• Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue." Montesquieu.

  • Le 22 septembre 1822, quatre sergents sont guillotinés à Paris. Trois d'entre eux avaient appartenu à la Grande Armée de Napoléon. Déçus par la monarchie restaurée de Louis XVIII, ils s'étaient laissé séduire par un projet d'insurrection fomentée par la Charbonnerie, société secrète où on retrouve des libéraux, et à la tête de laquelle est le célèbre général La Fayette. Découverte à La Rochelle en mars 1822, la conspiration donne lieu à un procès auquel échappent les chefs de file. Seuls sont condamnés des seconds couteaux. Les royalistes ultras désormais à la tête du pays ont voulu faire un exemple. L'indignation est générale. Pendant un siècle et demi, du jour de l'exécution à la Seconde Guerre mondiale, le martyr des quatre sergents de La Rochelle sera répété, raconté, révéré, employé comme un argument définitif contre une monarchie abusive, par les bonapartistes, bien sûr, mais aussi par les républicains de toutes les sortes. Jacques-Olivier Boudon dévoile non seulement les coulisses d'un des plus fameux complots du XIXe siècle, mais aussi celui d'un mythe fédérateur des oppositions au roi, au pouvoir arbitraire, à l'oppression, trente ans à peine après la Révolution française et la prise de la Bastille.

  • L'essentiel à connaître sur les théories économiques !L'information économique est omniprésente dans nos sociétés, mais elle laisse souvent ceux qui y sont confrontés totalement désorientés. Entre les théories, les théorèmes, les lois économiques, ou encore les courbes de croissance et de décroissance, pas facile de s'y retrouver ! En 50 notions claires et concises, Michel Musolino fait la lumière sur les aspects les plus obscurs de l'économie, et décortique la pensée des plus grands théoriciens (John Maynard Keynes, Karl Marx, Adam Smith, etc.).
    50 notions dont :
    o La loi de l'offre et de la demande
    o Les théories de l'inflation
    o Le libéralisme
    o La théorie malthusienne
    o Le keynésianisme

  • L'âge de la colère, c'est une guerre civile mondiale caractérisée par deux traits majeurs : l'individualisme et le mimétisme appropriatif. Brexit, élection de Donald Trump, extrême droite omniprésente en Europe, nationalismes en Inde, en Turquie ou en Russie, terroristes islamistes, tueurs de masse... Les exemples ne manquent pas. Et les individus révoltés du XXIe siècle sont innombrables - un phénomène amplifié par les réseaux sociaux, les crises migratoires et une instabilité économique globale.
    Pour Pankaj Mishra, ces bouleversements ne sont pas le résultat de situations propres à chaque pays, encore moins d'un choc des civilisations. Il s'agit au contraire d'un mécanisme inhérent au modèle politique occidental accouché des Lumières - démocratie libérale et économie de marché - qui, depuis la chute du mur de Berlin, s'applique de manière brutale à des milliards d'individus

  • Si les sciences ont généré des progrès indiscutables, elles suscitent aussi des inquiétudes. Auraient-elles trahi nos attentes? Seraient-elles responsables, en nous instituant «maîtres et possesseurs de la nature», du dérèglement climatique, de la pollution et de la destruction de la biosphère? L’accusation est trop simpliste, car la science n’est pas indépendante de son contexte socioéconomique et ses applications techniques sont d’abord inscrites dans des choix de société. La science peut tout à fait nous aider à construire un monde où il fait bon vivre, mais l’expérience a montré que le primat du profit la détourne d’un tel objectif.
    En sa qualité de citoyen et d’enseignant-chercheur, Jean-Marie Vigoureux dénonce ainsi le détournement de la science et la marchandisation non régulée de ses applications. Il nous montre comment sciences et techniques servent davantage la finance et la grande industrie que le développement humain, mais aussi pourquoi les valeurs développées par la pratique des sciences sont tout aussi indispensables à notre humanité qu’elles sont essentielles à la démocratie.
    À l’heure où la crise environnementale menace l’humanité dans son existence même, l’émergence d’une réelle science éthique et citoyenne requiert donc la remise en cause du libéralisme et la refondation de nos démocraties autour de l’idée d’un progrès véritable qui ne peut se concevoir que dans la justice et le partage. Comme aimait le rappeler Albert Einstein: «Il est illusoire et dangereux de tout attendre de la science, car la connaissance de ce qui est ne nous renseigne jamais sur ce qui doit être. […] La science peut nous permettre de réaliser les buts que nous nous fixons, mais la détermination de ces buts est en dehors de son domaine. Pour décider du changement, il faut faire appel à des objectifs qui relèvent d’un choix volontaire.»

