Littérature générale

  • Si la physique classique a largement contribué à modeler nos conceptions et nos représentations de la réalité, la théorie de la relativité et la théorie quantique introduisent aujourd'hui des bouleversements décisifs qui sont en train de transformer jusqu'à notre mode de pensée. Avec L'idée du déterminisme, Alexandre Kojève propose la première analyse fouillée de ces mutations mentales que nous vivons chaque jour. Un travail philosophique sans équivalent qui, non seulement livre une subtile étude comparée des grands systèmes scientifiques, mais encore fournit les éléments d'une réflexion stimulante sur les remaniements de quelques-unes des notions clefs de la science contemporaine. Un texte majeur de l'un des grands philosophes français de ce siècle.

  • Dernier roman inédit d'Alexandre Vialatte, La Dame du Job fournit la clé du projet romanesque inauguré en 1942 par Le Fidèle Berger, poursuivi avec La Maison du joueur de flûte puis Les Fruits du Congo. « C'est une dame, écrivait l'auteur à Jean Paulhan, qui fume la cigarette sur un calendrier du Job dans une auberge sur le plateau du champ de tir, près d'une petite ville de garnison. » Son image fascine deux enfants, le narrateur et Frédéric Lamourette, fils du chef de musique. Ils vont bâtir, autour de l'auberge et du champ de tir, un univers fantastique dont elle sera l'énigmatique souveraine. Et c'est elle que leur imagination associera au drame bien réel, mais incompréhensible, qui se noue sous leurs yeux : celui du lieutenant, de l'ordonnance et de la belle dame serrée de trop près. Un drame pour adulte. La guerre est là. Les premières automobiles apparaissent dans une campagne fumante de brouillards et d'odeurs. La dame du Job, près de qui un homme va mourir, annonce déjà la négresse des Fruits du Congo. Reine de papier elle aussi, son visage bouleversant restera mêlé pour toujours à ce qui est le vrai sujet du roman : la découverte du monde par deux enfants.

  • « Un jour Aziz errant comme à l'accoutumée avait croisé un regard enfermé dans un long tissu blanc, une femme jeune, vive, qui revenait du souk, son couffin chargé de poissons. Il s'était senti différent ; quelque chose s'ouvrait à Zarziz où la poussière du sol paraissait geôlière de tout. Il n'avait vu que la lueur de ses yeux comme une lame dans le soleil blanc, sur les cailloux beiges ». N'ayant pas l'argent nécessaire pour épouser sa bien-aimée, Aziz, jeune Tunisien du sud, décide de quitter sa ville natale. Il arrive à Paris, dans une France mythique, chez son cousin beur, deuxième génération. Celui-ci l'initie au monde des loubards. Ce jeune homme d'Orient regarde ces jeunes délinquants, délaissés par leurs parents, ignorés du reste du monde : personnages directement inspirés de « Los Olvidados ». Sans les juger, ils assistera à leur tragédie banale, inéluctable ; sans intervenir il verra se dérouler leur drame et choisira de repartir. Choc de deux cultures, affrontement de deux langues, violence des amitiés, mélange des traditions, l'Occident aura perdu, pour Aziz, son éclat.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Né en 1895 à Paris, fils du général Pierre des Vallières, Jean des Vallières sort de Saint-Cyr en 1914 dans la promotion des Gants Blancs. Il commence la guerre dans la cavalerie mais, blessé, passe dans l'aviation et devient pilote dans une escadrille de chasse. Son avion est abattu au cours d'une mission. Prisonnier, il tente de s'évader à plusieurs reprises et est condamné par le conseil de guerre de Magdebourg à deux ans de travaux forcés : ce sera le thème de deux récits publiés après la guerre, Kavalier Scharnhorst et Spartakus-Parade. D'un long séjour au Maroc, il rapporte quatre romans sur la Légion étrangère. Son beau-frère, le colonel de Corta, y figure sous le nom du « Colonel de Joyeuse ». Après avoir inspiré le film « La Grande Illusion », il tourne lui-même plusieurs films d'après ses romans et de nombreux documentaires consacrés pour la plupart à la Provence. Mobilisé en 1939 dans un groupe de reconnaissance de cavalerie ; regagne le Sud-Est après l'Armistice et est nommé sous-préfet d'Arles. Il rénovera le folklore et les coutumes provençales. C'est sur son initiative que la culture du riz sera entreprise en Camargue. Condamné à mort à la Libération, est obligé de passer sept ans d'exil en Suisse. Acquitté à l'unanimité, il rentre en France et reprend son activité littéraire. Jean des Vallières est mort en 1970. On se porte volontaire pour une mission dangereuse, on s'envole en plein brouillard, on atteint l'objectif, on vire sur l'aile et, à deux pas de chez soi, on est abattu par des chasseurs ennemis. Hasard de guerre : on se retrouve au sol sain et sauf mais prisonnier. Il y en a qui se contenteraient d'attendre tranquillement la fin des hostilités, en crabes. Le lieutenant Vallerse n'est pas de ceux-là. S'enfuir devient son but premier. Et faire la vie dure à ses geôliers est le second. Avec pareil état d'esprit, rien d'étonnant s'il tente évasion sur évasion et si ses gardiens n'ont qu'une idée - le renvoyer ailleurs. D'un camp à l'autre, de plus en plus sévère, le voilà au Kavalier Scharnhorst, fort construit par Napoléon et présentement gouverné par le terrible colonel baron von Brixen. S'évader de ce fort ? Impossible, à première vue, mais « impossible n'est pas français », et les prisonniers du K.S. le prouvent de la plus éclatante façon. Aventure courageuse parmi bien d'autres racontée par un de ses acteurs, car sous le pseudonyme de Vallerse c'est Jean des Vallières lui-même qui a vécu l'épopée du Kavalier Scharnhorst au cours de la guerre de 1914-1918.

