Littérature générale

  • La guerre de Troie a bien eu lieu : la ville est en cendres et ses grands héros sont morts. Mais leur souvenir et celui du conflit sont au coeur d'un enchaînement passionnel entre vainqueurs et vaincus : Oreste (le fils d'Agamemnon) aime Hermione (la fille d'Hélène), qui aime Pyrrhus (le fils d'Achille), qui aime Andromaque (la veuve d'Hector), qui reste fidèle à son premier époux, par-delà la mort. Un enfant, Astyanax, est l'otage innocent de ce drame.
    Première grande tragédie de Racine, Andromaque fait figure d'exemple accompli de l'art classique. Cependant, revirements incessants, personnages piégés dans un vain jeu d'apparences et dénouement sanglant animent la pièce d'une énergie toute baroque qui participe de son infinie richesse.
    o Questionnaires de lecture ;
    o Lectures analytiques ;
    o Groupements de textes :
    - des mots qui tuent ;
    - Andromaque, de l'Antiquité à nos jours ;
    o Cahier photos :
    - Andromaque en décors
    - Maîtres et confidents ; figures de la passion ;
    o Écrits d'appropriation ;
    o Vers le bac :
    - exercices de grammaire ;
    - sujet de dissertation.

  • Ils étaient cinq. Ivres, camés. L'ordinaire de leurs samedis soirs, quoi Peut-être encore plus excités ce samedi-là, au soir du 4 juillet. Et, vers minuit, la belle Tina Maguire, après avoir célébré la fête nationale chez des amis, a eu le tort de couper court à travers le parc pour rentrer plus vite chez elle avec sa gamine Bethie, 12 ans. Ils l'ont laissée pour morte dans le hangar à bateaux. Une tournante comme on nose pas en imaginer. Une abomination à laquelle a assisté, réfugiée derrière un tas de vieux canoës, la petite fille. Qui a pu finalement se traîner jusquà la route pour appeler au secours, et a ainsi sauvé sa mère.Sauvé ? En fait, dès lavant-procès, lattitude du juge et les propos de lavocat des voyous ont pratiquement massacré Tina une seconde fois. Un avocat de haut vol, payé à prix dor, qui, malgré des preuves contraires accablantes, a brandi largument qui fait mouche, clamant haut et fort ce que certaines bonnes âmes pensaient tout bas : elle la bien cherché... en fait elle la cherché tout court. Ça lui pendait au nez...Elle risque désormais de mourir pour de bon, Tina. Et Bethie, face à létat de sa mère et aux menaces des voyous furieux davoir été reconnus , ne peut que prier pour lintervention miraculeuse dun ange vengeur. Or il est là, dans lombre. Un flic épris de justice. Épris tout court. Le héros silencieux dune histoire damour peu banale, racontée avec une éblouissante violence par une Joyce Carol Oates à son meilleur.

  • Le psychanalyste

    Leslie Kaplan

    Simon est psychanalyste, il est vif, joueur, ouvert au hasard. Avec lui, dans son cabinet, nous suivons un certain nombre de ses analysants, ce qui se passe pendant les séances et dehors, parfois (et de toute façon, pendant une séance d'analyse le monde ne se prive pas de rentrer). En contrepoint une femme, Eva, qui, elle, essaie de penser le monde et la vie à travers la lecture et la relecture de Kafka. Car dans l'un et l'autre cas, c'est de cela qu'il s'agit : penser. Vivre et penser, ne pas vivre sans penser. Tous les personnages de ce livre sont des héros (peut-être même est-ce le premier roman qui contient autant de personnages et dont aucun ne soit secondaire?) parce qu'ils affrontent le conflit entre leur désir de vérité et leur passion pour l'ignorance : ils sont des héros par la pensée, des héros de la pensée. En même temps ils sont tout le monde, chacun de nous. Si on pense on est vivant, on change, on peut changer. Alors, évidemment, il arrive plein de choses, exit le ressassement, exit l'ennui de l'absence de questions : le récit est toujours en train de se faire, comme l'identité, jamais donnée car c'est dans chaque détail que tient le sens et le sens est lié à chaque détail. C'est pour ça que le dernier mot est au monde, cette accumulation innombrable de détails révélateurs.

  • Après L'Iliade des femmes, Daniel Mesguich, fils aimé de la Muse française, et Emmanuel Lascoux, helléniste rêveur à haute voix de grec ancien, renouent avec la formidable épopée qui a donné naissance à la littérature. Naissance donnée par un choeur de femmes, à commencer par Hélène et jusqu'à la patiente Pénélope, dans cette Odyssée des femmes. Comme elle, Emmanuel Lascoux tisse et déploie, avec Daniel Mesguich, l'étoffe de ce chant autour des femmes et les déesses, brodeuses, amantes, guerrières, soeurs ou ennemies, qui en sont la force.

    « Je passe tout mon temps à me cuire le coeur aux regrets de mon Ulysse, mon Amour. Eux, ils veulent précipiter le mariage ; moi, je dévide le fil de mes ruses. Une étoffe, voilà l'idée que m'a soufflée une divinité : dresser un grand métier, dans mon palais, et me mettre à tisser, du travail surfin, une pièce interminable ! Après, je leur propose : « Jeunes gens, chers Prétendants, Ulysse est mort, ce dieu ! Patience, ne précipitez pas mon mariage, voyez-vous cette étoffe ? Attendez que je l'aie terminée - quel dommage de gâcher tout ce fil ! C'est un linceul pour Laèrte, ce héros, pour le jour où la destinée l'appellera, où la mort au deuil sans fin le prendra. » Voilà ce que je leur dis, et voilà qu'ils le gobent, ces braves ! Alors je passe mes journées à tisser à mon grand métier et mes nuits à tout défaire, aux lumières dont je m'éclaire. »

  • Bayart

    Pascalle Monnier

    Tout le monde connaît Bayard, le « Chevalier sans peur et sans reproche ». Héros, de génération en génération, de tous les enfants et qui le fut aussi pour Pascalle Monnier qui l'a choisi comme sujet, thème, personnage et moteur de son premier livre. L'orthographe qu'elle a choisie, Bayart avec un t, déconcertante, et qui est pourtant la véritable, est une première indication de ce qu'est ce texte. Non pas tant une biographie de Bayard qu'une utilisation du mythe pour une démarche plus littéraire qu'historique, plus personnelle et subjective que scientifique, plus poétique qu'érudite. Et si l'histoire, l'érudition et la science ne sont pas absente de ce livre, elles sont utilisées comme autant d'éléments qui viennent enrichir une tentative décidément artistique où l'autobiographie joue sur un registre beaucoup plus étendu qu'il n'est habituel.

  • Le point de départ de la création de la pièce a été l'intérêt personnel passionné, pour la personne de Louis Riel, de Claude Dorge ainsi amené à se documenter en détail sur la vie de ce personnage devenu légendaire, à étudier de près sa correspondance et ses poèmes. Mais au lieu d'en faire une oeuvre d'édification, soucieuse de marquer logiquement les différentes étapes d'un destin de héros exemplaire, accomplissant une mission à la fois historique et religieuse, l'auteur nous introduit dans l'intimité psychologique du personnage. Il ne s'agit donc pas de nous présenter un Riel historique, daté et circonscrit par des repères chronologiques précis, mais de nous le faire vivre de l'intérieur, dans son humanité à la fois riche et humble.

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