• La médaille

    Danielle Steel

    • Lizzie
    • 14 Mai 2020

    1940, dans un village de la région lyonnaise. Gaëlle de Barbet assiste horrifiée à l'arrestation de sa meilleure amie par la police française et voit le commandant allemand réquisitionner la demeure familiale. Son père est tué par l'occupant et sa mère sombre peu à peu dans la folie.
    Gaëlle s'engage alors corps et âme dans la Résistance et sauve de nombreux enfants juifs des griffes des nazis. À la fin de la guerre, accusée à tort d'avoir collaboré, elle part tenter sa chance à Paris. Des années plus tard, sa petite-fille livre son propre combat pour que Gaëlle soit reconnue comme l'héroïne de guerre qu'elle fut dans sa jeunesse...

  • Après L'Iliade des femmes, Daniel Mesguich, fils aimé de la Muse française, et Emmanuel Lascoux, helléniste rêveur à haute voix de grec ancien, renouent avec la formidable épopée qui a donné naissance à la littérature. Naissance donnée par un choeur de femmes, à commencer par Hélène et jusqu'à la patiente Pénélope, dans cette Odyssée des femmes. Comme elle, Emmanuel Lascoux tisse et déploie, avec Daniel Mesguich, l'étoffe de ce chant autour des femmes et les déesses, brodeuses, amantes, guerrières, soeurs ou ennemies, qui en sont la force.

    « Je passe tout mon temps à me cuire le coeur aux regrets de mon Ulysse, mon Amour. Eux, ils veulent précipiter le mariage ; moi, je dévide le fil de mes ruses. Une étoffe, voilà l'idée que m'a soufflée une divinité : dresser un grand métier, dans mon palais, et me mettre à tisser, du travail surfin, une pièce interminable ! Après, je leur propose : « Jeunes gens, chers Prétendants, Ulysse est mort, ce dieu ! Patience, ne précipitez pas mon mariage, voyez-vous cette étoffe ? Attendez que je l'aie terminée - quel dommage de gâcher tout ce fil ! C'est un linceul pour Laèrte, ce héros, pour le jour où la destinée l'appellera, où la mort au deuil sans fin le prendra. » Voilà ce que je leur dis, et voilà qu'ils le gobent, ces braves ! Alors je passe mes journées à tisser à mon grand métier et mes nuits à tout défaire, aux lumières dont je m'éclaire. »

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