeste fils d'un apothicaire de Brive ? Dubois est surtout le plus grand stratège politique de son temps. En réussissant à imposer l'alliance avec l'ennemi de toujours, l'Angleterre, il devient le principal architecte de la paix européenne. Sur le plan intérieur, en tant que Premier ministre, digne héritier de Richelieu et de Mazarin, il réussit à apaiser les divisions qui ont gangrené le royaume durant la sombre fin de règne de Louis XIV. Audacieux, curieux et toujours prêt à tenter des nouvelles réformes, Dubois marque de son empreinte son époque, à l'aube du siècle des Lumières. C'est cette trajectoire fulgurante qu'Alexandre Dupilet retrace dans cette biographie d'un personnage au destin hors du commun.

  • L'époque qui s'ouvre avec le 11 septembre pourrait combiner la brutalité et le primat de la puissance, qui caractérisaient la guerre froide, avec la fluidité, les incertitudes et les ambiguïtés de l'après-guerre froide. Des trois combinaisons historiques, celle de la division et de la dissuasion (guerre froide), celle de la guerre civile et de l'intervention internationale (les années 1990), celle de la terreur et de l'empire (l'après-11 septembre 2001), la dernière est sans doute la plus instable et, peut-être, la plus dangereuse.
    Le précédent tome de La Violence et la Paix retraçait le basculement du monde bipolaire dans l'ère de l'après-guerre froide. La Terreur et l'Empire prolonge cette réflexion et donne la mesure des mutations actuelles en proposant un double éclairage. Le premier revient sur la scène tragique des évènements et les logiques de ses acteurs (sociétés, États, systèmes inter- ou supranationaux). Le second introduit le lecteur dans les débats intellectuels contemporains (de Fukuyama à Kagan) et dans un dialogue avec les grands philosophes (de Thucydide à Nietzsche en passant par Hobbes et Kant). Ce double éclairage permet de comprendre le glissement de la «dialectique du bourgeois et du barbare» vers une véritable «géopolitique des passions».

  • 1801.
    Un homme né dans un port de Macédoine, petit négociant en tabac, ne sachant ni lire ni écrire, débarque dans la vallée du Nil. Se hissant à la tête de l'Égypte, il devient en quatre ans, quelque trente siècles après Ramsès II, le dernier pharaon. Maître absolu, il réalise l'impossible, arrache le pays aux ténèbres, crée un empire qui s'étend du golfe Persique au désert de Libye, du Soudan à la Méditerranée, soit dix fois la France - la moitié de l'Europe - se rapprochant ainsi des nues où trône son idole : Napoléon Bonaparte.
    D'une terre sans forêts, il tire une marine. Il fonde des écoles, des hôpitaux, un arsenal, des industries, une armée - la plus puissante de tout l'Orient - importe les premières machines à vapeur, dote l'Égypte de plus de cent soixante kilomètres de canaux, d'un télégraphe aérien, fait planter plus de cent mille pieds d'oliviers et dix millions de mûriers aux frontières du désert. Et tout cela, il l'accomplit avec la France et grâce aux Français.
    C'est ce dernier pharaon - celui à qui la France doit l'obélisque de la Concorde - que Gilbert Sinoué fait revivre sous nos yeux. Il le fait, avec l'extrême rigueur de l'historien et le grand talent de conteur qu'on lui sait. "Sans doute parce qu'il vit le jour dans ce pays et qu'il comprend si profondément le Proche-Orient, Gilbert Sinoué a-t-il pu pénétrer avec tant de finesse la mentalité de son héros, analyser ses réactions, comprendre les mobiles qui l'animèrent et, guidé par une érudition méticuleuse et sans faille, suivre jusqu'à sa mort l'invraisemblable aventure de l'homme de Kavàla.
    " Christiane Desroches Noblecourt

  • En 2041, aucun pays n'est épargné par le réchauffement climatique. L'Europe a démantelé ses centrales nucléaires au profit de petites usines, construites aux pieds des grandes villes, les Usines Nouvelles. Celles-ci fournissent l'énergie nécessaire à la population à partir d'un gaz révolutionnaire récemment découvert.Mais quand toutes les Usines Nouvelles explosent , le nuage toxique qui s'échappe menace la quasi-totalité de la population européenne. À Paris, un groupe de survivants trouve refuge dans une station de métro. Privée de tout et surtout d'air respirable, la petite communauté s'organise pour survivre dans les souterrains. Après deux ans de lutte, l'espoir renaît avec la promesse d'un colonel, aussi visionnaire que dictateur, de reconstruire l'Europe en créant de gigantesques dômes, des bulles de verre et d'acier pour y abriter les grandes cités. Il offre également à chaque survivant un masque à gaz pour remonter à la surface. Serait-ce l'assurance d'une vie meilleure pour la population ? Beaucoup veulent y croire... mais les places sont limitées sous les dômes. Une véritable course contre la montre s'engage alors : qui pourra les intégrer et qui sera condamné à l'exclusion ?

  • Février 2058. Plus de quinze années ont passé depuis la catastrophe des Usines Nouvelles. Le nuage toxique libéré par l'explosion plane toujours au-dessus de l'Europe. Pour survivre, la population s'est réfugiée sous les dômes protecteurs imaginés par le Président Van Daele.
    Pourtant la paix semble fragile. À Paris comme ailleurs, si certains citoyens sont protégés par ces immenses bulles de verre et d'acier, d'autres en sont malheureusement toujours exclus. L'équilibre de ce nouveau monde dans lequel vivent désormais Paul et son fils Théo est menacé par des mouvements protestataires contre la politique imposée. Eux-mêmes doutent et vont bientôt découvrir que le gouvernement cache bien des secrets.
    Et alors que la grogne citoyenne se propage, le procès de l'ancien directeur de l'Usine Nouvelle de Paris promet des révélations fracassantes sur les causes du nuage toxique.
    L'empire des dômes de Van Daele surmontera-t-il cette première crise depuis son avènement ?

  • Parmi nous t.1 ; hello world

    Lidjo

    La 3e guerre mondiale est un lointain souvenir, mais elle a changé la face du monde. Les élites restent engagées dans une course au profit, mais aussi à celle de l'espace.

    Pharell aurait pu faire une belle carrière, loin du luxe parental et des ambitions de son père, mais à force de taquiner les étoiles pour leurs ressources, les élites ont éveillé la curiosité d'un dangereux et lointain voisin.

    À défaut d'une vie étudiante, Pharell et ses amis, malheureux élus parmi des milliards, se retrouveront au coeur d'un Empire extraterrestre, au service de l'humanité.

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