• Résumé
    Un après-midi d'été, l'écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination.
    Mongo demande : comment faire pour s'insérer dans cette nouvelle société ?
    Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot.
    C'est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d'un livre de Laferrière:« Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux. Une société ne livre ses mystères qu'à ceux qui cherchent à la comprendre, et personne n'échappe à cette règle implacable, qu'on soit du pays ou non.» Laferrière raconte ici quarante années de vie au Québec. Une longue lettre d'amour au Québec.

    Échos de presse
    Si le livre semble s'adresser d'abord à Mongo, puis au nouvel immigré au sens plus large, il se veut aussi un miroir offert aux québécois, à ceux que Dany désigne comme les natifs. C'est fait avec humour, et beaucoup d'amour.
    Danielle Laurin, Le Devoir

    Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo se décrit comme une lettre d'amour au Québec. Un livre dans lequel il mélange joyeusement les genres, lui qui se dit obsédé par l'idée d'ennuyer son lecteur. On y trouve un dialogue entre un homme qui connaît aujourd'hui le Québec de l'intérieur et un jeune immigrant, Mongo, qui veut bien sûr tout conquérir en une nuit (et plus particulièrement une jeune fille). Conversations interrompues par les notes, observations et chroniques à la radio de l'homme établi, le tout menant à une espèce de manuel expliquant comment infiltrer une nouvelle culture.
    Chantal Guy, La Presse +

    À Mongo qui s'engouffre dans nos petits matins glacés, en émergeant de son deux et demie, Dany Laferrière demande : « Qui t'avait promis le paradis ? » L'exil transformera le nouveau venu. Les vieux enfants du sol à son contact également. D'autres écrivains d'ailleurs mêleront leurs souvenirs aux découvertes. D'autres émigrés se briseront les ailes sur des murs d'étrangeté, de nouvelles unions mélangeront leurs racines. Reste à se souhaiter d'offrir à tout le monde une langue vibrante pour mieux se parler.
    Odile Tremblay, Le Devoir

    Un livre plein de tendresse
    Marie-Louise Arsenault, Radi0-Canada/Plus on est de fous, plus on lit

    Au jeune Mongo, Laferrière raconte quarante années de vie. Une longue lettre d'amour au Québec. On retrouve avec plaisir le ton à la fois léger et sérieux de cet écrivain d'exception, son amour pour le Québec et pour la vie, son humour fin, sa sensibilité et la qualité du regard qu'il porte sur l'humain.
    Marie-France Bornais, Journal de Montréal

    L'auteur
    Dany Laferrière, né le 13 avril 1953 à Port-au-Prince en Haïti, reçoit le prix Médicis en 2009 pour L'Énigme du retour. Il est élu à l'Académie française en 2013. Il a publié chez Mémoire d'encrier Les années 80 dans ma vieille Ford (2005), Tout bouge autour de moi (2011), Journal d'un écrivain en pyjama (2013) et Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo (2015).

  • 178 secondes

    Katia Canciani

    Nicola aura bientôt 18 ans. Élevé par un père aimant et protecteur, il mène une vie paisible jusqu'à ce qu'il découvre un terrible secret derrière l'apparente banalité de son existence. Profondément troublé par le mensonge tissé autour de lui depuis toujours, il quitte son nid douillet le soir de son anniversaire. Destination : à la dérive. De Montréal au Pacifique, puis de Yellowknife à l'Atlantique.

    Au gré des rencontres où il croisera différents visages de la francophonie - un aspirant pilote, une conductrice de camions, une jeune fille libertine, un hurluberlu sympathique, une globe-trotter à la généreuse hospitalité -, Nicola apprendra à se connaître, à trouver sa voie.

    Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL (roman 15 ans et +)
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    Elle-même pilote, Katia Canciani a composé ce roman entre le «road trip» et le voyage initiatique. 178 secondes, ce peut être le temps qu'il faut pour perdre le contrôle, pour se rendre compte que tout le monde a une histoire, pour reprendre son souffle...

