• Un immeuble à moitié vide au milieu d'un vaste chantier de construction. Quelques occupants, oubliés de tous, qui résistent à l'expropriation. Un soir, ils célèbrent la sortie d'un livre consacré à leur combat. Mais tandis que la fête bat son plein, Hella, auteure du texte, et Molly, auteure des photos, se retrouvent face à l'encombrant cadavre d'un homme. La décision qu'elles prennent alors va lier leurs destins, inextricablement. En un savant va-et-vient entre passé et présent, le récit des événements qui les ont conduites au drame révèle d'inquiétantes zones d'ombre. Un suspense brillant doublé d'un réquisitoire contre l'urbanisation sauvage, la gentrification et les violences faites aux femmes.
    «Superbe... captivant... choquant.» The Times

  • Avec Présentes Lauren Bastide signe un manifeste féministe ultra-documenté, nourri par les réflexions des militantes les plus inspirantes d'aujourd'hui. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour mieux comprendre les nouvelles luttes féministes de l'après-#MeToo.
    " Être visibles. Marcher dans la rue sans peur. Exprimer haut et fort nos opinions. C'est ce que la société interdit aux femmes. Et c'est le programme de ce livre.
    Messieurs qui tenez les manettes, si vous voulez régler le problème, les chercheuses et militantes féministes ont fait le boulot. Les mécanismes sont identifiés, les solutions existent. Tout est là.
    Ce qu'il manque maintenant, c'est votre volonté. Or, chaque jour, on constate qu'elle est nulle. Manifestement, l'idée de vivre dans un monde où les femmes seraient vraiment les égales des hommes ne vous emballe pas plus que ca ". L.B.
    Avec
    Présentes, Lauren Bastide signe un manifeste féministe ultra-documenté, nourri par les réflexions des militantes les plus inspirantes d'aujourd'hui. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour mieux comprendre les nouvelles luttes féministes de l'après-#MeToo.

  • L'inspecteur Chen a du mal à reconnaître sa ville dans le brouillard persistant qui l'enveloppe. Shanghai, la perle de l'Orient, n'a pas été préservée du mal insidieux qui gagne tout le pays: la pollution atmosphérique. Si les autorités - à l'abri derrière leurs purificateurs d'air - continuent de fermer les yeux sur le fléau, la population, elle, souffre. Mais pas forcément en silence. Des milliers d'internautes protestent et suivent avec attention les articles postés sur le Net par une activiste que l'inspecteur Chen a bien connue du temps où il avait été envoyé en mission sur le lac Tai. Cette fois-ci, le Parti voudrait qu'il enquête sur elle. Quant au fidèle inspecteur Yu, il aimerait que Chen lui prête main-forte pour identifier l'auteur d'une série de meurtres, perpétrés au petit matin avec une régularité alarmante...

  • Lorsque deux bombes nucléaires sont tombées sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, le monde entier a réalisé que l'humanité avait atteint un point de non-retour dans sa capacité d'autodestruction. Aujourd'hui, l'Anthropocène est en train de provoquer la sixième extinction de masse et tous les signaux sont au rouge: hausse des émissions de GES, fonte des glaciers, feux de forêt, inondations, réfugiés climatiques...
    Pour Chomsky, ces deux menaces exigent une réponse qui ne peut être que de portée mondiale. Dans un contexte de montée en puissance des grandes entreprises mondialisées qui ont privé les États de leur capacité de façonner l'avenir, il plaide pour la signature urgente de traités internationaux contraignants sur le climat et l'armement, et lance un appel à une mobilisation populaire sans précédent.
    «Seul Noam Chomsky a su communiquer avec une telle passion les liens qui unissent les deux catastrophes d'origine humaine auxquelles fait face la civilisation, soit le bouleversement du climat et l'apocalypse nucléaire, et jamais n'a-t-il lancé ses mises en garde et ses appels à l'action de façon aussi impressionnante.»
    - Daniel Ellsberg, lanceur d'alerte des Pentagon Papers

  • L'amour est un sentiment plus grand que nature. Dans ce livre, vous ne trouverez ni la recette du grand amour, ni des coeurs à toutes les pages, encore moins une définition de l'amour. Mais vous trouverez des réponses, celles qui vous conviennent, et des déclarations d'amour, celles qui vous ressemblent.

  • Dans cet essai, David Graeber guide le lecteur dans les rouages de la véritable démocratie pour déconstruire les idées reçues et réorienter de manière audacieuse notre compréhension de lhistoire politique.

