Parascolaire

  • La question de l'autorité est une préoccupation de tous les moments dans la vie d'enseignant, notamment en début de carrière où la question se pose de la façon la plus aiguë. C'est pourquoi cet ouvrage s'adresse principalement à ceux qui entrent dans le métier. Il concerne également ceux qui rencontrent des difficultés passagères ou récurrentes à mener à bien leur tâche éducative par défaut d'autorité.
    Dans ce manuel, le professeur des écoles trouvera de nombreux conseils ainsi que de multiples anecdotes et histoires vraies illustrant les situations évoquées.
    Toutes ces situations ont été vécues par l'auteure, soit en tant qu'enseignante, soit en tant que formatrice de futurs ou de jeunes enseignants. Elle met également en relief dans ce livre les principes et les pratiques de la pédagogie Freinet-institutionnelle, propres à créer des conditions favorables à l'enseignement et particulièrement adaptés aux questions d'autorité.
    Cet ouvrage, véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien, rédigé dans un style simple et direct, est facile d'accès, très opérationnel et synthétique.

  • Lieu de transmission et d'émancipation, de découverte de l'altérité et de la solidarité, l'école est aussi, trop souvent, un lieu de blessures. Blessures de l'élève persécuté par ses camarades ou humilié par un professeur. Blessures de l'enseignant chahuté. Blessures de l'enfant victime de sexting. Autant de souffrances et de traumatismes aux effets ravageurs.
    On a, trop longtemps, considéré ces phénomènes comme marginaux, liés à des individus isolés. Jean-Pierre Bellon et Marie Quartier nous présentent une autre approche : ces persécutions sont, le plus souvent, des phénomènes de groupe ligué contre une victime potentielle enclenchant de terribles escalades de violence qu'il est difficile d'interrompre.
    Alors, que faire ? D'abord, comprendre : « Penser les blessures pour éviter d'avoir à les panser. » Puis, intervenir pour renverser la situation : faire alliance avec les victimes et faire prendre conscience aux persécuteurs qu'ils doivent changer de posture. Pour cela, il y a des choses à dire et d'autres à ne pas dire, des réactions nécessaires, individuelles et institutionnelles, pour anticiper les humiliations et limiter leur impact quand elles surviennent, des méthodes qui permettent de casser la terrible logique du « bouc émissaire »...
    Pour faire face à ces phénomènes insupportables et agir au quotidien, les enseignants, les éducateurs, les parents pourront s'appuyer sur des analyses de cas, des outils théoriques, des exemples précis et des conseils circonstanciés.
    Philippe Meirieu

  • La pédagogie scolaire et la formation d'adultes mobilisent de plus en plus de concepts issus de la psychologie cognitive et des travaux de sciences humaines. Ainsi les praticiens comme les formateurs, les enseignants comme les cadres administratifs, les étudiants comme les chercheurs ont-ils besoin de disposer d'un outil nouveau qu'Alain Rieunier et Françoise Raynal nous proposent aujourd'hui avec cette nouvelle édition revue et augmentée de leur dictionnaire.
    Ce livre, qui comprend plus de 700 articles, articule trois questions simples :
    - qu'est-ce qu'apprendre ?
    - Comment enseigner ou former ?
    - Et quelles sont les réponses actuellement disponibles sur le sujet ?
    Pour cela, il mobilise tous les travaux existants et présente avec clarté et précision les auteurs, les théories et leurs applications concrètes. Voici donc une « interface conviviale », capable d'offrir des réponses aux questions légitimes que se pose le « novice » et de l'orienter, s'il le désire, vers les ouvrages spécialisés de « l'expert ».
    Quiconque souhaite affermir ses connaissances en pédagogie et en psychologie appréciera cette formidable « base de données » et y trouvera, sans nul doute, l'envie d'aller plus loin et les moyens de s'y rendre. Car, comme l'indique Marcel Postic dans la préface : « Cet ouvrage n'est pas un dictionnaire encyclopédique à placer sur le rayon

  • Chacun sait bien, même si on ne l'avoue guère, que la réussite de l'acte pédagogique ne tient pas seulement aux qualités strictement scientifiques et didactiques de l'enseignant.
    Et c'est d'abord cela que Philippe Meirieu prend le risque d'expliquer dans cet ouvrage, devenu un grand classique des ouvrages de pédagogie.

