Sciences humaines & sociales

  • Avec
    Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l'histoire : Napoléon III et Victor Hugo.
    Un récit écrit à hauteur d'homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.
    Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s'empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu'on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l'a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s'oppose à lui farouchement. C'est Victor Hugo, député de l'Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
    Dans ce combat, l'empereur se révèle bien plus stratège et subtil que la caricature qu'on en a faite. Quant au second, il apparaît tel qu'il est vraiment : génial, égocentrique, autoritaire avec ses proches.
    Ce duel passionné entre le voleur et son ombre durera vingt ans. Jusqu'à la chute honteuse de l'aventurier politique et l'apothéose du prophète du retour de la République...
    " Victor Hugo, le héros du romantisme, contre Napoléon III, le héros romanesque. Leur duel domine l'histoire du XIXe siècle, mais il se prolonge jusqu'à aujourd'hui, car c'est celui de la pensée et du pouvoir. " Frédéric Mitterrand

  • " Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. "
    Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.
    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour. Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?    

  • Le grand historien Guglielmo Ferrero livre la somme de toute une vie de réfl exions et de recherches sur l'un des plus illustres sujets qui soit : l'Antiquité romaine, considérée de ses débuts jusqu'à la fin de l'empire d'Occident.
    Sur des questions majeures, comme les conséquences à long terme de la conquête de la Gaule, les facteurs
    de fragilité du pouvoir impérial, ou encore les causes profondes, autres que la seule force militaire, de la longue durée atteinte par l'Empire romain, les analyses de Ferrero gardent toute leur portée. Parce qu'il raconte, avec une sobre efficacité, la formation, l'épanouissement et le déclin de l'empire-monde qui fut celui de la Rome antique, ce livre donne l'accès à une histoire globale, bonne à penser en ce début du XXIe siècle où se déploie une autre mondialisation. Et c'est en cela que Guglielmo Ferrero reste notre contemporain. Un classique enfin réédité.

  • Histoire générale de l'Empire romain1. Le Haut-EmpireCette synthèse magistrale sur l'Empire romain est devenue un classique des études antiques, intégralement reprise en 3 volumes en « Points Histoire ».1. Le Haut-Empire (27 av. J.-C.-161 apr. J.-C.)2. La Crise de l'Empire (des derniers Antonins à Dioclétiens, 161-284)3. Le Bas-Empire (284-395)Paul Petit (1914-1981)Il a été professeur d'histoire ancienne à l'université des sciences sociales de Grenoble.

  • Avec l'arrivée de Marc-Aurèle sur le trône s'ouvre un siècle de crise dans tous les domaines. Secoué par des guerres intestines, des invasions barbares, des troubles politiques, le monde romain est durablement affaibli. Les populations paient le prix des destructions dues aux guerres, de la disette et des épidémies qui sévissent et l'unité de l'Empire se défait progressivement. Un à un, tous les fondements du pouvoir s'effritent, contraignant les quelque 70 empereurs qui se succèdent en un siècle à accentuer un pouvoir toujours plus autoritaire et absolu, tandis que dans l'ombre s'affirme la grande religion des siècles suivants : le christianisme.Cette synthèse magistrale sur l'Empire romain est devenue un classique des études antiques, intégralement reprise en 3 volumes en « Points Histoire ».

  • Histoire générale de l'Empire romain3. Le Bas-EmpireThéodose réunit en ses mains pour la dernière fois le gouvernement de l'Empire tout entier. Bien que les contemporains ne semblent pas en avoir senti l'importance, la date de 395 est l'une de celles qui marquent la fin de l'Empire romain. Quelles sont les "causes de la chute de l'Empire romain" ? Le destin des grandes civilisations est-il de disparaître ?Depuis le XVIIIe siècle ont été élaborées des explications "unitaristes" qui attribuent cette ruine à une cause unique, ou tenue pour essentielle. Paul Petit propose, au contraire, de multiplier les causes et de souligner la survie des formes romaines de civilisation. Il est en tout cas un fait à ne jamais perdre de vue : entre 395 et 410, ce n'est pas la chute de l'Empire romain qui se produit, mais la définitive séparation entre l'Orient et l'Occident.Paul Petit (1914-1981)A été professeur d'histoire ancienne à l'université des sciences sociales de Grenoble-II.

