• Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d'écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l'hiver, d'événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l'Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l'un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu'elle veut - et ce qu'elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s'amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d'à côté, accueillir - pas trop souvent - ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine...
    Un clafoutis aux tomates cerises, le plus joli roman sur le grand âge qui soit, traite sans fard du temps qui passe et dresse le portrait d'une femme qui nous donne envie de vieillir.

  • " Le journal de la Anne Frank polonaise enfin publié " Le FigaroPologne, 1939. Renia Spiegel a 15 ans et commence à tenir un journal. Elle couche sur le papier ses préoccupations d'adolescente : l'école, ses meilleures amies, ses rêves d'avenir. Apprentie poète, elle parsème son journal de ses oeuvres.
    Au fil des pages et des mois qui passent, les sujets se font plus graves. Pour Renia, qui est juive, et sa famille, les conditions de vie se détériorent. Jusqu'à ce que peu à peu, l'angoisse s'immisce entre les tranches de vie quotidienne. Autour de l'adolescente, l'étau se resserre et le danger se rapproche. L'horreur finira par la rattraper en juillet 1942 lorsque, cachée par la famille de son petit ami, elle sera dénoncée par un voisin. Renia meurt à l'âge de 18 ans, tuée par la Gestapo, laissant derrière elle un témoignage poignant.
    Traduit pour la première fois en français, Le Journal de Renia est un document aussi nécessaire que bouleversant. Conservé par le petit ami de Renia puis transmis à sa mère qui n'aura pas le courage de le lire, il sera longtemps laissé de côté. Près de quatre-vingts ans plus tard, il est enfin publié.
    Sélectionné pour le Prix Clarens du Journal Intime.

  • Le journal de Renia

    Renia Spiegel

    • Slalom
    • 17 Décembre 2020

    Le témoignage exceptionnel, et inédit, d'une jeune juive polonaise victime de la Shoah.Renia est une jeune juive polonaise de 14 ans lorsqu'elle commence son journal en 1939. Elle veut devenir poète et quelques vers viennent souvent se glisser au coeur de ses confidences. Mais la guerre s'installe, avec elle la répression et la traque. Les premières pages pleines de vie, d'amitié et d'amour de son carnet se gonflent peu à peu de peur, d'angoisse et de tristesse.
    Renia n'a jamais eu la liberté de mettre un point final à ses écrits, elle est assassinée par la Gestapo à 18 ans. Son journal est sauvé par son petit ami, puis préservé par sa famille durant 70 ans. Il est aujourd'hui traduit pour la première fois en français.

  • Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, 20 ans, brillante étudiante de troisième année,

  • "« La porte était close. Le verrou n'opposait toutefois qu'une résistance assez faible et que d'un coup d'épaule j'allais briser... À cet instant j'entendis un bruit de pas ; je me dissimulai dans le retrait du mur.
    Je ne pus voir qui sortait du jardin

  • Miam et Cie ; journal d'une apprentie pâtissière Nouv.

    Le journal intime d'une super fan de cuisine !
    Tu sens cette bonne odeur de chocolat fondu ? Mais si, fais un effort ! Ferme les yeux et imagine une belle poire avec, par-dessus, du chocolat dégoulinant. Hum ! Trop bon ! Depuis que j'ai découvert mes talents de pâtissière, je passe mon temps à cuisiner. Un jour, c'est sûr, je vais devenir hyper célèbre grâce à mes recettes ! Bon, il faut encore que je m'entraîne. Surtout qu'avec Séraphin et Millie, mes deux meilleurs amis, on s'est inscrits à un concours de pâtisserie. On a trop hâte de participer, mais il faut d'abord se qualifier, et c'est pas gagné. Allez, hop, on se retrousse les manches, et c'est parti !

  • En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c'est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l'ignorer. Elle souhaite n'exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l'admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu'elle est la fille d'un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l'une d'entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c'est l'amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

  • Découvrez Chat-Edouard de la Croquettemolle, premier chat diplômé en Histoire à l'Université de la Sorbonne." Le saviez-vous ? Jules César détestait les chats. La simple vue d'un chat le paniquait et pourtant il conquit la Gaule. Cela prouve par a +b que si les chats sont supérieurs à César et que César est supérieur au Gaulois, les chats sont donc supérieurs aux Gaulois, donc aux Français. CQFD."
    De la préhistoire au futur (oui !), en passant par la Gaule et le Siècle des Lumières, notre cher Chat-Edouard s'impose comme Professeur d'histoire drôle, juste et percutant !

