• Ici

    Nathalie Sarraute

    "Arcimboldo. Tout ici est à lui. Ici est l'espace dont il a besoin pour prendre ses aises... répandre aussi loin qu'il le voudra ses ondes... Déployer sa désinvolture. Son outrecuidance. Qu'il fasse venir ici cela et encore cela, tout ce qui lui chante, ces fleurs, ces légumes, ces fruits, ces objets incongrus, ces bêtes étranges, qu'il en dispose comme bon lui semble... Arcimboldo, l'assurance même. L'affirmation. Le défi. Arcimboldo. Tout ici n'est que lui. Arcimboldo."

  • Une ville qui n'existe pas, mais décrite par le menu, avec une précision (une joie, aussi) de maquettiste : rue par rue, lieu par lieu, avec ses grands passants, ses fantômes, son ton. Ville du bord de l'eau (comme si, entre la Garonne et la Loire, un autre fleuve et un autre estuaire avaient existé), ville où la donne de l'utopie a été plus généreuse qu'ailleurs, ville qui a donc beaucoup rêvé et qui, à son tour, fait rêver. Écrite à partir de son plan dessiné un jour de désoeuvrement, Olonne est devenue une sorte d'absolu de la fiction, une sorte de vertigineux « comme si », qui est aussi comme un roman. Description d'Olonne a obtenu le prix France Culture en 1992.
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  • Livre, enfance, pays, langue, époque : les cinq parties de ce livre d'essais sont ici les noms de cinq formes d'expériences du temps. Par-delà l'étude des oeuvres Benjamin, Eisenstein, Platonov, Baudelaire, Büchner ou Lucile Desmoulins), ou des lieux (la Russie) ou des pratiques (la lecture, les arts), il s'est agi de configurer un temps qui ne serait ni celui des horloges, ni celui du souvenir, ni celui de la prophétie, mais celui qui confondrait en un seul cours ce qui est flux et ce qui est césure. Le cours de ce temps implique pour les signes qui émergent une tout autre vie que celle de l'actualité ou celle de la restitution historique. En lui l'actualité est permanente et consiste en une actualisation toujours latente. Cette actualisation prend la forme de l'éveil, qui révèle la connaissabilité à elle-même. Retracer les chemins de signes de l'éveil, en repérer l'émotion dans différents champs, tel est le propos de ce livre. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe

  • La traversée des Etats-Unis en Harley Davidson : Johnny Hallyday réalise son rêve d'enfance, accompagné de ses amis et de trois caméras...

  • Les lieux nous engendrent autant que nos père et mère. Ils donnent naissance à nos façons d'être et de parler, de vivre, d'aimer, même de mourir. Trois Grands Enfants explorent dans ses recoins les plus secrets la forêt montmorencienne, dans l'arrière-pays de Beauport, leur « port d'attache », dont ils se détachent petit à petit pour épouser le grand large que les bois incarnent avec leurs défis et leurs dangers. Ils y découvrent qu'ils ne sont pas encore nés : ils s'accoucheront dans la douleur et dans la joie, sortant peu à peu de leur longue incubation grâce à la puissance de la Poésie, langue première des bêtes et des plantes qui composent le peuple des forêts, cette grand partition de la vie à l'état brut qu'ils interprètent jusqu'à la dissonance et au charivari. Entre fable et poème, mémoire et essai, Port de terre met en oeuvre toutes les ressources du langage pour raviver le grand big bang qui nous ré-enfante à chaque instant.

  • wonder qu'est-ce qu'arriverait
    si toutes les caméras dans le monde
    s'allumaient en même temps
    un moment yousse personne
    personne s'en attend

    dos tourné aveugle au cadre
    de quoi on a d'l'air
    vraiment

  • En 1986, on prenait en photo de nombreux paysages de la MRC de Memphrémagog jugés d'intérêt supérieur. Trente années plus tard, on refaisait l'exercice en photographiant à nouveau quelque 50 de ces sites, dans des conditions semblables, afin de pouvoir en comprendre l'évolution. Que sont devenus ces paysages ? Pourquoi certains sont-ils restés inchangés alors que d'autres se sont profondément transformés ?