    Il montre l'importance décisive des choix éthiques de l'éducateur, quand il se donne pour fin l'émergence de sujets libres, quand il oeuvre simultanément pour leur instruction et leur émancipation, quand il parvient à articuler le principe d'éducabilité et celui de liberté.

    L'éducation est ainsi une aventure imprévisible, une histoire toujours différente à écrire, et dans laquelle l'éthique n'est pas une « nouvelle matière scolaire » ni même un « supplément d'âme », mais bien ce qui oeuvre, à travers l'ensemble des activités que l'éducateur organise.

    À partir de cette approche, Philippe Meirieu aborde les thèmes majeurs de la réflexion éducative : l'universalité de la culture, la formation à la citoyenneté, la discipline et les sanctions, la place de la didactique et des apprentissages méthodologiques, la formation des maîtres, le travail en équipe, etc.
    Mais il les traite de manière originale, en une trentaine de chapitres dans lesquels il s'efforce de faire apparaître les enjeux essentiels.

    Ainsi, le livre peut-il se prêter à une multiplicité de lectures : certains le liront « comme un roman » et sans doute, à bien des égards, en est-il un , d'autres y trouveront un outil de réflexion individuelle ou collective, l'occasion de questionner leur activité, le moyen de faire le point sur bien des débats d'aujourd'hui.

  • Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action. Comme tous les « métiers de l'humain », le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche.

    Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs.

    Philippe Perrenoud tente de montrer que le « paradigme réflexif » peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier.

    Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires.
    Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.

  • À l'école les professeurs le savent bien, nul ne peut apprendre à la place de quiconque, pas plus les mathématiques que la natation Mais nul ne peut apprendre, non plus, sans l'appui de ceux et celles qui savent déjà. Voilà un paradoxe sur lequel butte traditionnellement l'enseignement, et voilà les deux affirmations qui, mises ici en perspective, ouvrent la voie d'un renouvellement radical des pratiques pédagogiques.


    En prenant appui, de manière très informée et concrète, sur les travaux internationaux concernant les apprentissages, Charles Hadji nous montre, en effet, comment les enseignants peuvent créer les conditions et construire des situations pour que les élèves s'impliquent dans leur travail scolaire, régulent et contrôlent eux-mêmes leurs apprentissages. Il explique précisément « comment ça marche » quand on apprend et comment l'enseignant peut aider à ce que cela « marche mieux » pour chaque élève, et face à l'ensemble des objectifs et des programmes.


    Dans un langage aussi clair que rigoureux, avec le souci permanent d'éclairer les praticiens et de les aider à mettre en oeuvre des pratiques plus efficaces, il explique et propose comment organiser la classe et accompagner les élèves. Nourri de nombreux schémas et exemples, prenant à bras-le-corps les questions que se posent au quotidien tous les enseignants, ce livre trace les pistes d'une pédagogie plus démocratique et plus démocratisante à la fois : grâce à lui, on saura comment améliorer la réussite scolaire de tous et comment permettre à chacune et à chacun de devenir plus lucide et autonome.

  • Il ne suffit pas que les professeurs enseignent pour que les élèves apprennent. A fortiori, il ne suffit pas de « donner du travail » aux élèves pour qu'ils le fassent correctement et en tirent profit. Or, à l'école et dans bien des disciplines, on occulte souvent ces questions : une fois les consignes données, on abandonne l'élève à lui-même. Non par volonté de le mettre en difficulté, bien sûr, mais par ignorance des processus et des mécanismes mentaux qui sont déterminants dans la réussite d'un apprentissage.
    Le livre de Jean-Philippe Abgrall veut remédier à cette lacune : il s'appuie sur des approches scientifiques et très concrètes à la fois de la motivation et de la mémoire. Nul ne peut apprendre, en effet, s'il ne se mobilise sur des objets de savoir et nul ne peut s'approprier ces objets s'il ne parvient à s'en saisir, à s'en souvenir et à les réutiliser.
    Apprendre, accéder à des connaissances sur la durée, les mobiliser quand on en a besoin, tout cela exige un vrai travail réflexif méthodique. Sans cela, l'élève sera incapable de « retenir ses cours » comme de « réussir ses examens » ; il verra son estime de soi se dégrader et ses difficultés s'incruster. En revanche, si on lui fournit une méthode efficace, l'élève pourra engranger les réussites et s'engager dans de véritables dynamiques nouvelles.
    Spécialisé dans l'accompagnement des enfants en difficulté scolaire depuis plusieurs années, Jean-Philippe Abgrall associe ici les qualités de l'homme de terrain, confronté aux élèves, et celles du chercheur, mobilisant les connaissances actuelles sur la motivation et la mémoire, pour proposer une véritable méthode au service de la réussite de tous.