  • « J'étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J'ai trouvé un ultime sursaut d'énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j'ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n'était plus amoureuse de moi. »

    Si l'amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l'impossible désintoxication, le roman du chagrin d'amour.

  • Julie doit se faire opérer, elle risque de ne pas se réveiller. La veille, elle modifie son annonce sur un site de rencontres.Son « pour la vie » devient « pour un soir seulement ». En moins de deux heures, elle reçoit 154 messages. Du jamais vu. Alors elle décide de repousser l'opération. Indéfiniment...Avec humour et fantaisie, le journal de Julie raconte une histoire de désir. Comment répondre à celui des autres quand on n'assume pas le sien ?

  • Une fiction Minecraft recommandée par Aypierre !
    Difficile d'être un méchant digne de ce nom avec les soldats les plus stupides de Minecraft ! Heureusement, Bern, le zombie destructeur, peut compter sur Bruce, son ami loyal, qui le conseille à grands renforts de grognements. Il n'a qu'un but : inspirer les zombies à travailler ensemble dans un but commun, et conquérir l'Overworld !
    Suivez l'aventure de ce zombie presque attachant, à travers un journal drôle et décalé.


  • En découvrant les journaux intimes de sa grand-mère, Anne plonge au coeur d'un mystérieux sanatorium à l'époque nazie. Un roman bouleversant où la petite histoire rejoint la grande.

    À la mort de sa grand-mère, Anne Südhausen hérite d'un mystérieux médaillon en argent et découvre, cachés sous le lit, une dizaine de cahiers d'écolier à la couverture noire. Un journal intime que sa grand-mère Charlotte a rédigé en 1943, lors de son séjour au Bois des Ombres.
    En lisant ces carnets, Anne découvre un pan de la vie de sa grand-mère dont elle ignorait tout. Quel était ce Bois des Ombres, cette mystérieuse clinique autrichienne, dans laquelle sa grand-mère a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelles expériences psychiatriques, menées par les nazis, abritait-elle ? Qui était vraiment son énigmatique directeur ?
    Alors qu'elle n'a qu'une hâte, avancer chaque jour un peu plus dans la lecture de ce journal, Anne se rend compte que deux des carnets ont disparu...
    Un roman bouleversant où présent et passé s'enlacent, et où la petite histoire rejoint la grande.

  • Maria Clara, "Mademoiselle", l'homme de la maison, livre pensées et souvenirs. Une villa d'Estoril abritant connivences et conflits entre maîtres et domestiques. Le casino où la grand-mère joue l'argent que lui donne sa dame de compagnie. Une soeur haïe pour sa beauté. Un père aimé, sans famille, retiré dans un grenier dont il défend l'entrée, jusqu'au jour où il part subir à l'hôpital une opération à coeur ouvert. Maria Clara s'empare alors de la clef. Au fond des armoires la relique d'une filiation ignorée : photos, cahiers d'écolier, jouets. Autant d'indices sur lesquels Maria Clara s'arrête et se perd au fil d'une enquête généalogique. Le récit prolifère, bifurque, se contredit dans un jeu de conjectures et de surimpressions. Cette chronique mobile d'une enfance enfouie apparaît enfin comme le journal intime de Maria Clara rédigé trente ans plus tard. L'objet du récit devient alors l'histoire de sa propre création, renvoyant au premier genre de l'histoire littéraire : la cosmogonie.

  • La fille

    Tupelo Hassman

    La Calle. C'est sur ce terrain pour caravanes, à Reno, que Rory Dawn Hendrix vit avec sa mère, barmaid au Truck Stop. Autant dire qu'elle n'a pas le profil de la scoute typique.
    Si elle se révèle étonnamment hardie, Rory Dawn demeure toutefois une petite fille vulnérable, qui doit sans cesse combattre les mauvais penchants de sa mère. Tout cela alors qu'elle-même, prodige en orthographe, n'aspire qu'à lire et à écrire...
    C'est à partir des pages de son journal intime, de lettres de sa grand-mère, de souvenirs, de rapports d'assistantes sociales ou encore d'avis de la Cour suprême des États-Unis que Rory Dawn bricole un texte-collage magistral. Surgissent ainsi en filigrane les personnalités originales et tendres d'une famille décomposée à l'extrême, de même que les non-dits qui frappent une communauté rarement évoquée.