    Cet ouvrage unique au Québec présente une sélection de photos de cet ambitieux projet, tout en prenant appui sur les informations recueillies auprès des habitants et des intervenants de la région. Par-delà le plaisir qu'il nous donne de voir comment les lieux évoluent, il fait une démonstration éclatante de l'utilité de ce genre d'observatoire photographique. Cela permet de réfléchir non seulement à l'avenir de nos paysages, leur mise en valeur et leur protection, mais aussi à l'importance qu'ils revêtent auprès de la population. On y trouvera les outils et les voies d'actions dont disposent les municipalités et les MRC pour un aménagement durable de leur territoire et, plus particulièrement, des réponses pratiques et théoriques sur les moyens de valoriser notre patrimoine paysager.

  • Instantanés amoureux dans des lieux fréquentés ou imaginés tout autre chose qu'un livre de recettes plutôt un jeu un grimoire une carte des paysages du plaisir

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce numéro de printemps porte sur un sujet fascinant et pittoresque : la toponymie, livre ouvert sur la petite et la grande histoire d'une région. Les noms des villages, des lacs, des rivières, des routes et des rangs forment une toponymie unique qui permet de parcourir l'âme et la tradition orale de la Gaspésie. Magazine Gaspésie se propose de lever le voile sur l'origine de toutes ces appellations qu'elle soit amérindienne, particulièrement mi'gmaq, française ou britannique. Certaines dénominations sont plutôt baroques : à vous de découvrir ce qui se cache derrière la « craque-à-Madame-Chauvin »! Quelles sont les originalités de la toponymie gaspésienne par rapport au reste du Québec? Que dit-elle sur la mémoire collective particulière de la région? Au-delà des noms officiels existent également une pléthore d'expressions locales que le rédacteur Jean-Marie Fallu et plusieurs autres auteurs se plaisent à lister et à décrypter. Douze articles composent ce grand dossier.

  • Les toponymes servent, bien sûr, à situer et à orienter. Mais s'ils constituent un patrimoine, c'est parce qu'ils ont pour autre objectif de témoigner, de commémorer. Ils parlent du territoire et rappellent le passé. Au fil du temps, nos ancêtres ont créé un riche héritage qui mérite d'être célébré et exploré avec curiosité. Le dossier du numéro d'hiver de Continuité, « Patrimoine toponymique. S'inscrire dans le territoire », cherche à le mettre en valeur en faisant découvrir des appellations remarquables, dont certaines carrément insolites. Mais ce n'est pas tout. Nous avons la responsabilité collective de continuer à nommer les lieux. Or, pour mener à bien cette mission, il faut connaître l'état de la situation, s'interroger sur le legs que nous souhaitons transmettre aux générations futures et mettre en place de bonnes pratiques. Dans cette optique, le dossier de Continuité explore aussi les enjeux actuels touchant ce patrimoine, comme les tendances qui se dessinent sur le terrain, les questions entourant les changements d'appellations et les gestes posés pour corriger certains oublis du passé.

  • Présentation des grands voyages de circumnavigation et la découverte scientifique du monde : les difficultés de la navigation, intérêt scientifique des découvertes, naissance de l'ethnographie... Un ouvrage illustré principalement à l'aide de cartes et de peinture d'époque.

  • Une région et un thème décrits d'une façon vivante et attrayante.

  • Une monographie sur ce pays partagé en deux républiques et dont les contrastes sont saisissants : au sud, une république démocratique populaire et au nord, une république arabe.

  • Des gens de Loire aux charbonniers flamands, toute l'Europe commerciale est passée par le canal. Aujourd'hui, les amoureux de la nature peuvent descendre le canal de Bourgogne à bord d'une péniche et découvrir une région secrète et inconnue : Tonnerre blottie entre les monts de Vézinnes et le Petit Virey, l'abbaye cistercienne de Fontenay, le village de Buffon, le mont Auxois dominant le célèbre champ de bataille d'Alésia, la montagne orgueilleusement appelée le Toit du Monde Occidental par les Bourguignons, les Vignobles de la Côte d'Or, etc... Sur un texte de Henri Vincenot et des photos d'Alain Turpault, ce livre nous incite à découvrir la Bourgogne de la façon la plus romantique et authentique qui soit.

