Mazarine (réédition numérique FeniXX)

  • De Villon à Céline, la création littéraire s'est bien souvent nourrie de l'argot. C'est ce que nous montre l'auteur qui présente, commente et traduit la centaine de textes qui composent ce recueil.

  • Une promenade dans l'univers du maître de la littérature fantastique de la fin du XXe siècle.

  • Rien dans l'enfance de Tania Visirova ne la prépare à devenir danseuse nue, coqueluche de Paris, maîtresse d'un roi. Petite fille modèle d'une famille cosmopolite - son père est polonais, sa grand-mère chinoise, sa mère roumaine - elle vit une enfance idyllique entre la Russie et la Roumanie. Puis un jour, c'est la révolution, la famine, les émeutes, les pogroms. En 1927, toutes les routes, même celles de l'exil, mènent à Paris. Très pauvre, Tania pose pour les peintres, puis entre aux Folies-Bergère comme simple « mannequin ». Vite connue comme « le plus joli corps de Paris », elle se fait enlever par un roi qui l'installe à sa cour... Revenue à Paris, elle devient une célébrité, Roger Vailland la porte aux nues, Mistinguett Revient son amie, elle est happée par le tourbillon de la vie parisienne. Puis Tania vieillit, on l'oublie, elle vend son dernier bijou en recomposant chez elle, en trompe-l'oeil, les décors du Prince Igor. Elle vit aujourd'hui à Vence avec l'aide du Fonds national de Solidarité.

  • Aux U.S.A., des villes entières se vident de leurs habitants, qui disparaissent du jour au lendemain sans laisser de traces. Le F.B.I. s'affole. Avec sa sagacité habituelle, Flynn parvient à localiser les disparus. Chacun d'eux a trouvé un matin, devant sa porte, un fabuleux magot en petites coupures, qu'il s'est empressé de dilapider. Et l'épidémie s'étend ! Insaisissable, un mystérieux bienfaiteur, fait marcher la planche à billets. Le système monétaire international va-t-il s'effondrer ? Heureusement, Flynn veille au grain...

  • Juin 1537. Tandis que les grandes puissances se disputent la Méditerranée, Gianello, un gentilhomme gênois en route vers Malte, est capturé par les Turcs et détenu à Djerba. Il ne sait pas encore qu'il va trahir sa patrie pour obéir à Dragut, le corsaire mystérieux qui fait trembler l'Occident. De Djerba à Venise, de Rome à Messine, il espionne, il intrigue, il se bat. Pour Dragut, son maître. Pour les parfums de l'Orient. Et pour les femmes que l'aventure place sur son chemin : Rosanna, la patricienne ; Silvana, ironique et sensuelle ; Redidja et Baba l'Africaine ; Ursula, la "femme rouge". Chacune porte en elle le secret de son salut ou de sa perte. Chacune l'initie à un monde différent. S'il revient un jour à Gênes, que restera-t-il à Gianello ? Infidèle à son pays comme à ses passions, hanté par l'écho des batailles et des amours perdues, il traverse cette époque somptueuse et brutale comme un prince en quête d'un inaccessible royaume.

  • Il était une fois un enfant qui aimait trop les ours. Quelques années plus tard, il devait découvrir que la vie n'offrait pas le contact pelucheux qu'il avait escompté. Comme on le voit, il s'agit ici d'un roman d'éducation. Qui est Constance ? Un regard bleu qui tombe un jour sur un naïf jeune homme - même pas un regard de désir : un regard d'intérêt. L'enfant prolongé qui croit qu'un ours en peluche peut suffire à établir un contact avec le monde réel ajoute : son origine ne pouvait être banale, une sorte d'efflorescence l'avait fait naître du néant et de la nuit. Comment Constance pourrait-elle être davantage qu'une illusion, un rêve d'amour, une image insaisissable qui se profile sur le décor du Père-Lachaise, quand on se rend au séminaire psychanalytique du mystérieux Lefébure-Foresto ? Constance aime-t-elle l'homme aux ours ? C'est possible : tout peut arriver quand les sentiments cherchent leur chemin dans l'obscurité du désir et de l'angoisse. Mais est-ce au fond ce qu'il lui demande, le garçon solitaire qui ne se soucie que des couleurs ? Ou cherche-t-il auprès de l'exquise créature, pourvue pour la circonstance de toutes les grâces, la confirmation de l'échec qui est son chiffre ? Roman d'amour, c'est-à-dire, selon une tradition de notre littérature, roman de l'impossibilité d'aimer : telle est la leçon, ironique et grave, de celui qui signe ici Hugues Védrennes.