    « Il faut beaucoup de talent pour parvenir à extraire quelque chose de beau d'un trailer park. [...] Les mots de Tupelo Hassman sont aussi élégants que cruels. Il est rare de lire une voix aussi revigorante que la sienne. » (Susannah Meadows, The New York Times)

  • Une fiction Minecraft recommandée par Aypierre !
    L'Enderdragon, dans Minecraft, c'est LE monstre à abattre. Oui, mais voilà : c'est surtout un Enderdragon qui s'ennuie ferme, et qui rêve d'aventures.
    Un jour, un Minecraftien un peu téméraire vient non pas pour l'affronter, mais pour lui faire découvrir le monde...
    Suivez les aventures du terrible Enderdragon, à travers un journal drôle et décalé, qui vous emmènera visiter tout l'Overworld !

  • Le journal de bord d'un témoin radical de la conversion et de la foi. Sous les événements de l'actualité, un éveil à la manière dont oeuvre l'Esprit dans l'homme. Renversant !
    Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Évangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel.
    Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives.
    Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac.
    Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.

  • Pour tenter doublier Fedora quil a aimé à en mourir, un romancier sexile sur les côtes du Finistère, dans un vieux manoir dominant lOcéan.

    Emporté par lesprit des lieux, il commence un journal intime où peu à peu se mêlent personnages réels et fictifs. De Fedora, soprano lyrique qui se donne le jour mais se refuse la nuit, à létudiante japonaise persécutée par son frère yakusa, les héros de ses romans, ses maîtresses disparues, ou encore Emilie Dickinson, prennent un même caractère de réalité.

    Mille et Une Nuits dun insomniaque qui se raconte des histoires, Géométrie dun rêve, traversé par les figures de Faust, la Tosca ou Othello, est le roman de la jalousie inexpiable et de lamour fou.
    Auteur dune uvre immense, portée par une attention de tous les instants aux ressources prodigieuses de limaginaire, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement dintellectuel et dartiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin décriture et le très remarqué Peintre déventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour lensemble de luvre).

  • Le bar des Amériques est le roman de l'amour perdu. Perte dont le souvenir et la douleur indépassés installent Bahia dans l'enfermement du ressassement et de l'errance à soi. Un enfermement de trente ans qu'elle croit pouvoir briser lorsqu'un matin, très tôt, sur le bord évanoui de la mer, elle rencontre, comme dans un miroir, un autre visage de l'errance en la personne de Leeward, un ancien passeur de clandestins à la dérive dont la vie se limite à boire en compagnie de son vieux complice d'autrefois, Hilaire.

  • Découvrez Journal particulier 1935, le livre de Paul Leautaud. Le 1er janvier 1935. Ensuite elle a pris son bain. Je me suis assis à côté de sa baignoire. C'est vrai ce que je lui ai dit des mille nuances de tendresse que me font éprouver certaines de ses façons de me faire plaisir, de se montrer tendre elle-même.
    Pour la première fois de ma vie, je trouve une femme à qui pouvoir parler de cette sorte. J'ai même fini par tourner cela en plaisanterie, en disant qu'il m'arrivera peut-être, moi qui ai toujours célébré uniquement le derrière, de tomber dans l'amour platonique, en quoi m'aidera la nature un jour en me supprimant tous moyens.

  • Ecrire un journal, c'est écrire sur soi de façon régulière mais avec une pensée discontinue, il s'agit d'une écriture de l'instant, rapportée par fragments, jour après jour.

    Pour vous accompagner dans cet exercice personnel, Ecrire son journal vous propose de développer un nouvel angle de vue duquel regarder et écrire sur votre quotidien : pour écrire ces choses, ces gens, ces décors, ces ambiances qui vous entourent, mais également votre monde intérieur, vos rêves les plus enfouis ou encore les sentiments qui vous traversent, et parfois, vous bouleversent.

    La réalisation de cet ouvrage est animée par la conviction que se questionner sur le papier et observer sa météo intime c'est développer sa pensée individuelle. Cela permet d'avancer dans la construction de son intelligence pour mieux cerner ce qui porte chacun de nous dans sa vie.

