Éditions du Noroît

  • Ce livre ouvre une réflexion sur le statut de l'exilé. Celui qui est banni de sa ville natale, Ovide (Rome), Dante (Florence). On l'imagine mendiant dans une autre ville, confiant dans ses carnets sa complainte. C'est un manuscrit inachevé, trouvé dans les buissons du centre-ville de Montréal. L'auteure a rêvé, imaginé ce conte poétique en faisant dialoguer la voix du narrateur avec les écrits trouvés du mendiant.

  • Cet essai peut peut être lu comme une ode à la vie et à l'histoire littéraire, à « l'autre parole », celle de la poésie québécoise actuelle, particulièrement celle des femmes poètes et de leurs thématiques. Le poème didactique est ici une dilecture (dilection et lecture), selon la
    définition du poète français Guy Goffette : la mise en abyme d'une oeuvre qu'on admire, par citations, descriptions, aspects particuliers ou essais de synthèse de l'oeuvre. Jean Royer aborde aussi dans ce livre ce qu'on appelle le poétique en général, et la mélancolie, thème fondateur des cultures, concluant avec « l'élan d'écrire » et un regard sur l'héritage de la modernité. Cet essai personnel, didactique et ludique à la fois, dédié à différents aspects et visages de la poésie, compose le 4e volume du cycle de L'arbre du veilleur.
    Comme l'ensemble de la poésie, le poème didactique a pour mission d'éclairer notre regard vers les choses et de questionner notre destin.

  • De l'île de Lesbos au fjord du Saguenay, en passant par les rues de Montréal, nous traversons l'ébranlement d'un cri irréductible. Les migrants naufragés en Méditerranée, les femmes et filles autochtones assassinées ou disparues; la vérité crue des visages creuse un chemin hanté. Et la mémoire se lève, des êtres nous guident, porteurs de gestes inespérés illuminant le prochain pas.
    La deuxième partie de l'ouvrage donne à lire et à écouter le choix de la fulgurance. Cent cinquante aphorismes forment le souffle d'une parole oeuvrant avec force et délicatesse sa pensée, ses contemplations, ses gestes. La voie improbable de la transfiguration résiste face à la rugosité de l'époque.

  • Dans un monde où tout est marchandise, la poésie n'a aucune valeur marchande. On ne peut que prendre acte de son absence dans une société qui bruit de tant de rumeurs. Pourtant, la poésie persiste, comme « une transaction secrète », selon le mot de Virginia Woolf. Aussi ne lira-on pas ici un plaidoyer dont on ne voit pas quelle pourrait être la raison d'être, ni un manifeste qui ne ferait qu'ajouter à la cacophonie ambiante, ni un art poétique - toujours vain, encore moins un traité savant. Tout au plus les réponses - partielles, partiales, subjectives, incertaines, passionnées - d'un lecteur de poèmes à six questions relatives à la pratique d'un art qui refuse paradoxalement de disparaître.

empty