  • Un dimanche pluvieux, du côté des Folies-Bergère, Guy Chemla, fils de « rapatriés » juifs algériens, fait par hasard la connaissance d'un groupe de « chercheurs d'âmes », les Loubavitch ; Loubavitch, obscur lieu-dit de Biélo-Russie, mais aussi mot de passe d'une mouvance hassidique qui, de l'Europe Centrale au Nouveau Monde, appelle les Juifs à renouer avec leur foi. A partir de cette rencontre en forme de guet-apens, Guy Chemla va s'engager dans la voie du hassidisme, réconforté et stimulé dans ses nombreuses hésitations et volte-face par une mélodie - un nigoun - grave comme une prière. Il voyagera beaucoup. Décors et paysages défilent pour toujours composer des sites d'animation et d'effarement juifs, que ce soit le petit monde du ghetto parisien dans le quartier Saint-Paul ou le Brooklyn juif de New York. Et Tel Aviv turbulente et irréelle quand la nuit s'étend sur la plage méditerranéenne. Comme dans d'autres livres (Le Périple, Nous autres Juifs, Tikoun), Arnold Mandel fait briller les couleurs de la vie au miroir de la Bible, du Talmud et de la Kabbale, avec cet humour qui n'appartient qu'à lui.

  • La randonnée des grenouilles sous la coulée d'argent de la lune, la chasse d'une genette, le maraudage d'un mulot, les noces mortelles des lamproies, la parade d'amour d'un faisan..., chroniques savoureuses du monde animal que Jean Taillemagre a réunies au fil des jours. Avec poésie, cet écrivain amoureux de la nature, évoque des animaux attentivement observés au coeur d'un bois, en plein champ, ou dans la cour d'une ferme. Bestiaire de la terre, du ciel et des eaux, ce livre est aussi un bestiaire du rêve et du dépaysement : il nous montre ce que nos yeux ne savent plus voir.

  • Nous étions en octobre 1944. J'avais dix-neuf ans et une énorme admiration pour l'Union soviétique qui était en train de gagner la guerre j'étais seul dans la vie, très pauvre et très ignorant. Et pourtant, c'étaient mes lectures - Rousseau, Guéhenno - qui au même titre que les exploits de l'Armée Rouge, m'avaient conduit à adhérer au parti communiste. Je venais me joindre à la grande armée des Justes. J'allais à la vertu. Mais il vient un moment où la fraîcheur s'étiole, où l'enthousiasme premier change de nature et commence à se dévoyer : L'« esprit de parti » étouffe peu à peu l'esprit critique, la « morale prolétarienne » se substitue à la morale tout court. A dix-neuf ans, j'étais fait d'une pâte qui n'avait pas encore « pris ». On ne m'a pas véritablement pétri : je me suis pétri moi-même, par accoutumance progressive au Parti, à ses rites, à ses mots d'ordre, à la chaleureuse présence des camarades. On ne rompt pas facilement avec sa famille...

