Gallimard

  • Édimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son coeur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son coeur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter trois lois : premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais à Paris jusqu'aux portes de l'Andalousie. La Mécanique du Coeur vibre d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence.
    Laissez-vous envoûter par la voix du chanteur-écrivain et par la formidable musicalité de ce roman-poème. Un conte d'une beauté irréelle qui séduit par sa pureté et son parfum de bohème.

  • Veuf, Hugues Viane s'est exilé à Bruges et parcourt tous les jours, inconsolé, les venelles de la ville aux mille canaux. Ses marches mélancoliques conduiront l'esseulé à rencontrer, un soir de brume, une femme ressemblant étrangement à celle qu'il a perdue.

    Pièce d'orfèvrerie stylistique, Bruges-la-Morte (1892) est un roman-phare, somptueux et méconnu, de la littérature "fin de siècle".

  • Edgar Poe s'attaque ici à un célèbre canular : l'automate joueur d'échecs, construit en 1770 et exposé dans le monde entier durant près d'un siècle. Plus que tout autre automate, il a emporté l'admiration du public car il était capable de jouer - et de gagner - contre un adversaire humain. L'auteur s'attache à en disséquer la mécanique mystérieuse, et à en révéler la supercherie. Annonçant les réflexions sur l'intelligence artificielle, il nous invite à une passionnante enquête au coeur de la machine.

  • Edition enrichie de Georges Nivat comportant une préface et un dossier sur le roman. "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'envoyez-vous cette calamité ? [...] Sans nez, un homme n'est plus un homme. [...]. Si encore je l'avais perdu en duel, ou à la guerre, ou par ma faute !... Hélas non ! il a disparu comme cela, sans rime ni raison... Non, reprit-il après quelques instants de silence, c'est inconcevable."

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