Bookelis

  • Padre cocaïne

    Luc Venot

    • Bookelis
    • 25 Février 2017

    Premier acte : sur ordre du Padre, Corto et Alban chopent le Marseillais dans le sud du Portu-gal, où il se terre comme un rat, pour un rapatriement express à Paris. Deuxième acte : mis en éveil par cette agitation, Figo, flic véreux et sadique, se lance sur la piste des ravisseurs et espère bien remonter jusqu'au parrain pour le faire cracher au bassinet. Troisième acte : ledit parrain ordonne à Gilles, petit loser toxico, de retrouver sa nana, partie en cavale avec son bien, et de la lui ramener par la peau des fesses. Quatrième acte : l'Évêque, un tueur en série au top de sa forme, égrène les cadavres sur son parcours comme autant de chapelets. Dernier acte : quel est le rapport entre tous ces cinglés qui finissent par se retrouver les uns en face des autres ? Le rapport, c'est que chacun compte emporter le morceau. Mais voilà, le morceau, Padre Cocaïne n'a aucune intention de le lâcher. Après son succès Même pas peur, Luc Venot livre avec Padre Cocaïne un roman survol-té et hyper stylisé, dans lequel il parvient à faire jaillir le rire au coeur des ténèbres.

  • À Manhattan, Georges Delmyl est un agent d'assurances séduisant mais sans envergure. Quand il apprend que son épouse adorée le trompe avec des bonshommes plus que louches, sa vie bascule dans le cauchemar absolu. Il va devoir jouer les menteurs professionnels, les incendiaires volontaires et surtout... les apprentis assassins. Coups de sang, coups de coeur et coups fourrés, pas de temps mort ! Sauf si l'on veut finir « cravaté pour l'éternité »... Le troisième livre d'Eliane Thielland renoue avec le « polar à l''ancienne » en mêlant action et suspense. Des gangsters au pedigree « long comme le bras » y côtoient un flic « à qui on ne la fait pas » et une femme fatale qui n'a pas froid aux yeux. Les traits d'humour surgissent à chaque coin de page comme des balles de calibre .45. Les dialogues empruntent à la gouaille populaire pour faire mouche. Bref, ça canarde à vue et c'est du grand art ! Eliane Thielland a connu un immense succès avec « Les aventures de Madame Zaza » et « Un vrai conte de fées », édités par Régine Deforges.

  • Une nuit d'hiver, au volant de sa voiture, un homme retrace l'histoire de sa vie. Quand s'est-elle arrêtée ? Ses souvenirs s'embrument et se télescopent, entre les Vierges folles - la maison de son enfance, en Vendée -, le lycée à Nantes, les Beaux-Arts à Paris et à Bruxelles, le docteur Heurtin. Et cette femme. Cette femme...
    Comment en est-il arrivé là ? Après l'Algérie et les commandos, il y a eu le trafic de tableaux, avec Tony et Mario, ses frères, sa famille. Tout allait bien , une amitié de quarante ans. Mais à cause de cette histoire de miniature flamande, les événements se sont enchaînés. Tony l'avait pourtant prévenu : « Demain, fais très attention à toi. » Pourquoi ? Que sait-il, Tony ? Et cette femme. Cette femme...
    Il ignore où il a réellement mis les pieds. Il est juste blessé, désabusé, assoiffé de vengeance. Et cette femme. Oh, cette femme... Il va la tuer.
    A.C. Scotto est le pseudonyme d'un auteur qui, sous son vrai nom, a été éditeur (celui de Serge Gainsbourg), réalisateur de télévision, enseignant et a publié plusieurs romans et essais. Avec Le Meurtre des Vierges folles, il nous livre un récit noir au style superbe, dont le climat et les personnages évoquent ceux des films de Jean-Pierre Melville.

  • La guerre est finie, chez nous, ce n'est pas la joie, sur les six garçons de notre fratrie, on est plus que quatre, les boches ont fusillé les deux aînés, Jules et Riton. Ces deux cons s'étaient fait prendre avec des jeunes communistes qui collaient des affiches dans le quartier.
    C'était pourtant des artistes dans leur genre, mes frangins, champions de fauche et de resquille, c'est eux qui faisaient bouillir la marmite et on ne manquait de rien, même au plus dur de la guerre. Se faire serrer pour des conneries pareilles, j'ai eu du mal à digérer. le truc, le vieux aussi a mal pris la chose, surtout qu'il ne peut pas blairer les communistes, ces fromages fouteurs de merde, juste bons à faire la grève qu'il dit, et il se donne en exemple.
    -- Est-ce que je fais la grève moi ?
    Forcément, lui qui n'a jamais bossé de sa vie ça n'entre pas dans sa logique, il ne peut pas comprendre.

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