• Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce quele proscrit qui, dans Châtiments, vient defustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ;mais aussi parce que le recueil, en son centre, porte la brisure du deuil, et ses deux parties - « Autrefois », «Aujourd´hui» -sont séparées par la césure tragique de l´année 1843 où Léopoldine, la fille de Hugo, disparut noyée. La parole poétique prend naissance dans la mort, et « ce livre », nous dit l´écrivain, « doit être lu comme on lirait le livre d´un mort ».
    Mais Les Contemplations construisent aussi une destinée. Il se peut qu´elle emprunte à la biographie de l´écrivain ; on se tromperait pourtant à la confondre avec la sienne. Car si le lyrisme de Hugo touche à l´universel, c´est que le poète précisément dépouille ici l´écorce individuelle pour atteindre à l´intime : le sien propre et celui du lecteur qui saura ainsi se retrouver dans le miroir que lui tendent ces Mémoires d´une âme.

  • Jeûne perpétuel, stigmates hebdomadaires, conversations mystiques et dictées divines : quel miracle n'a pas connu Marthe Robin (+1981) ? Tout était faux, cependant, car tout était simulé. Cette investigation renversante d'un grand expert catholique ne fait pas que dévoiler une fraude. Elle démasque la " bonne foi " qui l'a permise. Un document brûlant.
    Il est des livres d'investigation dont les révélations provoquent un avant et un après. Parce qu'ils dévoilent un mensonge établi, en démontant chaque raison secrète, chaque rouage caché, en démasquant les auteurs, les complices et les victimes.
    Tel est cet ouvrage, appelé à causer un séisme au sein de l'univers catholique.
    C'est en odeur de sainteté que meurt Marthe Robin en 1981. La paralysée de la Drôme a passé des décennies à se nourrir seulement de la communion, à connaître des visions surnaturelles, à éprouver les stigmates du Christ et à transmettre ses dialogues avec Dieu. Elle a reçu des milliers de visiteurs et inspiré le mouvement international des Foyers de Charité. Ses disciples voulaient qu'elle soit béatifiée et canonisée. Pensant en faire l'avocat de leur cause, ils confièrent ses archives au carme Conrad De Meester.
    Mais le spécialiste de la mystique féminine, va se faire le procureur de Marthe Robin. Le rapport circonstancié qu'il adresse à Rome, dans lequel il démontre et dénonce une fraude systématiquement organisée, est enterré. Au soir de sa vie, il reprend son réquisitoire, entraînant le lecteur dans la reconstitution de son enquête, déroulant une à une les pièces à conviction, enchaînant les découvertes graphologiques, textuelles, chronologiques, factuelles, médicales qui démontrent la construction de l'imposture.
    C'est le manuscrit retrouvé dans la cellule de Conrad De Meester à sa mort, le 6 décembre 2019, que publie les Éditions du Cerf, son éditeur historique. Afin que, selon son voeu, triomphe l'exigence évangélique de la vérité.

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    Dans la crypte de la cathédrale de Chartres, une jeune femme s'apprête à percer un mystère dont la révélation fera entrer l'humanité dans un âge nouveau... L'auteur de La Petite Fille du phare (60 000 ex vendus) livre un nouveau thriller nimbé d'ésotérisme, haletant et érudit." Il n'y a de Dieu qu'Allah l'Unique. " Par quel mystère la profession de foi de l'islam figure-t-elle sur un vitrail de la cathédrale de Chartres retraçant la vie du Christ ? Lors de fouilles dans la crypte de cette cathédrale, Mary, jeune et brillante étudiante, est sur le point de mettre au jour une découverte archéologique majeure. Mais cette révélation risque de bouleverser l'équilibre du monde. Un rempart de haine et de sang se dresse alors pour empêcher la jeune femme d'accéder à cette vérité qui dérange. Quelle est l'étrange congrégation prête à supprimer tous ceux qui s'approchent trop près du secret ? Quel est ce secret ? Une prophétie vieille de plusieurs siècles est-elle en train de s'accomplir ?