  • Karam, superbe déesse noire, est la reine d'une tribu africaine ; son courage n'a d'égal que sa beauté. John Vasco est un tueur professionnel sans coeur ni pitié, le meilleur de son temps. Un hallucinant complexe hôtelier se construit en pleine forêt équatoriale, sur deux mille hectares : Jungle Park. C'est là que Karam et John Vasco vont se trouver face à face... Feu d'artifice de passions, de couleurs et d'actions, Jungle est un roman sanglant et sauvage par Claude Klotz, alias Patrick Cauvin, conteur exceptionnel.

  • Né en 1895 à Paris, fils du général Pierre des Vallières, Jean des Vallières sort de Saint-Cyr en 1914 dans la promotion des Gants Blancs. Il commence la guerre dans la cavalerie mais, blessé, passe dans l'aviation et devient pilote dans une escadrille de chasse. Son avion est abattu au cours d'une mission. Prisonnier, il tente de s'évader à plusieurs reprises et est condamné par le conseil de guerre de Magdebourg à deux ans de travaux forcés : ce sera le thème de deux récits publiés après la guerre, Kavalier Scharnhorst et Spartakus-Parade. D'un long séjour au Maroc, il rapporte quatre romans sur la Légion étrangère. Son beau-frère, le colonel de Corta, y figure sous le nom du « Colonel de Joyeuse ». Après avoir inspiré le film « La Grande Illusion », il tourne lui-même plusieurs films d'après ses romans et de nombreux documentaires consacrés pour la plupart à la Provence. Mobilisé en 1939 dans un groupe de reconnaissance de cavalerie ; regagne le Sud-Est après l'Armistice et est nommé sous-préfet d'Arles. Il rénovera le folklore et les coutumes provençales. C'est sur son initiative que la culture du riz sera entreprise en Camargue. Condamné à mort à la Libération, est obligé de passer sept ans d'exil en Suisse. Acquitté à l'unanimité, il rentre en France et reprend son activité littéraire. Jean des Vallières est mort en 1970. On se porte volontaire pour une mission dangereuse, on s'envole en plein brouillard, on atteint l'objectif, on vire sur l'aile et, à deux pas de chez soi, on est abattu par des chasseurs ennemis. Hasard de guerre : on se retrouve au sol sain et sauf mais prisonnier. Il y en a qui se contenteraient d'attendre tranquillement la fin des hostilités, en crabes. Le lieutenant Vallerse n'est pas de ceux-là. S'enfuir devient son but premier. Et faire la vie dure à ses geôliers est le second. Avec pareil état d'esprit, rien d'étonnant s'il tente évasion sur évasion et si ses gardiens n'ont qu'une idée - le renvoyer ailleurs. D'un camp à l'autre, de plus en plus sévère, le voilà au Kavalier Scharnhorst, fort construit par Napoléon et présentement gouverné par le terrible colonel baron von Brixen. S'évader de ce fort ? Impossible, à première vue, mais « impossible n'est pas français », et les prisonniers du K.S. le prouvent de la plus éclatante façon. Aventure courageuse parmi bien d'autres racontée par un de ses acteurs, car sous le pseudonyme de Vallerse c'est Jean des Vallières lui-même qui a vécu l'épopée du Kavalier Scharnhorst au cours de la guerre de 1914-1918.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Karam, superbe déesse noire, est la reine d'une tribu africaine ; son courage n'a d'égal que sa beauté. John Vasco est un tueur professionnel sans coeur ni pitié, le meilleur de son temps. Un hallucinant complexe hôtelier se construit en pleine forêt équatoriale, sur deux mille hectares : Jungle Park. C'est là que Karam et John Vasco vont se trouver face à face... Feu d'artifice de passions, de couleurs et d'actions, Jungle est un roman sanglant et sauvage par Claude Klotz, alias Patrick Cauvin, conteur exceptionnel.

