Eres

  • Dans un récit vivant et actuel, l'équipe d'un hôpital de jour témoigne du quotidien, de l'intime, de la rencontre et de l'échange d'une clinique engagée. En suivant la temporalité d'une journée ordinaire, s'y expose une pratique qui allie éducation, pédagogie et thérapeutique, non pas « contre » une pathologie, mais avec l'enfant en souffrance psychique et sa famille.

    Tous les acteurs - éducateurs, infirmière, institutrices, assistante sociale, secrétaire, pédiatre, psychologues, pédopsychiatres, directeurs, psychanalystes, psychomotriciens et cuisinière - racontent leur idée du soin qui s'inscrit dans une expérience collective et plurielle de quarante ans, fière de ses résultats thérapeutiques au long cours.

    Cet essai de transmission vise à rendre de l'espoir aux enfants, aux familles et aux professionnels à partir des valeurs humanistes orientées par la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle d'aujourd'hui, loin d'une psychiatrie dogmatique et culpabilisante qui, associée à une baisse constante des dotations budgétaires, remet en cause tout l'édifice institutionnel du soin psychique destiné aux enfants.

  • Certains milieux de travail connaissent une véritable inflation des normes. Leurs finalités sont multiples : instaurer de la transparence, garantir au « client » un service de qualité, orienter et contrôler les comportements, responsabiliser les acteurs et les inciter à « l'excellence », mieux évaluer le personnel. En constituant un véritable corset, voire un carcan, ces normes peuvent empêcher les salariés de réaliser un travail de qualité, être une source de démotivation -  voire de souffrance au travail - et fragiliser les collectifs de travail en place. Elles peuvent aussi générer des actions de résistance, individuelles et/ou collectives.

    Damien Collard invite le lecteur à un véritable voyage au centre des organisations. A travers trois univers professionnels différents (les agents d'ambiance ou d'escale à la SNCF, les agents au contact avec les usagers d'une préfecture, les enseignants-chercheurs de l'université), il essaie de comprendre pourquoi et comment de nouvelles normes ont été instaurées. Sur la base d'exemples concrets, il en analyse les effets induits, pointe les risques de dérive potentielle pour la société toute entière et esquisse quelques pistes de réflexion pour repenser la question de l'évaluation du travail.

  • « En dix années d'enseignement en IUFM, les jeunes professeurs n'ont cessé de m'interroger sur la manière de conduire la classe, sur l'autorité, la contrainte, la discipline, les sanctions... Au fil des années, j'ai eu le sentiment que leurs questions devenaient de plus en plus pressantes. Cet ouvrage n'est pas une réponse aux mille et une questions qui m'ont été adressées, c'est une suggestion, mieux, une proposition de travail. Et comme la discipline est non seulement affaire de techniques et d'organisation mais aussi de posture et de place, on peut dire de ce petit livre qu'il s'adresse à tout éducateur soucieux de réfléchir sur le sens du travail éducatif. » Dans cet ouvrage clair et concis, Eirick Prairat s'attache à décrire, à expli quer et à analyser les phénomènes d'indiscipline qui menacent l'ordre scolaire. Il incite le lecteur - enseignant, éducateur, animateur...- à penser et à organiser la vie du groupe en liant la nécessaire dimension instrumentale de la discipline à l'horizon de responsabilité que poursuit toute action éducative. Pas de remèdes miracles ou de techniques magiques mais des dispositifs que les enseignants et les équipes peuvent s'approprier et aménager selon leurs expériences et les ressources du lieu où ils exercent. Mise en vente le 07 mars 2013

  • Comprendre l'émergence et le développement exponentiel des groupes d'analyse de pratiques aujourd'hui dans les évolutions du monde du travail, repérer la place qu'ils occupent, les rôles qu'ils jouent, les contextes organisationnels dans lesquels ces groupes se multiplient ou au contraire sont empêchés, tels sont les principaux enjeux de cet ouvrage collectif.

  • Accueillir, écouter, conseiller, mesurer, prendre soin, accompagner, soutenir, telles sont les missions qu'assume le psychologue à l'école. Il exerce dans une équipe composée d'enseignants spécialisés en pédagogie et en aide relationnelle, dite RASED (Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté), sur un secteur géographique délimité, auprès d'un ensemble d'écoles maternelles et élémentaires.

    Revendication portée de longue date par les organisations professionnelles, notamment l'Association française des psychologues de l'Éducation nationale (AFPEN) et certains syndicats, la création du corps des psychologues (PsyEN) atteste enfin en 2017 de la reconnaissance par le ministère de l'Éducation nationale d'une profession qui oeuvre à la bienveillance et à l'accueil de tous les élèves. Le concours est désormais ouvert à tous les psychologues.