  • À partir du début du XIXe siècle, la France s'engage dans la construction du deuxième empire colonial du monde, après celui de la Grande-Bretagne : un empire possédant des caractéristiques spécifiques tant du fait de sa longévité, puisque celui-ci perdure encore aujourd'hui dans les DOM-TOM, que de la diversité des régimes politiques qui lui ont permis de se perpétuer.
    Élément central de l'histoire contemporaine, la colonisation a, en effet, très lourdement impactée la France d'hier tout en continuant de jouer un rôle essentiel dans celle d'aujourd'hui. Ainsi, comprendre l'héritage colonial, c'est bien tenter de saisir en quoi ce dernier continue de travailler, en profondeur, la société française mais aussi celles des anciens pays colonisés.
    Longtemps parent pauvre de l'histoire, la colonisation a donné lieu, depuis trois décennies, à de nombreux écrits, provoquant très souvent la polémique. Mais comment pourrait-il en être autrement alors que cette période est encore si proche et qu'elle a marqué et influencé tant d'États, de sociétés, de groupes et d'individus ?

  • Les images les plus belles et les plus significatives jamais réunies sur l'Empereur.Sur un texte clair et séduisant de Thierry Lentz, retraçant en chapitres thématiques les différents traits de la personne et de l'action de Napoléon, de sa naissance à sa mort, ont été réunies et mises en page de façon superbe une centaine d'illustrations, aussi bien les incontournables que d'autres plus rares. Une place particulière est réservée aux portraits permettant d'offrir en contrepoint du texte une biographie par l'image innovante et spectaculaire. Cette alliance réussie donne toute la mesure du destin le plus extraordinaire de notre histoire, et de celle de l'Europe. Cet ouvrage de prestige est, par sa qualité intellectuelle et artistique, sans équivalent.

  • Depuis le e siècle, juifs et musulmans vivent côte à côte en Tunisie, parfois en paix, parfois en confl it. Au e siècle, seules subsistent quelques traces de la présence juive en Tunisie. Pourquoi cette cohabitation entre les deux peuples a-t-elle duré si longtemps ? Pourquoi s'est-elle achevée brutalement ? Des débuts de la conquête musulmane à l'Empire ottoman, du protectorat français à la Seconde Guerre mondiale, la cohabitation entre juifs et musulmans en Tunisie alterne entre tolérance et exclusion, concorde et confl its. À cela s'ajoutent les dissensions internes entre juifs portugais et juifs tunisiens qui s'exacerbèrent à la fi n du e siècle. Spécialiste du judaïsme maghrébin, Abdelkrim Allagui retrace sans parti pris l'histoire des juifs de Tunisie. À travers l'étude des pratiques sociales, économiques et culturelles qui ont fondé les conditions d'une coexistence millénaire, il interroge les raisons du divorce qui a conduit les juifs à quitter peu à peu la Tunisie musulmane.

  • « Les Turcs ont été, tour à tour, des barbares et créateurs d'un grand empire », « L'islamisme menace la laïcité turque », « La Turquie n'a pas sa place dans l'Union européenne », « La République refuse d'assumer l'extermination des Arméniens ottomans », « La Turquie n'est pas une vraie démocratie » ... Candidate à rejoindre l'Union européenne, la Turquie n'en finit pas de diviser et de faire l'actualité. L'auteur fait le point sur ce pays riche en controverses et en idées reçues, loin du « turc barbare » que l'on se figure parfois.

  • Précepteur et éminence grise du régent Philippe d'Orléans, secrétaire d'État des Affaires étrangères, archevêque de Cambrai, Premier ministre de Louis XV, le cardinal Dubois (1656-1723) est le génie politique de la Régence. Pourtant, le personnage peine à être reconnu. Présenté comme un ambitieux machiavélique, raillé pour ses escapades amoureuses et vilipendé pour son impiété, Dubois apparaît comme un libertin sans vergogne. Machiavélique et ambitieux, Dubois le fut assurément, sinon comment aurait-il pu réussir le tour de force de devenir cardinal et Premier ministre de Louis XV, lui, le modeste fils d'un apothicaire de Brive ? Dubois est surtout le plus grand stratège politique de son temps. En réussissant à imposer l'alliance avec l'ennemi de toujours, l'Angleterre, il devient le principal architecte de la paix européenne. Sur le plan intérieur, en tant que Premier ministre, digne héritier de Richelieu et de Mazarin, il réussit à apaiser les divisions qui ont gangrené le royaume durant la sombre fin de règne de Louis XIV. Audacieux, curieux et toujours prêt à tenter des nouvelles réformes, Dubois marque de son empreinte son époque, à l'aube du siècle des Lumières. C'est cette trajectoire fulgurante qu'Alexandre Dupilet retrace dans cette biographie d'un personnage au destin hors du commun.

