• Les liaisons dangereuses de l'artiste, du financier et du fonctionnaire

    Tout commence avec l'effondrement financier de 2008 et le sauvetage des cotes par les acteurs du marché de l'art. L'Art Contemporain vole de record en record ! Simultanément, l'illusion d'art disparaît. Une prise de conscience a lieu : où est passé l'art ? Apparaissent alors idées dissidentes et pratiques non conformistes.

    Face aux métamorphoses récentes de l'art contemporain, Aude de Kerros tente de répondre à la question que tout le monde se pose : combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? A quand le krach de l'AC ? Comment cela peut-il avoir lieu ?

    Après le succès de L'art caché, elle nous propose une analyse documentée de l'Art Contemporain, dans sa compromission avec la finance et le pouvoir. Son ton vif et son propos nourri apportent un éclairage unique sur les relations perverses de l'AC avec les marchés et les institutions. En Art Contemporain, artiste, financier et fonctionnaire forment un trio infernal.

  • Ce livre développe une question critique posée et reposée à nos certitudes devant l'image. Comment regardons-nous ? Pas seulement avec les yeux, pas seulement avec notre regard. Voir rime avec savoir, ce qui nous suggère que l'oeil sauvage n'existe pas, et que nous embrassons aussi les images avec des mots, avec des procédures de connaissance, avec des catégories de pensée. D'où viennent-elles, ces catégories ? C'est la question posée ici à la discipline de l'histoire de l'art, dont le développement actuel - la finesse de ses outils, son impressionnante capacité d'érudition, sa prétention scientifique, son rôle dans le marché de l'art - semble autoriser le ton de certitude si souvent adopté par les professionnels de l'art, les savants de l'image. Or, qu'est-ce qu'un savoir lorsque le savoir porte sur ce Protée que l'on nomme une image ? La question exige de mettre à jour la « philosophie spontanée » ou les modèles discursifs mis en jeu lorsque nous cherchons, devant un tableau ou une sculpture, à en tirer, voire à en soutirer une connaissance. Entre voir et savoir se glissent bien souvent des mots magiques, les philtres d'une connaissance illusoire : ils résolvent les problèmes, donnent l'impression de comprendre. Ces mots magiques, Vasari, le premier historien de l'art, au XVIe siècle, en a inventé de fameux, qui traînent encore dans notre vocabulaire. Panofsky, le « réformateur » de l'histoire de l'art, au XXe siècle, les a critiqués dans un sens, à l'aide d'un outil philosophique considérable - la critique kantienne de la connaissance -, mais il les a restaurés dans un autre sens, au nom de l'humanisme et d'un concept encore classique de la représentation. C'est du côté de Freud que l'on a cherché ici les moyens d'une critique renouvelée de la connaissance propre aux images. L'acte de voir s'y est littéralement ouvert, c'est-à-dire déchiré puis déployé : entre représentation et présentation, entre symbole et symptôme, déterminisme et surdétermination. Et, pour finir, entre la notion habituelle du visible et une notion renouvelée du visuel. L'équation tranquille - métaphysique ou positiviste - du voir et du savoir laisse place dès lors à quelque chose comme un principe d'incertitude. Quelque chose comme une contrainte du regard au non-savoir. Quelque chose qui nous met devant l'image comme face à ce qui se dérobe : position instable s'il en est. Mais position qu'il fallait penser comme telle pour la situer malgré tout dans un projet de connaissance - un projet d'histoire de l'art. Ce livre est paru en 1990.

