• Été 1914. Dans la ferme de son père, en Angleterre, Albert grandit en compagnie de son cheval, Joey. En France, la petite Émilie joue dans un verger avec ses frères. En Allemagne, Friedrich travaille comme à l'accoutumée dans sa boucherie. Pendant ce temps, d'immenses armées se préparent à s'affronter dans le cauchemar de la guerre...

  • 14

    Jean Echenoz

    Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d'entre eux. Reste à savoir s'ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.Comme il l'avait fait pour Courir et Des éclairs, c'est Jean Echenoz lui-même qui lit 14, donnant ainsi à son roman cette dimension d'intimité et d'humanité que ne peut écraser le terrifiant chaos qui va broyer des millions d'hommes.

  • « Les Mémoires de Serge, plus que le récit minutieux et détaillé de sa vie - qu'il ne fait d'ailleurs pas -, sont l'exposé critique des événements historiques et sociaux auxquels les hommes de ce temps ont dû s'affronter, et dont il convient de tirer des leçons pour que, plus avertie et donc plus assurée, la marche vers un objectif ou un idéal sans doute jamais assuré se poursuive. Il s'agit de rendre compte et, ce faisant, de se rendre compte. »
    - Jean Rière

  • E1914, sur la côte sauvage de Floride, Isaac est un jeune artiste amoureux de la nature au passé mystérieux. Il fait la rencontre de Kemper Woolsack, une héritière rebelle à la famille étouffante. Le frère aîné de Kemper, Angel, dissimule un secret qui l'éloigne des siens, et son jeune frère Red domine mal une violence qui effraie même sa propre famille. Décidant de fuir ces conflits, Isaac et Kemper se construisent un refuge sur la côte du Golfe. Mais leur bonheur est de courte durée ; alors que la région se retrouve en en proie aux tempêtes estivales, le pays est saisi par la fureur précédant la Première Guerre mondiale, et leur fragile alliance est rattrapée par l'Histoire.

  • Elle est couturière à Nancy, ouvreuse dans un théâtre à Paris, maîtresse d'un riche commerçant, aviatrice qui fut parmi les premières à s'imposer dans les démonstrations de pilotage. Puis espionne pendant la première guerre mondiale, épouse d'un dirigeant de la fondation Rockefeller, résistante, femme politique qui lutta pour les droits des femmes... Passionnée, aventurière, libre et courageuse, Marthe Richard retrace dans ce récit son destin de femme pas comme les autres qui embrassa son époque, ses chaos, ses rêves et ses révoltes.

  • « Être emporté en pleine jeunesse par 1914 n'a pas été une expérience moins abominable qu'en 1939... en 1918, tous mes amis proches, sauf un, étaient morts. » C'est en ces termes que J.R.R. Tolkien répondait aux critiques qui voyaient dans Le Seigneur de

  • Cet ouvrage explique clairement et chronologiquement les faits militaires mais évoque également l'univers mental des soldats.
    Il s'intéresse également à "l'autre front", celui de l'arrière où s'activent les non-combattants et tout particulièrement les femmes, et au bouleversement démographique, sociologique et scientifique que cette guerre a entraîné en France.
    Le livre s'achève sur la paix manquée de Versailles et ses conséquences en Europe pour l'histoire du XXe siècle.

  • Comment, après une guerre d'une ampleur et d'une férocité jamais vues, les politiques et les diplomates auraient-ils pu appliquer les recettes traditionnelles ? Il fallait tout rebâtir.
    Voulait-on tenir une conférence de vainqueurs ou préparer une paix durable en y associant l'Allemagne ? Quelle place faire aux idées portées par le président des États-Unis, puissance extra-européenne entraînée tardivement mais de manière décisive dans un conflit planétaire ? De quelle façon rebâtir le monde en l'absence de la Russie bolchevique, quelles suites donner à l'éclatement des empires austro-hongrois et ottoman, quel Proche-Orient nouveau faire émerger, comment traiter la Chine et le Japon, que faire des colonies allemandes ? De quels moyens doter la Société des Nations appelée à réguler désormais les relations internationales ? De quelle manière assurer la sécurité de la France, principal contributeur à la victoire, face à une Allemagne qui conservait toute sa puissance, restait persuadée de ne pas avoir été vaincue et croyait avoir reçu le fameux « coup de poignard dans le dos » ?
    On mesure la radicale nouveauté et la formidable complexité des problèmes que la conférence de la paix et les gouvernements ont dû résoudre en 1919 et 1920. C'est bien à tort que, dans les années 1930 (et parfois encore aujourd'hui), on a reproché au traité de Versailles et à ceux de la « banlieue parisienne » d'avoir ouvert la voie à la Seconde Guerre mondiale. Ce ne sont pas ces textes qu'il faut incriminer, mais plutôt les hommes d'État qui les ont mis en oeuvre par la suite.

