Nouveau Monde

  • Surnommé par ses biographes « l'homme le plus dangereux d'Europe », Otto Skorzeny fut un des hommes de main favoris d'Hitler et l'officier commando allemand le plus médaillé de la Seconde Guerre mondiale, pour ses actions d'éclat audacieuses. À son actif, le rapt de Mussolini détenu par les insurgés royalistes en 1943, ou encore son coup de main contre le régent hongrois Horthy qui s'apprêtait en 1944 à signer une paix séparée avec Staline. Il s'illustre également lors de la bataille des Ardennes avec un commando déguisé en soldats américains qui s'infiltre dans les rangs alliés et vole des tanks Sherman : la rumeur se répand d'un projet d'assassinat contre Eisenhower obligeant ce dernier à rester confiné dans ses quartiers pendant des semaines. Jouissant d'un grand prestige auprès des officiers alliés, il est rapidement libéré après la guerre, sans doute parce qu'il accepte de coopérer avec la CIA. Il s'installe en Espagne où on lui prête de nombreuses activités : aide à l'évasion d'anciens nazis en Amérique du Sud, trafics en tous genres. Autre fait d'armes, non des moins stupéfiants, Skorzeny accepta en 1963 de se mettre au service du Mossad et de tuer des scientifiques allemands travaillant pour l'Égypte à un projet de missiles contre l'État hébreu. Indisponibles depuis plusieurs décennies, voici enfin réédités les Mémoires de guerre de ce personnage hors norme.

  • "S'il est un nom fameux parmi ceux qui ont « fait » la CIA, c'est bien celui de James Angleton. Myope, courbé et toujours vêtu de noir, cet ancien étudiant en littérature est devenu pendant la Guerre froide une figure incontournable du renseignement américain. Incarnation de l'espion, qui inspira nombre de mythes romantiques, Angleton intégra l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale puis contribua à la victoire des chrétiens-démocrates aux élections de 1948 en Italie. Remarqué à Washington, il intégra la jeune CIA au Bureau des opérations spéciales, assura la liaison avec le renseignement israélien, avant de créer le Bureau du contre-espionnage de l'Agence. Il veilla pendant vingt ans à empêcher toute pénétration du KGB tout en devenant l'ami d'un agent double britannique, Kim Philby. Et c'est en 1962 qu'il eut à gérer la grande affaire de sa carrière : la défection de la « taupe » soviétique Anatoli Golitsine. Dix ans plus tard, sa chasse à l'ennemi l'amena aux frontières de la folie et provoqua son renvoi. Document indispensable sur la CIA et le monde du renseignement, cette première biographie en français dresse le portrait d'un homme complexe et ambigu et dévoile un pan méconnu de la Guerre froide. "

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