  • Les propagandes visant à faire passer le cours pris par la globalisation économique pour un fait de nature, s´imposant sans discussion possible à l´humanité entière, semblent avoir recouvert jusqu´au souvenir des leçons sociales qui avaient été tirées de l´expérience des deux guerres mondiales. La foi dans l´infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un peu de justice dans la production et la répartition des richesses à l´échelle du monde, condamnant à la paupérisation, la migration, l´exclusion ou la violence la foule immense des perdants du nouvel ordre économique mondial. La faillite actuelle de ce système incite à remettre à jour l´oeuvre normative de la fin de la guerre, que la dogmatique ultralibérale s´est employée à faire disparaître. Ce livre invite à renouer avec l´esprit de la Déclaration de Philadelphie de 1944, pour dissiper le mirage du Marché total et tracer les voies nouvelles de la Justice sociale.

  • Un moine sort de la clôture pour prendre la défense du pape qui veut abattre les murs. Rompant le silence, c'est un cri d'alerte qu'il lance : l'Église sera selon François ou se défera ! Un guide contemplatif et pratique pour répondre au plus grand défi historique depuis 2000 ans.
    Comment opérer la " révolution systémique " que beaucoup attendent pour que l'Église soit aujourd'hui à hauteur d'Évangile ? Au fondement de la théologie, remettre l'amour comme tendresse, don et sacrifice, plutôt que comme vérité et pouvoirs. À cette lumière revoir en profondeur la signification et la pratique des espaces majeurs du catholicisme classique : la " messe " et le " prêtre ". Ce faisant, rejoindre les intuitions essentielles de Vatican II, que le pape François reprend avec la force prophétique dont témoigne le récent Synode pour l'Amazonie, puissante esquisse de " l'Église autrement ".
    Une réflexion sans concession. Un guide de résistance et de libération.

  • Si l'expression, « Que faire ? », résonnait jadis de manière exclamative, annonçant l'amorce d'une réflexion stratégique pour un ordre nouveau, l'expression individualiste : « Oui, mais, qu'est-ce que je peux faire, moi... ? » soustrait à son énonciateur de tout espoir d'agir. « Qu'est-ce que je peux faire, moi ? » Cesser de s'indigner et passer à la question suivante, travailler sans fin à une synthèse des causes valables, s'organiser au-delà des esprits de chapelle et des replis sectaires, moquer l'idéologie, réduire à des objets de la pensée les termes que la propagande cherche à inscrire au siège de la subjectivité, transcender les modalités d'organisation hégémoniques, et s'essayer à des formes instituées qui nous ressemblent. Radicalisez-vous !

  • Comment exister encore? Tel est le questionnement qui traverse cet ouvrage où Louis Marion, philosophe de la décroissance, interroge notre rapport au monde et tente de cerner les contours des différentes formes de la domination contemporaine. Devant la catastrophe écologique en cours, l'édification d'une écosociété stable et conviviale apparaît la tâche politique essentielle de notre temps. Mais en attendant, notre survie dépend de notre capacité à ne pas totalement abandonner le monde aux mains des experts, économistes et autres valets de l'économie capitaliste dévastatrice.

    Afin de bien identifier les concepts, les objectivations et les tendances à l'oeuvre dans le monde actuel, l'auteur propose de reconnaître la nature de la double domination contemporaine incarnée par le capital et la technocratie, sans oublier de décrire l'idéologie politique et la corruption du langage qui se sont mis à leur service. L'objectif est de donner les outils conceptuels permettant d'éclairer et, éventuellement, de surmonter l'impasse dans laquelle nous nous trouvons.

    Introduction aux valeurs écosociales, cet essai entend donc procéder à une description critique des obstacles politiques, économiques et techniques à l'émancipation sociale et écologique. Sans prétendre donner une réponse définitive aux différentes questions qui entravent la marche du monde, il s'agit plutôt d'aider à faire les distinctions philosophiques nécessaires pour se repérer dans la jungle idéologique du présent. S'appuyant sur un imposant corpus d'auteur.e.s luttant contre les formes de la domination du capitalisme techno-équipé, mais particulièrement sur la pensée du philosophe allemand Günther Anders, l'auteur veut secouer le cadre idéologique à l'intérieur duquel les problèmes sont généralement posés et définis, à gauche comme à droite.