    Réexaminé cent ans plus tard à l'aide d'une documentation largement inédite par un spécialiste de l'histoire de la diplomatie, cet épisode crucial, trop souvent éclipsé par l'ombre portée de la guerre, apparaît ici en pleine lumière. Ce récit fournit une clef essentielle à la compréhension du XXe siècle.

  • Ils sont porteurs de valises, manutentionnaires, boxeurs, mais aussi avocats ou musiciens de jazz. Tous Noirs américains. Le 15e régiment d'infanterie de la garde nationale de New York, créé en 1916 à Harlem, est une équipée de choc, composée de 2 000 soldats et de quelques officiers noirs, menés par une poignée de hauts gradés blancs idéalistes. Par leur engagement dans la guerre mondiale, ils entendent briser la logique de ségrégation et prouver leur valeur humaine sur les champs de bataille. Le 1er janvier 1918, ils débarquent à Brest en entonnant une Marseillaise jazz, prêts à se battre. D'abord relégué aux travaux manuels, ce régiment atypique, rebaptisé 369e RIUS, combattra à une seule condition : sous commandement français, intégré aux poilus, évitant ainsi à l'US Army le mélange des couleurs dans ses rangs. Surnommés « Hellfi ghters » par les Allemands, ils multiplieront les faits d'armes dans les tranchées de la Marne. La Grande Guerre sera-t-elle le tremplin espéré vers leur reconnaissance ? Thomas Saintourens raconte pour la première fois en France la formidable épopée de ces oubliés de l'Histoire. James Europe, le grand chef d'orchestre, fait vibrer la France au rythme du jazz, le peintre Horace Pippin croque dans ses carnets de bord la vie dans les tranchées et Henry Johnson, le modeste porteur de valises d'Albany, gagne le surnom de « Black Death » après une bataille héroïque. Si le 369e reçoit les plus hautes décorations françaises, l'Amérique blanche, elle, oubliera ses héros, pourtant dignes d'un fi lm d'Hollywood.

  • Emilie

    Aïssa Lacheb

    Nauroy, 1917, les Allemands occupent les restes du village de?truit, le Cornillet et les monts de Champagne. La guerre fait rage sur le front ouest. De la mer du nord a? la frontie?re suisse, tout n'est que ruines. Dans cette de?solation, E?milie, une orpheline de dix ans, se?me des fleurs sur les tombes des soldats...

  • Lédition originale de louvrage a été imprimée à compte dauteur dans les années qui ont immédiatement suivi la Grande Guerre.
    A la fin du conflit, à son retour au foyer Ambroise Harel a profondément changé. La guerre et ses drames ont profondément transformé lagriculteur breton en un être assoiffé de vie et douverture sur le monde. Cest un véritable globe-trotter qui quitte sa ferme de Langon, aux environs de Redon, pour parcourir le monde. Exerçant les métiers les plus divers et les plus inattendus, notre homme parcourra les cinq continents avant de rentrer au pays et de choisir dentrer dans la gendarmerie pour retrouver un peu de lesprit quil avait connu dans les tranchées.
    Mais lhomme est fatigué. Réformé pour cause de maladie, Ambroise Harel décèdera à Redon en 1936, laissant enfoui dans ses tiroirs quelques exemplaires de ses mémoires. Il faudra attendre plus de 70 ans pour quun heureux hasard fasse que le livre réapparaisse au grand jour apportant un témoignage de tout premier ordre sur cette période importante de notre histoire.
    De plus, Ambroise Harel nous a laissé un exemplaire de ses mémoires annoté par ses soins. Des précisions et corrections dun grand intérêt puisque consignées plus de 10 ans après les faits et bénéficiant donc du recul et de lanalyse objective générés par le temps.