  • « En dix années d'enseignement en IUFM, les jeunes professeurs n'ont cessé de m'interroger sur la manière de conduire la classe, sur l'autorité, la contrainte, la discipline, les sanctions... Au fil des années, j'ai eu le sentiment que leurs questions devenaient de plus en plus pressantes. Cet ouvrage n'est pas une réponse aux mille et une questions qui m'ont été adressées, c'est une suggestion, mieux, une proposition de travail. Et comme la discipline est non seulement affaire de techniques et d'organisation mais aussi de posture et de place, on peut dire de ce petit livre qu'il s'adresse à tout éducateur soucieux de réfléchir sur le sens du travail éducatif. » Dans cet ouvrage clair et concis, Eirick Prairat s'attache à décrire, à expli quer et à analyser les phénomènes d'indiscipline qui menacent l'ordre scolaire. Il incite le lecteur - enseignant, éducateur, animateur...- à penser et à organiser la vie du groupe en liant la nécessaire dimension instrumentale de la discipline à l'horizon de responsabilité que poursuit toute action éducative. Pas de remèdes miracles ou de techniques magiques mais des dispositifs que les enseignants et les équipes peuvent s'approprier et aménager selon leurs expériences et les ressources du lieu où ils exercent. Mise en vente le 07 mars 2013

  • Le métier d'enseignant se transforme : travail en équipe et par projets, autonomie et responsabilité accrues, pédagogies différenciées, centration sur les dispositifs et les situations d'apprentissage, sensibilité au rapport au savoir et à la loi.
    Les ambitions des systèmes éducatifs s'accroissent, alors que les publics scolaires deviennent plus hétérogènes. S'ils ne mettent pas la clé sur la porte, s'ils relèvent le défi , les acteurs du système éducatif ont besoin de développer de nouvelles compétences.
    Philippe Perrenoud présente les pratiques novatrices, donc les compétences émergentes, celles qui devraient orienter les formations initiales et continues, celles qui contribuent à la lutte contre l'échec scolaire et développent la citoyenneté, celles qui font appel à la recherche et mettent l'accent sur la pratique réflexive.
    Philippe Perrenoud a retenu dix grandes familles :
    1) organiser et animer des situations d'apprentissage ;
    2) gérer la progression des apprentissages;
    3) concevoir et faire évoluer des dispositifs de différenciation ;
    4) impliquer les élèves dans leurs apprentissages et leur travail ;
    5) travailler en équipe ;
    6) participer à la gestion de l'école;
    7) informer et impliquer les parents ;
    8) se servir des technologies nouvelles ;
    9) affronter les devoirs et les dilemmes éthiques de la profession ;
    10) gérer sa propre formation continue.

    Chacune est déclinée en trois ou quatre composantes principales. On peut se servir de ce livre comme d'un référentiel cohérent, argumenté et orienté vers l'avenir. Mais c'est d'abord une invitation au voyage, un guide destiné à ceux qui, de l'intérieur comme de l'extérieur, cherchent à comprendre où va le métier d'enseignant.

  • Réussir à l'école n'est pas une fin en soi. Certes, chaque apprentissage prépare aux suivants dans le cursus scolaire. Mais au bout du compte, en principe, l'élève devrait être capable de mobiliser ses acquis scolaires en dehors de l'école, dans des situations diverses, complexes, imprévisibles. Aujourd'hui, cette préoccupation s'exprime dans ce qu'on appelle le transfert des connaissances ou la construction de compétences.

