Éditions David

  • Comment laltérité se manifeste-t-elle dans les romans canadiens dexpression française ? Louvrage de Kenneth Meadwell apporte une réponse diachronique à cette question en analysant non seulement des classiques (Menaud, maître-draveur, Bonheur doccasion, La Belle Bête, LAvalée des avalés), mais des uvres qui nont pas encore reçu cette consécration (Le Passager, La Mémoire de leau, Cantique des plaines, Le Soleil du lac qui se couche). Il montre que les figurations identitaires illustrent lévolution narrative et discursive des personnages féminins et masculins, depuis le roman du terroir et le roman urbain, jusquau roman issu de lécriture migrante et celui, contemporain, ancré dans lactualité des réalités canadiennes et mondiales.

  • Dans les littératures francophones du Canada, l'espace - que ce soit la ville, la campagne, la banlieue, la forêt, le Nord - a été depuis longtemps étudié et le temps a lui aussi récemment été traité. En revanche, alors que les travaux de Mikhaïl Bakthine montrent combien l'espace et le temps sont interdépendants, les rapports que les dimensions spatiale et temporelle entretiennent entre elles restent négligés. Les études réunies dans ce collectif visent à combler cette lacune en analysant la représentation de l'espace-temps dans les littératures périphériques du Canada, c'est-à-dire au sein d'oeuvres franco-canadiennes qui sont spatialement minoritaires, mais qui répondent aussi, y compris au Québec, à des pratiques d'écriture plus marginales, comme c'est le cas de la science-fiction ainsi que des littératures lesbienne et autochtone.

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Sophie Beaulé (Université Saint Mary's)
    Ariane Brun Del Re (Université d'Ottawa)
    Tara Collington (Université de Waterloo)
    Julien Defraeye (Université de Waterloo)
    Isabelle Kirouac-Massicotte (Université de Moncton)
    Zishad Lak (Université d'Ottawa)
    Élise Lepage (Université de Waterloo)
    Mariève Maréchale (Université d'Ottawa)
    Martine Noël (Université d'Ottawa)
    François Paré (Université de Waterloo)
    Mathieu Simard (Université d'Ottawa)

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