  • La célèbre comédienne Liliane Berg pleure au casino de Monte-Carlo. Plus ses jetons s'accumulent, plus elle s'abandonne au désespoir. Elle voudrait fuir sa chance. Son amant, comédien lui aussi - mais il a vingt ans de moins qu'elle - la regarde jouer et gagner. Pour Gabriel, Liliane est le symbole de la réussite. D'une trop grande réussite. Parfaite, brillante, superbe, elle l'agace. Auprès d'elle, il a l'impression d'être un raté. Si elle pouvait cesser d'exister... Il lui reste juste cette nuit pour agir.

  • A Paris, une ruelle isolée qui pourrait bien être l'abrégé d'un monde. Des « étrangers » vivent là : Stavro le Grec, l'Allemand Gambrinus, Vicente l'Espagnol, Véronka de Wy, jeune comtesse hongroise, et d'autres... A la suite d'événements, de drames, chacun recompose son existence, des liens se nouent entre ces « déracinés ». Et le figuier ? Cet arbre famélique tente lui aussi de survivre dans une terre et un climat qui lui sont étrangers. La mort du figuier marquera-t-elle la fin de ce monde ? Des légendes, des contes, un paganisme joyeux, une vive sensualité accompagnent chaque aventure. Par-delà l'histoire, le roman, c'est le livre déchirant de l'homme seul qui a été écrit, inexorable, souvent cruel, mais traversé par ce charme étrange qui fait le prix des livres de Robert Sabatier.

  • Née à Budapest (Hongrie), Christine Arnothy, tout en faisant de solides études classiques, se passionne dès l'enfance pour la littérature et la langue françaises. C'est ainsi qu'elle vient tout naturellement se fixer en France quand, avec ses parents, passant la frontière à pied, elle quitte la Hongrie. Les seuls biens qu'elle emporte avec elle sont, cousus dans son manteau, les feuillets qu'elle a écrits tandis qu'elle vivait la guerre à Budapest. Ces feuillets du temps du siège seront publiés sous le titre : J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir. Le Grand Prix Vérité a couronné ce récit unanimement célébré par la critique, traduit dans le monde entier et devenu livre scolaire dans plusieurs pays. En 1957, paraîtra une suite autobiographique : Il n'est pas si facile de vivre. Christine Arnothy commence alors une brillante carrière d'écrivain français, notamment avec ses romans : Le Cardinal prisonnier, La Saison des Américains, Le Jardin noir (Prix des Quatre Jurys), Aviva, Chiche !, Un type merveilleux, J'aime la vie, Le Bonheur d'une manière ou d'une autre et avec un recueil de nouvelles : Le Cavalier mongol (Grand Prix de la Nouvelle de l'Académie française). Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, ainsi que des oeuvres pour la radio et la télévision. Elle a publié un pamphlet sous le titre : Lettre ouverte aux rois nus. Son nouveau roman : Toutes les chances plus une est paru en septembre 1980.

  • Il est peu de premier livre dont, si vite, je me sois senti aussi proche. Je comprends mal ordinairement l'angoisse des villes et des brumes froides. L'angoisse de Bruxelles, il me semble, c'est d'avoir envie de fuir Bruxelles. Au contraire, pour l'angoisse en plein soleil qui fait le sujet de L'Erreur, je la comprends mieux, car il n'y a pas de fuite possible ; elle n'est pas nostalgie, mais impossibilité. Si l'âme défaille à Gênes, à midi, elle veut en même temps demeurer sous ce ciel. Dès lors c'est l'affrontement, sans complaisance. Le sujet de L'Erreur est justement cet affrontement et comment un homme, né pour vivre, peut trouver au-delà d'une certaine mort une deuxième vie. Il n'est pas, à mon sens, de sujet plus grand. La langue fière et droite, à peine distante, de Daniel, ajoute encore au beau secret de ce livre, qui n'est pas de ceux qu'on choisit mais plutôt de ceux, rares, qui choisissent leurs lecteurs.

