• Qui sommes-nous? Que pouvons-nous savoir? Que nous est-il permis d'espérer? En réfléchissant à ces trois questions classiques, Noam Chomsky présente dans cet essai un tour d'horizon de l'ensemble de sa pensée.

    Revenant sur sa conception du langage et de l'esprit, puis de la société et de la politique, Noam Chomsky conclut son brillant exposé par un plaidoyer pour ce qu'il appelle le «socialisme libertaire», qu'il lie à l'anarchisme et aux idées de John Dewey, ainsi qu'à certaines des convictions de Marx et de Mill.

    Cet ouvrage regroupe des cours que Chomsky a donnés à l'université Columbia en linguistique, en sciences cognitives et en philosophie politique, dans le cadre d'un cycle de conférences intitulé les «John Dewey Lectures».

  • Noam Chomsky

    Collectif

    Né en 1928 aux États-Unis, Noam Chomsky est probablement l'intellectuel contemporain à la fois le plus célèbre dans le monde et le moins connu en France. Si ses travaux fondateurs en linguistique - il est le père de la « linguistique générative » - sont reconnus, ce n'est pas le cas de son travail d'analyse et d'information politique, pourtant considérable : Chomsky est trop inclassable, trop original pour faire partie d'une « école », ce que le monde intellectuel français ne lui a jamais pardonné.Cet ouvrage, qui reprend le meilleur du Cahier de L'Herne paru en 2007 sous la direction de Jean Bricmont et de Julie Franck, présente une vision d'ensemble de la pensée de Chomsky et rend hommage à l'importance de son oeuvre dans des domaines variés : linguistique théorique, philosophie de l'esprit, neurosciences cognitives, analyse de l'idéologie et du pouvoir, liberté d'expression, éthique, action politique...Textes de Noam Chomsky et de Jean Bricmont, Gennaro Chierchia, Michel Foucault, Pierre Jacob...Préface et choix des textes par Yves-Jean Harder, maître de conférences en philosophie.

  • Tout le monde s'entend pour dire que la langue française a changé au fil du temps. Pourtant, on semble avoir plus de mal à accepter qu'elle se transformera encore, et pas seulement en gagnant de nouveaux mots. Elle changera dans sa structure et dans son fonctionnement, comme elle l'a déjà fait à maintes reprises. Les évolutions linguistiques ne sont pas des dégradations, des appauvrissements ou du nivellement par le bas. La langue moderne n'est pas l'état optimal que plus rien ne peut ni ne doit atteindre. Le prétendre peut être dangereux, car les locuteurs, par qui la langue existe, peuvent se lasser d'une langue anachronique, et se tourner vers une autre langue qu'ils perçoivent comme plus adaptée à leurs besoins. Pour maintenir la langue française au Québec, au lieu de vouloir la conserver sous une cloche de verre, ne faudrait-il pas plutôt l'affranchir, et se raccommoder avec l'évolution linguistique?

    À la suite de La langue rapaillée, Anne-Marie Beaudoin-Bégin plaide ici pour que les Québécoises et les Québécois se réapproprient avec fierté leur langue et cessent, notamment, de craindre des emprunts à l'anglais. Instructif, documenté et rigoureux, son nouveau livre est également un vibrant appel à embrasser le changement linguistique.


  • La typographie est la « voix » du design et l'outil le plus puissant dont vous disposiez pour communiquer avec vos lecteurs. Apprenez à manier la lettre avec esprit et talent : jugez les polices, évaluez les contraintes techniques, créez des systè

  • Le français québécois est souvent présenté comme du joual, comme du mauvais français, comme un simple registre populaire qui contrevient au contenu des sacro-saints ouvrages de référence. Cela entache l'identité québécoise d'une profonde insécurité. Mais si on le présente dans toute sa complexité, comme une variété de langue légitime et pour laquelle les locuteurs ont un droit de regard, on nettoie cette tache. On donne à l'identité québécoise tout le lustre dont elle a besoin
    pour s'épanouir. Cette langue, elle est à nous. Récupérons-en toutes les dimensions, toutes les variations, tous les jugements et disons : « Voilà notre langue rapaillée. »

  • Dans Clartés de tout, Fabian Fajnwaks et Juan Pablo Lucchelli, deux psychanalystes, interrogent Jean-Claude Milner sur son parcours et sur la place que Jacques Lacan y a tenue.
    En répondant à leurs questions, Jean-Claude Milner a été amené à réexaminer ses propres positions sur la linguistique et sur la science moderne, sur sa théorie des noms et en particulier du nom juif, sur la transformation des relations entre capitalisme et bourgeoisie, sur la Révolution et sur la politique.
    Il est apparu que le nom de Lacan était mentionné à chaque étape. Jean-Claude Milner a eu ainsi l'occasion de mieux préciser sa dette: Lacan, selon lui, doit fonctionner comme un opérateur de clarté, non d'obscurité.
    Le projet de livre surgit en cours de route. Pour qu'il soit mené à bien, les questions et les réponses devaient être ajustées et ajointées. Clartés de tout est le résultat de ce travail.

