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  • Le jeu video pour soigner ? des résistances envers le jeu vidéo à son utilisation en psychothérapie Nouv.

    Créé dans les laboratoires de recherche américains, le jeu vidéo est devenu en quelques décennies le loisir de millions de personnes de tous âges à travers le monde. Dans le même temps, la multiplication des écrans dans les foyers et l'augmentation continue du temps de jeu vidéo, particulièrement chez les enfants et les adolescents, suscitent de nombreux questionnements et craintes chez les adultes, parents comme professionnels. En effet, quelles conséquences peut-on observer ou attendre d'une pratique régulière ou prolongée notamment sur le développement psychique ?

    En appui de leurs expériences cliniques de thérapie à médiation numérique auprès de populations variées et de leur pratique personnelle du jeu vidéo, Guillaume Gillet et Yann Leroux proposent une synthèse des travaux de la recherche scientifique. A destination des parents et des professionnels, ils conduisent une réflexion sur les a priori couramment rencontrés (dépendance, rapport à la réalité, isolement, violence, rapport au corps, rapport à l'imaginaire...) et sur les enjeux de son utilisation en thérapie.

    En présentant les conditions essentielles à la mise en place, l'animation et le suivi d'un atelier thérapeutique à médiation numérique par le jeu vidéo, ils proposent un véritable manuel pratique et critique pour comprendre le jeu vidéo et l'utiliser dans la relation d'aide.

  • Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • Comment aborder le « symptôme » non pas simplement pour le faire disparaître ou le camoufler, mais pour y trouver la matière à développer toute la richesse et la complexité de l'humain ? Voilà le « SINTHOME » et toute la fécondité du dernier Lacan.

    Le « sinthome » n'est pas le symptôme de telle maladie spécifique, c'est le déploiement de la pensée clinique.  Chaque figure de pensée clinique ne vaut en effet que par les erreurs, échecs et réparations qui la mettent en mouvement. Toute faute, toute lacune peut ainsi devenir le lieu d'une invention vivifiante. Tel est le vrai sens de la topologie lacanienne. L'explicitation précise et détaillée du séminaire XXIII de Lacan que propose Christian Fierens en donne un éclairage nouveau.

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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

  • Les formes d'autorité varient à l'infini selon les sociétés et les époques.
    Qu'est-ce donc que l'autorité ? demandait Hannah Arendt voici un demi-siècle. Alain Eraly avance sur cette question un point de vue renouvelé.

    Si l'on réduit l'autorité à une relation d'obéissance, on perd de vue sa fonction première : celle d'inscrire la vie sociale dans l'imaginaire d'une communauté et ainsi de construire un « nous », une identité commune. On a coutume d'associer la crise de l'autorité au grand mouvement d'émancipation des individus propre à notre modernité, or, l'auteur soutient qu'en réalité, cette crise renvoie d'abord à une crise du collectif.

     

  • Cet ouvrage propose un périple anthropologique inédit à l'intérieur même de nos frontières. Du sud au nord de l'Hexagone,  il offre un florilège d'expressions culturelles autour du handicap. En Quercy,  Forez, Gascogne, Aveyron, Poitou, Corse et dans les Alpes, en Bretagne, Beauce, pays d'Othe et Alsace, quelles significations les communautés humaines attribuaient-elles au handicap ? Quelles illusions collectives partageaient-elles face à la blessure, aux « irrégularités » du corps ou de l'esprit ?

    La plongée au coeur de ces « échantillons de civilisations » découvre les profondes racines de notre patrimoine imaginaire, avec son cortège de représentations immémoriales, dont nous discernons, aujourd'hui encore, des empreintes multiples et enchevêtrées.

    Ces trésors anthropologiques, dénichés dans des cultures populaires d'antan, montrent que les représentations du handicap agissent comme un tourbillon qui, de tout temps, emporte la raison.

    Il a rassemblé autour de lui des chercheurs de diverses régions françaises : Jean-Luc Blaise, Fabrice Bertin, Bernard Blethon ; Marie-Françoise Bonicel, René Descazeaux, Charlie Galibert, Michèle Gauthier, Thierry Goguel D'allondans, Yves Jeanne, Aggée Célestin Lomo Myazhiom, Pascale Peretti ; Frederic Reichhart ; Jean Rigouste

  • Le génogramme est un outil qui permet de représenter graphiquement une famille dans son histoire. Il crée une forme contenante qui rassemble les souvenirs épars, les histoires partielles, les liens de toute nature. Son maniement technique est simple et il peut enrichir considérablement le travail clinique. Il se travaille en famille et individuellement. Cet ouvrage présente la multiplicité de son utilisation, incitant le lecteur à construire son approche personnelle.
    Anne-Marie Garnier est pédopsychiatre (Vincennes), Francesca Mosca est psychologue clinicienne.