  • Robert Sabatier est né le 17 août 1923 à Paris. Son enfance se passa entre Montmartre et Saugues en Haute-Loire. Après des études sans histoires, il connaît la clandestinité et le maquis dès 1943. A la libération, il exerça, divers métiers en province tout en assumant la direction d'une revue littéraire « La Cassette » qui accueillait les meilleurs poètes. Remonte à Paris où il se partagea entre le journalisme et la littérature. Poète, il obtient de nombreux prix littéraires dont le prix Antonin-Artaud et le prix Guillaume-Apollinaire. Le cinéma s'intéresse à ses romans : Boulevard et Alain le Nègre seront portés à l'écran. Depuis 1950, il se consacre totalement au livre et se trouve actuellement au service littéraire d'une grande maison d'édition.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Née à Alger en 1937 de père et de mère inconnus, Albertine Sarrazin est élevée par l'Assistance publique jusqu'à l'âge de quatre ans où elle est adoptée, puis emmenée en France. A la suite d'incidents provoqués par son « ardeur à vivre », elle est placée dans une maison d'éducation surveillée, d'où elle s'échappe au moment des épreuves du baccalauréat. Elle monte à Paris, y vit en hors-la-loi, est arrêtée et condamnée en 1955 à sept ans de réclusion après un hold-up. En 1957, elle s'évade, rencontre Julien Sarrazin qu'elle épouse plus tard en prison ; puis c'est la libération, deux arrestations encore... En 1964, une autre vie s'annonce pour elle après la parution de L'Astragale et de La Cavale en 1965 qui obtiennent un grand succès de librairie. La Traversière est publiée en 1966, et bien accueillie également. Albertine Sarrazin meurt le 10 juillet 1967 au cours d'une opération chirurgicale. Le prix des Quatre-Jurys a été décerné à ses deux premiers ouvrages, L'Astragale et La Cavale.

  • Dans il n'y a pas de drougés heureux, le docteur Claude Olievenstein nous raconte d'abord son enfance et son adolescence. Né à Berlin en 1933, d'une famille juive émigré à Paris, son itinéraire le projette à tous les carrefours significatifs de notre temps. Devenu psychiatre, il traverse plusieurs de ces mouroirs livrés aux bureaucrates qu'étaient les asiles des années 50 et 60. La révolte où le jettent le conformisme pontifiant, le fréquent sadisme de l'univers hospitalier d'une part, et les travaux qu'il entreprend d'autre part sur le LSD, le rapprochent alors d'une jeunesse qui trouve, dans les stupéfiants, un moyen privilégié où satisfaire son besoin radical d'absolu. Pour conseiller les « toxicos », et tenter de les sortir de leur prison infernale, le docteur Olievenstein crée, en 1971, le centre Marmottan où s'élabore, dans l'action, tout un ensemble thérapeutique original. C'est pour une médecine plus humaine et plus chaleureuse que plaide ce livre lucide, profond et généreux, jalonné de portraits et de récits saisissants.

  • De la jeune Hélène du Rempart des béguines au petit enfant muet d'Allegra, tous les héros de Françoise Mallet-Joris ont laissé dans notre mémoire un souvenir qu'elle a su rendre inoubliable. En suivant Dickie-Roi, « L'Archange de la Chanson », une toute jeune fille, Pauline, va connaître une véritable éducation sentimentale. Aux couleurs de la tendresse, de l'humour et de la lucidité, Dickie-Roi est le roman de notre époque et de ses mythes.

