• Je suis une maudite sauvagesse
    chronique d'An Antane Kapesh
    Édition bilingue innu-aïmun / français
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit en français par José Mailhot

    Résumé
    Un classique. Dans Je suis une maudite Sauvagesse, An Antane Kapesh dresse un constat de la situation des Autochtones et plaide en leur faveur. Monologue inquiétant. Cri d'une Innue qui voit son peuple se laisser assimiler et sa culture se détériorer sous l'action du Blanc.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    « Elle était Innue. Elle était née dans la forêt, avait vécu jusqu'à l'âge adulte comme nomade. Et il y a eu la réserve, le pensionnat, la haine, le racisme comme un système, le vol de son territoire, le vol de son humanité. Lorsqu'elle écrit : Je suis une maudite Sauvagesse, ce n'est ni de la témérité ni de l'arrogance. Elle pèse le poids de ce regard porté sur elle, sans baisser les yeux. Car elle sait, ce que nous avons oublié, nous les héritiers du Nord, elle sait la valeur de sa culture. Elle n'est pas colonisée. Je n'avais jamais rien lu de tel avant. »

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.


    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Aucun homme ni dieu

    William Giraldi

    « Le premier enfant disparut alors qu'il tirait sa luge sur les hauteurs du village. Sans un bruit - nul cri, d'homme ou de loup, pour témoin. » Quand Russell Core arrive dans le village de Keelut, la lettre de Medora Slone soigneusement pliée dans la poche de sa veste, il se sent épié. Dans la cabane des Slone, il écoute l'histoire de Medora : les loups descendus des collines, la disparition de son fils unique, la rage et l'impuissance. Aux premières lueurs de l'aube, Core s'enfonce dans la toundra glacée à la poursuite de la meute.
    Aucun homme ni dieu nous entraîne aux confins de l'Alaska, dans cette immensité blanche où chaque corps qui tombe, chaque cri, semble absorbé par la splendeur silencieuse de la nature. Un roman envoûtant, poétique, inoubliable.

  • Jambes fatiguées J'avance, j'avance, j'avance Pas lents, pas accélérés J'ai vieilli depuis Nue Tu m'offres l'horizon Ébahie, je vois Loin Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

  • Résumé
    Le chant explose, navigue les territoires et les corps. Le poème hurle l'amour, casse les digues, roule d'écho en écho. «Je n'ai pas grand conseil à donner. J'aime aimer, de toutes mes forces. »

    Extrait
    Ô ma belle ma rapaillée
    Ma forte au bois givré
    Ma cascadeuse ma rieuse
    Je pense à toi dans ma cabane Je pense à toi dans ma nuit
    Je t'écris des mots d'amoune Parce que t'écrire c'est t'embrasser Et quand je te reverrai
    Le plus doux des soirs
    J'aurai des iris dans la voix
    Et un pieu dans le coeur

    Extrait du prologue
    Hymne à l'amoune s'est écrit en l'espace de sept ou huit années, petit à petit, au fil de plusieurs soirées de performance poétique ou de slam. J'ai songé composer ces textes spécialement pour déplacer de l'air, lorsque je voulais que la matière poétique swingue plus. Ce sont mes états d'âme concernant la femme, et plusieurs femmes de ma vie : des amies, des amoureuses qui m'ont donné la principale impulsion à ces écrivages.

    Écho de presse
    « Parfois charmeur, romantique et même ironique, Jean Désy nous livre un recueil de poésie rempli d'originalité où sa relation avec les femmes est mise à l'honneur. Grand voyageur dans l'âme, il nous transporte à travers plusieurs paysages québécois qu'il décrit avec beaucoup de tendresse. »
    Émilie Bolduc, Les Libraires

    L'auteur
    Poète, nomade, voyageur et vagabond, Jean Désy vit autour de Québec, il reste toujours en partance pour les îles, les toundras et les taïgas.

    « J'écris pour rester au diapason d'un monde avec lequel je me sens fréquemment en harmonie. »

  • Je suis l'Amérindienne
    Et ce fardeau
    Demeure en moi à jamais
    Poèmes narratifs, qui sont des repères sur la vie de l'auteure et sur sa condition de femme et d'amérindienne. On lit Nous sommes les rêveurs comme on lit un journal intime. On a l'impression d'entrer dans la tête de Rita Joe, de souffrir avec elle des injustices, de sentir son bébé grimper sur nous, de toucher la présence des êtres disparus. Et aussi de pouvoir changer les choses. Un livre vrai et émouvant. Rita Joe est une auteure amérindienne à découvrir pour mieux comprendre l'univers autochtone, l'histoire et la vie des Peuples des Premières Nations!