    Les deux expressions ne sont pas interchangeables, mais elles désignent toutes deux une face du problème :

    - pour être utiles, les savoirs scolaires doivent être transférables ;
    - mais ce transfert exige plus que la maîtrise de savoirs, il passe par leur intégration à des compétences de réflexion, de décision et d'action à la mesure des situations complexes auxquelles l'individu doit faire face.
    Dans cet ouvrage, Philippe Perrenoud nous invite à prendre conscience des limites du transfert des apprentissages scolaires, à reconnaître que les élèves qui réussissent en classe ne sont pas nécessairement capables de mobiliser les mêmes savoirs dans d'autres situations. Si l'on ne veut pas se résigner à ces constats, les implications sont considérables en matière de contrat pédagogique, de transposition didactique, de travail scolaire, de gestion de classe, mais aussi, sans doute, de coopération professionnelle, de fonctionnement des établissements, de rôle de l'autorité scolaire.

    Ce sont les questions que pose une approche par compétences, désormais inscrite dans les intentions de nombreux systèmes éducatifs. Plus que jamais, il convient donc de les affronter.

  • L'École est en crise comme la société est en crise. Les élèves, les enseignants et les parents s'interrogent : « A quoi sert l'École ? A quoi ça sert de faire des maths ou de la géographie ? Pourquoi chercher à réussir quand on n'est pas sûr, avec un diplôme, d'avoir du travail ? »
    Le présent est vécu en rupture avec ce qui l'a précédé, le futur est incertain. La question du sens est posée. Comment aider les enfants à trouver du sens à l'École ?
    Michel Develay montre que l'École est en crise parce que les réalités et les valeurs qu'elle véhicule s'opposent en partie à celles de la société. Comprendre le rapport des élèves au savoir et à la loi est le fondement de la professionnalité de l'enseignant qui doit permettre aux élèves de donner du sens à l'École et à ce qu'ils y font.
    Des pistes d'action concrètes sont ainsi proposées pour que l'École retrouve sa justification aux yeux de tous : un lieu d'étude (schola) où le savoir (sapere) a de la saveur.
    Un ouvrage qui aide à penser et qui permet d'agir.

  • L'apprentissage en profondeur attire l'attention d'éducateurs et de décideurs du monde entier. Au-delà de la définition de ce concept, cet ouvrage aborde la question de la mobilisation d'un changement complexe et systémique afin de transformer l'apprentissage au bénéfice de tous les élèves.

    L'apprentissage en profondeur est un partenariat mondial qui vise à transformer le rôle des enseignants pour en faire des activateurs qui seront amenés à concevoir des expériences propres à consolider les compétences globales des étudiants par la résolution de problèmes du monde réel. Cette méthode complète soutient la transformation de la pratique en éducation et les moyens authentiques de mesurer l'apprentissage à l'échelle de l'école, du conseil scolaire et du système. Elle présente des outils pratiques et des processus qui engagent les élèves, leurs familles et les enseignants dans de nouvelles collaborations. L'ouvrage comprend, entre autres:

    la présentation du Cadre de l'apprentissage en profondeur;
    des exemples et des études de cas tirés de classes de la maternelle à la 12e année dans 1200 écoles réparties dans sept pays;
    des conseils pour rejoindre les élèves de milieux défavorisés ou ayant des aptitudes différenciées;
    des exemples de protocoles et de grilles d'évaluation;
    des ressources illustrant la conception de l'apprentissage en profondeur et la pratique d'un leadership innovant.
    Les partenariats et les environnements d'apprentissage, les nouvelles pratiques pédagogiques et l'exploitation des aptitudes numériques permettent à l'apprentissage en profondeur de rejoindre les élèves comme jamais auparavant et les préparent à construire leur avenir d'une manière active et engagée.