  • Partez à la découverte des mystères du langage ! Après avoir traité l'humour, les erreurs de raisonnement, la créativité et les mathématiques, Luc de Brabandere se livre à une enquête passionnante et amusante au coeur du langage et des mo

  • La critique du discours

    Louis Marin

    • Minuit
    • 16 Août 2018

    Ce livre est né d'une découverte : l'impossibilité de tenir un discours sur Pascal sans tomber dans les contradictions que dénonce son objet. D'où la substitution à Pascal de la Logique de Port-Royal, qui le cite en des points-clés de son propos et qui permet ainsi d'en mesurer toute la puissance subversive. Sans doute est-il question, dans La Critique du discours, des modèles représentatifs du langage élaborés par la « linguistique cartésienne » des logiciens jansénistes, mais pour montrer, grâce à la citation pascalienne, comment modèles et représentations s'y manifestent comme procès idéologiques où la sémiologie contemporaine est encore prise.
    En écrivant dans leur ouvrage, avec Pascal, le contre-texte de la représentation classique, en déplaçant ses « évidences » par une logique de l'infini et de l'aléa, par les stratégies pratiques du langage ordinaire, les « Messieurs » retrouvent dans leur Logique toute cartésienne et bourgeoise, et sans en être pleinement conscients, la pensée et la pratique anti-représentatives de leur religion, pensée pratique des forces du désir, celles du péché ou de la grâce, forces de l'Autre qui interdisent au modèle et à la représentation de se fonder rationnellement. Cette Critique du discours vise ainsi, par-delà les textes du dix-neuvième siècle, à mettre en question quelques-uns des présupposés sémiotiques des sciences humaines.

    Ce livre est paru en 1975.

  • Le dire et le dit

    Oswald Ducrot

    • Minuit
    • 16 Août 2018

    Le Dire et le Dit reprend, avec des remaniements et des mises à jour, un certain nombre de travaux échelonnés au long des années 1968-1984 et relatifs aux problèmes linguistiques de l'énonciation. Le thème général est que le sens d'un énoncé (« le dit »), non seulement comporte des allusions à l'événement historique constitué par l'apparition de l'énoncé, mais n'est rien d'autre qu'un commentaire du dire.
    Dans ce cadre prend place une conception « polyphonique » de l'énonciation, esquissée dans Les Mots du discours et développée systématiquement dans les derniers chapitres du recueil. Ce qui est dit par l'énoncé à propos de son dire, c'est qu'il est le lieu où s'expriment divers « sujets », dont la pluralité n'est pas réductible à l'unicité du « sujet parlant », fondement, jamais mis en question, des théories linguistiques habituellement reçues. D'où une enquête sur les statuts différents attribués à ces sujets, sur leur caractère nécessaire ou facultatif, sur la façon dont ils sont marqués dans l'organisation grammaticale de la phrase.

    Cet ouvrage est paru en 1984.

  • Le structuralisme en linguistique« Notre but est de montrer comment s'est développée, depuis deux siècles environ, l'idée de structure linguistique... Nous cherchons moins à présenter une genèse réelle qu'une genèse idéale, moins à tracer une courbe qu'à marquer des étapes. L'histoire sera donc une sorte de prétexte pour essayer de clarifier, en en distinguant différentes formes de plus en plus exigeantes, l'idée de structure linguistique. »Oswald DucrotDirecteur d'études à l'EHESS, ses travaux concernent l'histoire de la linguistique, les rapports entre la langue et la logique et, surtout, le pragmatique et la sémantique linguistiques.

  • L'auteur effectue une lecture originale de l'oeuvre lacanienne à travers de la notion de « réseau » en mettant au jour des liens inédits avec l'oeuvre freudienne.

    Cet ouvrage revient sur les points communs des oeuvres de Lacan et de Freud et sur leurs différences, au moyen d'une approche inédite fondée sur le concept de « réseau ». Il y apporte ainsi des éléments de réponse à une question qui agite la communauté des chercheurs en psychologie, psychanalyse et des psychanalystes, sur la nature du « passage » de Freud à Lacan, c'est-à-dire sur le statut de la relecture effectuée par Lacan.