  • La vie est un songe pour Thomas, modeste employé de bureau d'une ville de province. Un de ces mauvais rêves dans lesquels on erre, seul et déraciné, un rêve qui monte des viscères, un rêve humain, inhumain à force de l'être, et qui frôle même les confins du sordide ; c'est-à-dire, sans doute, un rêve vrai. Thomas vit, git dans un dénuement total, seul dans un studio isolé, au sommet d'un immeuble voué à la démolition et dont il est le dernier locataire. Loin des illusions et des mensonges. Comment arrivera-t-il à traverser les trois jours d'un long week-end de Pentecôte ? Le merveilleux dimanche de sa vie, c'est celui où Thomas va tenter de briser ce mur qui l'isole des autres. Sur la route qui revient de la plage, il prend en stop un adolescent, l'invite à prendre un verre chez lui, pour parler, juste pour parler. Mais le rêve ne supporte pas la réalité. Que peuvent donner les autres quand on en attend tout ? Jamais assez, jamais assez longtemps. Réalisant ce rêve vertigineux de séquestration qui vit au fond de chacun de nous, Thomas verse des somnifères dans le verre du jeune homme...

  • C'était un clochard habillé en notaire, un mystique amateur de calembours douteux, un précurseur archaïque, un ascète arriviste, un naïf cynique, un doux hargneux, Socrate devenu fou ou monsieur Fenouillard touché par la grâce ; bref, quelqu'un de difficile à cerner sans se mettre la tête à l'envers. Quant à son oeuvre, on ne sait qu'en penser ; des trop célèbres Gymnopédies à la Musique d'ameublement, de la Messe des Pauvres aux Embryons desséchés, des airs de caf'conc' à Socrate, les musicologues soucieux de leur réputation n'osent pas se prononcer. Injurié par les critiques, considéré comme un pitre par les mélomanes, ce méprisé a été salué par toutes les gloires de son temps. Le livre retrace moins l'histoire d'un génie méconnu que la démarche d'un paranoïaque retors qui s'est ingénié à transformer l'accès à son oeuvre en parcours initiatique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lucie Brindamour est un fruit vert qui ne demande qu'à être croqué. Heureusement, sa candeur la protège du vice et des grands méchants loups que le hasard place sur son chemin. Producteurs véreux, châtelains lubriques, journalistes maniaques, tatoueurs, danseurs de tango et dragueurs en tous genres l'entraînent dans de folles aventures. Il est vrai que Lucie ne recule devant rien pour réussir. Car elle a juré d'être une star, une vraie, de celles qu'on photographie à la une des magazines. Mais un soir, dans un bar, surgit Werther, l'homme aux yeux gris. Adieu l'insouciance et bonjour tristesse. Avec lui, Lucie découvre que l'amour a un goût d'éternité. Dans cette romance moderne où les jeunes filles séduisent les garçons à la hussarde mais s'évanouissent au premier baiser, on retrouve le talent crépitant d'Evane Hanska, son goût de la provocation et du mélodrame. Avec une nuance de gravité en plus : la mort rôde autour de ces Amants foudroyés, et leur bonheur est précaire, comme les images du film qu'ils ont rêvé de faire ensemble.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ary Safran, le héros de cette autobiographie imaginaire, est un fils de rabbin pas comme les autres, partagé entre sa nature essentielle, douloureusement juive, et son goût pour l'aventure et la création littéraire. Ses déboires, ses conflits et ses amours traversent l'histoire contemporaine, du Front populaire à Mai 68, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la renaissance de l'État d'Israël et l'existentialisme de l'après-guerre. Marseille, Toulon, Genève, Jérusalem, Paris sont les lieux de transit et de bivouac de ce parcours animé de personnages multiples, névralgiques des désarrois actuels : Odette, "l'ange auvergnat" ; Roger, l'ouvrier électricien autodidacte ; l'écrivain Nathan et ses illusions naufragées ; Josiane, la prostituée artiste-peintre ; les femmes juives, amantes-soeurs : Ahouva, Marie-France, Berouria... Et aussi, et encore, les joueurs d'échec du tramway, le joueur de dames du café de la frontière, le polygraphe pitoyable et pathétique du buffet de la gare. De cette vaste fresque baignée d'humour et de tendresse, émanent le goût de l'errance et une émouvante recherche : "Les actes manqués, les efforts échoués, ne le sont pas à jamais. Il est un espace et un temps - aussi distants soient-ils - où l'objet de notre quête et de notre aspiration se représente." C'est ce qu'on appelle en termes cabalistiques, le Tikoun, la réparation au sens de la quête et de la restauration de plénitude qui annule l'effet d'une originelle brisure des vases.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Daniel Toscan du Plantier, directeur général de Gaumont, dont le pouvoir devient de plus en plus grand tandis qu'Hollywood se cherche chaque jour un peu plus, s'est fait beaucoup d'ennemis et quelques amis. On l'a traité d'indécis, de feu follet, d'irresponsable, de dilettante et même de charlatan. Or, je suis un de ceux qui considèrent qu'en dépit de ses nombreux défauts, il est une chance pour le cinéma français et même pour le cinéma international. Un moyen de communication de masse a besoin d'un immense public. Or, de tous les moyens de communication, le plus fort est et sera toujours le cinéma. Cela coûte beaucoup d'argent. Il n'y a pas de place pour des opportunistes, des truqueurs ou des médiocres, dans un monde que Fellini a décrit un jour en disant : "Nous sommes tous les enfants de Rossellini et d'Al Capone". Joseph Losey