    Tentez l'aventure de l'écriture réflexive, vous en sortirez éclairé sinon transformé !


    "Ecrire sur soir c'est prendre le temps de s'isoler et de laisser émerger ce qui vient. Armé d'une feuille et d'un crayon, c'est reformuler ce que nous avons vécu, senti, avant de le coucher sur le papier. C'est une manière de le digérer. De se réapproprier sa vie de manière distanciée." Interview de Marion Rollin, psychologies.com Marion Rollin passe les dix premières années de sa vie professionnelle dans le secteur de la communication et des media puis décide d'orienter davantage son travail vers l'écriture en tant qu'outil de développement personnel favorisant la réflexion sur son histoire de vie. Aujourd'hui, elle anime des ateliers d'écriture, notamment sur le roman familial, et pratique en séances individuelles la psychogénéalogie. Plus d'infos sur www.marionrollin.fr

  • Georges Vals, à la soixantaine jusque-là sereine, voit tout à coup son univers s'écrouler : sa fille Victoria, qui depuis vingt ans est sa « tendre et belle injustice », devient du jour au lendemain un sex-symbol, et prétend qu'il y a plus d'impudeur à montrer son âme sur un écran qu'à montrer... le reste !
    Sa femme Brigitte se sent, à la quarantaine, titiller par le démon de l'indépendance.
    Sa mère Louise, qui a toujours eu le plus grand respect pour les valeurs morales, considère aujourd'hui ceux qui s'en détournent avec une incompréhensible indulgence. L'abbé Costognet, son ami d'enfance, lui rappelle, aussi, que le monde a changé.
    Georges Vals a mal aux autres, jusqu'au jour où...Fin résolument optimiste d'une pièce qui pourrait de définir comme un drame gai.

  • Yves Charnet a transformé une passion qui, comme beaucoup d'aficionados, le conduit chaque été par le train sur la route des arènes, en errance et en objet poétique.
    Avec ses Lettres à Juan Bautista, la figure du torero s'était déjà installée comme celle d'un double du poète, au centre de sa quête du sens et de soi. Trains, hôtels, femmes, attentes, gradins : la puissance du spectacle taurin fait que regarder le torero des gradins, le suivre de triomphes en échecs, le deviner, le guetter pour seulement l'entrevoir, place l'écrivain en posture de voyeur de sa propre condition, et le torero en muse de ses états d'âmes.
    Fragments dévoilés au rythme d'interrogations, de réminiscences ou de dialogues volés, de voyages, de rencontres, de choses banales, entre journal et prose... Il en résulte des pages sublimées par le dialogue intime entre littérature et tauromachie. Un accès de l'absolu à l'existence proche de « l'état de poésie » de Georges Haldas.

  • L'ange sauvage

    Cyril Collard

    « Et puis moi. L'ange sauvage, Serrant le corps d'une gazelle brûlante, J'attends de la colère des Dieux Ou de la beauté des diables Qu'elles envahissent mon monde mourant, Qu'elles extirpent la pourriture Des pores de ma peau sirupeuse Et la jettent en pâture Aux chiens du port, Leur poil comme un duvet de misère Caressé par les mains rugueuses Des marins pressés par le temps.
    Et moi l'ange sauvage Je m'avance dans la fumée d'un quai désert, Je découvre des carcasses de métal Et des manèges abandonnés, Pont d'un cargo, Grand nord, mers de glace L'ange sauvage devient ange déchu Et termine simple mortel au coin d'un bar. » C.C.

  • Pourquoi partir ?

    Jacques Chancel

    « Je reviens à la source, je retrouve tous mes sentiers d'évasion, les Pyrénées me reprennent tout entier, collines, montagnes, amitiés confondues.
    L'âge est venu et mon appétit redouble, je ne vois que des soleils jusque dans les jours les plus sombres, je ne sais toujours pas d'où me vient cette résistance à l'ennui, ce bonheur de vivre, cette irrésistible envie de rester auprès de tous les miens. Pourquoi partir en effet ? » Le journal intime de Jacques Chancel des années 2011-2014 nous propose, sur le ton de la confi dence, de revenir sur les grands et les petits événements qui agitent notre monde. Comme toujours, il est question de politique, de sport, de littérature, de musique, de voyages... Et, plus que jamais, de la vie, de la mort, et de demain.

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