  • L'époque qui s'ouvre avec le 11 septembre pourrait combiner la brutalité et le primat de la puissance, qui caractérisaient la guerre froide, avec la fluidité, les incertitudes et les ambiguïtés de l'après-guerre froide. Des trois combinaisons historiques, celle de la division et de la dissuasion (guerre froide), celle de la guerre civile et de l'intervention internationale (les années 1990), celle de la terreur et de l'empire (l'après-11 septembre 2001), la dernière est sans doute la plus instable et, peut-être, la plus dangereuse.
    Le précédent tome de La Violence et la Paix retraçait le basculement du monde bipolaire dans l'ère de l'après-guerre froide. La Terreur et l'Empire prolonge cette réflexion et donne la mesure des mutations actuelles en proposant un double éclairage. Le premier revient sur la scène tragique des évènements et les logiques de ses acteurs (sociétés, États, systèmes inter- ou supranationaux). Le second introduit le lecteur dans les débats intellectuels contemporains (de Fukuyama à Kagan) et dans un dialogue avec les grands philosophes (de Thucydide à Nietzsche en passant par Hobbes et Kant). Ce double éclairage permet de comprendre le glissement de la «dialectique du bourgeois et du barbare» vers une véritable «géopolitique des passions».

  • 1801.
    Un homme né dans un port de Macédoine, petit négociant en tabac, ne sachant ni lire ni écrire, débarque dans la vallée du Nil. Se hissant à la tête de l'Égypte, il devient en quatre ans, quelque trente siècles après Ramsès II, le dernier pharaon. Maître absolu, il réalise l'impossible, arrache le pays aux ténèbres, crée un empire qui s'étend du golfe Persique au désert de Libye, du Soudan à la Méditerranée, soit dix fois la France - la moitié de l'Europe - se rapprochant ainsi des nues où trône son idole : Napoléon Bonaparte.
    D'une terre sans forêts, il tire une marine. Il fonde des écoles, des hôpitaux, un arsenal, des industries, une armée - la plus puissante de tout l'Orient - importe les premières machines à vapeur, dote l'Égypte de plus de cent soixante kilomètres de canaux, d'un télégraphe aérien, fait planter plus de cent mille pieds d'oliviers et dix millions de mûriers aux frontières du désert. Et tout cela, il l'accomplit avec la France et grâce aux Français.
    C'est ce dernier pharaon - celui à qui la France doit l'obélisque de la Concorde - que Gilbert Sinoué fait revivre sous nos yeux. Il le fait, avec l'extrême rigueur de l'historien et le grand talent de conteur qu'on lui sait. "Sans doute parce qu'il vit le jour dans ce pays et qu'il comprend si profondément le Proche-Orient, Gilbert Sinoué a-t-il pu pénétrer avec tant de finesse la mentalité de son héros, analyser ses réactions, comprendre les mobiles qui l'animèrent et, guidé par une érudition méticuleuse et sans faille, suivre jusqu'à sa mort l'invraisemblable aventure de l'homme de Kavàla.
    " Christiane Desroches Noblecourt

  • Masquée par la cité antique et les volutes de l'âge baroque, la Rome médiévale a trop longtemps souffert d'un discrédit. Dès la Renaissance, l'image d'une ville à l'abandon et couverte de ruines avait été largement diffusée. Beaucoup se complaisaient à souligner l'avidité, la mesquinerie, l'ignorance des Romains du Moyen Âge et à opposer leurs vices aux vertus héroïques de leurs lointains ancêtres. La ville éternelle et ses habitants méritaient un autre traitement. Son histoire devait être réétudiée, pour rejoindre celle des plus grands centres urbains de l'Italie communale : Florence, Gênes ou Venise. C'est le pari que relève Jean-Claude Maire Vigueur, nous restituant enfin la Rome largement inconnue des XIIe, XIIIe et XIVe siècles.
    Dans cette synthèse, non dénuée d'humour, c'est toute l'expérience communale romaine qui nous est contée. Se côtoient alors barons et chefs du popolo, grands propriétaires terriens et simples journaliers, riches marchands, cardinaux et artistes, dans un décor mêlant constructions antiques et campaniles médiévaux, somptueuses cérémonies religieuses et fêtes de quartiers folkloriques. Ils redonnent enfin à la Rome médiévale, au-delà des clichés et des préjugés, toutes les couleurs de son temps.