  • Dans le cabinet de l'orthophoniste, Léa entre, inquiète, parce qu'elle n'arrive pas à lire en fin de CP, monsieur R. consulte car il ne trouve plus les mots ni ses clefs, Thomas a 3 ans mais il ne parle pas, madame V. vient de quitter l'hôpital et elle ne parle plus, Simon bégaie au collège et à table, Nathan ne veut pas articuler le « je »...

    Où est le lien entre toutes ces histoires, ces symptômes différents ? Qu'ont-ils en commun pour pousser la porte de l'orthophoniste ? Que peut proposer l'orthophoniste ?

    Des orthophonistes présentent leur métier, sa formation initiale, ses modes d'exercice, sa pratique mais aussi leur propre conception de leur fonction, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

    Si l'orthophoniste connaît le langage et ses sciences, il ne sait rien du patient qui s'adresse à lui avec son symptôme. Chaque rencontre est originale, l'orthophoniste est à l'écoute de tout ce qui parle sans forcément se dire. Il se laisse surprendre par un coup d'oeil, une mimique, un geste, une réflexion qui pourrait sembler anodine ou décalée. C'est donc du patient, de sa manière d'aborder son symptôme et des possibilités de s'en défaire dont il va être question tout au long de cet ouvrage.

  • À quelles conditions peut-on, dans un discours réel, utiliser un énoncé comme argument en faveur d'un autre ? La réponse semble aller de soi, au moins si l'on assimile l'argumentation à une espèce de raisonnement - peut-être lâche et flou, mais analogue en son fond à la démonstration étudiée par les logiciens. Dans ce cas, l'enchaînement des énoncés se fonde sur les informations qu'ils véhiculent, sur ce qu'ils disent de la réalité. C'est justement l'inverse que veut montrer la théorie des échelles argumentatives. Selon elle, la structure des énoncés, au sens le plus étroitement grammatical du terme, contient, indépendamment des informations qu'ils donnent, des indications sur le type de conclusions qu'ils peuvent servir. Le sens même de nos paroles doit alors être vu comme étant, de façon intrinsèque, un moyen pour orienter le discours de l'autre, l'intention de dire ne se distinguant pas de l'intention de faire dire. Ce qui fait triompher le structuralisme là où on l'attend le moins, en sémantique : la valeur sémantique d'un énoncé est constituée par allusion à la possibilité d'un autre énoncé - l'énoncé de l'Autre.

    Cet ouvrage est paru en 1980.

  • "Nous vivons depuis Ferdinand de Saussure avec une idée reçue : le signe est composé de deux éléments indissociables, un signifié et un signifiant.
    Louis-Jean Calvet, appelant à la barre des témoins aussi différents que Jacques Lacan, Bobby Lapointe, Louis Wolfson, Roman Jakobson, Georges Brassens, Sigmund Freud, Léo Ferré, Roland Barthes ou Bénabar, mène ici une enquête en quête du sens. Interrogeant lapsus et discours politiques, chansons, étymologies populaires, métaphores et métonymies, l´auteur ratisse le champ du signe pour tenter de répondre à deux questions, l´une sémiologique (comment se constitue un système de signes ?) et l´autre herméneutique (comment se construit le sens ?).
    Un roman policier au royaume des sens."

  • Après le succès d'Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon s'inscrit à nouveau dans le sillage de l'auteur des Essais. Ces entretiens révèlent un homme au parcours atypique et d'une curiosité hors norme : du statut de la citation dans les textes littéraires à Proust et Brunetière, en passant par Montaigne et la littérature « antimoderne » de Joseph de Maistre à Roland Barthes.
    On découvre l'enfance et l'adolescence de ce fils de militaire expatrié, qui a fait très vite des bibliothèques ses vraies demeures. Devenu polytech¬nicien, il se passionne pour la linguistique. Auditeur de Lévi-Strauss, Foucault et Lacan, il raconte ces années décisives et s'attarde sur son amitié pour Barthes et pour Marc Fumaroli. Il explique comment une discipline s'est alors imposée à lui dans les trois sens du terme : l'enseignement, la littérature et une certaine règle de vie.
    Professeur au Collège de France, essayiste et romancier, voyageur infatigable, Antoine Compagnon jette aujourd'hui un regard rétrospectif sur les livres et les figures qui l'ont marqué. Il fait revivre avec brio et humour le Paris intellectuel des années 1970, mais aussi l'effervescence des universités anglaises et américaines. Il se prononce enfin sur la place des études littéraires en France, et sur la littérature contemporaine.

