Éditions David

  • Pour évoquer sa terre ontarienne et parfois le bout du monde, Évelyne Voldeng a choisi le haïku, cette forme poétique minimaliste d´origine japonaise.
    Au coeur de sa forêt, elle a saisi dans le printemps, l´été, l´automne, l´hiver et la saison imaginaire, des moments privilégiés de l´impermanence du monde et de la fugacité des choses.

    Dans l´automne roux le raisin blanc des étoiles enivre la terre Le grillon des temps chante au coeur du vieil arbre l´été retrouvé

  • Prends mes ailes et vole, dit la lumière à l'oiseau.

    Ne sais-tu pas que tes mains planent dans le noir ?
    demande l'oiseau au poète.

    Pour écrire, il suffit d'inventer la nuit
    et le rêve te portera.

    Ce recueil à l'intimité feutrée éveille en nous l'être rêveur, allume le désir et la joie d'imaginer. Il suffit simplement de s'envelopper de la confiance de l'enfant qui sait rêver depuis le ventre maternel et de suivre la créatrice dans sa suite d'images et de mots surgis du clair-obscur des rêves.
    Les collages réalisés à la main par Andrée Christensen entrent en dialogue murmuré avec ses poèmes méditatifs, suscitant des émotions à fleur de mémoire et des rapprochements de sens inattendus. Le lecteur qui consent à y projeter ses perceptions affectives et ses intuitions devient alors l'auteur de ses propres créations imaginaires.
    Chambres rêvantes est un livre qui brûle d'une flamme lente et solitaire dans le silence amniotique de la nuit de la création.

  • Par une éclosion d'images audacieuses, la poète nous entraîne dans sa roseraie secrète où, sous le couvert de trente-trois masques, la rose revêt des visages surprenants, émouvants, contemplatifs. Ne sont-elles pas nos miroirs, ces fleurs qui, d'instinct, transfigurent la noirceur et s'élancent vers la lumière ? «j'ai des épines d'encre dit-elle et mon abîme nourricier est une roseraie de blessures de plantes-ruines aux yeux rougis aux fleurs sans masque ni défense» Des oeuvres de l'auteure accompagnent les poèmes.

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