  • Enfants de rois, de paysans ou de bourgeois, les personnages de ces quatre récits ont ouvert sur le monde des yeux de premier homme?: l'ordre des choses, ils entendent l'éprouver en restant sourds aux « vérités éternelles ». Ce sont alors des assauts et des ruses, des solidarités intempestives et de soudains dégagements. Liberté, égalité, fraternité?: les vieilles lunes sont décrochées avec tout le décor, et les voici qui se rallument, fragiles, toutes neuves, à hauteur de regard, sur le visage de n'importe qui.

  • Un cri s'élève en moi qui me transfigure. Le monde attend que la femme revienne au monde comme elle est née telle qu'elle est: femme naissance, femme droite, femme debout, femme puissante. Femme résurgence. Renaissance. Un appel s'élève en moi et j'ai décidé de lui dire oui. Dire oui à ma naissance. Assumer en mon esprit les mémoires qui émergent en même temps que la voix des femmes autochtones se dressent au-dessus de la noirceur ambiante. Les mémoires des blessures, les mémoires de la terre, les mémoires du peuple et de ses générations précédentes. Le choc de la dépossession. Prendre la parole chacune notre tour et soulager peu à peu le fardeau de l'oppression. Le poids de la douleur. Le poids du colonialisme. J'écris pour dire oui à mon être. Dire oui à moi femme. Forcer les portes du silence. Se nommer résilience. Pour la postérité. Pour assurer notre trace. Déraciner une fois pour toutes la Colonisation. - Natasha Kanapé Fontaine

  • Il y a presque dix ans - avant WikiLeaks, Occupy Wall Street et le Printemps arabe -, l'anthropologue Gabriella Coleman se plongeait dans l'étude d'un phénomène mondial alors en pleine expansion: la communauté de hackers au masque désormais célèbre, Anonymous. Après quelques mois, elle était devenue si étroitement liée au groupe - tantôt confidente, tantôt interprète ou porte-parole - que ce statut ambigu, atypique, avait pris une place centrale dans son travail. C'est depuis cette zone liminaire que ce récit entreprend de cerner la nébuleuse, à la manière d'un journal d'enquête anthropologique. Son immersion étonnante dans la sous-culture d'Anonymous, Gabriella Coleman l'enrichit de témoignages obtenus auprès de hackers célèbres en pleine action. S'y chuchote, dans l'ombre de la figure légendaire du trickster, la jubilation du «lulz» - le plaisir de jouer des sales tours, la délectation du «trolling», l'exaltation de la piraterie. Une forme naissante et rageuse d'activisme s'y déclare aussi haut et fort, qui aura le succès que l'on connaît. Sans rien céder aux charmes de l'anecdote, l'ouvrage pense plus largement l'action directe dans le cyberespace, en creusant notamment la question de l'éthique du «hacking». Il examine dans le même temps les mécanismes de répression conçus par les autorités pour contrer cette nouvelle forme de contestation. Cette étude sur Anonymous est indubitablement la plus complète et la plus rigoureuse existant à ce jour.

  • « Il fallait collaborer avec la Dina ou mourir. Moi, je voulais vivre. » Arrêtée en 1974 pour avoir poursuivi ses activités de militante socialiste après le coup d'État qui renversa le gouvernement de Salvador Allende, torturée, violée, menacée de représ

  • Est-ce que l'autogestion est à ranger dans les oubliettes de l'histoire ? Pour répondre à cette question, un collectif de militants, coordonné par Pierre Thomé, est parti à la recherche d'acteurs de mouvements sociaux (LIP, Larzac, Plogoff, luttes des femmes, luttes dans les quartiers...) qui se sont inspirés peu ou prou de l'autogestion dans le sens défini par le philosophe Henri Lefebvre.

  • À quoi sert l'école ? Le débat fait rage. Lycéens engagés, Arthur Moinet et Eliott Nouaille ont milité pour que les élèves deviennent les acteurs de leur éducation. Abattre
    les murs qui séparent les lycées en filières pour construire une école plus juste, inventer de nouveaux modes de notation et évaluer par contrat de confiance, repenser
    les rythmes scolaires, réorganiser le baccalauréat... Autant de propositions concrètes, parfois iconoclastes, pour un lycée plus ouvert qui permette la réussite de tous.
    L'Alternative lycéenne ! est un appel au réveil de la jeunesse et à sa responsabilisation. Avec un mot d'ordre : que les adultes et le système éducatif donnent la parole aux élèves et leur fassent enfin confiance !