  • L'art comme malentendu

    Michel Thévoz

    • Minuit
    • 2 Février 2017

    Avec le temps, une oeuvre d'art s'éloignera fatalement du sens que, par provision, son auteur lui donne. Celui-ci, néanmoins, escompte secrètement cette méprise future comme une solution possible à son énigme. S'il est vrai que « le fondement même du discours interhumain est le malentendu » (Lacan), on devrait considérer l'art, ou la relation artistique, comme un malentendu spécialement productif, paradoxal et initiatique. Ce ne sont ni les peintres ni les regardeurs qui font les tableaux, mais la conjugaison de l'inconscience des uns et des bévues des autres : ils se déchargent l'un sur l'autre de la responsabilité d'un sens qui n'en finit pas de leur échapper. Le présent ouvrage évoque quelques-unes de ces méprises en symétrie inverse, indéfiniment reconduites, et qu'on peut considérer finalement comme des « ratages réussis ». Ce n'est pas le moindre intérêt de l'histoire de l'art que ces coups de théâtre qui rendent le passé lui-même imprévisible.

  • Il nest pas une place, pas une église, pas un coin de rue qui en Italie ne cache une uvre dart, dun grand maître ou dun obscur disciple. Qui aime à parcourir les ruelles de la péninsule a souvent limpression de flâner dans un musée à ciel ouvert André Chastel en fait ici une analyse fine et érudite, éclairée par lhommage quil rend au père des historiens de lart de la Renaissance italienne, Giorgio Vasari, digne précurseur quil semploya à faire découvrir en France.

  • 50 exercices pour apprendre à maîtriser une notion fondamentale en peinture : la couleur.

    La collection "Les cahiers buissonniers" réunit une série de cahiers d'exercices dédiés à l'art. Chacun explore une thématique particulière afin d'encourager une pratique régulière du dessin et de la peinture hors des sentiers battus. Elle invite le lecteur à observer le réel, à développer son imagination, en référence à l'histoire de l'art. Son objectif : éduquer l'oeil, l'esprit et la main en allant au plus loin dans la liberté d'inventer son propre langage.

  • 50 exercices pour dessiner et peindre "sur le motif" : sortir de l'atelier et prendre la vie comme prétexte, le monde comme sujet.

    La collection "Les cahiers buissonniers" réunit une série de cahiers d'exercices dédiés à l'art. Chacun explore une thématique particulière afin d'encourager une pratique régulière du dessin et de la peinture hors des sentiers battus. Elle invite le lecteur à observer le réel, à développer son imagination, en référence à l'histoire de l'art. Son objectif : éduquer l'oeil, l'esprit et la main en allant au plus loin dans la liberté d'inventer son propre langage.

  • "L'Art contemporain" (AC) n'est pas l'art d'aujourd'hui.

    C'est un label qui estampille une production particulière : l'art conceptuel, promu par le réseau international des grandes institutions financières et, en France, par l'Etat.

    Apparu dans les années 60, il s'impose à partir des années 80 comme seule pratique légitime à la place de l'art. A partir des années 90, il devient un "Financial art" planétaire dont les cotes sont fabriquées par les réseaux des collectionneurs. L'hypervisibilité de l'AC, fruit du marketing, rend invisible l'art. Celui-ci foisonne cependant, divers et méconnu, derrière les écrans médiatiques.

    Cet essai très documenté, mis à jour et augmenté pour la présente édition, explicite l'histoire et la nature de "l'Art contemporain". Il retrace les péripéties de la controverse, le plus souvent souterraine, qui agite le milieu de l'art depuis plusieurs décennies, jusqu'à ses tout derniers épisodes. Il dévoile l'art dissident, que l'art officiel cache.

  • Après un panorama historique et culturel de l'impressionnisme, dressé par Bernard Dorival et Sophie Monneret, un dictionnaire de 500 entrées présente les peintres de différents pays, les lieux, les courants, les collections, les collectionneurs, les marchands.

  • Un panorama qui se veut exhaustif concernant l'art du XXe siècle : tous les acteurs de l'art (artistes, mouvements), tous les lieux, les principaux historiens d'art, les critiques, les grands collectionneurs...