  • Les tirailleurs dits "sénégalais" sont montés au front, aux cotés des poilus de métropole. Ils sont près de 200 000 à combattre, 30 000 a mourir sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Ils seront encore près de 150 000 mobilisés durant la Seconde Guerre mondiale. Leur histoire est largement oubliée, leurs engagements en Afrique même sont encore méconnus.

    Pierre Bouvier fait le récit de leur enrôlement parfois violent, de leur démobilisation, de leur retour sur leur sol natal et de leur rôle déterminant dans la marche vers les indépendances. 

  • Traitant le conflit dans sa totalité, ce dictionnaire présente à travers près de 2 000 entrées :
    O Les faits politiques, pactes, traités, ententes, conférences...
    O Les événements militaires, batailles sur terre, sur mer et déjà dans le ciel...
    O Les hommes, responsables politiques, chefs militaires, combattants...
    O Les matériels et les armements...
    O Les conséquences humaines, matérielles et politiques...

  • À quoi bon remuer le passé ? Il est si facile d'oublier, de dire qu'on ne savait pas ou que c'est certainement la faute d'un autre. Plus longtemps le méfait est enfoui, plus douloureuse en sera l'exhumation.
    À la fin de la Première Guerre mondiale, Pierre retourne dans le petit village où son père a disparu vingt-cinq ans plus tôt. Il n'a qu'une seule idée en tête : résoudre le mystère qui entoure sa disparition. Il est engagé comme ouvrier agricole par Claire, une jeune femme qui cherche avant tout à laver l'honneur de ses parents, rejetés par les paroissiens de la commune.
    Pour mener à bien leurs quêtes respectives, Claire et Pierre mettent de côté les sentiments qui se développent peu à peu entre eux.Mais Pierre comprend vite que la vérité est bien plus difficile à atteindre qu'il ne le pensait... Sera-t-il prêt à affronter les scandales dissimulés et à lever le voile sur l'histoire sa famille ? 
    À travers les secrets du petit village de Val-Vernois, Jean-Claude Ducloy nous plonge au coeur d'un terroir français marqué par l'Histoire. Un roman de plaidoyer contre l'oubli !

  • En 1913, Camille a 8 ans. Ignorant tout de la tragédie historique qui s'annonce, elle vit les derniers mois de paix dans son village de Cassel-le-Château. Privée de sa mère morte en couches, elle est cependant choyée par son père et sa grand-mère et connaît une enfance heureuse et empreinte d'innocence. Une nuit pourtant, une visite inattendue et fantastique vient bouleverser tout son univers. Bien malgré elle, Camille se retrouve investie d'une mission qui la dépasse : elle doit délivrer un message à l'humanité tout entière. Pour mener à bien sa tâche, elle peut compter sur le soutien de son ami Petit-Jacques, lui aussi embarqué dans cette aventure !

    Entre roman initiatique et fantastique, découvrez le premier livre d'une fabuleuse saga en trois tomes !

  • Sud-ouest de la France, hiver 1942. Des coups de feu résonnent dans la campagne du Midi. Sans le réaliser, Jean Berthier fait désormais partie de ceux qui ont dit « Non ». Non à la déportation pour le Service du Travail Obligatoire. Non à la servitude. Non à l'humiliation. Mais il est dès lors confronté à la réalité, tout aussi dure, d'un combat qui semble perdu d'avance, et où l'occupant n'est pas le seul ennemi, ni même le plus dangereux. Il n'y a plus de camps, plus d'uniformes, plus de lignes de front, pourtant la bataille de France continue. Aux côtés de deux agents britanniques et d'autres jeunes qui, comme lui, ont refusé le sort qui leur était réservé, il devra déjouer la traque d'un impitoyable lieutenant allemand tout en menant une guerre de l'ombre où l'allié n'est jamais très loin de devenir l'ennemi.