  • Qu'est-ce qu'être une intellectuelle critique aujourd'hui? Comment se situer par rapport aux luttes sociales? Que signifie l'engagement citoyen à l'ère du néolibéralisme? En prenant appui sur la pensée d'Hannah Arendt, Diane Lamoureux tente de répondre à

  • À la fin des années 1920 naît la première organisation antiraciste française, la Ligue internationale contre l¬'antisémitisme (LICA, actuelle LICRA). Ciblant d¬'abord les manifestations antijuives qui surviennent en Europe centrale et orientale, elle doit très vite affronter la résurgence de l¬'antisémitisme dans une France où on le croyait à tort éteint, et faire face à un défi sans précédent, le national-socialisme.
    Dans le contexte tourmenté des années 1930, les militants de la LICA inventent une doctrine et se dotent de moyens d'¬action. À côté des batailles rangées contre leurs adversaires, du boycottage des dictatures et d'une propagande véhémente, ils définissent un projet politique visant à donner une dimension institutionnelle à l¬'antiracisme dans la France républicaine.
    S'¬appuyant sur des fonds d¬'archives inédits et considérables ? dont les archives de la LICA rapatriées de Moscou au début des années 2000 ?, Emmanuel Debono retrace l¬'histoire des pionniers du militantisme antiraciste en France, avant que la défaite de 1940 ne plonge leur idéal dans les ténèbres. Il met en lumière l¬'attitude des pouvoirs publics, celle des élites politiques et intellectuelles, en métropole comme en Afrique du Nord, face à des démonstrations de haine souvent minimisées.

  • L'espace urbain a toujours été synonyme de densité, de vitesse et de foisonnement. Toutefois, le phénomène d'urbanisation qui s'intensifie depuis la révolution industrielle s'étend aujourd'hui à une échelle inédite. Alors qu'elle semble se déployer sans fin, cette urbanisation produit en même temps les limites de sa propre expansion - pollution des écosystèmes et de la biosphère, congestion, surpopulation, etc. Devant l'ampleur de la crise, de plus en plus de grands centres prennent l'initiative de s'imposer comme modèles de villes faisant preuve d'« intelligence ».

    Le présent ouvrage se penche sur ce grand projet technologique, en explorant les défis que la « ville intelligente » pose à la démocratie et à l'écologie, l'emprise de la « gouvernementalité algorithmique » et de la culture technologique sur nos vies, la menace qui pèse sur nos libertés en tant que citoyens et citoyennes ainsi que nos droits de réclamer une ville juste et inclusive. L'élan de ce livre est certainement critique, mais non au sens d'une dénonciation ou d'un simple refus : l'ensemble des contributions cherche plutôt à remettre en question les discours et les idées qui prévalent avec une évidence de plus en plus hégémonique, et selon lesquels il serait possible de résoudre les crises contemporaines grâce à la « ville intelligente ». Destiné à un lectorat désillusionné par les discours technocentrés, l'ouvrage cherche à ouvrir l'espace des possibles en imaginant d'autres trajectoires.

    Emmanuelle Caccamo est docteure en sémiologie, chercheuse en communication et professeure à temps partiel à l'Université d'Ottawa. Ses recherches portent sur l'imaginaire et les discours entourant les nouvelles technologies médiatiques numériques. Elle développe une approche technocritique et décroissantiste du numérique. Elle est également cofondatrice et directrice générale de la revue d'exploration sémiotique Cygne noir.

    Étudiant au doctorat, Julien Walzberg s'intéresse à la modélisation des comportements humains lors de la phase d'utilisation d'un produit ou service en analyse du cycle de vie. Il a également été consultant junior en analyse du cycle de vie. Il détient par ailleurs un diplôme d'ingénieur en matériaux ainsi qu'un mastère spécialisé en management de l'environnement.

    Tyler Reigeluth est docteur en philosophie de l'Université Libre de Bruxelles où il a défendu sa thèse dans le cadre du sein du projet interuniversitaire «Gouvernementalité algorithmique». Il s'intéresse généralement aux relations politiques qui lient techniques et corps, et plus particulièrement aux questions éthiques et épistémologiques qu'impliquent une connaissance de l'apprentissage machine (machine learning).

    Nicolas Merveille est docteur en anthropologie sociale et ethnologie de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris) et professeur au Département Stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l'ESG-UQAM. Il est titulaire d'un mastère spécialisé en ingénierie et gestion de l'environnement de l'École nationale supérieure des Mines de Paris.