  • Le destin d'une centaine de grands voyageurs partis de Vendée pour de lointaines contrées, militaires, marins, scientifiques, religieux, explorateurs, artistes ou aventuriers, de René Bourdigale de Laudonnière au XVIe siècle, à Paul Baudry au XXe siècle.

  • Claude Ptolémée (IIe siècle), astronome, astrologue et géographe, composa vers la fin de sa vie, une Géographie qui fut redécouverte en Occident au XVe siècle. Présentation des vingt-sept cartes du monde en couleurs du manuscrit Primus latinus 10764 conservé à la BNF.

  • Une lettre au bout du monde est le carnet de voyage d'un sédentaire. Entre l'abîme et l'invention de l'autre, se superposent et se confondent des êtres, des lieux et des époques. S'ouvrant sur le constat d'un échec, cette suite revient sans cesse sur d'impossibles promesses, invoquant la lumière et l'espace, la rupture et le geste, pour faire de la parole l'ultime asile du corps et de ses certitudes.

  • Un cendrier plein d'ancêtres épluche les strates d'influences biologiques et culturelles qui ont contribué à la formation de l'auteur. De Pompéï à Louisbourd, de Georges Méliès à Charles Mingus, le recueil traverse différents lieux, évoque différents personnages de ce grand cendrier qu'est l'Histoire, tout en s'inscrivant résolument dans le présent.

  • L´un des rares survivants d´Ozarow, Hillel Alder, né en 1920, traduit avec émotion et amour, la vie de son village natal.


    Il dépeint avec réalisme et humour la vie juive de son Shtetl polonais anéanti par les nazis. Il fait revivre sous nos yeux les habitants, leurs coutumes, les fêtes, les événements qui rythment la vie d´Ozarow. On ressent la pauvreté, l´antisémitisme, la spiritualité, les tendances politiques et la solidarité juive.

    Il décrit, avec le regard de l´enfant et de l´adolescent qu´il était, sa famille, ses voisins et amis disparus dans la tourmente.

  • Comment proposer une « cartographie du Nord » par l'analyse de lieux ou d'espaces qui concentrent une ou plusieurs formes de mémoire, tout en étant parfois laissés à l'abandon, voire condamnés à l'oubli ? Comment ces « territoires discursifs » se sont-ils constitués et, s'il y a lieu, ont-ils été abandonnés ? Comment ont-ils été réinventés ou convoqués par l'art, la photo­graphie, la politique, la muséographie, le tourisme, la musique, l'architecture, le cinéma, la littérature ? Sont-ils partie prenante d'une mémoire septentrionale commune à plusieurs cultures du Nord ou d'une mémoire universelle ? Sont-ils aujourd'hui l'objet de visées prospectives ? Les articles qui composent le présent ouvrage, provenant d'une dizaine de pays, se veulent une réponse, bien partielle, mais tout de même nouvelle, à toutes ces interrogations. Avec des articles de Stéphanie Bellemare-Page, Jan Borm, Daniel Chartier, Florence Davaille, Alice Duhan, Tiffany Johnstone, Sabine Kraenker, Paul Landon, Brian Martin, Carmen Mata Barreiro, Odile Parsis-Barubé, Manon Regimbald, Jette Rygaard, Katri Suhonen, Ulla Tuomarla, Stéphanie Vallières et Maria Walecka-Garbalinska. Ce livre est copublié par les Presses de l'Université du Québec et l'Université de Stockholm.

  • L'auteur, naturaliste et ethnologue, nous livre les impressions de son deuxième voyage en Afrique, en 1925. En parcourant le Cameroun, le Tchad, le Sénégal, il réalisa 59 aquarelles reproduites ici.

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