  • « Partout des morts, à moitié pourris, couverts de vers rongeurs; avec cela une odeur atroce, épouvantable [...] Pendant deux nuits j'ai couché sur un mort, c'est vous dire le peu de cas que l'on fait, et l'habitude que l'on a de fréquenter la mort; [...] L'on ne mange pas là-dedans, l'on n'a pas faim, l'odeur nous dégoûte et l'on répugne tout, surtout la viande... » Sur le front, 5 juin 1915 - Lucien Kern à sa mère. Lucien, Eugène et Aimé Kern sont établis au Canada depuis à peine huit années lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Les trois frères répondent à l'appel de la France, leur pays de naissance, laissant derrière eux leur ferme et leur famille. Dès leur départ, ils écrivent à leur mère et à leur soeur demeurées au Manitoba, partageant avec elles leurs inquiétudes, leur ennui, leur tristesse d'être loin de celles et de ceux qu'ils aiment. Cette correspondance de guerre, choisie et présentée par Claude de Moissac, décrit la Première Guerre mondiale telle qu'elle fut vécue par ces trois soldats manitobains. Ces quelque 90 lettres écrites du front brossent un portrait fidèle de la vie dans les tranchées. Elles décrivent de façon éloquente la violence brutale, l'abrutissement et l'horreur de la vie journalière qu'a connus toute une génération d'hommes perdue dans les champs de bataille de l'Europe.

  • Un guerrier d'occasion Journal du fantassin Pierre Perrin (1914-1918) En 1914, comme des centaines de milliers d'autres jeunes français, Pierre Perrin quitte sa vie ordinaire pour devenir un « guerrier d'occasion ». Pendant quatre ans, il sera fantassin

  • Un pantalon garance, une vareuse, une montre de gousset, un portefeuille, des lettres : c'est tout ce qu'il reste d'André. À partir de quelques objets de famille encore pétris de douleur, Christophe Malavoy nous fait revivre les derniers jours de son grand-père, mortellement blessé lors d'un assaut en Champagne en mars 1915. Un dialogue intime s'installe avec la mort, et avec sa femme qu'il ne reverra pas.
    Un hommage poignant et pudique de l'auteur à son grand-père « tombé glorieusement au champ d'honneur », parmi tant d'autres...
    Parmi tant d'autres... a paru pour la première fois en 1996. Christophe Malavoy l'a adapté en 2014 pour le théâtre sous le titre Qui se souviendra..., qu'il interprète lui-même.

    Photo de Pascal Ito © Flammarion. Veste d'uniforme avec l'aimable autorisation des costumes Le Vestiaire © Flammarion, 1996.

  • Parmi les milliers de lettres, notes personnelles et télégrammes échangés entre Churchill et son épouse entre 1908 et 1964, ce recueil unique, naturellement destiné à rester confidentiel de leur vivant, donne un aperçu incomparable, non seulement de leur

  • Dans Les Grands Contemporains (1937), Winston Churchill écrivait au sujet du maréchal Foch : « Avec le recul, je crois que l'on comprendra mieux combien sa valeur spirituelle et la sagacité pénétrante de son jugement étaient de l'ordre le plus élevé. » Élevé à la dignité de maréchal de France en août 1918, Ferdinand Foch n'a pourtant jamais commandé de troupes au combat avant la guerre. Entre 1914 et 1916, il livre des batailles, notamment devant Ypres à la fin de 1914, en Artois en 1915 jusqu'à l'échec dans la Somme l'année suivante. Nommé chef d'état-major général en 1917, il devient commandant suprême des forces alliées au cours des derniers mois qui précédèrent la victoire.
    À l'inverse d'un Pétain plus prudent, Foch se révèle un homme énergique, volontaire et tenace, d'un optimisme inaltérable. Et il obtient alors des résultats décisifs ; c'est bien lui qui met en place les stratégies victorieuses, avant que les réalités politiques contribuent ensuite à le faire échouer dans la paix.
    À l'appui d'une masse documentaire (carnets de notes, lettres) jusqu'ici sous-exploitée, Elizabeth Greenhalgh propose une étude novatrice de la contribution de Foch à la victoire des Alliés. Elle nous invite à comprendre comment cet officier d'artillerie apprit à combattre l'ennemi, à négocier avec des alliés difficiles à manoeuvrer et à se frayer un chemin à travers le véritable champ de mine formé par l'écheveau des relations politico-militaires. En un mot, comment Ferdinand Foch façonna la Grande Guerre.
    « Avec ce livre, Elizabeth Greenhalgh nous offre un portrait fascinant de l'improbable commandant en chef. Cet homme impétueux, qui ne cessa d'exaspérer les chefs militaires des armées nationales, poursuivait ses propres objectifs fondés sur des convictions nationales profondes, et fermement attaché à l'idée que la détermination est la clé permettant de maîtriser la réalité. » Général André Bach.

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