  • Une formidable histoire de départs, de traversées et de légendes, le tout porté par l'écriture poétique et mélodieuse d'Emma Hooper.
    Du haut de ses onze ans, à travers le brouillard, le vent et la pluie, Finn compte les bateaux de pêche, de moins en moins nombreux à Big Running, son village natal situé sur une île du fin fond du Canada. Il n'y a plus de poissons à pêcher, donc plus de travail. Peu à peu, les maisons se vident et les habitants quittent l'île.
    Le jour où ses parents se retrouvent obligés de travailler un mois sur deux, chacun leur tour, dans l'Alberta, Finn est inquiet. Sa vie, telle qu'il l'a toujours connue, risque d'être à jamais bouleversée. Alors quand sa soeur elle-même, après avoir repeint toutes les maisons abandonnées de l'île aux couleurs de différents pays, finit par partir, il décide que c'en est trop. Avec les caribous, le lichen et le vent comme seuls compagnons, il échafaude un plan fabuleux pour sauver à la fois sa famille et son île.
    Une histoire tendre et fantasque, d'une incroyable beauté, portée par l'écriture poétique d'Emma Hooper.

  • Toutes les religions, les cultes et les clergés en ont fait leur première ennemie et le christianisme n'a pas échappé à cette malédiction : la chair serait le mal. Mais tel n'est l'avis de Dieu, prévient le plus iconoclaste et flamboyant spirituel contemporain. C'est en elle, libre et libérée, que se tient le salut. Un " laissez vivre la chair " appelé à faire grand bruit.
    L'aventure de notre propre incarnation, à laquelle nous convoque l'évangile, est un chemin spirituel heureux et libérateur, mais en même temps exigeant et compliqué. Celui qui cherche Dieu erre dans l'obscur de sa chair, gêné par les morales et embarrassé par les religions. Cependant, c'est seulement quand il consent à s'immerger dans sa réalité la plus concrète, triviale et discordante, qu'il se trouve et rejoint Dieu.
    Jean Pierre Brice Olivier interroge nos questions fondamentales -; peur, désir, solitude, péché, foi -; avec le texte biblique, pour tenter d'en éclairer les mystères de l'un comme de l'autre et de l'un avec l'autre. Il récapitule et déchiffre ici cinquante années de sa quête.
    Un texte inouï, bienfaisant et contemporain. Un chant de libération.

  • Qui est l'Eternel ? En quoi est-il un et unique ? Pourquoi parle-t-il et que nous dit-il ? A la croisée des cultes et de la culture.
    Comment définir l'essence du monothéisme dans un monde où les religions paraissent désuètes, dangereuses, voire évanouies et absentes ? Qu'en est-il réellement du judaïsme ? Et que nous dit-il aujourd'hui ?
    C'est à une relecture des sources de l'expérience et de l'existence juive qu'invite ce livre, témoignant combien la tradition peut être créatrice. Alors que la Bible et le Talmud, ainsi que les autres grands corpus juridiques ou mystiques, visent à en garantir la pratique afin d'en assurer la transmission et la pérennité, le coeur du projet n'en ressort pas moins opaque pour beaucoup. Ce sont donc les véritables enjeux qui l'animent qu'il s'agit d'éclaircir.
    Entrant en dialogue avec des siècles de commentaire, des Maîtres du Talmud à Maïmonide, de Rashi à Rabbi 'Haïm de Volozhin, Aaron Eliacheff et Frank Alvarez-Pereyre interrogent des expressions dont on croyait tout comprendre, comme " se faire un nom ", des notions dont on croyait tout savoir, comme le " monothéisme ", des concepts à propos desquels on croyait avoir tout lu, comme le tsimtsoum.
    Un ouvrage indispensable pour saisir les fondements du judaïsme, le pourquoi de son apparente complexité, le comment de sa simple proximité.