  • Le linguiste, quand il étudie une langue, prétend d'abord observer des faits, et ensuite les relier par des lois, ou les expliquer par une théorie. Mais ces « faits » (qu'il se « donne » au départ, et qu'il prend pour évidents parce qu'ils appartiennent à la perception habituelle du langage) sont le produit des théories à travers lesquelles il les voit. Quelques-uns sont le produit de sa propre théorie - et l'on parle de cercle vicieux, d'artefact, ou, d'une façon plus sérieuse, et moins péjorative, de « coût théorique ». La plupart sont le produit de théories anciennes, parfois de théories contre lesquelles l'auteur lui-même se bat. D'où la nécessité de savoir comment la linguistique d'hier a construit les faits dont débat la linguistique d'aujourd'hui. C'est ce que tente de faire cet ouvrage, qui traite de recherches très diverses, aussi bien celles de logiciens médiévaux que de modernes théoriciens de l'énonciation.

  • Codicille

    Gérard Genette

    Invité un jour à commenter la forme, la teneur, la genèse, la ' réception ' critique et l'improbable statut générique de Bardadrac, l'auteur en est venu à remettre ses pas dans ses traces et, de fil en aiguille, à en prolonger le propos et le mode de disposition.
    Le thème autocritique initial ' dont on trouve encore ici quelques marques en forme de scolies, additions, repentirs, résurgences, méandres accessoires, bras morts ou vifs ' a donc tourné peu à peu en ' suite ' ou en ' continuation ' de ce qui en principe ne peut ou ne doit être ni poursuivi ni continué. Cela s'appelle sans doute aggraver son cas, mais celui-ci n'est peut-être pas si grave qu'on ne puisse l'aggraver encore sans dommage ' et pour qui ?

  • Tous les jours, pour nous exprimer, pour entrer en communication avec les autres, nous utilisons la langue française. Souvent, les mots nous viennent tout seuls, s´organisant en un discours cohérent. En général, nous ne nous interrogeons pas sur le comment et le pourquoi de la langue.

    Comment la parole est-elle venue aux hommes ? Quand a-t-on inventé l´écriture... et la lecture ? Quelles ont été les grandes étapes de l´évolution linguistique jusqu´à l´établissement de la langue française d´aujourd´hui ? Quel est l´état du français en France et dans le monde aujourd´hui ? Les langues régionales sont-elles toujours parlées et pour combien de temps encore ? Peut-on simplifier l'orthographe ? Comment la grammaire tient-elle les mots ensemble ? Comment la langue vient-elle aux enfants ? Y a-t-il des clés à connaître pour mieux les accompagner sur le chemin de l´apprentissage ? Comment notre langue est-elle enseignée à l'école ? Autant de questions parfois peu ou jamais posées auxquelles répondra cet ouvrage de référence, formidable exploration de la langue française, d´hier à demain. Car la langue est mouvement, changement, évolution, depuis les origines.

    Véritable étude du français d´aujourd´hui - langue orale ou langue écrite, La Langue française pour les Nuls offre une mine d´informations utiles, documentées et agréables à découvrir àtous les curieux de la langue française et amoureux des mots, mais aussi aux parents soucieux d'accompagner leurs enfants sur le chemin de l'apprentissage de notre belle langue.


    Au programme:

    - Des débuts du langage à la langue française(le propre de l'homme, l'histoire du langage, l'histoire du français, l'étymologie, l'alphabet) - Le français, comment ça marche ?(comment les mots se fabriquent et se démontent, l'orthographe, le vocabulaire, la grammaire, lorsque la langue devient jeu !) - Le français, comment l'apprend-on ?(comment l'enfant apprend à parler, comment l'enfant apprend à lire, les accidents de l'apprentissage, l'enseignement du français à l'école) - Le français aujourd'hui : ici et ailleurs(le français dans les médias et dans les discours politiques, l'illettrisme, les langues régionales, la francophonie)