  • Printemps 2012. La grève étudiante bat son plein. Ce qui avait commencé comme une simple lutte contre la hausse des frais de scolarité se transforme rapidement en une rébellion contre le gouvernement libéral et prend dangereusement l'allure d'une révolte généralisée. La jeunesse québécoise monte aux barricades et c'est moi qui l'y conduis. C'est moi qui anime et fais se mouvoir les foules dont la colère tire le Québec de son sommeil tranquille.J'ai vingt-deux ans à peine et je suis déjà un cauchemar pour les défenseurs de l'ordre établi. On m'appelle GND.
    Alors que la grève, au fur et à mesure qu'elle prend de l'ampleur, se mue en un monstre hors de tout contrôle, je me trouve aspiré dans une légende évoquant tous les démons de l'engagement politique au Québec. Cette épopée dont je suis devenu le héros malgré moi, il me faudra pourtant la mener jusqu'au bout. J'ai donné ma parole au peuple. Je compte bien la tenir.

  • "À mon niveau, qu'est-ce que je peux faire ?" C'est à cette question, restée souvent sans réponse, qu'est dédié cet ouvrage. Car il ne tient qu'à nous de faire exister dès aujourd'hui - pour soi, pour nos enfants, pour les générations futures - un monde que nous désirons tous, plus coopératif et plus humaniste. Chacun d'entre nous peut faire une véritable différence autour de soi... et pour cela chaque action individuelle compte !

    Avec 101 actions solidaires et écologiques, positives et concrètes, ce livre nous invite dès maintenant à agir.

    Parce que le monde ne changera pas sans vous, parce que chaque goutte d'eau est importante, parce que faire du bien permet aussi de se sentir bien, parce que "Il n'est jamais trop tard pour agir" comme le précise Pierre Rabhi dans sa préface, alors... impliquez-vous !

  • Cet ouvrage rassemble des spécialistes de la périnatalité, de l'enfance, de l'adolescence et de l'adulte à tous les âges de la vie. Tous de discipline différente ont été invités à réfléchir à la dimension éthique, politique et psychologique d'un vivre ensemble, jeunes et vieux, dans une société en pleine révolution de l'âge.


    Le défi que l'ouvrage nous invite à relever consiste à porter un autre regard sur l'avancée en âge, pour faire tomber aussi bien le racisme anti-jeune que le racisme anti-vieux, pour lutter contre l'isolement à tous les âges, prendre soin des plus vulnérables : les bébés, les enfants, les personnes âgées, y compris celles qui sont touchées par des maladies neurodégénératives ou par un handicap. Les auteurs font le pari du Sujet en devenir tout au long de sa vie à qui on doit pouvoir fournir des tuteurs de résilience garants d'une souplesse identitaire qui lui permette de dépasser les deuils, les pertes et les renoncements engendrés par le temps qui passe, d'un Sujet en allant-devenant, going on being, jusqu'à son dernier souffle pour bien vieillir ensemble aujourd'hui et demain.

  • Le cocommuniste

    Jacques Jouet

    La scène se passe : en banlieue parisienne dans les années 1970 puis en URSS entre la mort de Lénine et celle de Staline puis dans le bassin creillois entre 1950 et 2010 puis dans une «démocratie populaire» après la destruction du rideau de fer puis en France avant Karl Marx puis en Amérique latine aujourd'hui et puis encore, pour finir, en banlieue parisienne aujourd'hui. Le communisme dans l'idée ; le communisme dans le concret. Vains dieux, la confrontation!

  • Alors que de nombreuses voix invitent à nouveau la CFDT à "changer radicalement sa pratique" vis-à-vis de la base, cet ouvrage permet de comprendre les ressorts réels des transformations qui ont affecté la Confédération française démocratique du travail depuis mai 1968.
    Comment la CFDT - qui a compté jusqu'à 2 millions d'adhérents - est-elle passée du socialisme autogestionnaire au réformisme apolitique en moins d'une génération ? A égale distance des thèses adverses de la "trahison historique" face au néolibéralisme et de l'"adaptation" nécessaire devant la crise, Nicolas Defaud montre, grâce à un travail à partir d'archives et à une sociohistoire inédite de l''appareil syndical, comment la confédération d''origine chrétienne est passée du mouvement ouvrier et du syndicalisme de transformation sociale au "syndicalisme de proposition" qu''elle a labellisé.
    Retraçant à la fois les débats d''idées et les basculements sociologiques profonds qui touchent la population de ses militants, l''auteur propose un autre point de vue pour aborder l''évolution du syndicalisme à travers l''histoire de la CFDT, le syndicat qui voulait être le "bureau d''études de la classe ouvrière".