  • Les larmes ne sont pas que de malheurs. Elles sont aussi une transparence sur l'invisible et une porte sur l'émerveillement. De Jésus à Thérèse de Lisieux en passant par Marie-Madeleine, ce traité explore la voie de la " douloureuse joie ".
    Au fond, sait-on jamais pourquoi on pleure ? Il y a bien des larmes qui sont sans raison, des larmes qui, en somme, nous échappent. N'est-ce pas celles-ci, justement, qui ont le plus de sens ?
    Dans la tradition chrétienne, ces larmes permettent la révélation de ce qu'est l'homme, en vérité, devant Dieu. Elles ne viennent pas de nous : elles nous sont données, gratuitement, par pure grâce.
    Quelles sont les premières et les dernières larmes de la Bible ? Quand et pourquoi le Christ pleure-t-il ? Comment les larmes de saint Pierre et de sainte Marie-Madeleine doiventelles être comprises ? Pourquoi la Vierge pleure-t-elle à la Salette en 1854 ? Est-ce un don spirituel ? Des textes bibliques aux auteurs médiévaux et modernes - Thomas d'Aquin, Catherine de Sienne, Thérèse de Lisieux -, en passant par la littérature et même la bande dessinée, se dévoile peu à peu le sens théologique de ce sujet qu'on croyait commun.
    Qu'on pleure beaucoup ou peu, voire jamais, voici des clés pour comprendre les larmes et ce qu'elles nous disent du mystère de notre existence.

  • Le journal de bord d'un témoin radical de la conversion et de la foi. Sous les événements de l'actualité, un éveil à la manière dont oeuvre l'Esprit dans l'homme. Renversant !
    Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Évangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel.
    Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives.
    Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac.
    Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.

  • Le grand mystique et théologien du XVe siècle fait dans ce traité, le De ludo globi, la démonstration qu'il est aussi un grand logicien. Un hymne à l'intelligence divine.
    L e philosophe Nicolas de Cues a écrit le De ludo globi vers la fin de l'année 1463, à Rome. La métaphore plaisante du jeu de la boule lui permet d'illustrer et de clarifier sa pensée. L'exemple du jeu s'inscrit dans le cadre de la recherche de Dieu. Celle-ci, illustrée à son tour par la métaphore de la chasse dans le De venatione sapientiae, exprime la tension entre l'homme et l'absolu, entre la créature qui est image et le Créateur dont elle est l'image. L'homo viator est homo ludens. La vie est un jeu, comme la recherche de Dieu est une course.
    Maurice de Gandillac avait traduit des passages de cette oeuvre essentielle et surprenante. Hervé Pasqua en offre une traduction intégrale, précédée d'une introduction éclairante.

  • Les raisons du coeur que la raison ignore ne seraient-elles pas les meilleures ? Levant notre amnésie sur le plus humain de nos organes, ce livre nous ré-enfante comme des êtres d'abord d'intuition et de sensibilité. Le testament vivant d'un grand philosophe.
    On déplore le manque d'éducation du coeur. Qu'attend-on pour en préciser la logique et la rhétorique ? Notre éducation est trop informative, pas assez transformative. Trop centrée sur l'acquisition et l'échange des informations, pas assez sur les valeurs de tendresse et de fraternité.
    On n'admire les marques de la présence du Christ que par les yeux du coeur.
    Mais faut-il vraiment en appeler au tiers d'un véritable Ordre du coeur, comme
    ordre de vérité ?
    /> Pourquoi un ordre de vérité ? Il y a trois ordres de choses : la chair, l'esprit, la volonté ; et trois ordres de discours : philosophique (qui s'adresse à l'intelligence), théologique (à l'intelligence éclairée par la foi), mystique (adressé au coeur).
    Le réalisme biblique veut qu'il existe dans le réel une autre dimension entée sur les
    questions qui engagent l'homme dans l'existence et peuvent la transformer. Au lieu de s'installer sur le terrain métaphysique de l'Être, adoptons une théorie du
    being dont les éléments ne s'écarteront pas de leur mode d'interroger et de catégoriser. Une philosophie néo-critique de l'interrogation en prend acte.

  • Il était une fois le Maghreb qui réinventait l'islam sur le mode de la liberté. Une étude riche et surprenante. Une vision décapante de notre plus proche Orient.
    Parmi les figures de sainteté, le " fou " en Dieu reste un modèle anthropologique commun à plusieurs religions, au-delà même de la variété de ses postures et de ses expressions. Mais " fou " ou saint, partout où les majdhûbs, ces " ravis " en Dieu, se sont manifestés dans le monde musulman, leurs contemporains, partagés entre fascination et scepticisme, ont remis en cause leur parole et leur pratique - allant parfois jusqu'à les rejeter.
    Alors, vraie ou fausse sainteté ?
    Partant d'une réflexion sur les rapports qu'entretiennent, dans le Maghreb des XIVe et XVe siècles, aussi bien les intellectuels que la foi populaire avec la sainteté, Nelly Amri interroge la croyance à l'oeuvre dans l'islam médiéval et les différentes modalités du faire croire, en posant un regard comparatif sur le christianisme.