    L'auteur présente la clinique quotidienne du psychologue exerçant en milieu scolaire. À partir d'exemples tirés de son expérience, elle met en évidence la grande diversité de ses missions, de ses fonctions et de ses interventions, à la croisée du social, de la santé, de l'éducatif et de la pédagogie. Elle  développe les spécificités de son travail auprès des enseignants, des enfants et des parents, en relation avec de nombreux acteurs des secteurs médical, social et médico-social.

  • L'École ne peut plus être pensée comme un territoire qui s'arrêterait là où commence celui de la filière spécialisée, représentée en France par le secteur médico-social. Désormais, les acteurs éducatifs doivent s'engager dans une logique d'actions où prévaut le projet de l'enfant, un projet sur lequel les capacités d'expertise des uns et des autres se combinent pour travailler dans la continuité.

    Derrière cette volonté, l'enjeu significatif est celui d'un rapprochement entre deux cultures, celle des professeurs des écoles d'une part, celle des éducateurs spécialisés d'autre part.

    Ces acteurs étant amenés à coopérer pour répondre au droit à la scolarisation, cet ouvrage met en lumière une nouvelle forme de dialogue entre eux. C'est à cela que s'emploient les auteurs en écho tant à leurs recherches qu'à leurs actions sur le terrain. Leur réflexion ouvre des pistes de compréhension et d'action visant l'emprunt d'une nouvelle voie, celle qui mène à une culture en commun.

  • Toute philosophie, écrit Platon, commence avec l'étonnement. Que l'Education nationale ait transformé les écoles normales en instituts universitaires de formation des maîtres et simultanément abandonné le terme de maître, au profit du titre de "professeur, pour qualifier la profession et la mission des enseignants, constitue le point de départ étonnant de ce travail. Désigner les maîtres comme professeurs, n'est-ce pas prendre le risque de réduire une fonction, n'est-ce pas viser une dimension purement technicienne de la
    transmission du savoir ? N'est-ce pas chercher à faire l'économie du sujet désirant ? N'est-ce pas tenter d'occulter la question ultime du sens ?

    Convoquant ici le maître rousseauiste de L'Emile et le maître socratique du Banquet, l'auteur nous invite à une réflexion sur les enjeux de la fonction de maîtrise qui
    peut participer d'intentions contradictoires :
    - forclore le sujet en ne visant qu'une transmission de savoir reposant sur des techniques et des méthodes et ainsi l'enfermer dans une dépendance fusionnelle, illusoire et mortifère ;
    - disclore le sujet en le révélant à lui-même comme sujet désirant et, en refusant d'incarner les trésors sacrés du savoir, le sortir du leurre et de l'illusion thaumaturgique de l'éducation.

  • La défaite et l'exode de 1940 amplifient démesurément les problèmes de l'enfance et suscitent par là-même des situations inédites : un cinquième de la population erre le long des routes, de nombreuses familles sont disloquées, près de 90 000 enfants sont "perdus" et la délinquance des jeunes augmente de façon sensible. Pour faire face à cette désorganisation sociale, vont se créer, dans la France de l"0ccupation, de nouvelles institutions : initiatives publiques ou privées mais aussi entreprises de personnes agissant avec l'accord, l'appui ou même parfois à l'instigation des autorités en place. Ce sera le cas, exemplaire, de l'Institut pédotechnique de Toulouse Saint-Simon. Ces tentatives vont se situer, pour les pouvoirs publics, dans une visée politique à plus long terme : coordonner à l'échelle régionale l'ensemble des équipements concernant l'enfance en difficulté actuels et à venir.

    Créé le 22 juin 1941 par l'Abbé Plaquevent, l'Institut pédotechnique de Toulouse Saint-Simon peut être considéré comme significatif de ce qui deviendra après la guerre "le secteur de l'enfance inadaptée" par son double caractère 1 centre d"observation pour enfants en difficulté et centre de formation de personnel éducatif. Mais cette institution présente aussi une forte singularité : dès sa fondation, ces deux structures distinctes sont liées organiquement au sein d'un même ensemble.

    Cette recherche à visée historique s"appuie sur le dépouillement d'archives publiques et privées complété par des entretiens avec une vingtaine d'acteurs, témoins de l'époque. Elle s'est déroulée à l'initiative et dans le cadre d'institutions héritières de l'Institut pédotechnique - le collectif St-Simon, l'Institut régional de formation aux carrières éducatives et sociales - gérées
    par l'Association régionale pour la sauvegarde de ltenfant, de l'adolescent et de l'adulte (ARSEAA) créée en 1943. L'association Echo Saint-Simon a joué un rôle moteur dans ce travail collectif.

empty