  • À la Néocité, il n'y a pas de mauvaise surprise. Chaque enfant est issu d'un utérus artificiel et sa personnalité est minutieusement élaborée en amont, en fonction du futur rôle à tenir. À la Néocité, tous les EGéAs (Êtres humains Génétiquement Améliorés) sont égaux : ils sont jeunes, ils sont beaux, ils ont tout pour être heureux !

    À la Néocité, la vie est douce et agréable, le virtuel comble tous les besoins sensoriels, et personne ne s'ennuie jamais. Enfin, la Néocité prend soin de ses enfants, de tous ses enfants, ou presque !

  • Plus il y a un rapprochement entre la quête identitaire de l´étudiant et son programme de formation, meilleures sont les chances de réussite. C´est la conclusion à laquelle est arrivé l´auteur qui nous montre l´influence tangible de la pratique d´activités parascolaires sur la réussite personnelle et scolaire des étudiants.

  • Mathilde a toujours eu une relation compliquée avec ses parents. Le soir de ses 18 ans, après une nouvelle dispute, elle quitte la maison familiale. La jeune femme espère décrocher un emploi dans un fast-food pour subvenir à ses besoins. Sans logement ni argent, elle dort dans sa voiture et se refugie dans un café, pendant la journée, pour se réchauffer et consigner ses états d'âme dans un carnet. Elle attire un jour l'attention d'un vieux libraire qui lui donne la chance inespérée de rebondir et d'aller de l'avant.

  • Béatrice a fui les disputes incessantes avec sa mère alcoolique pour percer les secrets qui entourent la bipolarité de sa grand-mère. Cette quête la place devant sa propre maladie et ses dépendances. Mais comme le courage est la vertu des guerrières, elle ira jusqu'au bout afin de trouver sa voie.

  • Un homme se réveille dans une grande maison vide, au bout d'un rang. Il ne sait plus qui il est ni où il est. Un couple s'installe dans la maison voisine où les Lachance ont tout abandonné avant de disparaître. Mais sont-ils vraiment partis ? Une sculpteure trouble la paix avec un vieil autobus et vient s'installer sur la plus haute colline. Dans un champ tout près, un marginal cultive des fraises et rénove une demeure ancestrale qu'il étudie comme un manuscrit ancien. De retour au pays, après une longue absence, tous ces revenants connaissent l'homme amnésique. Ensemble, ils entreprennent de lui redonner sa mémoire et cherchent une façon de rester vivants, d'apprivoiser le territoire, les forêts et les lacs, s'enivrent des effets magiques des champignons, s'inventent des fêtes avec les marmottes, les hirondelles, nourrissent des crécerelles et rêvent de suivre les ouananiches vers le lieu des origines.
    Ce roman surréaliste et jubilatoire nous plonge dans une quête identitaire où le réel et l'imaginaire se bousculent depuis la défaite du référendum de mai 1980.

  • Comment résister à des mots doux murmurés dans une langue étrangère ? Comment survivre aux amours qui finissent, parfois même sans un au revoir ? Premiers baisers, passions d´été, amours impossibles, malentendus ou désillusions brûlantes : qu´importe la chanson, quand on aime, c´est toujours pour la première fois.
    Le collectif Premières amours rassemble neuf écrivaines de la relève autour du thème des émois adolescents, qu´elles revisitent chacune à leur manière. Lumineuses, drôles, tendres ou tragiques, leurs nouvelles racontent l´éternelle marche à l´amour, des rêveries fébriles jusqu´aux souvenirs déchirants.
    Premières amours, c´est un voyage dans le vif du désir qui porte les lectrices d´une expérience à l´autre. Comme pour mieux y revivre, au détour, leur propre histoire.