  • Les démocraties mettent l'Ecole sur la sellette. Jadis légitimée par son histoire et par un projet politique qu'on ne discutait guère, la voilà aujourd'hui sommée de s'expliquer ! A quoi forme-t-elle ? Que doit-on attendre d'elle ? Qui peut en décider et comment, ensuite, peut-elle mettre en oeuvre son projet ? On convient volontiers qu'il s'agit de préparer à la vie et de transmettre les fondamentaux de la citoyenneté. Mais quels sont-ils ? Et, à supposer qu'on puisse les définir de manière consensuelle, l'Ecole est-elle équipée pour les enseigner ? Quelles transformations cela impliquerait-il dans l'organisation des enseignements, le choix des disciplines et des programmes, la formation des enseignants ? Philippe Perrenoud, spécialiste des questions d'enseignement et d'apprentissage, expert international en matière de curriculum, sociologue au regard acéré mais sensible aux interrogations pédagogiques, ose poser ces problèmes. Il passe en revue, dans cet ouvrage, les questions fondatrices - et trop souvent ignorées - de notre Ecole. Pourquoi cette fascination contemporaine pour les compétences ? Que met-on exactement derrière ce terme ? Toutes les disciplines peuvent-elle s'enseigner par compétences ? Comment rendre compatibles le respect des disciplines traditionnelles et la demande sociale d'une Ecole préparant vraiment à la vie, dans toutes ses dimensions ? Au milieu des turbulences sociales et institutionnelles actuelles, Philippe Perrenoud plaide pour une démarche raisonnable de définitions de nos priorités éducatives et scolaires. Pour que les démocraties se réapproprient leur Ecole - Philippe Meirieu.

  • Que faire quand le stage en enseignement déraille? Pourquoi cela survient-il? Peut-on le prévenir? Comment aider ces stagiaires en difficulté, mais également ceux qui les accompagnent? Les pistes de réponse apportées par les auteurs, des formateurs denseignants de Québec, de la Belgique, du Brésil et de la France, sont multiples.

  • L'école française et, tout particulièrement, l'enseignement secondaire, souffre d'éclatement et de dispersion. Dans des établissements souvent trop grands, règne l'anonymat et les élèves pâtissent d'avoir une multitude d'interlocuteurs sans appartenir à un collectif de référence à taille humaine.
    Construits pour permettre à des élèves « décrochés » de revenir dans l'école pour y mener des études générales, les Microlycées constituent une véritable alternative à la « taylorisation scolaire ». Ils permettent de comprendre quelles sont les conditions pour que nos collèges et nos lycées soient de véritables lieux de réussite pour tous.
    Contre la fragmentation des enseignements, les Microlycées promeuvent une organisation des activités et du temps scolaire cohérente sur la journée, la semaine et l'année. Grâce au travail d'équipe des professeurs et à la construction collective d'un programme de travail, ils offrent aux élèves un cadre structurant et la possibilité d'une progression accompagnée. Ils pratiquent l'individualisation sans tomber dans l'individualisme : des séances collectives permettent d'échanger sur le fonctionnement du groupe, et des « ateliers » d'expérimenter le « faire ensemble ». Au quotidien, les Microlycées associent ainsi bienveillance et exigence : c'est pourquoi leurs résultats sont si positifs.
    Nathalie Broux et Eric de Saint-Denis montrent concrètement comment ont émergé et se sont construits les Microlycées. Il montre aussi, à travers de nombreux exemples, fiches de travail, propositions aisément transférables dans d'autres cadres, que la « pédagogie de la réussite » n'est pas une formule creuse.

  • De quelles manières l´enseignant pense-t-il, conçoit-il et met-il en oeuvre son acte d´enseignement ? Quelle place accorde-t-il aux différents savoirs qu´il a pour mandat de transmettre aux élèves ? Les auteurs répondent à ces questions fondamentales desquelles dépend l´ambition de réussir l´École mais aussi le prodigieux défi de la démocratisation de la réussite scolaire.

  • Les sciences de l'éducation proposent aujourd'hui des analyses qui permettent aux enseignants et aux formateurs d'accéder à l'intelligibilité de leurs pratiques. Elles fournissent des éclairages sur ce qui se passe dans le champ de la transmission des savoirs quand on s'efforce de clarifier les notions clés, d'identifier les obstacles, de préparer des cours ou de distinguer les objectifs visés des objectifs réellement atteints. Elles permettent aussi de mieux cerner ce qui est en jeu dans la relation pédagogique, de comprendre ce qui se passe dans un groupe et d'étudier les conditions de sa bonne gestion ; elles nous livrent des outils conceptuels et techniques pour faire face à l'incompréhension, à la démotivation, à la violence... Enfin, elles nous ouvrent des perspectives essentielles sur l'élève, ses représentations, le fonctionnement de son intelligence et de sa mémoire, son développement et la manière dont il apprend...
    Toutes ces questions et bien d'autres sont traitées dans cet ouvrage qui représente une véritable encyclopédie des savoirs pédagogiques contemporains.
    Il s'agit d'un ensemble de contributions conçues comme autant d'apports structurés et permettant d'entrer dans la réflexion pédagogique à travers des exposés qui en retracent la génèse et en définissent les enjeux de manière accessible claire et synthétique.
    Enseignants, formateurs et étudiants qui se destinent à l'enseignement, pourront trouver dans cet ouvrage, tous les éléments jusqu'ici dispersés dans une multitude de livres et d'articles... Ils disposeront d'un véritable guide pour la réflexion et la recherche, et d'un ensemble de propositions concrètes qui leur permettra de faire face aux situations auxquelles ils sont confrontés. Ils seront, enfin, au coeur d'une aventure intellectuelle essentielle pour notre temps puisqu'elle concerne la formation des hommes.

