Sciences humaines & sociales

  • Visages et corps dcharns, titubant travers les villes, marchant comme des somnambules : dans l'imaginaire occidental, les zombis suscitent l'effroi et servent d'exutoire aux angoisses et aux fantasmes les plus crus et parfois les plus farfelus. Ces morts-vivants, qui ont pour patrie d'origine Hati, nous fascinent, nous inquitent, tout en excitant notre curiosit. Qui sont-ils au juste ? D'o viennent-ils ? Existent-ils seulement ? Avec son double regard de mdecin lgiste et d'anthropologue, Philippe Charlier a enqut en Hati, interrogeant des prtres vaudou, assistant des funrailles, observant des rituels, inspectant des cimetires, et examinant avec ses collgues des patients considrs comme zombis. Fruit de ces rencontres, on dcouvre au fur et mesure du rcit, le rle cl d'un poison redoutable, extrait d'un poisson tropical dans le processus de fabrication de ces tres entre deux mondes, mais aussi tout un imaginaire carabe et africain autour de la mort et du corps. Quand la science explore les croyances. Postface d'Alain Froment

  • Créatures mythiques, monstres légendaires, animaux improbables... Depuis la nuit des temps, les voyageurs ont peuplé les mondes lointains d'êtres aussi fascinants qu'effrayants.
    Basilic ou invunche au corps hideux, Niam Niam ou Lestrygon aux moeurs étranges, Fiura ou sirène aux pouvoirs envoûtants, satyre ou homme-singe entre humanité et bestialité, nasique, orang-outang, baleine, éléphant et autres animaux exotiques élevés par les récits au rang de légendes...Ce bestiaire illustré, véritable cabinet de curiosités des voyageurs, nous transporte aux frontières du réel et des imaginaires.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Waldeck-Rochet, secrétaire général du PCF arrive au siège de l'Humanité, boulevard Bonne-Nouvelle, le soir du 27 avril 1969. Les premières estimations des RG donne le référendum perdant. De Gaulle va sans doute démissionner. Mauvaise nouvelle pour Waldeck et son parti qui ont fait campagne pour le Non mais qui ne souhaitent pas que le Général s'en aille. Cet homme-là, Waldeck le connaît depuis la guerre. Libéré du bagne de Maison-Carré, en février 1943, Waldeck Rochet représentait le PCF dans les instances de la France Combattante à Alger, et il soutenait De Gaulle contre Giraud. Il a été ensuite le porte parole de son parti à Londres. Sous la Ve République, il est dans l'opposition, tout en reconnaissant les aspects positifs du gaullisme, décolonisation et indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. Or le départ du Général risque de ramener la France dans le giron américain. Les Soviétiques sont également inquiets et l'ont fait savoir. Commence alors une soirée étrange et mélancolique au cours de laquelle Waldeck ira jusqu'à envisager de contacter de Gaulle retiré à Colombey pour lui demander de ne pas quitter le pouvoir. Ce récit est un voyage dans le temps : le Paris de la fin des années 1960 ; Londres et Alger en 1942-43 où de Gaulle et les communistes se côtoient, s'observent et se soutiennent mutuellement ; le Moscou du début des années 1930 où Waldeck Rochet fait ses classes à l'école du Parti et découvre la réalité soviétique. Le départ du Général va provoquer une élection présidentielle avec une campagne de trois semaines qui conduira à des résultats étonnants. C'est aussi une réflexion sur la fin d'une époque, où la politique est encore dominée par des hommes issus de la Résistance et où selon le mot de Malraux «entre les communistes et les gaullistes, il n'y avait rien».

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