• Le vrai, le faux. Le décor, son envers. La vie comme un théâtre. Il y a celles qui cachent, sous leurs grands airs d'actrices, d'horribles et noirs secrets. D'autres dont la mémoire en friche court après un regret, un remords, une minute adorée - abhorrée.
    Alors on joue. La même scène, encore et encore. Jusqu'à la rupture. Un grain de sel et tout chancelle. Un nom à la radio, le roman d'une inconnue, un mot d'amour, une rue d'avant, un basculement, et la comédie s'arrête.
    Avec son sens aigu de la chute, son écriture romanesque et son talent pour créer des atmosphères uniques, Tatiana de Rosnay, à travers ces nouvelles, nous plonge dans son univers, alliant fiction et souvenirs personnels, anecdotes enfantines et pulsions adultes. Un régal.

  • Henri Fantin-Latour, né en 1836, mort en 1904. Il entre à l'École des beaux-arts en 1854. Il a pour condisciple Edgar Degas. En 1861, il fréquente l'atelier de Gustave Courbet. Membre du Cénacle des Batignolles d'où naitra l'Impressionnisme, FantinLatourrénove le portrait collectif avec de grands tableaux-manifestes : Hommage à Delacroix, 1864 ; Un atelier aux Batignolles, hommage à Manet, 1870 ; Un coin de table, hommage aux poètes parnassiens, 1872, dont Verlaine et Rimbaud ; 1885 Autour du piano, hommage aux musiciens. Possédez par la Passion de la musique : de Berlioz, Schumann et Wagner, FantinLatour la transcrit dans ces peintures, Il est l'ami de Manet, Verlaine. Ses oeuvres les plus célèbres : Autoportrait à 17 ans, Lille, palais des beaux-arts, Hommage à Delacroix, (1864), Paris, musée d'OrsayUn atelier aux Batignolles, (1870), Paris, musée d'Orsay, Un coin de table, (1872), Paris, musée d'Orsay, Trois filles du Rhin 1876, Paris, musée d'Orsay, Baigneuses 1879, musée des beaux-arts de Lyon, Autour du piano, (1885), Paris, musée d'Orsay, La Famille Dubourg (1887), Paris, musée d'Orsay.

  • Etre du monde

    Maryse Rouy

    Maryse Rouy rêvait depuis longtemps de traverser l'Atlantique en cargo. C'est après avoir accompagné sa mère atteinte de la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Lou Gehrig) pendant les derniers mois de sa vie que ce voyage s'impose à elle comme une nécessité. Elle l'entreprend et sa cabine devient le lieu d'une retraite d'écriture. Au rythme des vagues, des aubes et des crépuscules, elle raconte la dégradation physique et les souffrances psychologiques d'une femme aux prises avec une maladie incurable, ainsi que l'épreuve vécue par ses deux filles, proches aidantes pendant quatorze mois. Alentour de cette mémoire, la vie continue au fil des relations avec l'équipage et les passagers, des instantanés sur l'existence à bord du bateau et du murmure infini de l'océan.

    Tout en émotion contenue, ce récit mêle la douleur ressentie devant le développement de la maladie aux souvenirs lumineux d'une mère volontaire et courageuse qui, malgré les obstacles, tenta sa vie durant d'élargir son horizon et d'être du monde.

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