  • Après « L'Elan » son premier journal de bord en 2018, « L'an II » retrace de façon plus intime en 2019 la suite de la poursuite du rêve de l'auteur : devenir guide polaire. 
    En parallèle de sa préparation pour sa seconde formation au coeur des glaciers et fjords de Norvège, l'auteur nous dévoile son passé, sa compagne, la suite de sa transformation et le prix de plus en plus lourd à payer pour concilier sa vie dans le petit nord de la banlieue parisienne et ses envies de Grand Nord. 

  • 26 avril 2018.
    À 35 ans, hors de forme, Pierre-Antoine prend une décision dont il ne mesure pas les conséquences : suivre une formation de guide polaire en parallèle de sa carrière de créatif publicitaire. Comment faire cohabiter sa vie dans le petit Nord de la banlieue parisienne et ses envies de Grand Nord ?
    « L'Elan » nous dévoile le quotidien de sa préparation, de sa transformation et de sa formation. C'est aussi l'histoire de sa rencontre providentielle 25 ans plus tard avec un garçon de 4 ans devenu coach sportif : Roggy Lawson. 216 jours écrits à l'encre, à la sueur et aux larmes.

  • Qu'as-tu fait de mon pays? Tanite nene etutamin nitass?
    Écrit par An Antane Kapesh
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit par José Mailhot

    Qu'as-tu fait de mon pays ? Comprendre l'histoire coloniale

    Résumé
    Après Je suis une maudite Sauvagesse o Eukuan nin matshi-manitu innushkueu (2019), Mémoire d'encrier met en lumière le deuxième ouvrage d'An Antane Kapesh Qu'as-tu fait de mon pays ? o Tanite nene etutamin nitassi ?, qui dénonce les abus du système colonial et les catastrophes de la colonisation chez les Premières Nations.

    L'Enfant a tout appris de son grand-père pour vivre dans le bois. Une fois son aïeul décédé, l'Enfant voit arriver une ribambelle de Blancs (marchands, missionnaires, docteurs, dentistes, etc.), qui pillent tout : son territoire, sa culture et même sa langue.

    Dans ce conte philosophique, Kapesh montre les multiples visages du colonialisme blanc et la violence infligée aux Innus.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    An Antane Kapesh, la première auteure innue, était âgée déjà lorsque elle a entrepris d'écrire. Dans cette deuxième oeuvre, elle agit comme interprète. Elle explique le monde tel qu'il était avant la colonisation. Puis comment, un geste à la fois, les colonisateurs ont transformé les manières de vivre des Innus. Elle se fait l'interprète de la forêt et de ceux qui ont subi l'histoire coloniale dans leur chair et leur dignité.

    Qu'as-tu fait de mon pays ? est la promesse que ce qui est perdu peut aussi être retrouvé.

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.

    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Souffle épique du Grand Nord... L´homme aux yeux de loup raconte une aventure énigmatique, tendre et impitoyable, vécue par des êtres simples, que les circonstances poussent à se dépasser : un Mexicain dont l´avion est abattu au-dessus du magnifique Parc de Nahanni, un Indien qui revient de la guerre d´Iraq, l´esprit saturé du bruit des bombes et des cris de ses compagnons mourant autour de lui, des chasseurs percés de mystérieuses flèches venues de nulle part punir le non-respect de la vie animale et cette jeune Indienne, révoltée par la triste condition de la femme soumise à l´homme. Autour d´eux, tantôt innocentes proies, tantôt fidèles compagnons, il y a les loups qui finissent par leur ressembler. Ce récit envoûtant, reflet d´un véritable choc des cultures, est inspiré d´une histoire vraie... devenue légende.

  • Isuma, anthologie de poésie nordique est un manifeste de la nordicité. La parole nous apprend le bon usage du monde. Poète, Jean Désy revendique la chair blessée du Grand Nord, donnant aux mots et à cette blanche géographie une part d'humanité et de puissance jusque-là insoupçonnée. Bourlingueur, il court les routes, les soleils, les outardes, les blizzards, les lichens, nous montrant les chemins du nord dans l'humilité et la splendeur des paysages. Car «vivre ne suffit pas», il faut exister et déposer ses espoirs et ses amours aux lisières des territoires. Jean Désy illustre ce rêve d'habiter pleinement la terre avec cette anthologie de poésie nordique, Isuma, qui traduit l'esprit de la toundra, monde magique où se parlent les pierres, les lacs et les animaux. C'est que les territoires ont une âme qui voyage et vagabonde à l'infini. La route résonne dans cet ouvrage majestueux dont la beauté grandit à la fois le corps, l'esprit et l'espace.

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