  • Trois femmes exceptionnelles, Jeanne Guyon, Simone Weil et Etty Hillesum, trois vies marquées par l'expérience mystique. Chacune emprunte le long chemin du délaissement de soi, du dénuement, du renoncement à toute forme de satisfaction, pour parvenir à une parfaite « indifférence », une disposition à ne pas faire de différence, apprendre à tout accueillir avec la même générosité désintéressée, au-delà du bien et du mal.

    « Ce sont de belles âmes, si l'âme veut dire le courage à supporter l'intolérable de son monde. C'est à leur manière d'y faire tête que les amis se reconnaissent, disait Lacan. Ainsi les ai-je toutes trois choisies : ce sont des âmies. Avec chacune je me suis embarquée comme pour une traversée, me laissant transporter sans savoir vers quel port ou quel naufrage. J'ai connu avec elles de grands bonheurs, mais aussi d'amères déceptions et des chagrins sans consolation. [...] Guyon, Weil, Hillesum, nous serviront-elles de guides vers le pays respirable, le pays du réel dont elles eurent la passion ? » C. M.
    (« La Vie parfaite », Gallimard, 2006)

  • Le bahir

    Anonyme

    Cet ouvrage dont on ne connaît ni l'auteur ni la date de parution (sans doute la première partie du XIIe siècle en France) est le tout premier écrit appartenant à la littérature de la cabale. Composé à partir de sources orientales encore peu connues, il en développe cependant la plupart des grands thèmes : mystique des lettres, migration des âmes, système des sephirot, combinaisons de Noms divins, procédure de prières, méditations sur la création du monde et sur le mystère de la Mercabah (Char céleste). Il constitue à ce titre un complément précieux pour une bonne intelligence du Zohar. Les fragments pleins de secrets du Bahir abordent également la question du mal, et ce de manière si originale qu'un savant comme Gershom Scholem a pu dire que c'était un livre gnostique. En fait, loin de croire en la réalité de deux principes souverains antagonistes, il considère que le mal autant que le bien sont l'oeuvre du Dieu unique lui-même. Les pages les plus remarquables sont celles qui contiennent les énoncés sur le masculin et le féminin. Selon ce texte, le monde a été créé par leur union, et la rédemption des âges messianiques ne s'obtiendra que par elle.


  • Nous rencontrons tous la souffrance au cours de notre vie. ce problème n'est pas nouveau. ce qui est nouveau c'est notre incapacité à y répondre.

    Pourquoi tant de gens souffrent-ils de dépression ?

    Comment sortir du mal-être, du déses

  • Une mystique montréalaise à découvrir !
    Qui est Georgette Faniel, surnommée Mimi, cette femme célibataire inconnue du grand public, qui vécut discrètement à Montréal de 1915 à 2002, dans le don total de sa personne au Christ?
    Avec le talent de poète qu'on lui connaît, Jacques Gauthier nous fait découvrir une mystique toute simple, qui s'est offerte au Père pour l'Église et le monde. Sa vie, ponctuée d'épiphanies étonnantes (stigmates, noces spirituelles, transfi xion, etc.), est demeurée humble et joyeuse dans le service des pauvres et l'écoute des gens. Il se dégage de ce portrait spirituel un témoignage clair et vibrant de l'insondable amour de Dieu pour nous.

  • Wendy, huit ans, a été élevée par sa marraine, Dolores, une tenancière de cabaret. Sa mère est morte et son père est en prison. En juillet 68, elle se retrouve dans un orphelinat, Les Tilleuls, avec Gladys. Les deux fillettes deviennent inséparables.

    L

  • Amants fidèles
    Au clair d'une lune entière
    Nos ébats sont des feux
    Prières d'enfants torrents de rire
    Miroir des saintes tendresses

    Parcours indécis des affluents
    Entre les sables et les roches
    Le lichen et les nouvelles pousses
    Les effluves du jour s'amoncèlent
    Se marient et s'unissent

    Duplication et multitude
    Le rythme naissant croît
    Et se meut la soif plénière
    L'appel est lancé

    Nipimanitu

    «Nipimanitu (L'esprit de l'eau)» offre une poésie spirituelle et mystique de l'effondrement, écrite dans l'urgence de tout dire. En trois mouvements - amour intégral, chute et trahison, puis résilience et retour à la vision claire -, il livre un chant révolutionnaire, puisant aux sources de la conscience, du rêve et de la mémoire, qui appelle à une transformation radicale de notre regard sur le monde.