  • Histoire de l'Ouest canadien. Relation des hauts faits du Manitoba et de la Saskatchewan; et role de Louis Riel avec des personnages de premier plan.

  • « L'Empire romain était trop vaste à gouverner », « L'Empire, c'est la paix romaine », « Les Romains avaient la passion des jeux sanglants », « L'Empire romain a persécuté les chrétiens », « Constantin est le créateur de l'Empire chrétien », « L'Empire tardif, c'est la décadence », « Tous les chemins mènent à Rome » ... Spécialiste de la période tardive de l'Empire romain, l'auteur revient ici sur les nombreux clichés, d'Astérix à nos souvenirs d'apprentis latinistes, en passant par les péplums, que ces Romains n'ont cessé de susciter.

  • Enseignant. Historien et Philosophe, il consacre sa retraite de cadre commercial à partager ses passions.

    Collection Conférences de Julien Molard : Julien Molard donne des conférences dont les bénéfices sont consacrés à une action humanitaire au service de l'as-sociation tourangelle Sen-Egalité dont le but est de redonner vie à toute une région sénégalaise autour du village de Ndiongolor. Ce sont ces conférences qui sont reprises dans cette collection. Le n° 9 concerne La notion d'Empire.

  • Agrippine la Jeune appartient à la lignée des femmes dangereuses, des empoisonneuses, des séductrices, entre Médée et Lady Macbeth. Son plus grand crime ? Avoir porté un monstre à la tête de Rome ! Car Agrippine la Jeune est la mère de Néron, le tyran qu'on accusa de tous les vices, le premier persécuteur des chrétiens. Pour déposer la couronne de lauriers sur la tête de son fils et gouverner Rome à ses côtés, Agrippine souilla ses mains du sang d'innocents, s'offrit à des hommes de toutes conditions pour mieux les manipuler. Hélas, Néron, une fois son pouvoir bien établi, assassina sa démiurge de mère. Mais l'historiographie est trompeuse. Derrière la criminelle sensuelle, derrière la mère indigne, se cache une femme résiliente et intelligente, une femme politique redoutable, déterminée et machiavélique. Le destin d'Agrippine est incroyable. D'illustre naissance, descendante à la fois d'Auguste, de Marc Antoine et de Jules César, elle révolutionna la fonction d'impératrice et prit part au gouvernement de Rome envers et contre tous en dépit de sa condition de femme. Et si c'était là sa plus grande transgression ?

  • Cent jours de folie, cent jours d'hrosme, cent jours d'audace, cent jours qui composent la tragdie la plus acheve de l'Histoire de France. Le 1 mars 1815, Napolon dbarque Golfe-Juan. Seul contre tous, il va reconqurir son trne avec seulement une poigne de soldats, pour le perdre nouveau trois mois plus tard Waterloo, crivant le chapitre le plus romanesque de son pope. Pour reconstituer l'itinraire de Napolon jour aprs jour, heure par heure, j'ai choisi de raconter ces Cent-Jours comme un reporter embedded, qui aurait suivi l'empereur pas pas de l'le d'Elbe la plaine de Waterloo. Grce une inpuisable bibliographie - rservoir de faits vrifis, de scnes authentiques, de phrases historiques ou triviales - j'ai eu accs aux palais et aux tats-majors, j'ai vcu les combats et les conciliabules, j'ai observ au plus prs les faits et gestes des acteurs. Pour complter ce travail, j'ai visit les lieux de l'action, du palais de Fontainebleau l'le d'Elbe, de l'lyse la ferme du Caillou, de la Belle-Alliance l'le d'Aix. Voici mon reportage. Laurent Joffrin

  • Dictionnaire des eveques francais du xixe siecle Nouv.

