• Les interrogations sur le métier de psychanalyste sont nombreuses. Quelle peut ou doit être sa formation ? Quel est son rapport avec la médecine (mais aussi avec la psychologie ou la philosophie) ? Qu'en est-il du contre-transfert ? Du désir de l'analyste ? Peut-on, selon le voeu de Ferenczi, parvenir à une « métapsychologie des processus psychiques de l'analyste » ? Doit-on d'ailleurs viser à cela ? Jusqu'à quel point les formes de son action peuvent-elles varier, en fonction de la singularité des cas, de la mutation des discours sociaux, de l'apparition de nouvelles pathologies ? 

    Plus encore que la psychanalyse d'un point de vue idéal, c'est le psychanalyste au travail, dans sa pratique quotidienne, que questionnent les auteurs. Leur perspective n'est pas métapsychanalytique. Ils n'adoptent pas une position de surplomb qui les ferait théoriser, de l'extérieur, sur leur métier. Au contraire, ils montrent que la pratique analytique elle même ne se soutient que de la position que prend l'analyste par rapport à son acte et d'un désir qui se remet toujours en question.

  • L'expression « Entretiens préliminaires » peut induire en erreur. La qualification de « préliminaire » pourrait signifier qu'il s'agit d'une préparation à une autre chose considérée comme plus importante. Il n'en est rien. Au contraire, nous avons là le marchepied qui permet de pénétrer dans la cure analytique. C'est souvent l'échec ou le succès de ce premier temps qui va conditionner l'entrée dans le discours analytique.

    À quel moment peut-on se dispenser de la position de face à face pour passer sur le divan ? Quelles sont les conditions de ce passage du langage commun à la situation analytique, où ce n'est plus à l'alter ego que l'on s'adresse mais à un lieu Autre qui peut devenir constituant ?

    Les auteurs, psychanalystes confirmés, apportent leurs témoignages et leurs élaborations sur ce premier temps délicat où se décident les indications et les contre-indications à la psychanalyse. Ils montrent en quoi ces entretiens, qui se différencient des entretiens médicaux, des psychothérapies, des approches psychologiques, constituent une introduction à la logique de l'inconscient.

  • "Un couple de psychanalystes se rend compte qu'un même patient les fréquente tous deux. Comme il vient de disparaître, ils mènent l'enquête et ne trouvent qu'un manuscrit, intitulé Imitation de la vie.
    Le manuscrit retrace l'histoire d'Émir Sulter. Il vit à Setrou, une ville de banlieue parisienne où il s'occupe, avec Ingrid Égala, d'un cinéma dédié aux films expérimentaux, le Mekas Palace. Ingrid et Émir sont des amoureux de la radicalité. Autrefois, ils étaient amants, désormais ils sont collègues.
    Les deux psychanalystes étaient sur le point de se séparer. Après la lecture du manuscrit, ils savent qu'ils sont liés par leur patient. Dans les histoires d'amour, il y a toujours un fantôme. Volontiers comique, Imitation de la vie se veut le roman de la désillusion de devenir adulte, quand on s'aperçoit que l'adulte est celui qui feint encore mieux que les autres."

  • L'ouvrage rapporte l'expérience pratique et théorique d'une femme clinicienne, accessible à tous ceux, jeunes ou moins jeunes, qui s'interrogent sur les fondements Dans cette lettre adressée aux jeunes cliniciens, quel que soit leur âge, l'auteure raconte ce que représente la clinique contem-poraine à la lumière de l'enseignement dispensé dans les formations. De nombreuses vignettes cliniques sont confrontées à la pensée de la clinique, non sans effet de surprise. L'entreprise est pleine d'humour mais ne cède en rien sur le sérieux des questions contemporaines : mot d'esprit, transfert, psychose, travail de l'inconscient et son invention nécessaire.

  • Trois femmes exceptionnelles, Jeanne Guyon, Simone Weil et Etty Hillesum, trois vies marquées par l'expérience mystique. Chacune emprunte le long chemin du délaissement de soi, du dénuement, du renoncement à toute forme de satisfaction, pour parvenir à une parfaite « indifférence », une disposition à ne pas faire de différence, apprendre à tout accueillir avec la même générosité désintéressée, au-delà du bien et du mal.

    « Ce sont de belles âmes, si l'âme veut dire le courage à supporter l'intolérable de son monde. C'est à leur manière d'y faire tête que les amis se reconnaissent, disait Lacan. Ainsi les ai-je toutes trois choisies : ce sont des âmies. Avec chacune je me suis embarquée comme pour une traversée, me laissant transporter sans savoir vers quel port ou quel naufrage. J'ai connu avec elles de grands bonheurs, mais aussi d'amères déceptions et des chagrins sans consolation. [...] Guyon, Weil, Hillesum, nous serviront-elles de guides vers le pays respirable, le pays du réel dont elles eurent la passion ? » C. M.
    (« La Vie parfaite », Gallimard, 2006)

  • Préface de Marcel Ritter Jean-Richard Freymann nous invite à un retour aux sources, aux fondements de la clinique psychanalytique. Cet ouvrage, profondément ancré dans un travail de recherche à partir de la théorie lacanienne, redéfinit la portée de la clinique psychanalytique par rapport à toutes les psychopathologies, donne des voies thérapeutiques. Il constitue un outil de formation incontournable pour tous les psys, quelle que soit leur obédience technique.  

  • Des psychanalystes transmettent l'expérience acquise depuis trente-cinq ans dans la pratique de l'accueil de parents et de jeunes enfants au sein de l'IRAEC. L'IRAEC est un lieu d'accueil, offert à tout parent ou adulte de référence venant avec son enfant, poussant la porte pour se poser, déposer leur interrogation, leur doute, leur inquiétude, parfois leur souffrance exprimée avec d'autres comme eux, sans qu'ils soient l'objet d'un jugement critique, d'une indication, d'une spécification d'aucune sorte, encore moins d'une stigmatisation. C'est anonyme, ouvert à tous, à quiconque... Seules la parole et la rencontre qu'elle peut occasionner comptent.  

  • Revitaliser la recherche psychanalytique en mettant à l'épreuve de l'élaboration collective le savoir du psychanalyste toujours à renouveler. Les différents textes, courts, resserrés autour d'une question précise, rendent compte des débats sur les problèmes cruciaux de la psychanalyse contemporaine tant dans leur dimension épistémique que dans leurs conséquences sur la pratique analytique.

  • 'Enfance bruxelloise. L'école où, catatonique d'ennui, je regardais par la fenêtre la pluie tomber. Week-ends à Ostende avec l'ombre d'Ensor tout proche. Ma grand-mère était folle. Hystérique façon Charcot. Mon Tonton, lui, donnait plutôt dans le légèrem

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