• De belles mortes ressuscitent par amour : des portraits, des tapisseries, des momies s'animent soudain pour venir perturber - ou égayer - l'existence d'innocents jeunes gens ; les époques, les morts et les vivants communiquent mystérieusement... Rêve ou réalité ?

  • Déviation

    Michael Fenris

    Un thriller fantastique qui revisite le mythe des loups-garous, à l'intrigue incroyablement maîtrisée !
    Un car banal peuplé de quelques voyageurs qui ne se connaissent pas entre dans un tunnel... Et soudain tout bascule : les frontières du rationnel et de la réalité se mélangent, la vie dérape, car les passagers semblent tourner en rond dans un espace sans fin. Dans un tunnel, comment auraient-ils pu rater la sortie ?
    Piégés par cette distorsion de la réalité, les voyageurs désorientés sont alors attaqués par des coyotes anormalement grands et particulièrement agressifs. Quelle solution ont-ils ? Rester dans le bus cerné par les animaux enragés ? Quitter le bus à la recherche d'une échappatoire ? Qui va se révéler être un leader dans le groupe ? Qui aura l'esprit d'équipe ? Sauront-ils s'allier ? Certains semblent cacher des secrets... Trouveront-ils la sortie avant d'être éliminés les uns après les autres par les animaux sauvages ?
    Avec un petit air de
    Lost, l'auteur joue des codes des séries pour mieux agripper ses lecteurs.

  • Un homme donne rendez-vous à une femme prénommée Lena dans le grand cimetière de Stockholm. Cette femme est une inconnue, mais elle rappelle intensément au narrateur la jeune femme dont il a été très amoureux il y a une vingtaine d'années. Cette dernière s'appelait Magdalena, était comédienne, elle aussi avait joué Strindberg. Après leur rupture, le narrateur a écrit un livre sur les trois années qu'ils ont vécues ensemble et il veut donner les détails à l'inconnue de Stockholm.
    Ce récit de Peter Stamm ciselé en 37 petits chapitres, dont le titre rappelle « la tendre indifférence du monde » évoquée par Albert Camus à la fin de L'Étranger, est d'une vertigineuse intelligence.
    Peter Stamm décrit avec des mots simples, étudiés, ce moment de tourbillon fondamental où le sens de notre identité vacille, un théâtre de l'intime où le trouble règne.

  • Calme-toi, Lison

    Jean Frémon

    C'est un monologue intérieur, Louise Bourgeois parle, se parle, passe en revue des bribes de sa longue vie, dans le désordre. Tout est ici imaginaire, ce n'est pas une biographie. Mais tout est plausible, les humeurs, les saillies, les ressentiments, les pudeurs. C'est le portrait, de mémoire, d'une femme qui a voué sa vie à son art, une vie qui se confond avec le siècle, et qui a été reconnue tardivement comme l'une des artistes majeure de notre temps. J'avais de l'affection pour elle. J. F.

  • La classe de neige

    Emmanuel Carrère

    Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l'a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d'enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s'arrêtera pas.

  • L'île lisible

    Dominique Meens

    Du signifiant dans la nature à deux pas de chez soi.

  • Où l'on retrouve l'univers si particulier et original de Danielle Mémoire, et ce "corpus" qui en est la planète secrète, génératrice, et que la succession des livres dévoile peu à peu sans jamais l'élucider : des histoires entremêlées de famille et de littérature, des fictions qui se prennent pour objet même de leur épanouissement.

    Où l'on retrouve cet esprit qu'anime une folle logique qui multiplie les abîmes et les mises en abîme, qui ne s'épargne aucun détour vers les zones les plus obscures de la pensée et de la vie.

    Où l'on retrouve ces personnages qui s'échangent, se contredisent, prétendent tous et successivement être l'auteur du fameux "corpus".

    Où l'on retrouve cette écriture inimitable qui use avec une inégalée maîtrise de toutes les ressources de la rhétorique classique et qui les manipule avec tant d'humour et de talent qu'elles en deviennent de la plus belle avant-garde qui soit.