  • «C´est l´air de fin d´été qui me donne les blues. La plupart des jeunes venus travailler en Huronie pour la saison estivale sont repartis et la région prend un coup de vieux. Je prends un coup de vieux. Moi, je reste, car c´est fini le temps des jobs d´été. J´ai une vraie job. C´est plus qu´un boulot, c´est une mission ! Responsable du Musée de la francophonie qui va ouvrir à l´hiver. Une première dans la région. Holy Smoke ! Ça devrait plutôt être un vieux de la quarantaine qui prend une telle charge et non un jeune taon de vingt-sept ans qui entame sa première vraie job. Le pire, c´est que par moments, je suis convaincu que mes patrons ne se rendent absolument pas compte de la gravité de mettre une culture en boîte. Si c´est pas fait avec doigté, l´hommage risque d´être vu comme un enterrement. En plus, le musée fait partie d´une chaîne de six musées lancée à travers la province. C´est pas rien ! C´est un moment historique dans l´histoire franco-ontarienne.»

  • Ce roman de Virginia Pésémapéo Bordeleau resitue la société amérindienne dans le contexte de la modernité, avec ses forces et ses déchirements, et met en lumière le profond humanisme de cette culture, à travers une quête identitaire qui, par son authenticité, rejoint l'universel.

    À la recherche de ses racines, Victoria entreprend un voyage au pays de ses ancêtres cris avec son compagnon Daniel. C'est un long périple vers le nord sur les rives de la baie James. Couleurs, odeurs et majestueux paysages éveillent en elle des souvenirs qui se mélangent bientôt aux étranges songes qui viennent troubler ses nuits. Par bribes, oncles, tantes et cousins lui racontent l'histoire de sa famille. Misères et grandeurs des siens. Images de son enfance teintées de joie et de tristesse.

    Ourse bleue revient chez les siens pour faire la paix avec son âme et libérer celle de son grand-oncle chasseur disparu en forêt depuis vingt ans. Malgré l'incrédulité de son compagnon blanc qui ne peut la suivre jusqu'au bout, Victoria poursuivra son chemin sur les traces jadis empruntées par son clan, dans un territoire aujourd'hui disparu sous les eaux.

  • Nouvelle édition 2008 - L'amour, la fidélité et la foi sont ce qui permet à Évangéline d'aller à la rencontre de l'autre. Le débat contemporain sur la spécifité des cultures trouve dans ce grand poème une origine romantique. Préface de Claude Beausoleil

  • M'man est une sale vipère sournoise. P'pa est un écorcheur de vies. Moi, je ne suis qu'une petite merde... Josué ne prononce jamais un mot et n'a aucun ami, à l'exception d'un arbre qui lui sert de confident. Il vit dans un mobile home, à proximité de la mythique Route 66, près des canyons de l'Arizona. Ses parents le considèrent comme un débile, alors qu'il tente de survivre, de s'épanouir entre une mère alcoolique et un père violent. Le destin du garçon semble aussi aride et immuable que le désert. Il le croit presque normal. Jusqu'au jour où un ange passe et lui parle de l'existence d'oasis.

  • Pardonne à la vie

    Marjorie Levasseur

    Un récit bouleversant !
    Ce sont les premiers mots qui viennent à l'esprit d'Isa, assistante d'édition à Paris, lorsqu'elle achève la lecture du manuscrit de Matthias Lacroix.
    Tout est mis en oeuvre pour contacter ce primo-romancier de talent, mais il apparaît bien vite que cet homme s'avère insaisissable. Aussi, quand sa hiérarchie lui confie la mission d'aller débusquer l'auteur, la jeune femme y voit la chance d'exprimer à celui-ci tout le bien qu'elle pense de son oeuvre.
    Malheureusement, arrivée sur place, l'accueil qui lui est réservé par cet homme est loin d'être celui qu'elle avait espéré. Et pour cause ! L'auteur du manuscrit qu'elle a tant apprécié, n'est pas pour autant l'instigateur de son envoi. Elle comprend vite que tenter de le convaincre ne sera pas chose aisée.
    Au fil de son séjour à Chamonix, en côtoyant les proches de Matthias, Isa va peu à peu décrypter sa personnalité et découvrir, contre toute attente, les similitudes entre leurs existences. Tant et si bien que cela la mènera à faire le point sur sa propre vie et à revoir ses priorités. Sa réflexion pourrait même la conduire sur un chemin qu'elle n'avait pas envisagé jusqu'ici...

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