Christian Bourgois

  • La publication des Enfants de Húrin, qui est sans doute la dernière parution d'un inédit de Tolkien, constitue un événement aussi important que celle du Seigneur des Anneaux en 1954, et elle a été accueillie comme telle par des centaines de milliers de lecteurs américains et européens en avril dernier - six mois après, le livre figure toujours dans les meilleures ventes. Seuls les vrais « fans » de Tolkien ont lu des textes tels que Le Silmarillion ou L'Histoire de la Terre du Milieu ; Les Enfants de Húrin s'adressent en revanche aux millions de lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l'histoire de Túrin, fils de Húrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre ; trompé par le destin, il achèvera son existence de manière spectaculaire et tragique. Se déroulant quelques milliers d'années avant Le Seigneur des Anneaux, et annonçant les aventures de Frodo, Aragorn et de leurs compagnons, ce récit fera découvrir le passé de la Terre du Milieu aux lecteurs qui ne connaissent que le plus célèbre roman de Tolkien. Dans le cadre d'un accord mondial, les ayants droit de Tolkien publient le premier ouvrage posthume de JRR Tolkien depuis la parution posthume du Silmarilion en 1977. Présenté pour la première fois dans son intégralité et de façon indépendante, le conte épique qu'est Les Enfants de Húrin réunira les fans du Hobbit et du Seigneur des anneaux, qui y retrouveront elfes et hommes, dragons et nains, ainsi que les riches paysages et personnages propres à l'univers de Tolkien. Commencé en 1918, Les Enfants de Húrin était un des grands contes sur lesquels Tolkien a travaillé toute sa vie durant, bien qu'il n'ait jamais pu en voir le résultat publié. Si l'histoire semble familière à de nombreux fans du fait des extraits et des références qui y sont faites dans nombre de ses autres textes, on a longtemps pensé qu'elle demeurerait un conte inachevé. A présent recomposée par Christopher Tolkien, qui a consciencieusement rassemblé les travaux de son père à partir de différents manuscrits qu'il avait laissé, ce livre constitue l'aboutissement d'un effort continu de 30 ans pour porter le travail de Tolkien à la connaissance d'un large lectorat. Christopher Tolkien: « Depuis longtemps, il me semble fondamental de présenter la version longue qu'a faite mon père des Enfants de Húrin dans un volume indépendant, avec sa propre couverture et un minimum d'intervention éditoriale. Il était surtout important d'en faire un récit continu, sans trous ni interruptions, à condition de ne pas trahir ni inventer, et ce malgré l'état inachevé dans lequel il a laissé certaines parties de son texte. » Déjà dessinateur des cartes qui figurait dans l'édition originale du Seigneur des anneaux il y a plus de cinquante ans, Christopher Tolkien a créé pour cette édition une nouvelle carte particulièrement détaillée. Le livre sera de plus agrémenté d'illustrations d'Alan Lee, à la fois en couverture et dans le coeur du volume, qui est l'illustrateur de Bilbo le Hobbit et de l'édition du centenaire du Seigneur des anneaux. Il a également remporté l'Oscar du meilleur film designer pour l'adaptation cinématographique du Seigneur des anneaux. Victoria Barnsley, éditrice chez Harper Collins : « Le caractère épique des aventures, la tragédie, la fidélité amicale et l'héroïsme sont des traits caractéristiques des talents d'écriture de Tolkien. Ce récit, aussi dramatique et puissant que pouvait l'être Le Seigneur des anneaux, peut à présent être lu et apprécié tel que Tolkien le souhaitait à l'origine. Les Enfants de Húrin seront sans aucun doute une révélation pour des milliers de fans autour du monde. »

  • Quatorze crocs

    Martín Solares

    Une enquête de la Brigade nocturne

    Paris, 1927. Dans une sombre ruelle du Marais, le cadavre d'un homme est découvert. Jusqu'ici, rien que de très normal pour les bas-fonds parisiens. Mais le corps a un aspect étrange... et porte des marques curieuses sur le cou...
    À crime extraordinaire, enquêteur extraordinaire : Pierre Le Noir, membre d'une division secrète de la police parisienne, se voit chargé de l'affaire. Pour résoudre ce cas, il devra croiser des migrants illégaux d'une nature étonnante, s'intéresser au paranormal, et frayer avec un groupe de jeunes artistes énervés, ces fameux surréalistes qui agitent Paris. Nul doute que cette histoire remettra en cause tout ce qu'il croyait savoir de la vie - et de la mort.
    /> Quatorze crocs joue sur tous les codes du roman policier et fantastique, et le lecteur joue avec lui : drôle, feuilletonnesque, bourré de références et d'allusions délicieusement anachroniques, il nous offre un grand plaisir de lecture.

  • Une jeune actrice, Norma Traversini, rédige un prospectus pour informer les habitants de son quartier de sa décision d'ouvrir un atelier où ils pourront apprendre à mieux jouer leurs sentiments, afin d'« améliorer leur niveau de sincérité », et donc leur vie. Peu à peu, le prospectus s'allonge, jusqu'à atteindre les dimensions d'un roman, ou plutôt d'une novelita, puisque c'est ainsi que César Aira baptise ses récits. La fiction quitte imperceptiblement les rues et les cafés de Flores, que hantent l'auteur et tant de ses personnages, pour se transformer en un roman colonial foisonnant, avec héros masqué, Anglaises persécutées, Thugs étrangleurs et machiavéliques officiers de l'armée des Indes. Le Prospectus, métamorphose d'une feuille volante en roman d'aventures, envolée de Buenos Aires jusqu'à la mystérieuse cité de Kali - via les réunions littéraires de Windson Manor et les rizières sélénites d'Islamabad - constitue un des sommets de l'oeuvre de César Aira.

  • Longtemps interdite de publication par le régime, Ludmila Petrouchevskaïa est considérée comme l'un des plus grands écrivains russes contemporains.
    Réunissant ses nouvelles incontournables, ce recueil permet au lecteur de pénétrer dans un univers singulier, qui oscille entre féerie inquiète et comédie grinçante.

    « Courtes, extrêmement condensées, dérangeantes, pleines d'inventivité, ces histoires se déploient dans un espace situé entre ce monde et le suivant, un lieu où la vengeance et la grâce ne peuvent peut-être se réaliser que dans les rêves. » (Liesl Schillinger, The New York Times) « Ces nouvelles se lisent comme un concentré de Tim Burton ou de Terry Gilliam, ancrées dans des forêts glaciales de Sibérie, dans des appartements exigus de l'ère post-soviétique habités par plusieurs générations, où les chats viennent s'entasser. Les personnages y sont le plus souvent orphelins, veufs, endeuillés. [...] Mais ils ne sont pas pour autant dénués de combativité. » (Sophia Martelli, The Observer)

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