    Bien saisir la nature du capitalisme, du libéralisme, de la techno-science et de la mégamachine: c'est à cela que nous invite Louis Marion dans «Comment exister encore?» Comprendre ce qui se cache dans les replis du langage et du savoir tronqué pour nous donner, collectivement, les outils pour résister à la barbarie qui vient.

  • Objet d'un large consensus parmi les protagonistes de la Révolution tranquille, la gratuité scolaire est aujourd'hui généralement considérée comme une proposition politique marginale, voire utopique. Portée par des milliers de personnes au printemps 2012, cette revendication est souvent jugée irréaliste dans le contexte budgétaire actuel. Comment a pu s'opérer un tel glissement? Avec la marchandisation grandissante des universités, la gratuité des études supérieures n'a pourtant jamais été aussi pertinente. C'est ce que cherchent à démontrer les auteur.e.s rassemblé.e.s dans cet ouvrage, chacun.e livrant son plaidoyer selon sa génération, son domaine et sa sensibilité. Unissant leurs voix, ils et elles rappellent qu'instaurer la gratuité scolaire, c'est permettre à tous et toutes d'être libres d'apprendre. La gratuité scolaire a bien sûr à voir avec l'accessibilité aux études. Mais il y a plus. «Ouvrir une école, c'est fermer une prison», disait Victor Hugo. Se donner l'éducation, c'est aussi se donner la chance de construire une société plus juste, plus libre; c'est encourager la diffusion de la culture, c'est faire avancer l'égalité des sexes, c'est introduire un peu de gratuité dans une société où l'inestimable a trop souvent un prix... Ainsi, bien que le réalisme économique d'une telle mesure y soit démontré, ce livre veut surtout poser «l'idée de la gratuité» comme un principe fondamental, à défendre en soi.En guise d'épilogue, l'intellectuel étastunien Noam Chomsky décrit d'ailleurs ce qui attend le Québec s'il s'entête à reproduire les erreurs de ses voisins du Sud en matière d'éducation supérieure. Il rappelle du même souffle la nécessité de lutter pour une éducation libre et publique. Ces vibrants plaidoyers pour la gratuité scolaire constituent un formidable antidote aux discours d'austérité ambiants. Un pavé dans la mare qui nous invite à aller à contre-courant du «chacun pour soi», en faisant le choix d'une éducation émancipatrice et démocratique.

  • Tendance lourde des dernières années, la progression de l'extrême-droite se nourrit de la montée du chômage, des exclusions et de la précarité. Le FN est aujourd'hui en position de prendre le pouvoir par les urnes. La faillite des politiques économiques et sociales menées depuis plusieurs années ayant certainement joué un rôle majeur, les économistes ont une responsabilité particulière dans le combat d'idées contre le FN. L'objectif que s'assignent les auteurs dans cet ouvrage est donc, sur chacune des thématiques du programme du FN (immigration, euro/Europe, mondialisation, emploi, santé, éducation, environnement, etc.), de dresser un constat, d'en faire la critique et de soumettre des contre-propositions. Car le combat contre l'extrême-droite ne peut être uniquement un combat moral. Il est indispensable de contre-attaquer avec un ensemble de propositions susceptibles de convaincre les populations oubliées qui se sont tournées vers le FN.

  • Le lobbying des grandes entreprises est-il assez puissant pour faire pencher les décisions politiques en leur faveur ? L'exemple des "géants" américains et européens de l''aviation civile ou des télécommunications face aux objectifs de libéralisation mondiale de ces secteurs montre au contraire que ces entreprises se sont, de façon surprenante, adaptées aux objectifs des politiques : elles ont fini par soutenir la libéralisation, au risque de mettre en péril leurs positions dominantes sur les marchés nationaux.
    Loin de dicter aux États la marche à suivre ces vingt dernières années en matière de libéralisation, plus incertaines que l'on imagine quant à leurs préférences et à leurs intérêts économiques sur ce sujet, ces entreprises ont défini leurs choix en fonction du contexte institutionnel et politique national. Que ces décisions se révèlent favorables à l''intérêt général ou non, l'arbitrage ultime est revenu aux décideurs politiques et administratifs, ces derniers exerçant un "lobbying à rebours" sur les entreprises. Telle est la thèse iconoclaste de ce livre qui permet de mieux appréhender succès, limites et influence réelle du secteur privé sur les politiques publiques. Une passionnante histoire de la libéralisation des services, écrite dans un style alerte.