  • Legendes

    Martin Winckler

    Les fictions qui nous accompagnent, qui nous aident à grandir et nous ouvrent sur le monde, ne sont pas seulement les livres que nous avons lus, les films que nous avons vus, ou, plus généralement, les histoires qui nous ont été racontées. Pour ne pas se dissoudre dans l´écoulement du temps, chaque homme, chaque femme, élabore également ses fictions personnelles à mensonges, fantasmes, faux-semblants, espoirs insensés, conquêtes irrésistibles, vengeances et crimes parfaits. Mais la mémoire est un monde sous-marin : aussi vivant que le corail, l´imaginaire y recouvre lentement l´épave de chaque événement, réel ou rêvé, vécu ou inventé ; peu à peu, le souvenir des fictions se mêle indissolublement à la fiction des souvenirs.

  • Le cocommuniste

    Jacques Jouet

    La scène se passe : en banlieue parisienne dans les années 1970 puis en URSS entre la mort de Lénine et celle de Staline puis dans le bassin creillois entre 1950 et 2010 puis dans une «démocratie populaire» après la destruction du rideau de fer puis en France avant Karl Marx puis en Amérique latine aujourd'hui et puis encore, pour finir, en banlieue parisienne aujourd'hui. Le communisme dans l'idée ; le communisme dans le concret. Vains dieux, la confrontation!

  • Voyageur, voyeur, voyant, le flâneur privilégie le songe, les jeux de masques. Il transforme la ville, faite de matériaux solides et gris, en un espace fluide, mouvant, coloré. Adepte du rythme lent, il voue un culte à l'inutile et gaspille le temps avec

  • Il n'y a pas de grande île, les îles sont petites. Entourées d'eau de toutes parts, les îles sont à la taille de l'homme. L'homme est à la taille des îles. Nous sommes tous des Robinsons. Nous rêvons d'îles dont on ferait un paradis. Sans imaginer que l'on risque d'en faire un enfer. Qu'emporterons-nous sur l'île ? Alain Hervé nous emmène dans les îles de toute sa vie, tout autour du monde, de Chausey à la Polynésie, de Madère aux San Blas, d'Éléphantine à Manhattan - oui Manhattan est une île -, de Venise à la Russie, de Nantucket aux Galápagos, d'Écosse au Chili, du Japon à la Suède et encore et encore... Il raconte leurs arbres, leurs hommes, leurs instants, leurs vents, leurs bateaux, leurs marées, leur vie... jusqu'à leur donner une dimension philosophique sensible.Désertes ou hérissées de buildings, tropicales ou glaciales, volcaniques ou sacrées. Ce que Dieu a fait de mieux sur la planète Terre, ce sont les îles. Partons pour les îles.

  • Créatures mythiques, monstres légendaires, animaux improbables... Depuis la nuit des temps, les voyageurs ont peuplé les mondes lointains d'êtres aussi fascinants qu'effrayants.
    Basilic ou invunche au corps hideux, Niam Niam ou Lestrygon aux moeurs étranges, Fiura ou sirène aux pouvoirs envoûtants, satyre ou homme-singe entre humanité et bestialité, nasique, orang-outang, baleine, éléphant et autres animaux exotiques élevés par les récits au rang de légendes...Ce bestiaire illustré, véritable cabinet de curiosités des voyageurs, nous transporte aux frontières du réel et des imaginaires.

  • Dans cet ouvrage, Arthur Leroy plonge dans l'imaginaire de l'adolescence. Il sonde les profondeurs de ce temps de métamorphoses corporelles et psychiques intense durant lequel l'individu se cherche et doit apprendre à tirer profit d'un nouvel imaginaire.
    Mais quelle place la société, la famille ou la thérapie accordent-elles à cet imaginaire ? Comment appréhender ce concept tour à tour séduisant et menaçant ? Est-il notre allié ou l'ennemi de notre raison ? Comment peut-il constituer un levier thérapeutique ?
    D'Anne Frank au Seigneur des anneaux, en passant par Gossip Girl, Arthur Leroy explore le lien entre imaginaire, sexualité, fantasme et réalité. En s'appuyant sur la littérature, le cinéma et la télévision ainsi que sur de nombreuses vignettes cliniques, l'auteur met en lumière l'imaginaire comme un réservoir vitalisant et évolutif dans cette étape de remaniements intenses. Il en décrit également ses limites, selon l'histoire et les traumatismes du sujet.
    Un ouvrage stimulant pour tous professionnels confrontés à la clinique adolescente et tous parents cherchant à mieux comprendre et accompagner les bouleversements de la puberté.