    La poésie symboliste de Ross-Tremblay traduit une métaphysique profondément innue qui repousse les limites du langage. L'auteur y exprime une cosmogonie qui aspire à l'immanence et à l'osmose entre l'humain et ce qui fonde sa vie.

  • Nous n'en avons pas fini avec David. 

    Non seulement parce que l'histoire du petit berger devenu roi a tout d'une tragédie antique - amours, meurtres, vengeances, trahisons... Mais parce que le règne de David va fonder jusqu'à aujourd'hui la manière de lier le politique au religieux, de les enchaîner bien souvent.

    Depuis Charlemagne, toutes les formes de royautés européennes se sont voulues, par l'onction reçue de Dieu, à l'image de David. 

    De même dans le monde arabo-musulman où les Califes (jusqu'au califat aujourd'hui autoproclamé de Daech) sont tous en succession de David - « nous l'avons fait Calife », dit le Coran. 

    À travers ces péripéties de puissance et de sang, c'est toute la question des relations entre la religion et la puissance politique qui s'expose. Question redevenue d'une violente actualité.

    Mais ce en quoi David nous importe encore plus, c'est qu'au coeur même de l'effervescence de ces relations tendues entre pouvoir et religion il va faire naître un des sommets de la poésie universelle : les psaumes. 

    S'approcher de David, c'est convoquer ce tumulte où le chant émerge du chaos. 

    Aux derniers jours de sa vie, abandonné de tous, David n'a plus à ses côtés qu'une jeune vierge qu'on lui apporte pour le réchauffer et éveiller ce qu'il lui reste de virilité. Faute de devenir son amante, elle va devenir sa confidente et réveiller en lui les déchirements d'une vie prise entre ces deux formes du combat. Intérieur et extérieur. Mystique et guerrier. Poétique et politique.  

  • Voie Lactée, 2208.
    Une spectaculaire évasion a eu lieu sur la planète-prison Orxana, répandant les pires criminels dans la Galaxie.
    Le Général Léo Hawkins, le meilleur enquêteur de la République Galactique Unifiée, et son équipe sont mis sur leurs traces, accompagnés par Taona, un puissant mystique de la Fraternité Stellaire.
    La partie commence, animée par des tensions politiques interplanétaires, mais Léo sait qu'elle ne sera pas comme les autres.
    Car des secrets du passé hantent les étoiles. Et dans l'ombre, des ennemis connus et inconnus préparent leur soulèvement...

  • Élisabeth Catez naît à Bourges en 1880, dans une famille de militaires. Enfant ardente et passionnée, elle mène la vie mondaine des jeunes filles de son milieu, tout en se réservant pour la vie religieuse, choisie en son for intérieur à l'adolescence. Elle entre au carmel de Dijon le 2 août 1901, et s'y épanouit dans le silence de la contemplation, sans cesse attentive aux autres, rayonnant du bonheur d'un total oubli de soi. Après une traversée de la nuit spirituelle, elle fait profession religieuse en 1903, puis rédige le 21 novembre 1904 sa prière " Ô mon Dieu, Trinité que j'adore ", célèbre depuis dans tout le monde chrétien. Elle meurt le 9 novembre 1906, à 26 ans. Béatifiée par Jean-Paul II en 1984, elle est canonisée par le pape François en octobre 2016. L'auteur a rassemblé en vingt-cinq ans une documentation impressionnante qui est à la base de cette biographie, ouvrage de référence sur la carmélite depuis sa sortie. Elle met en relief le passage de la jeune fille à la mystique passionnée du mystère et de la personne du Christ. Dans le dialogue interreligieux contemporain, elle est un témoin extraordinaire de la Trinité. " Une biographie qui d'ores et déjà nous apparaît comme un livre de référence " (KTO) ; " Une passionnante biographie critique " (Famille chrétienne).