  • « Inestimables, les pièces volées sont estimées à 19 millions de francs ! » « Ne pas introduire de linge humide dans le sèche-linge. » « Grève illimitée jusqu'à lundi matin. »

  • Née à Budapest (Hongrie), Christine Arnothy, tout en faisant de solides études classiques, se passionne dès l'enfance pour la littérature et la langue françaises. C'est ainsi qu'elle vient tout naturellement se fixer en France quand, avec ses parents, passant la frontière à pied, elle quitte la Hongrie. Les seuls biens qu'elle emporte avec elle sont, cousus dans son manteau, les feuillets qu'elle a écrits tandis qu'elle vivait la guerre à Budapest. Ces feuillets du temps du siège seront publiés sous le titre : J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir. Le Grand Prix Vérité a couronné ce récit unanimement célébré par la critique, traduit dans le monde entier et devenu livre scolaire dans plusieurs pays. En 1957, paraîtra une suite autobiographique : Il n'est pas si facile de vivre. Christine Arnothy commence alors une brillante carrière d'écrivain français, notamment avec ses romans : Le Cardinal prisonnier, La Saison des Américains, Le Jardin noir (Prix des Quatre Jurys), Aviva, Chiche !, Un type merveilleux, J'aime la vie, Le Bonheur d'une manière ou d'une autre et avec un recueil de nouvelles : Le Cavalier mongol (Grand Prix de la Nouvelle de l'Académie française). Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, ainsi que des oeuvres pour la radio et la télévision. Elle a publié un pamphlet sous le titre : Lettre ouverte aux rois nus. Son nouveau roman : Toutes les chances plus une est paru en septembre 1980.

  • Il est peu de premier livre dont, si vite, je me sois senti aussi proche. Je comprends mal ordinairement l'angoisse des villes et des brumes froides. L'angoisse de Bruxelles, il me semble, c'est d'avoir envie de fuir Bruxelles. Au contraire, pour l'angoisse en plein soleil qui fait le sujet de L'Erreur, je la comprends mieux, car il n'y a pas de fuite possible ; elle n'est pas nostalgie, mais impossibilité. Si l'âme défaille à Gênes, à midi, elle veut en même temps demeurer sous ce ciel. Dès lors c'est l'affrontement, sans complaisance. Le sujet de L'Erreur est justement cet affrontement et comment un homme, né pour vivre, peut trouver au-delà d'une certaine mort une deuxième vie. Il n'est pas, à mon sens, de sujet plus grand. La langue fière et droite, à peine distante, de Daniel, ajoute encore au beau secret de ce livre, qui n'est pas de ceux qu'on choisit mais plutôt de ceux, rares, qui choisissent leurs lecteurs.

  • Robert Sabatier est né le 17 août 1923 à Paris. Son enfance se passa entre Montmartre et Saugues en Haute-Loire. Après des études sans histoires, il connaît la clandestinité et le maquis dès 1943. A la libération, il exerça, divers métiers en province tout en assumant la direction d'une revue littéraire « La Cassette » qui accueillait les meilleurs poètes. Remonte à Paris où il se partagea entre le journalisme et la littérature. Poète, il obtient de nombreux prix littéraires dont le prix Antonin-Artaud et le prix Guillaume-Apollinaire. Le cinéma s'intéresse à ses romans : Boulevard et Alain le Nègre seront portés à l'écran. Depuis 1950, il se consacre totalement au livre et se trouve actuellement au service littéraire d'une grande maison d'édition.

  • La célèbre comédienne Liliane Berg pleure au casino de Monte-Carlo. Plus ses jetons s'accumulent, plus elle s'abandonne au désespoir. Elle voudrait fuir sa chance. Son amant, comédien lui aussi - mais il a vingt ans de moins qu'elle - la regarde jouer et gagner. Pour Gabriel, Liliane est le symbole de la réussite. D'une trop grande réussite. Parfaite, brillante, superbe, elle l'agace. Auprès d'elle, il a l'impression d'être un raté. Si elle pouvait cesser d'exister... Il lui reste juste cette nuit pour agir.

  • A Paris, une ruelle isolée qui pourrait bien être l'abrégé d'un monde. Des « étrangers » vivent là : Stavro le Grec, l'Allemand Gambrinus, Vicente l'Espagnol, Véronka de Wy, jeune comtesse hongroise, et d'autres... A la suite d'événements, de drames, chacun recompose son existence, des liens se nouent entre ces « déracinés ». Et le figuier ? Cet arbre famélique tente lui aussi de survivre dans une terre et un climat qui lui sont étrangers. La mort du figuier marquera-t-elle la fin de ce monde ? Des légendes, des contes, un paganisme joyeux, une vive sensualité accompagnent chaque aventure. Par-delà l'histoire, le roman, c'est le livre déchirant de l'homme seul qui a été écrit, inexorable, souvent cruel, mais traversé par ce charme étrange qui fait le prix des livres de Robert Sabatier.

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