Librinova

  • En progrès...

    Gema Boursault

    - Combien de fois faut-il faire une erreur avant qu'elle ne devienne une faute ?
    Elle ne pouvait s'empêcher de se poser la question. Le temps avait paru tellement long, une vie entière depuis l'intervention.
    On devine, entre les zones d'ombre et les étapes du récit, son itinéraire. Un mélange plutôt heureux, où des horizons lointains, trop souvent opposés, se retrouvent. Elle n'en est plus à sa première vie.
    Est-ce en plein, plutôt qu'en creux, que se dessine son existence, et si la mission était ailleurs ?
    Est-ce un nouveau départ, encore, pour elle, les siens, les milliers d'entre elles ?
    Précarisée... après avoir gravi tous les Everest, non !

    Lorsque la confiance de l'agent vacille, comment envisager son métier au service du Public ?
    Malgré le vide, l'absence viscérale, c'est avec abnégation et pudeur que la jeune femme tisse, tente de recycler les lambeaux de son Être.

    De son nombril enfoui sous la terre de ses ancêtres, à un parcours d'un hémisphère à l'autre, à travers les carcans que les hommes s'imposent, l'autrice nous livre un réquisitoire subtil et lucide, en forme d'ode aux liens.
    Ce nécessaire premier roman, inspiré de faits réels, nous questionne sur l'humanité de nos institutions, tout autant que sur la pertinence de nos propres convictions. Sommes-nous toujours capables de progresser ?

  • On ne peut traiter le plagiat universitaire comme on le fait pour le plagiat littéraire, scientifique ou musical. Il n'existe d'ailleurs pas un plagiat étudiant, mais une multitude de faits qualifiés plus ou moins opportunément de plagiat dans les thèses, les rapports de stage, les mémoires, les exposés, les devoirs écrits...
    Les juristes se sont bien gardés de définir juridiquement le plagiat et a fortiori le plagiat étudiant. Pour réguler le phénomène du copier-coller en pleine expansion, les universités ont certes proclamé dans des chartes anti plagiat un interdit très général : " Tu ne plagieras pas sous peine de sanction ". En réalité, tous les plagiats étudiants ne peuvent ni tous être sanctionnés, ni même tous évalués ou mesurés. Présentés comme des outils miracles, des logiciels anti-plagiat ont vu le jour dans les années 2000 . Las , ils peuvent tout juste détecter quelques plagiaires professionnels. L'interdit du plagiat étudiant est donc un interdit très relatif. Il supporte de nombreux ajustements, tant il paraît difficile de distinguer les " gros " et les "petits" plagiats. La synthèse que nous présentons montre pourquoi en définitive ce sont les enseignants pris individuellement et les juges administratifs qui se retrouvent en première ligne dans la régulation des plagiats étudiants.

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