  • Qu'est-ce qui est approprié et inapproprié d'exprimer ? Que racontent les clichés, les proverbes, les sentences ? Le moins disant serait-il le plus significatif ? L'art de parler serait-il d'abord un art d'écouter ? Une méditation fondamentale sur le langage.
    Notre manière de parler des choses est une part intime de l'expérience que nous en avons. C'est un fait cependant qu'elle se heurte aux obstacles d'une expression en apparence inauthentique. Clichés, lieux communs, proverbes, sentences et tournures toutes faites semblent relever d'une parole impropre, marquée par une dépossession du langage, une aliénation de la subjectivité et une incompréhension du monde.
    Mais qu'entend-on véritablement dans cette parole ? Peut-être, dans les multiples figures qu'elle peut revêtir, un fond d'usages, de formules, d'arts de dire, dont il convient de mesurer l'expressivité paradoxale au-delà des préjugés qui nous incitent à nous en défier. Dans la réversibilité du propre et de l'impropre qui les caractérise, le présent ouvrage se propose de décrire les conditions de leur adéquation possible, et parfois inattendue, à l'expérience. C'est ainsi que peut se révéler leur vérité singulière, qu'il nous faut réapprendre à écouter.

  • À entendre nos contemporains, il serait presque impossible d'arriver à connaître tous les rouages de la langue française car chacun sait que « c'est en français qu'il y a le plus de cas particuliers et d'exceptions » ! Pourtant, à l'inverse, nombreux sont ceux qui ne jurent que par le français orthodoxe des dictionnaires et autres grammaires, qui s'insurgent de le voir malmené, voire menacé, et stigmatisent les fautes des autres... oubliant souvent qu'ils en font aussi ! Sans plaider pour un laisser-faire illimité, pas plus que pour une réglementation féroce, Chantal Rittaud-Hutinet nous montre au travers de nombreux exemples présents et passés à quels excès, contradictions et erreurs peuvent conduire les idées reçues sur la langue française.

  • Derrida à Montréal n'est pas le titre d'une pièce de théâtre, mais celui d'un essai qui suit, en trois actes, trois événements singuliers qui ont eu lieu à Montréal et auxquels Jacques Derrida a participé en 1971, en 1979 et en 1997. Au « Premier Acte », Michael Naas relit de près la première communication du philosophe, « Signature événement contexte », un texte qui prend très au sérieux - et les critique tout à la fois - la théorie des speech acts de John L. Austin et les questions du contexte, de la présence, de l'écriture, de l'événement et de la signature qui lui sont liées. Au « Deuxième Acte », on retrouve Derrida traitant de ces mêmes questions, mais d'un point de vue politique où il s'intéresse aux « Déclarations d'Indépendance ». Enfin, au « Troisième Acte », Derrida poursuit cette discussion ininterrompue qui se concentre, une fois de plus, sur ces mêmes aspects, mais à la lumière de la notion d'événement. C'est comme si Montréal avait chaque fois été la scène rêvée où Derrida avait pu explorer ces questions pour lui cruciales.

  • Le mot chien ne mord pas !

    Qui n'a jamais souffert de malentendus, d'incompréhension, d'incommunicabilité dans ses relations avec les autres ? Nous utilisons tous le même langage et pourtant, nous ne nous comprenons pas toujours.

    La réalité n'est pas dans les mots : le mot "chien" évoquera pour certains un danger en puissance et pour d'autres, jeu et tendresse. Tous nos problèmes avec les autres, des malentendus ordinaires aux ruptures de la relation, viennent de cette confusion qu'entretient le langage : méprise entre notre monde et celui de l'autre, entre nos croyances, nos opinions, et la réalité. Comment, alors, réussir à se comprendre, à renouer avec un langage qui nourrisse la relation ?

    Pierre Raynaud nous initie aux bénéfices du langage réel : exercices à l'appui, il dévoile les pièges de la communication, décrypte nos paroles et analyse leurs nuances. Pour mieux nous entendre avec les autres, il nous invite à résister à la tentation de tout interpréter, à observer sans juger, à écouter avant d'agir... Nous développerons ainsi un pragmatisme relationnel qui nous permettra d'influencer positivement nos interlocuteurs et d'obtenir ce que nous voulons sans même avoir à le demander.

  • Comment le langage est-il apparu ? Certes pas parce qu'il fallait que l'on parle... L'éthologie, la paléoanthropologie, la linguistique... servent ici de guides précieux dans une véritable enquête qui nous mène sur les traces des premiers humains.

    Existe-t-il des méthodes qui nous permettraient de reconstituer une éventuelle langue mère"? Comment un "protolangage" se serait-il complexifié pour d'atteindre l'immense sophistication de nos langues actuelles? Le langage, universel dans notre espèce et exception dans le règne animal, constituerait-il une anomalie de l'évolution?

    Les rôles joués par le langage et l'avantage évolutif qu'ils induisent seraient une des clés permettant de répondre à ces questions."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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