  • Né sous Louis XV, fils de Philippe-Égalité, général de la Révolution, exilé pour échapper à la guillotine, le futur Louis-Philippe connut dès son plus jeune âge une existence extraordinairement aventureuse, parfois misérable, voyagea même jusqu'en Laponie et en Amérique. Rentré en France en 1814, il se rendit populaire par son libéralisme et, après la chute de Charles X, fut proclamé roi des Français à cinquante-sept ans. Intelligent, secret, à la fois impérieux et débonnaire, aucun roi en France ne fut plus que lui vilipendé, tourné en dérision, menacé dans sa vie. Malgré de nombreux attentats, un climat social tendu, le bouillonnement des esprits hantés par le pouvoir de l'argent, l'hostilité des légitimistes et des républicains, les intrigues des sociétés secrètes, il sut remarquablement gouverner la France et développer son économie.

  • « Jongleurs, artisans d'ombres, fabricants de fausses clefs pour les verrous du paradis, arrière, laissez l'homme libre afin qu'il grandisse ; et si vous ne pouvez le suivre, ne cherchez pas du moins à le retenir », écrit Arthur Buies dans La Lanterne. Ce journal, digne de l'esprit des Lumières et jamais réédité intégralement, est une étoile filante dans le ciel de l'histoire des idées au Québec. Il ne paraît que durant un bref moment, de septembre 1868 à mars 1869. Arthur Buies, son seul animateur, frappe de sa plume les conservateurs et les religieux. Il peste contre la bêtise et la superstition dans lesquelles sont englués ses contemporains. Il traite aussi de sujets politiques, comme la Confédération ou l'annexion aux États-Unis, de nouvelles internationales, notamment de la révolution espagnole de 1868 et des après-coups du Risorgimento. Esprit révolté et curieux, anticlérical, ses adversaires le vouaient à l'oubli ou, à l'instar d'un Claude-Henri Grignon, l'auteur des Belles histoires des pays d'en haut, à la damnation sous forme de portrait caricatural. Nous faisons revivre ici son oeuvre en publiant dans leur intégralité sept numéros de La Lanterne.

  • Essai traitant des problèmes que causent aux personnes le maintien de la monarchie et l'application forcée du décret constitutionnel canadien de 1982 dans l'État du Québec. La situation problématique des États canadiens et québécois face à l'Organisation des Nations Unies et à l'Organisation des États américains est également analysée. Comme solution révolutionnaire, il est proposé aux citoyens de construire un contrat social moderne, apte à préserver les cultures fragilisées en même temps qu'à favoriser le retour de la moralité.

  • C'est vous qui l'élirez !

    Tania Regin

    Imaginez une campagne présidentielle organisée par un jeu télévisé. Prenez neuf candidats. Saupoudrez-les de paillettes. Enfermez-les dans un château. Plongez-les dans un bain d'aventure. Retournez-les. Puis cuisinez-les lentement dans un confessionnal. Extirpez leur des secrets intimes. Extrayez les pousses les plus faibles. Puis rejetez ceux qui restent dans la vraie vie : dans un hôpital, dans une usine, dans un lycée et dans une ferme. Laissez mijoter et goûtez ! 

  • On a longtemps défini la période allant de la fin de la Deuxième Guerre mondiale à la Révolution tranquille sous l'angle d'un certain monolithisme idéologique : le « duplessisme » et le clérico-nationalisme semblaient dominer la vie intellectuelle, politique, sociale et économique québécoise. Or, dans le milieu des groupes d'affaires francophones, les débats font rage.
    La corporatiste Association professionnelle des industriels (API) et la libérale Chambre de commerce de Montréal (CCDM) interviennent activement sur la place à accorder à l'État fédéral et provincial ou au syndicalisme ouvrier. Elles participent à la Commission royale d'enquête sur les problèmes constitutionnels (commission Tremblay) dans les années 1950 puis à l'idée phare de planification économique mise en branle par le gouvernement de Jean Lesage. Ce faisant, elles influencent les fonctionnaires et technocrates provinciaux dans les années 1960 afin de favoriser l'épanouissement de la classe d'affaires francophone au Québec.
    Ce livre nous plonge dans les discours contrastés des dirigeants économiques qui contribuent à l'édification du Québec moderne, avant que les valeurs néo-libérales des années 1980 ne tendent à uniformiser le discours patronal.

  • Alors que depuis dix ans, la plupart des pays développés se sont engagés à réduire la part de l'Etat dans l'économie ou bien encore le niveau de la redistribution sociale, la France préfère recourir au déficit public. Objectif: maintenir le niveau de vie des Français afin de cacher le déclassement du pays face à ses concurrents dans la course à la mondialisation.