    De la Révolution à la République en passant par l'Empire, le face-à-face entre l'État et l'Église a déterminé l'histoire de France. Redécouvrez à travers les vies de ses protagonistes cette incroyable saga politico-religieuse. Un indispensable.
    Voici le grand livre de référence qui manquait à l'histoire du xixe siècle : ce dictionnaire sans précédent rassemble les notices des 524 évêques concordataires nommés entre 1802 et 1905 et des 23 évêques
    in partibus ayant exercé en France. Jacques-Olivier Boudon fait ici revivre une des élites de la société française du xixe siècle, les évêques étant à la fois observés dans leur parcours avant l'épiscopat, dans leur action au sein de leur diocèse, mais aussi dans leurs rapports aux différents régimes politiques comme à l'égard de Rome.
    Entre le Concordat et la séparation des Églises et de l'État, voici les vies des protagonistes de l'incroyable saga politicoreligieuse de ce siècle.
    Une somme essentielle pour appréhender le xixe siècle et pour comprendre les défis contemporains de l'Église et de sa hiérarchie.
    Un indispensable.

  • Personnage contrasté, souvent incompris, malheureux dans sa carrière militaire, Joseph Bonaparte souffre d'une image particulièrement négative en regard de la légende qui auréole la statue de son frère cadet Napoléon. Et pourtant, l'aîné de l'empereur fut le soutien permanent de son élévation et un pilier du nouveau régime instauré après le coup d'État du 18 Brumaire. Homme politique aux convictions modérées, grandement influencé par les idées des penseurs des Lumières, mais proche également des théories de Germaine de Staël, Joseph, est un personnage incontournable de la vie politique française. Devenu roi de Naples en 1806, puis roi d'Espagne en 1808, il s'attache, sans succès, à allier les principes du système de famille napoléonien à ses propres conceptions du pouvoir. Comme tous les souverains faisant partie intégrante de l'Empire, il ne parvient pas à éviter les tensions avec le maître de l'Europe, et le « meilleur des frères », et se mue peu à peu en un opposant résolu. Cette étude, qui se fonde sur les archives personnelles de Joseph, sa correspondance et des témoignages de contemporains, aborde successivement l'éducation parallèle des deux frères, leur parcours sous la Révolution, l'opposition menée par Joseph dans les premières années de l'Empire, son « laboratoire » napolitain, l'échec espagnol et la tentative d'instaurer dans la Péninsule un régime politique libéral, ainsi que les jours sombres de la Campagne de France. Elle tente également de comprendre l'émergence d'une pensée politique se voulant novatrice, le bonapartisme. Il s'agit moins d'une biographie de Joseph que du portrait de ses relations avec l'homme qu'il prétendait le mieux connaître et partager les traits, Napoléon.

  • « Quand l'Empereur dictait, il se promenait continuellement de long en large, tenant constamment la tête basse et les mains derrière le dos ; la tension des muscles frontaux était marquée, la bouche légèrement contractée. » Dans les dernières années de sa vie, Napoléon a dicté ses mémoires. Ces textes ne doivent pas être confondus avec les souvenirs de ses compagnons d'exil dont le succès a parfois fait oublier le témoignage direct de l'Empereur sur sa propre carrière. Conscient du caractère exceptionnel de son destin, il ne voulait laisser à personne le soin de le raconter ou de l'interpréter. Et dans cette bataille pour la postérité, il a, comme de coutume, tout organisé, tout contrôlé, tout décidé. Pendant plus de cinq ans, il a été à la tête d'une véritable entreprise ou fabrique de l'histoire.

    Soigneusement composés, relus et corrigés par Napoléon en personne, ces mémoires constituent, si l'on ose dire, le point de vue du principal acteur de l'épopée sur plusieurs étapes importantes de son parcours. On comprend mal, dès lors, que cet ensemble n'ait pas été réédité depuis plus de cent ans.

    Les plus grands morceaux des Mémoires de Napoléon sont aujourd'hui reproposés au public en trois volumes, reprenant les textes les plus aboutis et complets : la première campagne d'Italie ; la campagne d'Egypte ; l'île d'Elbe et les Cent-Jours.

    La version des textes choisie est celle qui a été établie par l'Empereur lui-même. S'il y donne évidemment sa vérité, s'il privilégie la cohérence de son parcours et se donne toujours le beau rôle, il ne modifie pas les faits, leur chronologie et leur déroulement. Quant à ses interprétations, elles ne peuvent être stigmatisées : pourquoi lui refuserait-on de donner son avis et sa version, alors qu'on l'accepte des autres témoins et, plus encore, des historiens de la période ?

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