  • Entre la recherche clinique et la clinique de la recherche, cet ouvrage explore et décrit une certaine façon d'être chercheur, une conception particulière du travail scientifique dans laquelle l'implication et la distanciation se combinent en permanence. Cet ouvrage rend compte du travail du chercheur. Il décrit les ficelles du métier. Il raconte également une aventure intellectuelle et institutionnelle au sein du laboratoire de changement social : trois générations de chercheurs apportent ici leur contribution à la construction d'une orientation scientifique singulière qui prétend combiner deux postures a priori étrangères l'une à l'autre : une démarche méthodologique d'inspiration clinique, une démarche théorique inscrite dans les sciences sociales.

  • La clinique témoigne de façon insistante et polymorphe de l'après-coup traumatique des massacres et génocides qui ont marqué le XXe siècle. La Shoah mais aussi les totalitarismes et enfin les guerres coloniales ont laissé des traces profondes de chaque côté de la Méditerranée. Il s'agit de prendre acte de crimes et de tortures qui pour certains restent encore déniés, sans pour autant fixer les sujets en souffrance dans une jouissance victimaire. Même si les témoignages resurgissent, il n'en reste pas moins que la transmission s'avère difficile, se heurtant à des déformations ou des silences de l'Histoire officielle. Ce qui n'a pu être reconnu et symbolisé revient alors dans la souffrance du symptôme, voire dans des productions délirantes qui témoignent bien souvent de morceaux d'histoires encryptées sur plusieurs générations. Patrick Chemla, psychiatre, chef de service, psychanalyste, Reims.

  • Comprendre la théorie du narcissisme et du stade du miroir grâce à des dialogues et des situations romanesques mettant en scène des personnages ayant participé à l'histoire du mouvement psychanalytique. Ce livre est un essai de psychanalyse écrit comme un roman. Il raconte comment la théorie du narcissisme va trouver son sens dans la passion de l'image. André Breton, Sigmund Freud, Carl Jung, Sandor Ferenczi, Salvador Dalí et Jacques Lacan sont les acteurs principaux des échanges qui ont eu lieu entre 1909 et 1939 et qui sont restitués sur la base de faits tantôt connus, tantôt inventés. L'histoire de la théorie psychanalytique s'écrit à travers des dialogues et des situations romanesques.

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    Cet ouvrage développe une réflexion sur les potentialités régressives des dispositifs de groupe. Leur capacité à réactiver différentes phases constitutives de la vie psychique induisent des expériences subjectives primitives, traversées par des éprouvés corporels. Cette possibilité de réveiller des traces mnésiques inconscientes, avec son cortège de manifestations sensori-motrices, vient ouvrir la question du travail de symbolisation, dans ces conditions spécifiques. 

    Comment cette présence du corps et son expression gestuelle, en lien avec les autres du groupe,  préfigurent et font advenir le langage ? Quelles modalités de transformations contient le groupe pour accueillir des patients aux troubles identitaires, aux symptômes archaïques, que ce soit de nature structurelle ou processuelle ? Comment cet espace de travail psychique groupal, avec ses mouvements incessants, entre « je suis toi » (ou comme toi) et « je ne suis pas toi » (ou pas comme toi), favorise pour chacun une appropriation subjective ?

    Les auteurs s'appuient sur leur expérience clinique et les évolutions de la théorie psychanalytique mises à jour dans le champ des pathologies les plus archaïques pour apporter leur contribution à la recherche actuelle sur les modèles du soin psychique.

    Ouvrage publié sous l'égide du CIRPPA, Auxerre.

    Mise en vente le 18 juin 2015.

  • « Voici un livre qui nous parle de vie et de maladie,  d'obstacles, d'errances et de recherches, qui nous ouvre le domaine presque inépuisable et en grande partie inconnu des maladies rares d'origine génétique. Un livre qui nous conduit, avec l'objectivité de la médecine, l'éclairage des sciences humaines et une compréhension intime, tout près de ceux qui les vivent. Un livre passionnant, dynamique par sa philosophie, bouleversant par ce que nous y découvrons. (...)