  • Le XIXe siècle (1815-1914)Comprendre son temps est impossible à qui ignore tout du passé ; être un contemporain, c'est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou contestés.Étudier hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain -, tel est précisément le propos de ce livre. Qu'est-ce que le libéralisme ? Comment peut-on définir la démocratie ? D'où vient le socialisme ? Qu'est-ce que le nationalisme ? À ces questions et à cent autres, René Rémond apporte des réponses claires et rigoureuses.Sans préoccupation érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées imprécises et d'acquérir les bases historiques indispensables à l'intelligence de notre époque.René Rémond (1918-2007)Membre de l'Académie française, historien, politologue et président de la Fondation nationale des sciences politiques, il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire politique, religieuse et intellectuelle de la France contemporaine.

  • Une sorte de « Lettre au père » originale où l'auteur évoque les figures paternelles de substitution qu'il s'est choisies et retrouve l'irremplaçable qui l'a marqué, bien qu'il lui ait fait cruellement défaut au quotidien. Est-ce parce que ce drôle de père a su être présent dans les moments décisifs ? Michel Contat se veut lucide sur leur petite histoire au sein de la grande Histoire dans un pays, la Suisse, qui semble vivre à l'écart. Tenant la part égale entre l'humour et la tendresse, le texte offre une évocation de ce personnage hautement romanesque.

  • Nul ne peut désormais l'ignorer : EDF va être privatisé. Pourquoi ? Parce que Bruxelles a décidé que les monopoles d'Etat devaient tomber, que la dérégulation devait gagner tous les marchés, tous les services, toutes les infrastructures, quelles que soient leur complexité, leur taille, leur utilité pour la collectivité. Parce que le libéralisme a cessé d'être une philosophie raisonnée pour devenir une religion.
    Et la France s'exécute, même si c'est à contrecoeur : la privatisation d'EDF est pour 2005 "au plus tard".
    Ce livre est, sous forme d'essai polémique, un cri d'alarme qui nous met en garde contre l'absurdité d'un processus reposant sur un acte de foi idéologique démenti par l'expérience : les coupures à répétition en Californie, les pannes en espagne, et la tragi-comique affaire Enron sont là pour nous rappeler, si besoin en était, que l'électricité est une ressource à part, qui n'obéit à aucune des règles habituelles du marketing, et qui, en même temps, est absolument vitale pour la collectivité. Jouer avec le courant, c'est jouer avec le feu, dit en substance François Soult, qui prévient : hausses de prix, sous-investissement, dégradation des infrastructures et donc du service, conflits sociaux graves et répétés sont les seuls "bénéfices" que la France est susceptible de retirer de cette "avancée" considérée pourtant par tous, partisans et détracteurs, comme inéluctable.

  • Ce livre est l'analyse de trois colères douloureuses : celle du Médecin, que je suis devenu, celle du Citoyen d'une République dans laquelle je suis né et celle de l'Individu libre, que je demeure. La rédaction de ce  texte, par une observation de l'Histoire et la rencontre heureuse de penseurs et de philosophes libéraux, m'a reforgé une sérénité, une fois trouvé le coupable de ces colères : l'État.

    L'État qui m'ordonne sa manière de soigner les malades, alors qu'il n'est pas médecin, l'État qui n'hésite pas à employer sa force sirupeuse contre moi-même, au prétexte de me protéger, l'État qui m'oblige à son Bonheur, sans demander mon avis, en flétrissant ma Liberté.

    La lecture de cet ouvrage devrait aider celui ou celle qui ressent le profond malaise d'une altération de son sentiment de Liberté, dans sa profession, dans sa citoyenneté, dans son individualité.
    Attention, une fois la prise de conscience effectuée, aucun retour en arrière n'est possible. Il faut une réflexion lucide pour ressentir les entraves comme elles sont et une  volonté courageuse pour se libérer des emprises étatiques. Même plus peur... !

  • Les années 1980 ont vu se développer le drame des plans sociaux répétition, les souffrances du stress et du chômage, la puissance nouvelle des actionnaires. L'entreprise, comme entité autonome de la société libérale, est donc en questionnement. Les auteurs, issus du monde de l'entreprise (managers, consultants, DRH, chercheurs) proposent ici de développer les pratiques du débat entre acteurs afin de rapprocher la société d'entreprise de la société démocratique, caractéristique de notre époque libérale.

empty