  • Dans une salle du Palais de Justice va s'ouvrir un procès. Accusé : le docteur N., psychiatre. Témoin principal : Kati, sa fille, dix-huit ans. Accusation : attentat à la pudeur. Juge : Camille Rousseau. C'est sa première cause. Mais le procès n'aura pas lieu. Ce sera pire. Le juge Rousseau, entraîné hors de la loi commune et de sa fonction de juge, va se soumettre à l'irrésistible attrait de l'autre - l'autre loi qui régit le monde de Kati, monde d'inceste, de destruction et de haine. Procès de la paternité ? Recherche du meurtrier de l'enfant que nous ne cessons jamais d'être ? A ces questions, le lecteur, juré d'un procès qui n'a pas eu lieu, devra, en son âme et conscience, répondre et, s'il le peut, rendre verdict.

  • « Cannibale, Mange-Dieu ! - Corbeau, buveur d'eau ! Ce ne sont pas les Indiens tupi qui s'affrontent sur la plage dorée de Copacabana en cette année de grâce 1558, mais des Français, des protestants et des catholiques que l'Amiral des Coligny a envoyés coloniser les Brésil. Soudain, un corps disloqué rebondit de roche en rocher et vient s'écraser sur le sable. Premier martyr des guerres à venir, Jean de Valréal expire sous les yeux de son fils. Gaston revient en France, mais il n'oubliera jamais. Il n'aura de cesse. comme son père, d'être un Prince de Coeur... Mais qu'il est difficile de le rester dans une époque de grands déchirements pour un jeune Gascon ambitieux, au sang vif, qui apprécie la bonne chère et les jolies femmes..., qui a pour meilleur ami le rusé duc d'Épernon, pour maîtresse la pulpeuse et non moins rouée Charlotte de Sauve et qui aime d'un amour fou et impossible la plus riche héritière du royaume, Françoise de Foix Candale. Fançoise pour laquelle Gaston de Valréal se fera histrion, espion et mignon...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • D'un côté, la division de la Gauche française, depuis 1977, ne cesse de s'approfondir. D'un autre, la situation internationale se complique et s'aggrave, en particulier avec l'invasion de l'Afghanistan, et les menaces grandissantes sur la paix. Ces deux phénomènes pèsent sur l'état du mouvement ouvrier, en France, en Europe et dans le monde. Sur leur appréciation, les partis communistes européens divergent. A. Adler et J. Rony traitent de ces questions cruciales sans effets rhétoriques, sans exclure non plus la polémique. Ils entendent par là contribuer au débat indispensable à la recomposition de la Gauche en France.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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