  • Aujourd'hui, les élèves sont devenus des « apprenants ». Cette centration sur les apprentissages et donc sur la didactique qui les organise pourrait, si l'on n'y prend garde, être l'étape ultime de la dénégation du sujet : si l'apprenant n'apprend pas, s'il ne veut ou ne peut apprendre, quelle identité lui reste-t-il ?

    Identifier l'élève à l'apprenant, c'est empêcher de penser la distance entre le rôle que les adultes lui attribuent et ce qu'il en fait, c'est oublier que le métier d'élève est assigné aux enfants et aux adolescents comme un métier statutaire, à la manière dont un adulte est mobilisé par l'état dans un jury ou une armée. Juridiquement, le travail scolaire est plus proche des travaux forcés que de la profession librement choisie.

    Idéalement, le métier d'élève les invite à travailler pour apprendre. En réalité, on demande aussi aux enfants et adolescents de travailler pour être occupés, pour rendre des textes, des exercices, des problèmes vérifiables, pour être évalués, pour contribuer au bon fonctionnement didactique, pour rassurer leurs maîtres et leurs parents. On les invite à suivre des routines et des règles qui visent parfois à optimiser les apprentissages et le développement intellectuel, mais parfois, plus prosaïquement, à assurer le silence, l'ordre et la discipline, à faciliter la coexistence pacifique dans un espace clos, à garantir le respect des programmes, le bon usage des moyens, l'autorité du maître.

    Une sociologie du métier d'élève est à la fois une sociologie du travail scolaire, de l'organisation éducative et du curriculum réel. Elle analyse leurs tactiques et leurs stratégies, la façon dont ils prennent des distances face aux attentes des adultes et rusent avec leur pouvoir dans la famille ou dans l'école. Elle éclaire les contenus concrets de la culture scolaire telle qu'elle est transposée et s'incarne au jour le jour dans les classes. Enfin, elle s'intéresse au sens que donnent les élèves au travail quotidien, en fonction de leur héritage culturel aussi bien que des situations dans lesquelles on les place et du pouvoir qu'on leur concède.

  • Enseigner l'oral ? L'enjeu d'un tel enseignement pour la réussite des élèves est indiscutable. Et pourtant, enseigner l'oral n'a rien d'évident.
    Si l'oral est bien présent dans le quotidien des classes, il est rarement conçu comme un objet scolaire autonome différent de l'écrit. Il s'avère souvent qu'il n'est enseigné qu'incidemment à l'occasion d'activités diverses et peu contrôlées.
    Cet ouvrage de Joachim Dolz et Bernard Schneuwly propose une démarche systématique d'enseignement à travers un travail sur l'oral dans ses multiples formes.
    Pour illustrer la démarche, un ensemble de séquences didactiques est présenté portant sur des situations de communication en public bien distinctes : le débat, l'interview pour une radio scolaire, l'exposé devant la classe et la lecture à d'autres d'un conte. Pour chacune de ces situations, le lecteur rencontrera un modèle didactique qui regroupe les dimensions enseignables et des dispositifs d'apprentissage destinés à des élèves du primaire et du secondaire.
    Les formateurs et les enseignants qui s'interrogent sur l'enseignement de l'oral trouveront dans cet ouvrage des repères indispensables pour mieux organiser leur travail en classe, ainsi que de nombreux exemples d'activités et d'exercices en vue de développer les capacités langagières des élèves.

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