  • Principalement issus du sous-continent indien, les premiers migrants musulmans de Grand-Bretagne ont d'abord été attirés par une prospérité en trompe-l'oeil, celle d'une nation industrielle en déclin. Très vite leurs enfants ont été confrontés au chômage massif et à la remise en cause de l'État providence. Se sentant, comme ailleurs en Europe, à la fois étrangers aux traditions culturelles de leurs parents et rejetés par la majorité blanche britannique, certains d'entre eux ont été tentés par un retour aux traditions islamiques, par le militantisme politique, voire par l''extrémisme.
    L''expérience britannique d''événements tels que le scandale des Versets sataniques (1989), l'opposition à la guerre en Irak (2003) ou encore les attentats de Londres (2005), mais aussi les violences urbaines, l'évolution des discriminations raciales ou religieuses, les discours politiques ou médiatiques islamophobes, la force du white backlash, les débats sur les questions d'éducation, de représentativité des minorités dans l'espace public. peuvent, au-delà des oppositions rituelles entre "modèle français" et "modèle britannique" d'immigration, aider à réfléchir au cas français.
    Islamisme, terrorisme, communautarisme. autant de mots devenus peu à peu synonymes, notamment depuis septembre 2001 et les attentats de Londres en juillet 2005. C'est tout l''intérêt du livre d'Olivier Esteves que de montrer le parallèle entre trajectoires postcoloniales françaises et anglaises, et d'aller au-delà de schémas médiatiques simplistes où "tout ce qui est modéré à Londres serait considéré comme extrême à Paris".

  • Les émotions sont au coeur de la mobilisation collective : compassion pour les victimes, colre l'égard des tyrans, admiration des héros, enthousiasme d'agir ensemble, etc. L'objectif est ici d'analyser ces phénomnes qui permettent aux militants de sensibiliser le public leur cause.
    Modes d'action des intermittents du spectacle ou d'Emmaüs, exaspération des victimes du sida, enthousiasme pour le Téléthon, dénonciation de la double peine, protestation contre la corrida, enrôlement des mres de famille en faveur du parti communiste ou encore attachement du public la défense du patrimoine historique, la diversité des causes et des registres d'émotion ne manque pas.
    Mais qu'est-ce qui fait courir les militants et les motive ainsi payer de leur temps et de leur argent ? Que doit leur engagement leur histoire ? Comment les convictions les plus profondes et les calculs stratégiques se mlent, se compltent ou s'opposent ? Que nous apprennent les cas italiens, marocains ou argentins sur le poids des contextes historiques et nationaux ?
    L'attention accordée aux émotions éclaire d'un jour nouveau les questions classiques de l'étude des mobilisations collectives.

  • Il y a plus d'un siècle, bien avant la naissance du commerce équitable, des citoyens se font les apôtres d'une consommation engagée. Une association, la Ligue sociale d'acheteurs, incite en effet les consomateurs à tenir compte des conditions de travail des ouvriers et des employés. Elle conseille par exemple de ne pas faire ses courses le dimanche afin de promouvoir le repos hebdomadaire ou de choisir sa couturière sur une liste qu'elle a établie.Catholiques atypiques, ouverts à d'autres pays, à d'autres religions et à de nouveaux rapports de genre, ces militants choisissent le biais de la consommation pour traiter de questions politiques et sociales - une idée venue de Grande-Bretagne et des États-Unis - et trouver leur place dans la IIIe République.En retraçant les origines, l'histoire et la postérité de la Ligue, des années 1880 jusqu'aux années 1930, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l'histoire de la société française dans la première moitié du XXe siècle.

  • Plus de dix ans après depuis la parution de son premier roman (Les jambes de Steffi Graf, 2007), Pierre Cayouette revient en force avec un roman tout en contrastes, oscillant habilement entre l'exaltation de la jeunesse et les thématiques plus sombres telles que la maladie et l'avortement. Un roman qui nous transporte à l'époque du référendum, vécue de l'intérieur par un jeune homme aux grandes aspirations.

    Mai 1980. L'effervescence du premier référendum, Christian la ressent, dans tous les pores de sa peau. Enfant de la banlieue et de la Révolution tranquille, le jeune militant a des rêves de grandeur et hume déjà le parfum de la victoire. À travers la banalité d'un quotidien partagé entre Geneviève, son amoureuse, et Jean, un professeur à la retraite, il s'imprègne de la poésie de Miron et des discours porteurs de René Lévesque. Rempli de la ferveur de ses dix-huit ans, il rencontre la défaite et la mort et découvre aussi l'espoir des amitiés improbables.

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