  • L'envolée, l'enfouissement est une étude transversale sur l'art de l'avant et de l'après Deuxième Guerre mondiale. L'hypothèse part d'une double constatation : dans la première période, une image semble dominer dans la peinture comme dans la poésie. Les propositions esthétiques d'alors présentent souvent en effet des éléments, figuratifs ou abstraits, qui entendent s'affranchir de la pesanteur. Le « lâcher tout » surréaliste devient le mot d'ordre général. Il s'agit de refuser le monde tel qu'il est, c'est-à-dire de le quitter pour, pratiquant la libre envolée, arpenter l'espace non circonscrit du rêve. Cette tendance aérienne ou ascensionnelle va s'inverser au milieu du siècle quand l'histoire elle-même basculera et s'assombrira inexorablement. C'est au trait de terre que les artistes et les poètes tenteront alors de cerner la réalité et, à travers les expériences matiéristes, l'enfouissement deviendra le seul vrai moyen de dire le monde. Après Auschwitz et l'horreur concentrationnaire, c'est toute une génération qui est comme contrainte d'aller à la racine des choses pour, un jour, espérer refaire surface.

  • Par son oeuvre innovatrice et pluridisciplinaire qui a rayonné autant ici qu'à l'étranger, Edmund Alleyn s'impose comme l'un des artistes québécois les plus importants de la période post-automatiste. Depuis sa disparition en 2004, le regain d'intérêt à son endroit a culminé avec la rétrospective que lui consacrait le Musée d'art contemporain de Montréal en 2016. Cette biographie intellectuelle prolonge la fascination qu'a suscitée le travail d'Alleyn depuis ses débuts chez les amateurs d'art et les critiques. Fruit d'une recherche approfondie, cette enquête prend la forme d'un récit rigoureux explorant tous les aspects de la vie de cet artiste inclassable qui a notamment présenté en 1970, au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, une des toutes premières oeuvres polysensorielles au monde, l'Introscaphe.

    En examinant à la loupe la vie et la carrière d'Alleyn, l'auteur dépeint en toile de fond toute une époque. Des années 1950 au début des années 2000, il décrit les liens entre les milieux culturels parisien et québécois, rend compte des théories artistiques de l'heure et, plus fondamentalement, analyse le rapport existentiel entre l'art et la vie. Cet ouvrage constitue ainsi une mine d'informations sur la vie personnelle d'Alleyn, sur ses idées esthétiques et son engagement comme artiste, tout en éclairant sa contribution décisive à l'histoire de l'art contemporaine du Québec.

    Gilles Lapointe est professeur associé au Département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal. Spécialiste du mouvement automatiste, il est l'auteur de plusieurs études et essais, dont L'Envol des signes. Borduas et ses lettres (1996) et La Comète automatiste (2008), et a coédité les Écrits de Paul-Émile Borduas (PUM, 1987 et 1997). Il a fait paraître aux Éditions du passage, en 2013, en collaboration avec Jennifer Alleyn, les écrits sur l'art d'Edmund Alleyn, De jour, de nuit.

  • Petit vademecum d'histoire de l'Art couvrant toute l'ère chrétienne au Moyen-Âge. Aussi utile aux étudiants qu'aux personnes plus confirmées.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tout au long de leur carrière respective largement médiatisée, Sophie Calle et Annie Ernaux, artistes contemporaines, ont allégrement transgressé les frontières entre la vie privée et la vie publique. Devant ces transgressions, l'auteure de cet ouvrage s'attache aux questions suivantes : quelles libertés peut se permettre la femme artiste aujourd'hui ? Où, comment, et par qui se dessinent les limites éthiques de la création ? Dans une perspective résolument féministe, elle dégage de la réception des oeuvres de Calle et d'Ernaux les « crimes » dont la critique les accuse, notamment obscénité, impudeur, indécence. À la lumière des représentations souvent stéréotypées de la femme criminelle, elle cible aussi les manières subversives et innovatrices avec lesquelles les artistes ont déjoué les perceptions acceptées de la féminité pour s'assurer une liberté totale, devenant de ce fait des hors-la-loi. Cette étude fouillée, écrite dans une langue précise et ciselée, se nourrit du rapport fécond qui existe entre l'oeuvre d'art et son contexte, entre l'éthos de l'artiste et celui de l'art.