    L'objectif de ce travail est à la fois scientifique et éthique. Il fallait pour cela prendre tout ce que donnent le savoir médical et l'expérience vécue des malades, et l'unifier en les faisant interagir. (...) Nous allons apprendre ainsi ce qu'est la rareté en matière de maladie, et ce qu'est dans la réalité un « malade rare ». Un étrange objet à l'histoire construite par des individus isolés, malades, familles, perdus mais tenaces. Ils auront longuement vécu le heurt entre leur conviction et le doute médical, entre la certitude d'être atteint d'une maladie, et l'ignorance qui s'ignore et celle qui se reconnaît. C'est ainsi que la grande question de la reconnaissance traverse tout cet ouvrage.

    Le livre de Marie-Hélène Boucand paraît à l'heure où les maladies rares font l'objet d'une nouvelle visibilité. » Armelle Debru

  • La constance d'objets culturels dans l'organisation des phobies d'animau ouvre d'emblée la problématique a la fois du côté des contes, des représentations plastiques et graphiques populaires et du côté de la ressource "animalière de l'interprétation analytique. L'auteur, à partir de sa double expérience de psychothérapeute et d'enseignante, rend compte des potentialités organisatrices des conflits que contient la figure animale dans le psychisme de l'enfant.

    Elle accorde une importance toute particulière aux relations mythe-fantasmes originaires ainsi qu'a la transmission du conte. L'ouvrage se concentre sur les modalités de l'aire maternelle et les fonctions de l'angoisse orale. S'ancrent alors de nouvelles perspectives sur les angoisses phobiques et sur le recours aux formes animales à la fois comme contenus des phobies mais aussi comme offrant une extraordinaire lisibilité imaginaire au fonctionnement de l'angoisse. Les avancées qui sont ici produites sur les défaillances narcissiques sont étayées sur la théorie psychanalytique et sur la clinique psychologique et psychothérapique.

  • La notion d'anticipation - sous son aspect existentiel, affectif, interpersonnel - fut introduite par le psychiatre francais Jean Sutter en 1956. Elle concerne le thème essentiel du changement et du développement personnel, dans la mesure où chacun de nous s'engage émotionnellement dans son avenir et avec son environnement. Ceci est rappelé dans la préface du Professeur Sutter.

    A partir de 1975, Mario Berta, à Montevideo, développe le test projectif le plus performant qui soit dans ce domaine, l'Epreuve d'anticipation. Face à face avec le sujet, le praticien conduit la recherche d'images subjectives personnelles. Il s'agit d'une part de figurations tentantes, idéalisées, positives et d'autre part de figurations refusées, effrayantes, négatives. La clé de ce test projectif, original et passionnant, à la limite du jeu, réside pour l'auteur dans une confrontation au fait affectif : En réalité, je suis celui que je ne veux pas être. Toute crise relationnelle, émotionnelle, existentielle nous confronte à cet autre soi, celui que nous refusons, que nous redoutons, etc. Et pourtant le travail avec cette anticipation négative latente guidera notre évolution. Huit images symboles constitue le matériel initial de l'épreuve qui induit cette dialectique active sur le thème de l'évolution possible du sujet.

    Ce test s'adapte a la grande diversité actuelle des champs où s'appliquent des soins psychologiques. En une vingtaine d'années, Mario Berta a pu affiner sa pratique projective et donner a son épreuve des procédures complémentaires adaptables à chaque cas. L'intégralité de cette approche est présente dans cet ouvrage.

    Dans un contexte psychiatrique, Jean-Claude Benoit évoque ici l'emploi possible de ces projections anticipatrices chez des sujets psychotiques, ainsi que l'utilisation du test chez des intervenants en situation d'incertitude et enfin par le praticien visa-vis de lui-même.

  • Certains psychotiques ont une production plastique ou d'écriture : machines folles , théories délirantes, etc... Ces constructions, ces systèmes ont en fait pour eux une valeur autothérapeutique. Dans la période contemporaine, la machine est entrée dans la visée de l'esthétique (cf Machines célibataires , rotatives de Marcel Duchamp) en tant qu'oeuvre d'art et elle prend aussi place sur le versant de la clinique comme symptôme. Ce double aspect, esthétique et clinique, sera ici traité en référence aux catégories du champ freudien. Quelle peut être l'attitude du clinicien à l'égard de ces manifestations ? Comment sont-elles prises en compte par la culture ? Quel est sur ce sujet la réflexion des esthéticiens et des critiques d'art ?

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