  • Le saut dans le vide

    José Le Roy

    • Almora
    • 4 Mai 2017

    On observe aujourd´hui un intérêt croissant pour la philosophie et pour les spiritualités comme la mystique chrétienne, le bouddhisme tibétain ou zen, l´advaita-vedânta ou le taoïsme. Ce livre cherche à construire des ponts entre philosophie et mystique, entre rationalité et intuition et à réunir ce qui n´aurait pas dû être séparé.
    Ainsi à travers des études sur des philosophes et des mystiques orientaux et occidentaux (Nicolas de Cuse, Bergson, Berkeley, Maître Eckhart, Vasubandhu, Rumi...) l´auteur éclaire de façon nouvelle la véritable signification de l´éveil et trace un chemin vers lui. Il montre qu´une voie philosophique peut et doit conduire au sommet de la mystique, c´est-à-dire à l´éveil non-duel.
    Érudit mais simple, ce livre intéressera à la fois le lecteur passionné de philosophie en quête de sens et le chercheur en spiritualité.

  • Les Douze bougies

    Patrick Terrace

    Le lecteur, en recherche de Vérité et du sens de la vie pourra s'éclairer des douze bougies pour avancer dans sa quête. Chacun sait bien au fond de lui-même que la Vérité ne se possède pas, et n'a d'ailleurs ni début, ni fin, ni histoire... Elle EST. Qui peut se targuer de la connaître, de la comprendre, de la transmettre ? La Vérité est existentielle et l'homme ne peut pas se l'attribuer. Il peut cependant la révéler peu à peu en son intériorité s'il emprunte le chemin intérieur et solitaire du chercheur qui est prêt à se défaire de ses préjugés et à se remettre en cause. Cet ouvrage s'appuie sur le Nouveau Testament pour proposer au lecteur un guide de réflexion et d'introspection, à partir de 12 thèmes fondamentaux et incontournables pour avancer sur ce chemin de Vérité.

  • LA NUIT DES MAGES Ce thriller mystique prend racine à partir d'une ancienne légende dont on a perdu la trace. Elle annonce l'accomplissement d'un évènement extraordinaire, évènement qui aura un impact sur le devenir de l'humanité. Le lieu désigne les grandes terres de l'Ouest, là où règnent le froid et la neige et où se reflète, dans les eaux rétrécies d'un grand fleuve, la brillance d'un joyau précieux. Cette description répond en tous points à celle de la ville de Québec, berceau de la Nouvelle-France.

    Le protagoniste du roman, un expert en art religieux, sera mandaté pour résoudre l'énigme entourant une statue d'ange datant du XVIIe siècle, découverte récemment dans un monastère de Québec. Au cours de son enquête, il réalisera qu'il n'est pas le seul à s'intéresser à cet objet sacré qui présente d'étranges caractéristiques. Il se retrouvera au coeur d'un affrontement entre deux sectes occultes, dont l'une regroupe des alchimistes maléfiques. Ces derniers possèdent des pouvoirs issus de magiciens égyptiens qui déployaient d'étonnants sortilèges au temps des pharaons.

    Leur machination diabolique leur permettra de s'emparer du secret de la statue et de se préparer à vivre, après des siècles d'attente, la nuit des mages qui leur attribuerait le pouvoir divin. Dès lors, le monde serait secoué par des bouleversements majeurs et tomberait sous le joug de la terreur et de la destruction.

  • POÈME PIERRE PRIÈRE. « Parfois prier est seule parole » nous dit un vers du recueil. Dans une langue sobre, essentielle, ces poèmes sont une réflexion sur le sens fondamental de la vie. Leur écriture passe par l'esprit de grands mystiques, de moines zen iconoclastes, de la pensée présocratique et d'une grande jouisseuse du début de la Renaissance. Pierre et prière constituant une anagramme, comment passe-t-on de la matérialité à la spiritualité ? Par le poème, par le dire, par la parole.

    DESS(E)IN regroupe l'ensemble reconfiguré des textes que l'auteur a écrit autour de l'oeuvre de l'artiste Tony Tascona. Par la voix du dit et du non-dit, la voie du plein et du vide, les traces de la plume et celles du pinceau émergent de la grande mer de l'encre, pour donner forme au chaos. L'intention du dessin serait, à l'origine, semblable au dessein de la poésie.

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