  • La constance d'objets culturels dans l'organisation des phobies d'animau ouvre d'emblée la problématique a la fois du côté des contes, des représentations plastiques et graphiques populaires et du côté de la ressource "animalière de l'interprétation analytique. L'auteur, à partir de sa double expérience de psychothérapeute et d'enseignante, rend compte des potentialités organisatrices des conflits que contient la figure animale dans le psychisme de l'enfant.

    Elle accorde une importance toute particulière aux relations mythe-fantasmes originaires ainsi qu'a la transmission du conte. L'ouvrage se concentre sur les modalités de l'aire maternelle et les fonctions de l'angoisse orale. S'ancrent alors de nouvelles perspectives sur les angoisses phobiques et sur le recours aux formes animales à la fois comme contenus des phobies mais aussi comme offrant une extraordinaire lisibilité imaginaire au fonctionnement de l'angoisse. Les avancées qui sont ici produites sur les défaillances narcissiques sont étayées sur la théorie psychanalytique et sur la clinique psychologique et psychothérapique.

  • Plusieurs associeront le o majuscule de la page couverture à l'ovulation. Il s'agit en réalité de l'oeil de l'auteur qui se pose, scrute et dévisage en voyeur des personnages qui attendaient ses mots pour prendre forme. Le lecteur devient témoin de ces sortilèges dont le mot-piège par excellence est « rouge », qu'il s'agisse de la tuque du père Noël, des premières menstruations ou de la froidure sur la peau nue d'un enfant qui a besogné toute la nuit.

    Pour son premier recueil de nouvelles, José Claer laisse des empreintes dans la neige qui se remplissent rapidement de sang, dénonçant ainsi un imaginaire de conteur à l'écriture dense, foisonnante de moments magiques in extremis. Toujours, il nous surprend et nous déstabilise par le dernier mot du texte, qui fait une pirouette et nous laisse bouche bée et amusé.

  • Jeanne est abandonnée aux portes d'un couvent; un brave chien se transforme en loup affamé la nuit venue; un cigogneau handicapé au coeur vaillant trouve sa voie; un petit garçon sans foyer est victime d'intimidation; Sam l'oiseau dans sa tête réalise son plus cher désir; de jeunes phoques se disputent la succession du roi Blanc; une grand-maman se cache dans une banque; un petit violon très orgueilleux part en vadrouille et un ange dodu apprend la gourmandise.Ces onze petites histoires sont racontées dans la lignée du conte classique. Les personnages n'ont cependant rien à voir avec des princes et des princesses. Les héros épousent différentes physionomies et personnalités. Ils se promènent dans des mondes parfois réels mais bien farfelus.Dominée par l'imaginaire, la narration demeure cependant à proximité d'une certaine réalité. On y retrouve le désir de maintenir le contact avec la nature, les belles images et les valeurs du conte traditionnel. Les personnages qui y abondent vous attendent impatiemment et frétillent d'envie de vous entraîner là où vous ne pouvez aller qu'avec eux.

  • Trois petits coups se font entendre, peut-être trois points de suspension qui trépignent d'impatience, et le rideau s'ouvre, le Théâtre au bout des sens de Daniel Paradis devient visible et lisible pour tous les amateurs de folie douce. La première constatation d'un des personnages de l'auteur, dans la nouvelle Treize, c'est que «?l'intellect demeure à la fois effrayé et attiré par le mystère?». Dans ce livre, le lecteur demeure agréablement assis sur le bout de sa chaise devant les multiples visages du style et les facettes de la beauté, ces mots qui lèvent le voile sur les sentiments humains et où gronde parfois le souffle de l'Univers. La bonne humeur et la poésie ne sont jamais très loin derrière. Divisé en trois actes, ce recueil de nouvelles et autres histoires fait penser au regard d'un tonton original et mal rasé, mais plein d'affection. Sous la patine de l'humour, une grande sagesse imprègne le livre et vise le coeur. Après avoir bien ri ou s'être étonné de l'une ou l'autre situation, on ressent une grande chaleur tapie sous les phrases.

  • L'éprise

    Catherine Henri

    Il ne s'était rien passé, pas de crise, pas de meurtre, peu de sexe, du moins de façon apparente, car il y avait eu tout cela, j'en étais certain, mais de manière cachée, souterraine, et si j'avais eu accès à l'invisible, je ne savais comment le découvrir sans l'exhiber, ou le faire disparaître, ce qui est à peu près la même chose.

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