  • Les musées regorgent d'oeuvres d'art et d'objets révélateurs. Grâce à eux, on se souvient de la vie de nos ancêtres, de l'inventivité dont ils ont fait preuve, des savoir-faire qu'ils possédaient, des traditions qu'ils ont perpétuées, des événements qui les ont marqués. Avec ce numéro d'hiver, Continuité a voulu nous faire découvrir quelques-uns de ces artéfacts en demandant à 22 institutions muséales de partout au Québec de lever le voile sur leurs objets les plus intéressants. Hors dossier, un bilan du chemin parcouru depuis la reconnaissance du Vieux-Québec comme site du patrimoine mondial, il y a 30 ans, un article sur l'acquisition par la Ville de Mascouche du manoir seigneurial qui se trouve sur son territoire et une chronique sur la restauration de la carte polaire du capitaine Bernier, ce grand explorateur du Nord.

  • Ce numéro de ETC MEDIA se place sous le signe des corps hybrides. Réunis par la créatrice et chercheure Philomène Longpré, quatre créateurs d'importance discutent des sensations que les spectateurs ressentent au contact de leurs oeuvres, qui « mettent l'accent sur le rôle de l'expérience de l'individu, ainsi que sur son engagement physique connoté par la matérialité et la sensorialité ». Les travaux du Québécois Bill Vorn, du Coréen Byeong Sam Jeon, de la Française Félicie D'Estienne D'Orves et du Chinois Hung Keung provoquent des phénomènes viscéraux et complexes. Grâce à de superbes photos, vous pourrez découvrir les fascinants automates de Vorn, les sculptures kinétiques de Sam Jeon, les installations audiovisuelles de D'Estienne d'Orves et les idées chinoises traditionnelles de temps et d'espace appliquées à l'art de Keung. L'art public montréalais s'est également récemment ouvert à l'art numérique : une porte d'entrée vers des univers fascinants.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le recensement de près de 600 collections avec, pour chacune d'entre elles : son adresse, ses modalités d'accès, les domaines couverts, la date de fondation, l'informatisation, ainsi que les réseaux et les personnes à contacter.

  • Des contributions à la réflexion sur les musées par des artistes : Ben, André Masson, des hommes politiques et des syndicalistes : Michel Pezet, Edmond Maire; Bernard Deloche, professeur d'épistémologie du musée, Evelyne Lehalle, André Desvallées...

  • Émancipée des récits de vie d´artiste et d´un statut de « fille de l´archéologie » qui, de la Renaissance au xixe siècle, en ont orienté les pratiques, l´histoire de l´art traverse depuis une trentaine d´années un moment important dans sa constante redéfinition disciplinaire. L´auteure aborde cette question en voyant comment la notion d´histoire et la notion d´art connaissent d´importantes remises en question qui, au sein de la discipline de l´histoire de l´art, ébranlent aussi bien la construction des récits que la définition de ce qui constitue désormais son objet élargi. C´est en même temps l´occasion de réfléchir sur la façon dont s´articulent, dans l´histoire et dans le temps présent, les deux grandes institutions porteuses de cette discipline : le musée et l´université.

    Johanne Lamoureux est professeure titulaire au Département d´histoire de l´art de l´Université de Montréal. Ses domaines de recherche sont : l´art contemporain et l´art actuel ; l´histoire, la critique et la théorie ; la peinture française des XVIIIe siècle et début du XIXe siècle ; l´histoire de l´art et l´interdisciplinarité. Elle est aussi directrice du département.

  • Anthologies d'articles de l'auteur parus dans différentes revues littéraires françaises, sur le thème de l'appréciation de l'oeuvre d'un artiste après sa mort.

  • La conservation du passé n'est pas un but. Les musées invitent à la connaissance de l'autre et de soi et proposent des interprétations critiques des mémoires. En nous éclairant sur les questions de la différence, de l'héritage, de l'identité, ils ne sont pas là pour faire revivre le passé mais contribuer à l'invention du futur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les collections du Musée des tissus sont présentées dans le cadre de l'hôtel Villeroy.

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